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Noah N
37 abonnés
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5,0
Publiée le 20 août 2026
Steven Spielberg nous offre rien de moins qu’un film autobiographique ; je ne sais pas s’il a connu tous ces passages, mais le parcours de la famille me paraît tout à fait crédible et paraît tout aussi réaliste. Vu que le film est long, on pourrait penser que ce soit lent, mais je ne me suis personnellement jamais ennuyé. Mais le film n’est pas seulement une histoire de famille, il traite aussi du cinéma en général (comment créer un film avec trois fois rien) et de ce que ça peut impacter dans la famille. Sammy porte clairement le film sur ses épaules et Gabriel Labelle a été parfaitement choisi, à tel point qu’on pourrait le confondre avec le vrai Spielberg. Du côté de ses parents, Michelle Williams livre une performance dramatique et tout aussi crédible. Quant à Paul Dano, il joue un rôle à l’opposé de ses précédents rôles (tout comme Seth Rogen, que je n’ai pas tout de suite reconnu). Sans oublier Judd Hirsch, qui n’a plus rien à voir avec "Independence Day". J’apprécie que le film mette aussi en avant les sœurs de Sammy et les fait participer aux événements. Comme à chaque fois, Spielberg fait preuve d’une maîtrise dingue avec sa réalisation : on suit la famille avec plaisir et on est immergé dans cette ambiance 60’s. La direction artistique est donc crédible et Janusz Kaminski a fait un boulot d’éclairage de dingue. Le montage est tout aussi réussi ; je suis tenté de le considérer comme meilleur dans la filmo du réal (un Oscar n’aurait pas été démérité). Et évidemment, John Williams a fait preuve d’une maîtrise folle avec sa musique : certains de ses morceaux m’ont lâché une petite larme.
Ça fait longtemps que je voulais voir "The Fabelmans" et au final, c’est clairement le troisième meilleur film de S. Spielberg. Ce n’est pas seulement une autobiographie, c’est aussi une leçon de cinéma avec le style de son réalisateur (ce dernier nous montrant que ça a impacté sa filmographie). Le tout est porté par un casting impeccable et une vision technique réussie. Il s’agit ainsi d’un parfait film pour les fans du réalisateur et du cinéma en général.
Adieu les extraterrestres, adieu les dinosaures. Cette fois, Spielberg raconte un secret de famille, le sien. Chez lui, la question n'est pas tant de savoir comment il est devenu cinéaste que pourquoi, et à quel prix intime. Le film explore ce pouvoir ambivalent de l'image, capable d'émerveiller autant que de dévoiler ce qu'on aurait préféré ne jamais voir. La caméra du jeune Sammy capte par accident l'infidélité de sa mère, révélant une vérité que personne n'était prêt à affronter. Entre un père tout en rationalité et une mère artiste à qui la vie n'a jamais laissé sa chance, l'enfant grandit sans choisir son camp, hanté par cette idée que tout artiste, comme le formule l'oncle Boris, doit blesser les siens pour exister. L'antisémitisme, plus frontal en seconde partie, se dilue malheureusement dans le décor scolaire, sans jamais peser autant que le foyer familial.
Sur le papier, le scénario avance en ligne droite, presque trop sage pour vraiment surprendre. Cette clarté a un revers : elle rend le film prévisible. La belle mécanique du grand spectacle vient alors cogner contre des scènes plus maladroites, notamment le passage au lycée, digne d'une série B mal dégrossie. Le film retrouve heureusement son souffle sur la fin, à mesure qu'il se rapproche de la naissance du cinéaste. Restent ces 2h31, mal exploitées par un rythme trop égal, qui manque de vraies respirations et d'accélérations.
Derrière la caméra, Spielberg reconstitue les années 50-60 avec un savoir-faire imparable, mais on cherche en vain la patte visuelle qui a fait sa légende, comme si le formaliste s'effaçait devant le conteur. Ce trauma familial, il continue pourtant à le filmer avec les mêmes outils que le grand spectacle, et je trouve que ce geste appliqué à une matière si intime laisse un sentiment de décalage gênant. Sammy reste en creux, presque transparent, et laisse toute la place à Michelle Williams, bouleversante en mère fragile et volcanique. The Fabelmans est finalement le miroir qu'un cinéaste tend à son enfance, un miroir trouble et diffus.
Sammy (Gabriel LaBelle) est passionné de cinéma, il filme régulièrement sa famille dans son quotidien ou demande à sa famille et ses amis de jouer dans ses films amateurs. On suit son enfance bouleversée par plusieurs déménagements en fonction des mutations de son père (Paul Dano), ingénieur. Le film est l'occasion de mettre en évidence sa relation avec sa mère (Michelle Williams). J’ai été très partagée par ce film : l’histoire est intéressante (la découverte du cinéma), parfois touchante (la difficulté à s’intégrer dans de nouveaux univers, les relations avec certains proches de la famille), la découverte qu’il va faire sur sa mère amène une hausse du rythme. Néanmoins, je n’ai pas aimé les scènes de vie familiale trop “à l’américaine”, ça manque de naturel. Je n’ai pas apprécié le jeu de l’actrice Michelle Williams, que j’ai toujours trouvée dans l’exagération.
Rien a dire juste incroyable j'adore Spielberg et celui ci n'est pas passer a la trappe c'est juste incroyable des acteur incroyable, scène incroyable, bref film culte.
