J’avoue ne pas être hyper fan de ce genre de film, un héros seul dans une nature hostile, on sait qu’il va avoir tous les problèmes du monde, qu’il va les surmonter et qu’il se fera sauver in extremis par des sauveteurs qui passaient par là. Avec ce film, on n’est malheureusement pas surpris, on est en plein dedans. Ce qu’on devrait vivre comme des « surprises », haletant en attendant l’issue, ne fait finalement pas beaucoup d’effet. Exemple : la confrontation avec un ours. Du coup l’ensemble se regarde mais semble long et manque un peu de rythme.
Mads Mikkelsen est absolument sidérant de force et de naturel dans ce film de survie brillamment mis en scène. On reressent littéralement les épreuves que peut endurer le personnages principale. Les paysages sont somptueux et le récit tient en haleine jusqu'au dernier instant. A la fois intense et prenant, ce film de survie nous emmène loin.
Mads Mikkelsens livre une performance incroyable dans ce "survival " !! On ressent bien son investissement durant le tournage au vue des scènes de souffrance et de dureté !! Quel intensité et suspense tout au long du film !! Une réussite pour ce type de film !!
Un film super bien réalisé dans un décor glaciale et désertique du froid. Une très belle interprétation dans lequel ont sens la détresse et le courage du personnage.
Beau film d'interprétation de beauté et de bonté mais pourquoi rester sur une fin comme celle ci .....d'ou ma note de 3.5 ...1 point de plus pour une fin complète et qui résout quelques question...
Arctic repose sur les seules épaules de Mads Mikkelsen qui est une nouvelle fois excellent. Il parle peu (normal, il est seul la quasi-totalité du film) mais il est suffisamment expressif pour que l'on comprenne ses émotions et que l'on s'attache au personnage qui lutte pour sa survie dans une nature glacée et sauvage terriblement dangereuse. Le crash d'un hélicoptère venu le secourir apparaît comme un échec retentissant et pourrait le plonger dans un désespoir profond mais le fait qu'une jeune femme ait survécu à l'accident lui procure une raison de sortir de sa routine et de tenter de rejoindre à pied la civilisation. Une aventure périlleuse dans l’immensité arctique. Un bon film.
Quelque part dans une zone polaire indéterminée, il y a un homme qui déblaie et entretient jour après jour un immense “SOS” écrit sur la neige, qui relève ses lignes sous la banquise en espérant avoir fait une prise, puis monte en haut d’une colline voisine pour envoyer un signal de détresse à l’aide d’un appareil manuel antédiluvien, avant de redescendre dormir en boule dans l’épave de son avion, malgré le fait que la nuit ne tombe jamais.. Cet homme silencieux, concentré sur sa seule survie, rappellera à certains le Robert Redford de ‘All is lost’, navigateur solitaire confronté à l’adversité et à l’hostilité des éléments. Les deux films se ressemblent effectivement beaucoup, dans le sens où on ignore ce qui a amené ces naufragés dans une telle situation, qui ils sont, d’où ils viennent, comment ils ont appris à survivre. Dans les deux cas, totalement isolés du genre humain, ces hommes restreignent leurs paroles au minimum syndical, même si l’homme du froid bénéficiera assez rapidement d’une compagnie inattendue mais trop affaiblie pour pouvoir communiquer. Ne déviant jamais de son mutisme forcé, de sa logique d’actions répétitives et de l’abstraction de ses paysages désolés; ‘Arctic’ est presque un exercice de style, et c’est d’autant plus méritoire qu’il s’agit du premier film de ce réalisateur brésilien, qui parvient à éviter toute posture arrogante et indésirable pour offrir un véritable Survival silencieux, anti-spectaculaire à souhait, où la menace est d’autant plus mortelle qu’elle est permanente et implicite, que la plus petite rupture de la routine par l’aventurier involontaire risque d’hypothéquer toutes ses chances de survie.
