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Eénéri NOIRIHT
1 critique
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2,0
Publiée le 19 avril 2025
À se demander si j'ai regardé le même film que tous ceux qui l'ont noté avant moi, parce qu'à moins d'être un fan invétéré de la page Wikipédia de Spielberg on s'ennuie ferme. Le film tire en longueur sur des scènes sans intérêt (les péripéties de la mère typiquement) au lieu d'aller à l'essentiel, ressasse un paquet de clichés et de belles images de l'American Way of Life, les dialogues ne sont jamais engageants (pour ne pas dire chiants)... bref on sent que si Spielberg s'est sans doute bien éclaté en ressassant ses propres souvenirs d'enfance et autres moments familiaux, il ne fait aucun effort pour rendre son autobiographie d'un quelconque intérêt aux yeux de quelqu'un qui ne connaîtrait que son œuvre dans les grandes lignes. On aurait pu s'attendre à ce qu'il nous parle - littéralement - de son art, de sa pratique, de sa technique, ce qu'il en pense, ses rencontres, ses débuts, mais non, son personnage principal (lui) reste muet et plutôt opaque et on en est réduit à l'observer et s'infliger une pelletée de lieux communs - l'artiste incompris par ses parents, moqué au lycée, mais qui épate la galerie parce que c'est quand même un génie mais on sait pas non plus ce qu'il a d'exceptionnel, le tout dans une ambiance Californie 70's qui n'est pas sans rappeler le mauvais goût de tous ces highschool movies made in USA. À faire du spectateur un simple témoin plutôt qu'un interlocuteur, Spielberg commet un petit péché d'orgueil (comme tous ces cinéastes qui se croient obligés de projeter bêtement leur vie sur un écran pour qu'on comprenne à quel point ils sont géniaux) mais fait surtout preuve d'un manque d'originalité flagrant. Dommage car les plans caméra sont bons, le décor et les images aussi malgré tout.
Steven Spielberg qui raconte sa vie, ça change et c’est toujours aussi bien. L’histoire se concentre sur son passage de l’enfance au jeune adulte et le spectateur suit les prémices de l’amour du réalisateur pour le cinéma dans une douce mélancolie teintée des couleur kitsch des années 60. Paul Dano et Michelle Williams sont formidables en parents et l’histoire déborde d’émotions qui affleurent dans de nombreux plans. Elle souffre toutefois de certaines longueurs parfois ennuyeuses qui appuient le manque d’intrigue.
Ayant déjà fait la démonstration de sa large palette, Spielberg nous revenait ici avec le récit d'un parcours initiatique, très inspiré de sa propre vie, traitant tout autant de cinéma que de l'apprentissage de la vie et de ses désillusions. Avec un fort beau casting et une maîtrise formelle toujours aussi sûre, le film pâtit néanmoins d'un manque de surprise scénaristique pour s'élever au-dessus de la mêlée, même si la caméra du maître sait encore capturer des moments aériens et gracieux, avec quelques notes d'humour et des détails à saisir au vol. Ce n'est pas son œuvre la plus émouvante ni la plus impressionnante, mais une reconnaissance de la dette envers un passé pas si simple qui aura nourri son art. Une lucidité impeccablement mise en images.
Un des meilleurs Spielberg, ce Spielberg qui raconte ça propre VIE en film, c'est touchant et à la fois tellement beau. Un vrai chef d'œuvre de mise en scènes et de réalisation.
Steven Spielberg, le grand magicien du cinéma américain est de retour. En manque d’inspiration au niveau scénaristique ces dernières années, il décide de présenter un film autobiographique. Une idée risquée car plutôt banale mais dont le résultat est fantastique. Il démontre qu’il est encore capable de nous embarquer dans son univers.
Même si on ne le sait pas avant, on comprend vite que ce film retrace l'enfance du réalisateur lui-même, S. Spielberg. Ce film est une ode au cinéma et montre bien l'envie et la passion qui se cache derrière le réalisateur. Ce film est pour moi un peu comme l'étincelle qui pourrait se déclencher dans le cerveau de jeunes apprentis réalisateurs pour leur faire sauter le pas et explorer leur passion à fond, jusqu'à en faire leur métier, c'est un peu comme quand The Velvet Underground & Nico album était sorti dans les années 60 qui a eu pour conséquence la formation de plusieurs groupes de musique. Au delà de ça, j'ai trouvé le film intéressant, car il nous donne une idée des jeunes années de Spielberg entouré de ses soeurs et surtout de ses parents, joués par Williams et Dano.
Un très beau Spielberg, bourré d’émotions, qu’elles soient rieuses ou nous amenant les larmes aux yeux. Une belle histoire d’un futur cinéaste, inspirée de la propre vie de Spielberg. Une intrigue qui devient poignante, lorsque le jeune héros découvre que spoiler: sa mère entretient une liaison amoureuse avec un ami de la famille . On peut parler d’un grand Spielberg, largement reconnu par la presse, les professionnels avertis, mais aussi largement et très injustement boudé par le public.
Un très grand film de Spielberg parmi son cortège de chefs-d’œuvre. Un concentré de lumière et de tristesse sur une famille américaine des années 50, en fait un film intimiste, très autobiographique, tragi-comique comme la vie, très humain et très sensible, sans jamais la moindre mièvrerie, mais très poignant parfois. Le talent de Spielberg transparait à chaque plan, les interprètes sont brillants et magnifiquement dirigés, le scénario est sans faille. Œuvre d’amour envers sa famille et surtout envers le cinéma qu’il résume dans une brève rencontre inoubliable avec un John Ford presque authentique.
