un très joli film qui permet au spectateur de découvrir au travers de cette famille hors-normes l'éveil d'un réalisateur majeur, après avoir vu au cinéma une scène de collision de train. Cela déterminera son envie de faire du cinéma plus que tout, au sein de cette famille dysfonctionnelle, composée d'un père idéaliste et brillant informaticien et d'une mère perturbée et ingérable. Dans la années 1950, le jeune Steven/Samy s'éveillera à sa passion au milieu d'une adolescence ou l'anti-sémitisme a cours. Drôle, émouvant, poétique, ce film d'une durée de 2H30 se voit sans problème avec un grand plaisir.
Film très long et inintéressant. Seul le jeune acteur Gabriel LaBelle est excellent. La mère est insupportable et le père est insignifiant. Aucune émotion à part la partie sur le harcèlement subit par Steven Spielberg. Les dialogues sont ridicules entre jeunes. N'y allez pas si vous ne voulez pas perdre votre temps.
Très étonné de l’engouement autour de ce film. Très bien filmé mais on en attendait pas moins de Spielberg. Cependant il y a trop peu de séquences dignes d’intérêt. À lire les critiques c’est un chef d’œuvre. On en ai très loin. C’est un film qui a été un échec au box-office américain. Il doit bien y avoir une raison. La seule chose que je retiens de ce film c’est la mélancolie de certaines scènes et de l’excellente bande son. Je préfère largement le remake de West side story réalisé l’année dernière.
Film mi figue mi raisin. La réalisation est parfaite, et le côté technique où Sammy Fabelman tourne et monte valent le coup. Pour le reste l'histoire est loin d'être entraînante. Puis les personnages on n y comprends rien. Entre un Paul Dano passif, une Michelle Williams aux multiples émotions, et un Samy qui navigue entre les deux parents, aucun ne montre une personnalité. Enfin le film ne monte jamais en intensité, et est bien trop monotone. Par moment on pense que le film va monter en intensité, puis c'est juste un passage pour redescendre aussitôt (comme par exemple quand Samy découvre le secret de sa mère). Bref hormis le côté intéressant sur le montage et tournage d'un film avec les différents matériaux, le reste est bien chiant.
Film assez long et ennuyeux. Le cinéma, c'est quand-même mieux quand on a quelque chose à raconter et Spielberg n'avait rien d'intéressant à nous raconter ... L'acteur principal est assez banal, seules les performances de M.Williams et Paul Dano sauvent le naufrage. Au bout de 2h25, on se demande quand le film va enfin commencer et il se termine. Un film pour enfant que seuls les adultes comprendront et qui ne touchera réellement aucun public. A fuir 1,5/5
J'avais tout pour me méfier du 34 eme opus de Steven Spielberg, monstre sacré du cinéma américain, multi-primé, la plus riche des stars américaines derrière Georges Lucas et dont les films, toujours annoncés avec force trompettes et tambours, ont rapporté quelques 12 Milliards de dollars de recettes mondiales . Après "Avatar" et "Ant-Man & la Guêpe" ces six derniers mois, je me disais qu'on était entré vraiment dans l'ère des superproductions et que le cinéma s'apparentait désormais à un oligopole dont les scénarios seraient bientôt mis au point par l'AI pour plaire au plus grand nombre y compris à la critique la plus officielle ...
Et bien non... The Fabelmans est un récit intimiste, chargé de sensibilité, très éloigné du prêt -à - penser dominant, puisqu'il révèle les fractures profondes d'un couple à trois ou presque qui fut la famille dans laquelle grandit le jeune futur réalisateur, Sammy Fabelmans (Gabriel LaBelle) dans le film.
Toute l'histoire se déroule aux États Unis et conte comment le jeune Sammy s'initie et est initié au cinéma avec en prime une masterclass, dirait on aujourd'hui, de John Ford (David Lynch) qui montre au jeune Sammy que l'art au cinéma, ce qui le rend intéressant, est à rebours de la moyenne et qu'il est un engagement qui comporte sa part de renoncement, comme le disait l'oncle Boris.
Des personnages sensibles (Paul Dona et Michelle Williams pour les parents), tous, y compris les brutes, pas d'emphases, rien d'hagiographique, le Steven Spielberg de "The Fabelmans, à 76 ans, a gardé intacte ses émotions et il les restitue dans un récit linéaire très souple, chargé de lumière où le père, génial et maladroit ( il fut l'un des pionniers de l'informatique chez GE) et la mère, musicienne talentueuse, aimante et infidèle, sont nimbés d'une même tendresse filiale malgré les épreuves et la séparation du couple.
Enfin le film est tout tourné aussi vers les premiers essais cinématographiques du jeune Sammy, rythmés par le son des bobines qui cliquètent (ce bruit inimitable qui a totalement disparu), les innovations techniques du 8, super 8 et du 16 associés à leur table de montage qui sont pour Sammy sa meilleure façon d'exprimer son regard sur le monde.
Le génie de Steven Spielberg qui - avec délicatesse et humilité - se raconte lui-même et sa famille dans ce film testament aussi subtile, émouvant que drôle et enthousiasmant. Un film qui devient culte instantanément. 2h30 qui passe en un quart d'heure tant on est happé de la première à la dernière seconde du film.
Idée pas inintéressante de faire un film sur son enfance et sa passion pour le cinema. On retrouve les années 60 avec tous les codes de l’époque. Maintenant , ce n'est pas toujours passionnant , parfois meme ennuyeux et trop long.
