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Un film choral sur le thème de l'hypocrisie de la société iranienne par rapport à la condition de la femme. Inscrit dans l'ère du temps, alors qu'on parle de plus en plus de féminisme et des inégalités hommes/femmes, téhéran tabou a le mérite de l'honnêteté. Ne cherchant pas seulement à surfer sur la vague de l'engouement actuel, la reconstitution animée de teheran et le fait de redessiner des acteurs (procédé rendu obligatoire par l'impossibilité de filmer sur les lieux), donne un cachet d'authenticité à l'ensemble. Il y a dans l'ensemble une certaine légèreté que le sujet n'augurait pas.
Le cinéma iranien produit régulièrement des œuvres de grandes qualités, intelligentes, modernes et d'auteurs. Téhéran Tabou se situe indéniablement dans le haut du panier. Filmé en rotoscopie, beaucoup le compare avec "Valse avec Bachir" produit aussi par une maison allemande en 2008. Pourtant les techniques d'animation sont différentes, et le résultat "rotoscopé" n'affaiblit en rien le jeu des acteurs et leurs expressions. Une séance photomaton des différentes personnages et leur portraits montre à quel point la couche de couleurs refaite sur la photographie apporte réellement une autre perception utile et pertinente de nos héros. Choix artistique réussi et d'à propos, qui reflète une société iranienne vivant publiquement et en permanence sous un masque oppressant de conventions sociale et dont les conséquences, lors de manquement, sont cruelles et impitoyables.
Film chorale où nous suivons essentiellement trois femmes et leur entourage dans la vie quotidienne sur 1 semaine, Téhéran Tabou comme beaucoup d'autres productions de ce pays nous décrit un état impitoyable avec les femmes surtout, représenté par des religieux hypocrites et corrompus et où la peur de se dévoiler est une constante quotidienne.
Le message est claire, le propos passe très bien. Bien que toutes les situations présentées soient certainement authentiques, j'ose espérer que la vie réelle en Iran est plus diluées de situations dramatiques avec des périodes de répit et des êtres humains osant prendre du recul face à l'idéologie confessionnelle.
Quoiqu'il en soit le film est une vrai réussite à tout point de vue.
Film chorale où nous suivons essentiellement trois femmes et leur entourage dans la vie quotidienne sur 1 semaine, Téhéran Tabou comme beaucoup d'autres productions de ce pays nous décrit un état impitoyable avec les femmes surtout, représenté par des religieux hypocrites et corrompus et où la peur de se dévoiler est une constante quotidienne.
Le message est claire, le propos passe très bien. Bien que toutes les situations présentées soient certainement authentiques, j'ose espérer que la vie réelle en Iran est plus diluées de situations dramatiques avec des périodes de répit et des êtres humains osant prendre du recul face à l'idéologie confessionnelle.
Quoiqu'il en soit le film est une vrai réussite à tout point de vue.
Sorti en 2017, le film d'animation "Téhéran Tabou" utilise la technique de rotoscopie, chère à "Valse avec Bachir", qui en soit constitue déjà un premier motif pour aller le voir tant le résultat est concluant. Premier long-métrage de Ali Soozandeh, ce film choral constitue une brillante exploration de la capitale iranienne. L'auteur nous y dévoile en effet une société totalement schizophrénique, où dans l'entrefilet de la rectitude religieuse règne sexe, drogue et corruption. Sa conception du film choral est certes classique mais néanmoins passionnante. Les personnages sont bien construits et les situations globalement prenantes. Ce premier long-métrage demeure donc une réussite qui s'affirme en tant que complément certain des oeuvres de Jafar Panahi. Un cinéaste à suivre !
très bon film d'animation qui montre comment peut être la vie en Iran pour trois femmes aux horizons différents, qui essayent de s'en sortir avec plus ou moins de facilités face aux hommes.
la representation de l'hypocrisie religieuse dans toute son horreur. des femmes et un jeune homme essaient de sortir de cet enfer. - très symbolique (les oiseaux, l'avion, le petit chat) évidemment la censure est omniprésente et la vie est un supplice. la corruption une gangrène .
le procédé d'animation est une merveille et la musique est simplement bouleversante.
le procédé d'animation est une merveille et la musique est simplement bouleversante.
Excellent film d’animation qui met les pieds dans le plat sur ce que c’est que vivre au pays des mollahs aujourd’hui.
La « finesse » à la Faradi qui édulcore la réalité et que semble préférer certains critiques est ici remplacée par une peinture plus crue et directe qui est bien venue.
La « finesse » à la Faradi qui édulcore la réalité et que semble préférer certains critiques est ici remplacée par une peinture plus crue et directe qui est bien venue.
Formellement original et abouti, ce film d'animation exploite remarquablement l'aspect choral de son scénario. Les personnages sont touchants, les thèmes abordés sont forts et le script, dense, ne connait aucun temps mort. Une réussite !
Un vrai film qui montre vraiment les vraies choses qui se passe dans ce pays tenu de principes inhumains.
