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Lu Ca
3 critiques
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5,0
Publiée le 13 mars 2023
Je n'ai pas rit, je n'ai pas pleuré, et pourtant je suis resté hypnotisé du début à la fin. J'ai vraiment cru à cette famille et tout en douceur des messages et des leçons de vie d'une puissance rarement vu traversent l'écran. Ce film m'a rassuré sur la possibilité que l'être humain puissent encore exister de cette façon. La vie n'est certe pas un long fleuve tranquille, l'humain a ses défauts mais Avec de l'amour et de la communication on transforme une vie et on se permet de la vivre vraiment.
Je suis toujours autant impressionné par la capacité que Spielberg a à nous embarquer avec lui dans ses histoires et ce quel que soit le thème. Cette fois-ci, c’est une quasi-autobiographie de son enfance qu’il nous partage et un retour aux sources puisqu’il est à l’écriture du scénario pour la première fois depuis 2001.
« The Fabelmans » est ce que j’appelle un pur film dramatique maitrisé de bout en bout. Même si l’intrigue tarde à se mettre en place et qu’on maitrise pas tout de suite les principaux enjeux, on se laisse guider par une narration magnifiquement construite. J’en attendais également un peu plus d’émotion qu’un « Babylon » de Damien Chazelle qui abordait plus ou moins le même thème ; celui de l’amour pour le cinéma et de comment ce dernier peut transformer notre perception de la réalité. Je n’ai pas été déçu ! Tous les acteurs remplissent pleinement leurs rôles, à commencer par les parents interprétés par Michelle Williams et Paul Dano. En fait, tout est cohérent, tout s’articule comme il faut pour nous conter un récit, un scénario somme toute simplet sur le papier, mais qui n’en demeure pas moins humain et beau.
Précisons également que John Williams est toujours à la baguette pour la musique et qu’il n’a toujours pas perdu la main.
Monsieur Spielberg, quoi qu’on en dise, vous êtes parvenu à trouver l’horizon qui vous correspondait.
Ca demarre trés lentement quand meme hein, je l ai pas trouvé trés rythmé la premiere demi-heure, ensuite ça va mieux d'un coup, ça va pas a cent à l'heure, il ne se passe pas grand chose meme, mais bon, ça nous amene au bout tout de meme, rien d'exceptionel, bien sans plus.........
C'est une beau cadeau que nous fait Spielberg que de nous expliquer ce qui a provoqué et nourri sa passion pour le cinéma. Il y a des longueurs surtout dans la partie lycée qu'on a vu et revu. Mais il y a de très beaux moments de vérité et d'émotions et comme toujours chez Spielberg, c'est un film familial. C'est un film pas si gai que ça car le sous texte, c'est que Spielberg n'a que le cinéma pour se faire apprécier et que comme dit son oncle entre l'art et la famille, il faut choisir et il y a un prix un payer....Mais c'est un superbe hommage à ses parents, ses soeurs et sa famille. On comprend très bien que le cinéma a provoqué des chocs rétiniens chez Spielberg très jeune et qu'il a essayé d'en provoquer ensuite dans toute sa filmographie. Dans ce film là, ce n'est pas vraiment le cas et c'est peut-être là où c'est déceptif.
Ce film a un titre peu évocateur qui aurait mérité d'être explicité. "Anatomie d'une passion" me vient à l'esprit, tant il est vrai que ce film autobiographique du jeune Spielberg explique comment est né au cinéma l'un des plus grands réalisateurs de notre époque, aujourd'hui au soir de sa vie. Une plongée dans les années 50 où le cinéma occupait tout l'espace des loisirs de la jeunesse, à côté du sport et de la conquête amoureuse. Un cinéma qui imprégnait la rétine du spectateur par la qualité de la mise en scène au point qu'un film comme "L'homme qui tua Liberty Valance" avait durablement marqué son époque. Spielberg fait allusion à ce film par deux fois, et avec un tel niveau de référence, je comprends la quête du jeune Spielberg à trouver le bon angle. Et sa jubilation à rencontrer en personne le vieux John Ford. L'histoire de sa famille est plaisante, avec une mère exubérante jouée avec une très grande justesse par l'actrice Michelle Williams qui fait penser à une chatte. Le jeune Sammy va affronter beaucoup de rejets dans sa condition de juif, mais son acharnement à tout tourner en images va le maintenir en haut de sa condition étudiante. Les images bien cadrées peuvent aussi bien dévoiler un secret familial bien caché, que de mettre en valeur ou de dévaloriser des camarades d'université par le seul jeu de séquences qui se suivent. La puissance des images, et les réactions épidermiques qu'elles peuvent provoquer, est ainsi démontrée par celui qui aura fait trembler la planète avec ses "Dents de la Mer". C'est du bon cinéma, comme un message laissé aux jeunes générations, plus marquées par l'action sèche et sur-vitaminée du monde de Marvel que par des jeux de caméra plus subtils, mais non moins violents. Il suffit de voir la sortie pathétique du copain d'université bafoué et humilié pour juger du poids de l'image. Et voir le jeune Spielberg penché sur ses films qu'il découpe, qu'il recolle, qu'il rembobine pendant des heures, est l'expression d'une passion dévorante qui l'aura mené finalement au plus haut de sa spécialité. Tout est possible quand on a la passion chevillée au corps....