Un beau moment de cinéma à voir en salle. Un Spielberg antispectaculaire qui dégage de la sincérité, mais avec des défauts. Le film est mignon mais désuet, parfois émouvant mais aussi parfois ennuyeux. Ce n'est pas non plus le chef d'œuvre de son réalisateur.
J'admire Spielberg et je lui reconnais de nombreux chefs d'œuvre et d'excellents films à vocation commerciale. Mais là....ratage monumental et de longue durée (2h20) ! Scénario mince, mièvre et sans intérêt sauf vers la fin, personnages caricaturaux, mauvais casting : le gamin qui passe de yeux bleus en bille de loto (façon Frodon) à un regard marron quand il est plus grand, Dano au physique cartoonesque du cocu parfait, la pire étant Williams avec ses perruques grotesques qui surjoue abominablement. Seul le jeune LaBelle surnage honorablement . On peut accorder à Spielberg l'excuse de l'âge et de la nostalgie (il fait ici son American Graffiti) de son enfance mais le gâtisme (cinématographique) n'est ici pas loin (comme Eastwood dans Cry Macho). De Gaulle avait raison : la vieillesse est un naufrage. Et pas que physique. Nanar à éviter. Comment Télérama peut-il le classer 2e sur les 34 films du maître ? Incompréhensible.
Avec The Fabelmans, Steven Spielberg livre son film le plus personnel, une œuvre qui, comme Cinéma Paradiso, célèbre la magie du cinéma tout en explorant les liens familiaux. Cependant, là où Tornatore se concentrait sur la nostalgie, Spielberg dévoile ses blessures : une famille déchirée entre l’amour et l’incompréhension, un père rationnel (Paul Dano) et une mère fantasque (Michelle Williams), reflet direct de ses propres parents.
Le film transcende le simple hommage au septième art pour devenir une introspection sincère sur le rôle du cinéma comme échappatoire et moyen de comprendre un monde parfois cruel. Spielberg ne masque rien : ses souvenirs douloureux et sa quête de réconciliation avec sa famille imprègnent chaque scène, rendant l’œuvre profondément émouvante.
The Fabelmans est une lettre d’amour non seulement au cinéma, mais aussi à la complexité des relations humaines, sublimée par un maître conteur à son apogée.
Spielberg s'inspire de sa propre jeunesse pour offrir une chronique familiale centrée sur le passage à l'âge adulte de son héros. Comme souvent avec Spielberg, la mise en scène n'a pas (ou peu) de point faible, le divertissement est réussi et l'émotion présente. Néanmoins "The Fabelmans" pâtit d'une histoire un peu trop personnelle et quelques baisses de rythme.
Steven Spielberg signe avec The Fabelmans une œuvre profondément intime et universelle, un récit qui transcende le simple biopic pour devenir une ode magistrale à l'art de raconter des histoires. À travers les yeux de Sam Fabelman, alter ego du réalisateur, on plonge dans une fresque à la fois douce et mélancolique, où les rêves, les blessures familiales et la passion pour le cinéma s’entrelacent avec une finesse rare.
L’interprétation des acteurs est tout simplement magistrale. Michelle Williams brille dans le rôle d’une mère à la fois excentrique et tragique, tandis que Paul Dano livre une performance tout en retenue et émotion. Gabriel LaBelle, dans la peau du jeune Sam, est une véritable révélation, apportant une sensibilité et une justesse qui ancrent le film dans une réalité émouvante.
La mise en scène est d'une élégance typiquement spielbergienne : chaque plan, chaque lumière semble chargé d’un amour viscéral pour le 7e art. Spielberg nous rappelle pourquoi le cinéma est essentiel, non seulement comme divertissement, mais comme moyen de comprendre le monde et soi-même.
The Fabelmans est une œuvre lumineuse, pleine d’humanité et de vulnérabilité. Rarement un film aura su capter avec autant de vérité la magie du cinéma et la complexité des liens familiaux. Une expérience inoubliable.
Quelle déception ! Moi qui adore Spielberg, je me suis ennuyée ferme... Je ne comprends pas les commentaires dithyrambiques à moins d'être fan des silences et du contemplatif. Alors que tout le film aurait pu être condensé en moins d'une heure, il s'arrête alors qu'on se dit que ça va enfin être intéressant ! Seul point positif, le jeu des acteurs qui sont excellents, mais ça ne sauve pas le film.
Les premières scènes (la découverte du cinéma par le petit garçon et sa fascination immédiate) le la dernière (la rencontre avec le monstre sacré du cinéma) sont excellentes. Pour le reste, le film reste dans l’anecdotique. Dans un look très vintage, il fait penser tour à tour aux comédies Américaines familiales trop bavardes, avec un coté presque infantile, et aux comédies « de collège », avec ses poncifs. Tout cela manque de crédibilité (un comble pour un film « autobiographique ») et on ressent de façon déplaisante l’admiration que Spielberg se porte à lui-même. Le seul élément dramatique rappelle, lui, ce que Antonioni avait magnifiquement développé dans le chef d’œuvre qu’est « Blow up » et Coppola dans le très bon « Conversation secrète », la découverte de la réalité à travers l’analyse d’une photographie dans le premier ou d’une bande son dans le second passant ici par celle d’un film amateur. Mais en beaucoup moins bien. Au final une déception.