Rares sont les films de survie à accorder à l’espace environnant un rôle à part entière, une vie autonome faite de cycles et perturbée par des tempêtes, des pluies gelées, par ceux qui s’activent sur son sol, un ours blanc, un homme et une femme. Arctic adopte donc la démarche audacieuse d’un refus du spectaculaire au bénéfice d’une longue errance où l’intimité humaine trouve une expression physique dans les matières qu’elle affronte : la neige d’abord et surtout, la neige dans laquelle s’enfonce chaque pas péniblement accompli et constamment à refaire pour avancer, encore et encore, toujours plus loin en suivant la carte qui ne dit pas tout, masque les âpretés d’un relief indomptable et contre lequel on se heurte, guide néanmoins les corps souffrants dans un décor privé de chaleur, une lune de glace et de montagnes. La pierre ensuite, la pierre qui emprisonne la jambe ou s’arrache péniblement d’un sol pour dessiner, en noir sur blanc, un SOS. Celle, aussi, que l’on entasse par petits galets en guise de plaque funéraire. Entre la neige et la pierre, entre la fragilité et la robustesse, un corps vite dédoublé. Le personnage interprété par Mads Mikkelsen, présenté au début comme un roc dont la vie s’avère soigneusement réglée et minutée, perçoit l’accident et l’arrivée de la jeune Russe sous l’angle d’un miroir lui révélant une réalité qu’il avait soigneusement tenue à l’écart : le combat contre la mort qu’il extériorisait par une organisation de la nature recouvre son aspect viscéral. Maintenir autrui en vie, c’est penser à sa mort potentielle, à sa mort à elle, donc à sa mort à soi. Une scène poignante place Overgård dans une situation de deuil avorté avant de le faire tombe dans une caverne recouverte de neige. Tout est dit, sans un mot. Si la femme succombe à la fragilité de son état, l’homme meurt également : on ne saurait dissocier intériorité et extériorité. Dès lors, le récit de survie se double d’une réflexion psychologique sur ce qui pousse l’humain à résister, à affronter un environnement hostile dans l’espoir de trouver un réconfort, un peu de chaleur humaine. L’irruption de la secouriste blessée rappelle à Overgård l’importance du partage et de la famille : la sépulture de pierres, la photographie apparaissent comme des objets sacrés qui traduisent matériellement une foi. L’odyssée glacée s’apparente à un chemin de croix, l’homme allant jusqu’à sacrifier son manteau pour remédier à son malheur. Sous son apparente linéarité, Arctic cache un cœur battant à l’unisson de ses deux personnages, accède à un je-ne-sais-quoi d’essentiel qui dit quelque chose de la condition humaine et de la solitude autant contemporaine qu’atemporelle. L’économie de ses effets décuple sa puissance cathartique et offre un beau moment de cinéma, simple et plus profond qu’il n’y paraît.
Le sujet de film n'est pas novateur mais intéressant. Mais les minutes défilent et se ressemblent et s'agglutinent dans un amas blanc... toujours pareil... Quelques rebondissements sont à noter comme l'épisode de l'hélicoptère. 11/20
A la limite du documentaire,on assiste ici à la lutte d'un homme pour sa survie dans une nature hostile. Ce n'est certainement pas le meilleur divertissement après une longue journée de travail, mais si on trouve le temps, c'est un récit plein d'humanité dans ce désert de glace. En outre, il énumère tout un catalogue de gestes plein de bon sens qui pourrait être utile si jamais une telle mésaventure nous arrivait...Mais la narration est lente et même si cela est justifié, il faut avouer qu'on s'ennuie un peu ( j'ai honte) par moments... il manque une intrigue, même minime. En tout cas, c'est un film indispensable ne serait-ce que pour se dire qu'on a bien de la chance de le voir au chaud dans son fauteuil.
"Arctic" évoque la survie d'un homme solitaire (ou presque) dans le froid polaire, après un crash d'avion. Le film fait à plusieurs reprise beaucoup penser à "All is Lost", autre survival avec lequel il partage de nombreuses similitudes (protagoniste débrouillard et malin mais contre lequel les éléments s'acharnent, peu de dialogues, etc.). Néanmoins, "Arctic" a sa propre identité, entre de jolis paysages islandais enneigés, l'exploitation des éléments autour du froid, et surtout Mads Mikkelsen. A peine loquace, l'acteur porte le récit sur son dos, dévoilant avec son regard et ses expressions ses sentiments, mais surtout ses réflexions compte tenu de la situation. Pas forcément original mais poignant.
certes les decors sont sublimes, mads mikkelsen est excelelnt mais le film est mou et ennuyeux. Ca se regarde comme un bon vieux documentaire de national geographique mais le tout est plat et terne
D'abord ces fabuleux décors et une musique qui participe à l'angoisse tout au long du film. Difficile d'imaginer une fin pour ce type de film pour un réalisateur. Et finalement l'arrivée in extremis de l'hélicoptère est bien agencé.