Avec The Fabelmans, Steven Spielberg livre son œuvre la plus intime en transformant son propre parcours en une réflexion universelle sur la vocation artistique, la famille et le pouvoir des images. Loin de l’autocélébration, le film explore avec une sincérité touchante la manière dont le cinéma peut révéler des vérités que les individus préfèrent parfois ignorer. Spielberg retrouve ici une mise en scène d’une fluidité et d’une élégance remarquables, capable de faire naître l’émerveillement tout en accompagnant les blessures silencieuses de l’enfance. La relation entre passion créatrice et désagrégation familiale est traitée avec une grande finesse, notamment grâce aux performances nuancées de Michelle Williams, Paul Dano et Gabriel LaBelle. Malgré une tonalité parfois nostalgique qui tend à idéaliser certains souvenirs, The Fabelmans demeure une déclaration d’amour au cinéma profondément émouvante.
Oh quel film fabuleux! Du pur talent, l'ensemble de l'accomplissement d'un génie hors pair qu'est *STEVEN SPIELBERG*. Le meilleur réalisateur de sa génération tout genre confondu qui sait transmettre la plus émouvante de passion qu'est le 7ieme Art.
The Fablesman de Steven Spielberg est un très bon film qui retrace la vie du réalisateur ainsi que celle de sa famille. Ce film est un véritable petit bijou du cinéma américain
The Fabelmans est un film très personnel, où Steven Spielberg explore ses propres souvenirs avec une grande sincérité. La mise en scène est élégante et pleine de sensibilité, notamment dans sa façon de montrer la naissance d’une passion pour le cinéma. Les performances, surtout celles des jeunes acteurs, apportent une vraie émotion au récit. Cependant, le rythme peut sembler un peu lent, avec un ton parfois nostalgique qui ne parlera pas à tout le monde. C’est un film touchant si tu apprécies les histoires intimistes et les déclarations d’amour au cinéma.
Une œuvre intime et sincère qui célèbre la magie du cinéma à travers le regard d’un enfant passionné. Le film touche par son authenticité et la délicatesse avec laquelle il explore la famille, les rêves et les blessures personnelles. Porté par une mise en scène élégante et des émotions justes, il offre un hommage profondément humain et inspirant à la naissance d’une vocation.
À travers Sammy Fabelman, double du cinéaste, The Fabelmans ne se contente pas de raconter la naissance d’une vocation après la vision de The Greatest Show on Earth ; il met en scène les conditions matérielles et affectives de cette naissance. La réalisation, d’une sobriété calculée, privilégie des cadres stables, une lumière naturaliste et un découpage classique qui déplacent l’attention vers l'être plutôt que vers la virtuosité. L’art n’apparaît pas comme une échappatoire au désordre familial mais comme une tentative de lui donner forme.
Cette articulation entre regard et vérité trouve son point nodal dans la séquence du montage du film de vacances : par le simple agencement des plans, Sammy découvre la liaison maternelle qu’il ne voulait pas voir. Le dispositif est limpide (champ, contrechamp, insert) mais il fait basculer la fonction de l’image. Le cinéma s’y affirme comme un outil à double tranchant, producteur de sens autant que de fracture. Plus tôt, la reconstitution miniature de l’accident de train rejoue le trauma initial et montre déjà comment la mise en scène permet de maîtriser la peur en la répétant. Plus tard, la séquence du bal prolonge cette logique : par le montage et la variation des focales, Sammy redistribue les hiérarchies symboliques, magnifie un bourreau, se moque d'un autre visage, et démontre que cadrer revient toujours à orienter le monde. Chaque décision formelle engage ainsi une responsabilité.
La rencontre finale avec John Ford vient théoriser ce parcours en quelques lignes de fuite et une ligne d’horizon déplacée : le regard n’a rien de spontané, il s’apprend, se règle, s’oriente et engage celui qui le porte. Le cinéma n’y est ni sanctuaire ni rédemption. Il reste une puissance ambivalente, capable d’ordonner le chaos tout en révélant ce qu’il fragilise. L’autoportrait qui se dessine est dès lors moins nostalgique que lucide : filmer, c’est toujours risquer de toucher à ce qui peut se briser.
Sans aucun doute le Spielberg le plus personnel de toute son immense oeuvre. Tous les sentiments sont réunis, l'histoire et le scénario sont réalisées avec intelligence, les acteurs donnent au jeu une justesse maîtrisée, la réalisation est fidèle à ce réalisateur mythique, qualitative et imaginative et une mention spéciale à la bande son qui est magique. Spielberg reste et restera à mes yeux l'un des plus grands cinéastes du 7ème Art, un Artiste, un prodige, un type qui a compris ce qu'est le vrai cinéma de qualité. J'ai vu ce film avec mon père et quelques thèmes de ce récit en rapport à notre histoire personnelle donne une tonalité particulière à ce beau moments partagé avec lui (et très importants à mes yeux).
Loin du Biopic, Spielberg fouille sa propre histoire pour offrir un récit universel sur la famille, la jeunesse, et sa quête de sens. Ceux qui aiment ses films seront peut être déconcertés, voir déçus, par The Fabelmans qui est de très loin le projet le plus personnel de sa filmographie avec laquelle il marque une certaine rupture. En revanche, ceux qui aiment le cinéma, et celui de Spielberg en particulier, seront enchantés de voir le réalisateur se raconter, et nous dévoiler les grandes clés de lecture de son œuvre hors normes.
Malgré la justesse du casting, la déclaration d'amour au septième art ainsi que l'illustration que le talent déterminé permet de réaliser ses rêves, ce récit initiatique se distingue surtout par son narcissisme (avec moult références intratextuelles à l'appui), la lourdeur de sa narration (rien de subtil ni d'implicite) et la maladresse de sa mise en scène! Paradoxalement ce film somme ressemble à un premier long-métrage! Au lieu d'une émotion née de tous ces troubles familiaux fort ordinaires, on ressent une certaine empathie pour les velléités d'un vieil homme nostalgique. Regarder les gens de Dublin de Huston ou les Meilleures intention d'August (sur un scénario de Bergman) pour comprendre ce qui aurait dû être...