Tantôt passionnant et contemplatif, tantôt déprimant et démonstratif.
Passionnant et contemplatif lorsqu'il traite de sa passion pour le cinéma. Une totale réussite à ce niveau là, c'est ici que réside tout l'intérêt et le génie du film. Spielberg livre à travers son personnage autobiographique, son appréhension du montage, son sens du détail, son œil acéré et sa vision. Le tout emballé dans des décors somptueux et des scènes d'une précision assez rare.
Déprimant et démonstratif lorsqu'il évoque la famille. S'il se veut fidèle à ce que fut réellement la sienne, la manière dont il traite les personnages apparaît superficielle et caricaturale. En restant en surface, le spectateur est laissé pour compte. N'entrant jamais en empathie avec ces derniers, ne se souciant que très rarement de leur sort. En choisissant la démonstration par l'excès, la crédibilité se voit entachée.
Technique, image, décors, jeu d'acteurs, musique : 4/5 Émotions, ressentis, évasion : 2/5
Quelques pépites dans ce film: - comment le cinéaste s est construit entre une mere artiste ( avec ce petit grain de folie qui font des artistes des êtres deshinibes) et un père ingénieur ( qui apporte le goût de l effort et l utilité de la technologie au service de l art). -l'oeil du réalisateur qui perçoit des choses avant que l'homme les comprennent -la mise en scène qui permet de sublimer un personnage pour en faire un.hero . -et bien plus encore à découvrir !
Très bon film, du Spielberg tout cracher, une réalisation ordonné et bien construite, seul petit bémol certains moments comme la partie au lycée ou les scènes sont un peu quelconque
Une qualité de réalisation indéniable avec une lumière impeccable tout le long du film, mais un scénario finalement décevant. Un film où on s'attend à plus d'anecdotes cinématographiques, mais finalement un peu trop larmoyant et très (trop) américain bien pensant. Une déception.
Ce film est agréablement réussi, cela fait du bien d'enfin revoir un vrai film de cinéma, on se plonge vraiment dans l'Amérique des années 50 et 60 à merveille, l'histoire est très bien écrite, le casting est chouette, une vraie recommandation pour ma part.
Est-ce que c'est un beau film? Indéniablement. Est-ce un chef d'oeuvre? Je trouve qu'il n'y a rien dans ce film qui le fasse sortir du lot. C'est du très bon Spielberg mais quelques petites longueurs, quelques petites choses font que pour moi, il n'y a rien qui en font une oeuvre marquante. Ceci n'empêche que j'ai passé un très bon moments.
Juste sublime, ça fait plaisir de voir de bons films aujourd'hui. C'est super bien joué, super bien filmé, une histoire très agréable à regarder et passionnante, on ne voit pas le temps passé. Encore une belle collaboration entre Spielberg et John Williams (pour la musique). Il est super intéressant de découvrir l'enfance de Spielberg, découvrir comment il a appris à aimer le cinéma, ça relation avec ses parents (qui explique certains choix dans nombreux de ses films). Ce que je trouve super c'est que j'ai vraiment l'impression de me retrouver dans des souvenirs. J'entends par-là que le film a des détails mais pas tant que ça (ça ne dérange en rien et au contraire c'est super esthétique), que les scènes sont complexes dans les grandes lignes mais sans fioritures, comme si l'on vous demandait de nous raconter un évènement d'il y a plusieurs années, à moins que vous soyez Patrick Jane, nous raconterez des choses détaillées dans les situations mais peu de détails sur l'environnement, c'est le cas ici. Puis l'image des gens est préservée peu importe ce qu'il se passe, ce qui témoigne de l'amour que S.Spielberg porte à son enfance et sa famille. Je le conseille carrément.
Un très joli film qui retrace l'enfance et l'adolescence de Sammy Fabelmans, qui représente Spielberg. Le film s'arrête lorsque le héros est embauché par un studio de cinéma pour participer en tant qu'assistant à la réalisation d'une série à Hollywood. Ne vous attendez pas à voir les premiers pas de Spielberg à Hollywood en tant que réalisateur professionnel. Le film est très centré sur les histoires de famille de Spielberg (spoiler: une mère qui tombe amoureuse de l'ami de famille, le mari très gentil semblant ne se rendre compte de rien ) ainsi que sur les relations compliquées avec les autres adolescents (spoiler: moqueries liées à sa judéité ), surtout dans la seconde moitié du film. Les images sont belles, les musiques sont très sympathiques, certaines scènes sont émouvantes ou rigolotes, mais je reprocherais tout de même au film de manquer un peu de "fond" : la jeunesse du réalisateur est somme toute très banale (des déménagements, un divorce, du harcèlement, ...) et aurait gagné en consistance en explorant les premiers pas à Hollywood.