A l'instar du film "A Scanner Darkly" (2006) de Richard Linklater, Ali Soozandeh utilise la technique de la rotoscopie pour animer ses personnages. J'avais déjà trouvé ce procédé d'animation franchement laid dans "A Scanner Darkly" et je n'ai pas changé d'avis pour "Teheran Taboo". D'ailleurs, mon unique réserve à cet excellent film d'animation concerne justement cette animation et cette technique de la rotoscopie qui rend les personnage moches et atténue les émotions qu'ils véhiculent alors même que les dessins des décors et des objets inanimés sont superbes. A part cela, le film est une pépite par son intrigue, les thèmes abordés, son ambiance sonore et visuelle et ses dialogues. Ali Soozandeh, réalisateur iranien vivant aujourd'hui en Allemagne, nous parle ici d'un grand tabou de l'Iran actuel : la sexualité. Le cinéaste dresse un tableau peu flatteur du régime islamqiue iranien et de la société en général (surtout des hommes). Son regard y est corrosif, satirique voire cynique et son histoire suversive, sans oublier la présence d'un humour grinçant. A la fois drôle et émouvant, "Teheran Tabou" est une perle cinématographique que je conseille vivement à tous.
Teheran: Hommes concupiscents et femmes soumises aux règles strictes de la religion et des mollahs cohabitent dans la plus totale des schyzophrénies.
Téhéran Tabou est un film iranien de 2017 de Ali Soozandeh, tourné selon la technique de la rotoscopie, comme Spielberg l'avait notamment fait pour son métrage sur Tintin. La comparaison s'arrête là.
Teheran Tabou est un film "cash" sur l'état de la société iranienne et ses relations hommes femmes.
Le réalisateur s'amuse à dresser des portraits croisés d'hommes et de de femmes dont les petits secret et les mensonges ne seront pas sans conséquences sur la vie des protagonistes.
Les situations sont crues (une clliente fait une fellation à un chauffeur de taxi), les dialogues sans détours.
C'est ainsi que Sara, jeune femme divorcée, et son fils sourd muet vont bénéficier des faveurs d'un mollah qui va loger la famille monoparentale en contrepartie de paiements en nature. Sara qui se fait passer pour une infirmière fait la connaissance de ses voisins, une famille iranienne assez conservatrice dont le fils essaie depuis des années d'avoir des enfants avec son épouse frustrée de son quotidien.
Le film très sombre regorge de situations désespérées tout à fait plausibles, photographiant l'état de misère morale de la société iranienne. Le réalisateur injecte ça et là des moments de respiration via un humour souvent cruel. Le film est très juste, le décalage étant immense entre la "chape de plomb" mise en place par les religieux et les aspirations de liberté d'une bonne partie de la jeunesse et de la classe moyenne.
Téhéran Tabou est un film iranien de 2017 de Ali Soozandeh, tourné selon la technique de la rotoscopie, comme Spielberg l'avait notamment fait pour son métrage sur Tintin. La comparaison s'arrête là.
Teheran Tabou est un film "cash" sur l'état de la société iranienne et ses relations hommes femmes.
Le réalisateur s'amuse à dresser des portraits croisés d'hommes et de de femmes dont les petits secret et les mensonges ne seront pas sans conséquences sur la vie des protagonistes.
Les situations sont crues (une clliente fait une fellation à un chauffeur de taxi), les dialogues sans détours.
C'est ainsi que Sara, jeune femme divorcée, et son fils sourd muet vont bénéficier des faveurs d'un mollah qui va loger la famille monoparentale en contrepartie de paiements en nature. Sara qui se fait passer pour une infirmière fait la connaissance de ses voisins, une famille iranienne assez conservatrice dont le fils essaie depuis des années d'avoir des enfants avec son épouse frustrée de son quotidien.
Le film très sombre regorge de situations désespérées tout à fait plausibles, photographiant l'état de misère morale de la société iranienne. Le réalisateur injecte ça et là des moments de respiration via un humour souvent cruel. Le film est très juste, le décalage étant immense entre la "chape de plomb" mise en place par les religieux et les aspirations de liberté d'une bonne partie de la jeunesse et de la classe moyenne.
Film dur ou l'on voit encore qu'il y a du chemin pour faire évoluer les mentalités bon film d'animation en tout cas il faut un certain courage pour filmer dans un pays où il y a encore beaucoup à faire surtout pour les femmes je me dit chaque jours que j'ai de la chance d être en France
Vu et avis le 20171017
Partisan et consensuel mais bien.
Les idées propagées sont très classiques : la soumission de la femme à son époux c est mal, les régimes religieux font régner la terreur, ce n est pas parce qu on est religieux qu on se comporte mieux que les autres, manque d espoir d avenir en iran, ... c est bien mais en même temps, c est ce qu on dit tout le temps sur l iran, il n y a pas grand chose de différent, d original.
Partisan et consensuel mais bien.
