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eva_mth
4 critiques
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5,0
Publiée le 9 mars 2023
Un film très touchant, très beau esthétiquement. Le jeu des acteurs est à la hauteur de la profondeur des thématiques abordées, tout en finesse et avec justesse. Mention spéciale à Michelle Williams. Les personnages sont très attachants et si bien écrits. Ce film crie l'amour du cinéma et l'indulgence avec soi même. D'autre part la musique est très très belle. On adore le duo Spielberg à la réalisation et John Williams à la musique !
Trés belle histoire autobiographique dans les Etats Unis des années John Ford où tout était possible ...On perçoit trés tôt l'immense talent de réalisateur de réalisateur que deviendra Spielberg au sein d'une famille certes chaotique mais toujours aimante ...Trés belle photographie et décors des années 60 avec une bande sonore nostalgique .
Après Babylon , une autre façon très efficace de crier son amour au cinéma, et aux sentiments qu'il provoque...on sent que Spielberg a porté ce film au fond de son coeur depuis très longtemps...tout en sensibilité avec des acteurs impeccables ! Un autre très grand moment de plaisir pour le spectateur... Merci Steven!
un excellent moment, de très bons acteurs, musique au top, et une histoire captivante. Contrairement à Babylon, que j'ai aussi beaucoup aimé mais pas pour les mêmes raisons, on voit vraiment comment tourner et fabriquer un film.
Ce n'est pas le meilleur Spielberg ! Alors que le côté cliché, très américain du réalisateur nous a fait malgré tout rêver, nous a raconté de très belles histoires, originales, divertissantes, là c'est long et ennuyeux, notamment tout ce qui concerne la description des relations familiales, lycéennes. De beaux moments pour ce qui concerne Spielberg enfant débutant cinéaste, filmant ses proches mais ces moments sont dilués au milieu d'un récit familial somme toute banal. Spielberg aurait été peut-être plus inspiré de se concentrer sur son amour du cinéma, nous décrire ses débuts de réalisateur plutôt que nous raconter son enfance qui l'intéresse mais pas forcément nous. J'attends un prochain Spielberg moins narcissique et plus créatif avec une histoire originale
Le dernier film de Steven Spielberg, The Fabelmans, a dépassé les attentes et défié la récente tendance du réalisateur à produire des films sentimentaux et stéréotypés. The Fabelmans est un film autobiographique qui explore des thèmes complexes, notamment le pouvoir du cinéma et le portrait d’une femme forte et libre d’esprit. Le film témoigne de l’amour de Spielberg pour le médium et sa famille, et son exploration de sa propre histoire personnelle est à la fois nostalgique et émotionnellement engageante.
Le film est centré sur la vie d’un jeune Spielberg, alors qu’il découvre son amour pour le cinéma dans un monde qui change lentement. De la scène d’ouverture, nous sommes transportés à une époque différente, une époque où l’art du cinéma était plus pratique, où les effets spéciaux étaient créés à la caméra et où le public était prêt à suspendre son incrédulité pour être emmené en voyage. On voit le jeune protagoniste, Sam, vivre son premier film, une expérience qui donnera le ton pour le reste de sa vie.
Le film est aussi une lettre d’amour à l’art du cinéma, avec Spielberg démontrant habilement comment le métier peut créer de l’émotion et façonner notre perception du monde. La scène de camping, où la mère de Sam est filmée, est une leçon experte de réalisation, Spielberg utilisant habilement le cadrage, le placement de la caméra et le montage pour transmettre un sentiment d’émerveillement et de beauté. C’est un exemple parfait de la façon dont la caméra peut être utilisée pour façonner notre perception de la réalité, et c’est un moment qui restera avec le spectateur longtemps après le générique.
La performance de Michelle Williams dans le rôle de la mère de Sam est une révélation. Elle capture l’essence d’une femme née au mauvais moment, une femme qui aspire à être libre mais qui est contrainte par les conventions de l’époque. Williams donne une performance à la fois drôle et déchirante, et elle est le noyau émotionnel du film. La relation entre Sam et sa mère est au cœur de l’histoire, et Spielberg la traite avec beaucoup de sensibilité et de nuance.
La distribution de soutien est tout aussi impressionnante, avec une gamme de personnages colorés qui ajoutent de la profondeur et de la texture au film. Du grand-oncle excentrique au meilleur ami du père de Sam, chaque personnage est une partie mémorable du voyage de Sam. Même le bref caméo de David Lynch est une classe de maître dans le jeu d’acteur, et sa performance témoigne du respect et de l’admiration que Spielberg commande dans l’industrie.
Ce film est un triomphe pour Spielberg, tant sur le plan artistique que personnel. C’est un film qui résonnera avec tous ceux qui ont déjà été émus par le pouvoir du cinéma, et c’est un rappel que le métier de cinéaste est une expérience profondément personnelle et émotionnelle. Spielberg a créé une œuvre d’art à la fois nostalgique et tournée vers l’avenir, un film qui célèbre le passé tout en regardant vers l’avenir. C’est un incontournable pour tous ceux qui aiment le cinéma, et c’est un témoignage de l’héritage durable de Spielberg en tant que l’un des plus grands cinéastes de notre temps.