Quand Spielberg s'essaie a l'intimisme... Un film impressionnant de fluidité autour des jeunes années d'un futur héros du cinéma. Il dresse le portrait d'une famille qui ressemble aux nôtres, entre les non-dits, les marques d'affection, et les incompréhensions. Des scènes sont impressionnantes comme celle de l'annonce du divorce, qui arrive presque de manière irréelle, et ressemble sûrement à la perception qu'ont eu les enfants devant l'annonce. Spielberg parle aussi de sa vocation, qui le fait passer de garcon timoré a quelqu'un d'animé, un cinéma tournant à l'obsession, un cinéma qui lui permet de mieux comprendre les choses, les réparer et qui l'enferme sur lui, comme toute passion. Le film est plus touchant que passionnant, mais fascine par sa fluidité et sa chaleur. Les acteurs sont excellents, notamment les enfants, qui apportent beaucoup d'humour à ce récit à la première personne du singulier. Spielberg y a mis beaucoup de lui-même, même s' il échoue quelque peu à universaliser son récit . Touchant.
Après une 1ère scène où on est rapidement plongé dans l'histoire, le propos s'étend, à tel point qu'on ne sait plus si le film parle de l'amour d'un garçon pour le cinéma ou si c'est l'histoire d'un garçon qui découvre que sa mère aime un autre homme que son petit ou encore s'il s'agit de dénoncer l'antisémitisme primaire dont souffre de ce jeune garçon. Bref, ça part un peu dans tous les sens. Spielberg est un cinéaste pour qui j'ai une profonde admiration et qui est sans doute l'un des plus grands de tous les temps. Alors, évidemment, quand on va voir un film du père d'Indiana Jones, d'ET, du soldat Ryan ou de Jurassic Park on s'attend à du haut de gamme. Et là, il nous offre des vidéos familiales et des films de vacances. Franchement, on s'attend à mieux venant de lui. A cela s'ajoute le fait que les personnages sont caricaturaux, entre une mère excentrique et un père mou, des soeues qui gruent sans arret et un oncle qui debarque d'on ne sait où et qui est présent à peine un quart d'heure dans le film, des scènes prévisibles et d'autres qui traînent en longueur, comme celle avec le montage du film du camping. En fait, le problème de ce film est qu'il a voulu traiter trop de sujets en même temps. Une série aurait été plus adaptée pour ce faire. De plus, il est dommage de ne pas avoir mis plus en avant l'Amérique des années 50 et le cinéma de l'époque, où Hollywood était en plein âge d'or. Il n'y avait pas que des westerns. Très honnêtement, et c'est très rare avec un film de Spielberg, je me suis ennuyé. Je ne sais pas ce qu'il a vraiment voulu dire et ceux qui, comme moi, attendaient de ce film de connaître la genèse des histoires de ce conteur de génie resteront sur leur faim. Dommage.
The Fabelsman est à nouveau une pure réussite de Spielberg. On pourrait craindre un manque d'intérêt pour ce film très personnel et intimiste revenant sur l'enfance de ce réalisateur de génie mais il n'en est rien.
Il suffit de 2h30 pour comprendre tout ce qui a fait ce grand homme, entre tragédie et situations plus légères, The Fabelsmans arrive à nous faire passer du rire aux larmes grâce à une sublime BO de l'inimitable John Williams et une mise en scène subtile et toujours précise du maître.
The Fabelsmans figure déjà parmi les meilleurs films de 2023, si ce n'est le meilleur, et va servir de guide pour toute la production annuelle.
(À mon plus grand désarroi) ça ressemble fortement au point final de la carrière du plus grand cinéaste de tous les temps.
Un film qu’il réalise sur et pour lui, comme la signature de l’artiste dans le coin du tableau.
Pour ce qui est de parler de cinéma, c’est incontestablement plus réussi que l’insipide Babylon la semaine dernière.
On a quand même un début qui patine un peu mais une fois que c’est lancé, c’est lancé.
Le jeune Gabriel LaBelle est génial, il est exactement l’idée qu’on se fait du jeune Steven. Michelle Williams est grandiose et ça manque de Paul Dano.
Steven Spielberg du haut des ses 76 ans en a encore 8. Comment c’est possible d’écrire et de filmer un truc pareil ? C’est frais, c’est vivant, c’est moderne, ça fait non ironiquement rêver, rire et pleurer (en même temps). La mise en scène est irréprochable et sublimée par une photographie narrative.
Ça pourrait tellement tomber dans la parodie, dans le ridicule et dans la vanité. Les pièges sont contournés.
C’est purement et simplement l’immense Spielberg qui sait être parfait.
En conclusion, Why is Steven Spielberg directing a movie about me ???
Cette homme qui n'a plus rien à prouver au cinéma, au point de faire le film le plus personnel de sa vie avec le maestria habituel... 2h30 sublime, drôle, et émouvante sur des passages et morceaux choisis qui ont marqués sa vie ...les drames, les joies et les passions qui ont forgés sa personnalité puis guidé la voie vers la carrière cinématographique incroyable et le succès planétaire qu'on lui connaît. Agé de 76 ans aujourd'hui, à contre courant des blockbusters , Son film fera parti à jamais de l'histoire du succès d'un cinéma générationnelle qui tant a disparaître ou pas (peut être l'explication de l'échec commercial annoncé) avec de la pellicule 8mm, 16mm, 35mm et la sueur qui va avec . Une nostalgie, salvatrice et indispensable pour tout les vrais amoureux du cinéma d'hier , d'aujourd'hui et demain...un très très très grand Spielberg.