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Adelme D.Otrante
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4,0
Publiée le 1 septembre 2017
Petit Paysan est un grand film. Déjà il est rare de voir un thriller agricole, le monde ici décrit est parfaitement réaliste et documenté, le réalisateur aurait pu reprendre l'exploitation familiale lui aussi et çà se sent. Ensuite l'interprétation est parfaite, Swann Arlaud dont la filmographie est déjà longue est promis à un bel avenir. C'est un bel hommage à tous ces hommes qui se battent pour notre subsistance, Petit Paysan est un film franc et percutant sur un monde qui se désagrège devant nos yeux.
En 1h30, Hubert Charuel tente de bâtir un suspense haletant autour de ce pitch : un paysan tente de dissimuler au yeux de tous que son troupeau est infecté par une maladie qui nécessite d'abattre l'ensemble des bêtes.
Dans la première partie du film, l'idée fonctionne plutôt pas mal. L'enchaînement des évènements est assez bien vu, et la personnalité du paysan solitaire et trentenaire éveille notre curiosité.
Le scénario est malheureusement un peu faiblard sur la durée. Les seconds rôles sont expédiés sans profondeur. Dommage, car le personnage de la soeur est du coup réduite à celui d'une jeune fille qui fronce les sourcils, et ceux des amis ou de la booulangère, prometteurs, ne sont que des silhouettes caricaturales. Les péripéties deviennent au fil du temps ennuyeuses en même temps qu'improbables (la visite en Belgique n'a pas beaucoup de sens).
Le film se réduit progressivement à son contenu programmatique : décrire la symbiose d'un paysan avec ses bêtes, et le déchirement de devoir s'en séparer. C'est à la fois sympathique, car le bétail est très bien filmé, mais insuffisant. Petit paysan souffre de la comparaison qu'on ne peut manquer de faire avec le film islandais Béliers, d'une toute autre force, et qui porte sur le même sujet.
Vachement déçu par cette histoire de "petit paysan" qui se lève bien tard (6h45) pour s'occuper de ses "godelles" (vaches en patois vosgien). Les personnages sont caricaturaux (les parents ou les copains de chasse), à peine ébauchés (la boulangère), voire franchement hystériques (la sœur vétérinaire, jouée par une Sara Giraudeau survoltée). Les dialogues sont très appuyés, le scénario tourne en rond et multiplie les incohérences (la virée en Belgique est longue et inutile). Reste Swann Arlaud, qui est comme toujours magistral, qui trait les vaches ou conduit un 30 tonnes avec un naturel confondant, il en prendrait presque l'accent local... Premier film bien décevant, qui ne tient malheureusement pas toutes ses promesses.
Hubert CHARUEL nous offre là une fresque très réaliste sur le malaise des paysans français. Swann ARLAUD est remarquable dans le rôle titre. Les autres acteurs sont également géniaux que se soit Bouli LANNERS ou Sara GIRARDEAU. Un films à ne pas rater.
Parce que ça parle de petits paysans français, ce long-métrage avec presque aucun procédé cinématographique a été bien promu et bien reçu par les critiques alors qu'il n'a presque aucun mérite.
Ennuyant, long, une histoire qui a du mal à démarrer, une intrigue barbante...
On le sait, le métier de paysan est rude, exigeant et dépend souvent de facteurs plus ou moins aléatoires comme la météo... et les maladies. L'une de ces épidémies, rappelant la crise de la vache folle des années 90, vient frapper le cheptel d'un jeune éleveur et ce dernier va tout faire pour limiter les dégâts et cacher le désastre aux services sanitaires. Un premier long métrage prometteur de la part d' Hubert Charuel qui apporte à ce drame une forte touche de thriller. Le cinéaste fait monter la sauce et réussit à créer un suspens, une tension couplée à une bonne dose d'émotions. Dommage que le film s'essouffle un peu vers la fin. Toutefois, l'acteur Swann Arlaud livre quant à lui une performance bluffante d'un bout à l'autre. Bon film dont il ne manque pas grand chose pour en faire une œuvre mémorable.
Il est bon de voir, de temps en temps, le cinéma français sortir de la ville pour explorer des territoires cinématographiques singuliers. Hubert Charuel saisit la campagne dans son quotidien réaliste (gestion d'une ferme, pressions politiques sur les agriculteurs) mais, de la même manière que ses vaches sont dangereusement contaminées par une épidémie, le naturalisme du film est très vite rongé par une forme saisissante de thriller mental. Sans fioriture, réglé sur une même ligne d'intensité, "Petit Paysan" ne va jamais véritablement surprendre mais assume en contrepartie son efficacité (la nervosité du montage est assez exceptionnelle) en nous plongeant dans la tête de son personnage, dont on se fiche de savoir s'il est bon ou non. Charuel se fout du processus d'identification mais ne s'intéresse, à raison, qu'à l'urgence de l'action et à la spirale infernale dans laquelle s'enfonce Pierre. Il faut à ce titre saluer l'interprétation de Swann Arlaud, dont le visage par instants menaçant tente de masquer la colère intérieure, à l'instar de la séquence géniale où son personnage fait une virée nocturne avec ses amis mais, gagné par une impatience des plus voyantes, doit les abandonner pour revenir à la ferme où agonise l'une de ses vaches. Avec ce premier long-métrage ambitieux, sec et tenu, il faudra suivre de près la carrière d'Hubert Charuel, dont les qualités de mise en scène sont prometteuses.