Les idées propagées sont très classiques : la soumission de la femme à son époux c est mal, les régimes religieux font régner la terreur, ce n est pas parce qu on est religieux qu on se comporte mieux que les autres, manque d espoir d avenir en iran, ... c est bien mais en même temps, c est ce qu on dit tout le temps sur l iran, il n y a pas grand chose de différent, d original.
Le choc que procurent les premières scènes de Téhéran tabou (une prostituée taille une pipe à un conducteur alors que son petit garçon rêvasse sur la banquette arrière), est durable.
Le film impose sa dureté sur la longueur. Tout y est noir en effet : la misère sexuelle des hommes, la condition de la femme réduite à demander l'aval de l'homme pour toute chose, le spleen des avorteurs à la petite semaine, les proxénètes qui exportent des vierges vers Dubaï, les juges corrompus et dépravés, le spleen d'un petit garçon muet qui ne parvient pas à se scolariser.
Rien n'est agréable à l'âme, si ce n'est peut-être la bonté innée du personnage principal, pute au grand coeur, que rien ne semble vouloir arrêter.
Le film brille par ailleurs de multiples atours formels et esthétiques : un scénario fouillé et palpitant, une utilisation de la rotoscopie (procédé qui crée de l'animation à partir de prises de vue réelles) qui laisse pantois, une apreté dans le propos qui sidère, une poésie diffuse qui ennivre.
Téhéran tabou est tour à tour beau, émouvant et intrigant.
Une belle découverte.
Le film impose sa dureté sur la longueur. Tout y est noir en effet : la misère sexuelle des hommes, la condition de la femme réduite à demander l'aval de l'homme pour toute chose, le spleen des avorteurs à la petite semaine, les proxénètes qui exportent des vierges vers Dubaï, les juges corrompus et dépravés, le spleen d'un petit garçon muet qui ne parvient pas à se scolariser.
Rien n'est agréable à l'âme, si ce n'est peut-être la bonté innée du personnage principal, pute au grand coeur, que rien ne semble vouloir arrêter.
Le film brille par ailleurs de multiples atours formels et esthétiques : un scénario fouillé et palpitant, une utilisation de la rotoscopie (procédé qui crée de l'animation à partir de prises de vue réelles) qui laisse pantois, une apreté dans le propos qui sidère, une poésie diffuse qui ennivre.
Téhéran tabou est tour à tour beau, émouvant et intrigant.
Une belle découverte.
"Le film "Téhéran tabou " est pour moi, une claque culturelle ! Poignant ! Dérangeant de constater même si je savais, que la société iranienne est vraiment pleine de contradictions car le sexe, la corruption, la prostitution, la drogue, l'alcool coexistent avec les interdits religieux, les lois islamiques qui étouffent sans faille la vie quotidienne des Iraniens ! Je pense à un film "Taxi Téhéran où on voit les hommes acheter des DVD des films occidentaux piratés en marché noir ... Ce qui est surtout frappant, c'est que les Iraniens trouvent des interdits normaux mais qu'ils les contournent quand même ! Quelle hypocrisie sociale incroyable ! Que dire d'un chauffeur de taxi qui jouit d'une fellation mais qui se met en colère en voyant sa fille se promener main dans la main avec son copain ! De même, l'inégalité entre les hommes et les femmes est désarmante dans la société musulmane. Les femmes iraniennes sont soumises, pire, sous la tutelle des hommes. Elles doivent faire signer les papiers à leurs mari si elles veulent divorcer ... En plus, alors que les hommes s'autorisent au sexe en baisant ou en regardant des clips érotiques, les femmes seront punies au moindre, je répète, au moindre dérapage ! Le film montre le portrait de trois femmes et un jeune homme iraniens, une prostitué qui emmène son enfant au travail, une jeune femme qui cache son dépucelage, une femme mariée soumise et un homme fêtard qui consomme de l'alcool et de la drogue ... Ce film est très osé, courageux car le réalisateur Ali Soozandeh, exilé en Allemagne, ne pouvait pas réaliser ce projet qui montre des tabous de la société iranienne à Téhéran, évidemment ! Il a utilisé la technique de la rotoscopie qui consiste à filmer des acteurs sur fond vert, puis créer des images servant de décors, puis ajouter les dessins des personnages ... pour apporter le plus de réalisme aux personnages ! Les graphismes sont du style "BD" ... Fascinant car ils me donnent l'impression de réalisme, ils sont sombres et "nerveux" pour montrer des mouvements des personnages ! Pendant tout le film, on oublie parfois que ce sont des dessins ... J'ai bien aimé le film "Téhéran Tabou", un beau message pour stopper l'hypocrisie sociale en Iran ... "
Une expérience cinématographique originale et forte. Le réalisateur convoque des personnages de la société iranienne que l'on ne voit pas tous les jours et leur rencontre permet de mettre le doigt sur l'hypocrisie du régime, des arrangements multiples autour du sexe, de l'argent et de la religion, entre autres choses. Le récit est mené avec célérité, ce qui permet aux différents protagonistes d'exister malgré le caractère choral de l’œuvre. Une réussite.
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