Pierre est éleveur de vache laitières et résume sa vie à ce métier. Il s’occupe tous les jours de ses vaches et a développé un réel attachement pour elles, tellement qu’il ne passe même plus de temps avec ses parents ou ses amis. Une épidémie s’est déclarée en France et l’une de ses vaches en a été infectée. Mais Pierre ne pouvait pas se résoudre à perdre ses vaches et il s’en est débarrassée avant que sa sœur, vétérinaire, ne vienne la contrôler. Il se rend compte plus tard qu’une autre vache a été infectée, puis une autre, et encore une autre. Il fait appel à un homme, Jamy, qu’il a connu sur internet. Mais celui-ci ne lui sera d’aucune aide. Il sera donc dans l’obligation de tuer ses vaches.
Le film aborde plusieurs sujets différents. Il veut nous faire comprendre à quel point la vie d’un paysan peut être difficile et que cette minorité de personnes est souvent mal vue alors qu’ils fournissent un travail difficile. Il nous fait rendre aussi compte qu’on met souvent les choses importantes de côté (amis, famille) pour des choses moins importantes. Le film maîtrise bien son sujet.
Les acteurs jouent très bien leur rôle. L’acteur de Pierre (Swann Arlaud) nous montre clairement la détresse absolue du personnage et à quel point il est prêt à tout pour sauver son troupeau de vaches. Il a même accouché une vrai vache enceinte ! L’actrice de Pascal joue réellement le rôle d’une vétérinaire (elle n’hésite pas à rentrer son bras dans le vagin d’une vache).
Lorsque Pierre à été infecté par l’épidémie, le maquillage dans son dos et le fait que ça devient mousseux une fois l’eau passée dessus est très réaliste. Les personnages portent des tenues qui leur sont adaptés (tenue de gendarmerie, vétérinaire, tablier…).
Je trouve que le film est assez difficile à regarder, surtout pour les personnes sensibles ou contre le mal envers les animaux. La fin est bien, je pense que c’est comme ça que ça devait se passer depuis le début mais on ne peut pas blâmer Pierre d’avoir fait le choix de sauver ses vaches car elles lui permettent de vivre.
Les lieux de tournage étaient bien en rapport avec le film ( dans la campagne, etc.), les décors et les musiques nous mettent dans l’ambiance tandis que les effets sonores nous donnent l’impression d’être avec le personnage, mais le bruit des vaches était assez dur à entendre, surtout lorsque Pierre les tue.
J’ai apprécié ce film car il nous apprend beaucoup de choses sur la vie de fermiers/paysans et il réussit à nous plonger dedans. L’histoire est très prenante et elle éveille la curiosité chez les spectateurs, nous faisant nous demander comment va finir cette histoire, même si on s’y attendait un peu. Néanmoins, ce film comporte plusieurs scènes tragiques, violentes, voir dérangeantes : la manière dont il tue les vaches, l’accouchement de la vache… je ne m’attendais pas à ce que ce soit si direct, à tel point que je détournais le regard à certaines scènes. Ce n’est même pas un film pour un public averti car il n’y a aucun âge indiqué pour regarder ce film et ça pourrait en traumatiser plusieurs. Je recommande ce film à ceux qui aimeraient peut-être se lancer dans ce métier ou simplement en apprendre davantage sur le mode de vie des éleveurs, mais il ne faut pas être sensible pour le regarder…
Ni un bon film, ni un bon documentaire... rien n'est vraiment abouti ni l'histoire d'amour ni l'histoire d'amitié, aucun sentiment ne transpire si ce n'est celui du héros pour ses vaches. Seuls l'angoisse et stress pesant tout au long du film, des actes totalement improbables et irréalistes... on sort frustré. C'est malgré tout très bien joué par les 2 acteurs principaux et si ce film peut permettre de sensibiliser opinion aux problèmes rencontrés par les paysans, tant mieux !
Un premier film maîtrisé, entre thriller agricole et émotion, une éclatante réussite qui place le jeune cinéaste dans les grands espoirs du cinéma français.
Première constatation à la vision de Petit paysan : c'est bien la première fois que le cinéma français s'intéresse avec autant de véracité au quotidien d'un modeste exploitant agricole. Le cinéaste, Hubert Charuel, est né dans une ferme et tous les détails sonnent juste. Notamment dans sa relation presque amoureuse avec son cheptel bovin et sa solitude au jour le jour. Le film bascule vers le thriller avec l'apparition d'une épidémie qui menace les animaux et partant, l'affaire du petit paysan. Dès lors que la narration emprunte une voie où l'agriculteur tente d'éviter la mort aux vaches, de nombreuses maladresses apparaissent et le réalisme s'efface. On remarque alors une certaine paresse dans tout ce qui est périphérique à la ferme : les amis, les sentiments, la famille. Il y a bien quelques échappées oniriques mais la mise en scène est bien trop sage et le dénouement manque totalement d'ambition. Malgré ces réserves, Petit paysan vaut bien mieux qu'un téléfilm, ne serait-ce que pour la formidable prestation de Swann Arlaud, et témoigne d'une volonté affirmée de montrer les réalités du monde rural.
Ce film est brillamment interprété. Plus proche d'un documentaire que d'un film, il est le reflet d'une magnifique et indispensable profession, celle d'agriculteur. C'est un chef d'oeuvre d'émotion. Une atmosphère parfois insoutenable mais un regard réel sur le monde agricole. Swann Arlaud et Sara Giraudeau sont exceptionnels. À voir absolument mais pas un jour de cafard.