Encore un film qui dire une bonne 1/2 heure de trop, on se laisse parfois porter par l'histoire familiale mais qui reste banale. Les années lycée sont mièvres, les débuts du héros/Spielberg à LA ne sont pas exploités et c'est dommage. Assez dommage, bien joué sauf Michelle Williams qui surjoue et n'est jamais juste. Film coloré, on passe un bon moment malgré tout;
Se laisse regarder, mais franchement ce n'est pas captivant. Les 2h30 semblent TRES longues. C'est la chronique de l'adolescence de Spielberg, et honnêtement, ça ne mérite pas un film. Une tranche de vie assez banale: une mère fofolle, des déménagements, des séparations, du harcèlement scolaire, des flirts... Beaucoup de nombrilisme et de narcissisme de la part de Spielberg, désolé, mais il y a beaucoup d'd'histoires beaucoup plus intéressantes que ça.
Sur le moment le film en soit n'est pas déplaisant, mais en y repensant, il ne reste pas grand chose... le jeune Spielberg aime le cinéma ? Il aime plutôt faire des films avec ses copains, on ne sait rien sur ses goûts et influences cinématographiques, aucune vraie référence (à part un accident de train), c'est technique et assez terre à terre. Ou est "l'hommage" au cinéma dont on a parlé ? Cette partie devenant accessoire et décevante, les relations familiales sont alors la seule chose vraiment intéressante et c'est finalement bien dommage que le film ne soit pas totalement axé sur les parents Fabelman et leurs péripéties amoureuses dans le contexte de l'Amérique middle-class des années 60.
Ce n'est pas du tout mon style de film habituellement, mais j'ai vu que le réalisateur était Steven Spielberg, j'ai foncé tête baissée ! Et franchement, j'suis pas déçu du tout, j'ai pas vu le temps passer, le film est super sympa et agréable à regarder.
Du pur Spielberg de la meilleure veine: des enfants qui se révèlent, dans une ambiance familiale troublée, en plein coeur de l'Amérique suburbaine, et le tout dans un climat optimiste. Comme d'hab, la mise en scène est léchée, les acteurs irréprochables, le scénario bien construit et les 2:30 passent allègrement. Il reste malgré tout un peu de déception quant au côté trop idéalisé, voire gnangnan, notamment dans la partie teen movie. Mais ne boudons pas notre plaisir sans cesse renouvelé devoir un bon Spielberg.
Juste après avoir revisité West Side Story, film marquant de l’année de ses 15 ans, le réalisateur de La liste de Schindler nous fait découvrir le chapiteau du monde de son enfance.
Il choisit un récit fluide pour mieux nous raconter au plus près le réel de sa jeunesse avec l’attrait d’une fable lucide jouant aussi de clins d’œils avec sa filmographie. A moins que ce soit l’inverse… (Le jeune boy scouts Sammy/Steven fait écho avec le jeune scout Indiana Jones dans l’intro du 3ème volet éponyme, le placard de «sa» chambre rappelle celui d’Elliot ou E.T. se cachait et il y a toutes les relations tissées, père-fils, le rôle de la mère, la famille, l’anti-sémitisme, l’éclairage des phares de voiture pour la mise en lumière d’une scène, le tournage d’une séquence de guerre…) Ses films futurs sont nourries de ce terroir du commencement qu’il introduit dans The Fabelmans avec sa première découverte marquante et saisissante à 6 ans du film « Sous le plus grand chapiteau du monde » de Cecil B. DeMille qui nous entraîne alors sur les rails de sa passion naissante, d’une recherche à maîtriser le déraillement que peut infliger le train de la vie et à travers l’œil de sa caméra à faire jaillir (déjà) de l’émerveillement. Jusqu’à nous dévoiler lors d’un moment crucial familial, en une scène, avec l’image de son reflet dans le miroir (comme la nature double de l’ombre d’un Peter Pan) tout le jeu de sa relation intrinsèque avec l’acte instinctif et vital de filmer et de capter à son effet le plus juste ces instants de vie. Minimaliste et magistral.
Steven Spielberg nous offre une déclaration d’amour au cinéma et un hommage à sa mère. Un film sensible, chaleureux et drôle (même juste avec un mouvement de caméra pour la toute dernière image du film). Lumineux.
Comme de nombreux films de ces dernières années, "The Fabelmans" est un long métrage de 2h31.
Il se détache cependant du lot en racontant ici les évènements qui ont poussé le réalisateur Steven Spielberg à se lancer dans la réalisation de films, dans un cadre intimiste qu'il n'avait alors jamais osé dévoilé.
Grandissant dans les années 1950, Sammy Fabelman ( d'abord interprété par Mateo Zoryon Francis-DeFord enfant, puis Gabriel Labelle adolescent) découvre le cinéma, ses parents l'emmenant voir son premier film, alors qu'il n'a pas encore 10 ans.
Tout simplement transcendé par cette expérience, le jeune garçon va rapidement développer une obsession pour la mise en scène devant la caméra, filmant (avec la caméra de son père) ses deux sœurs, Natalie et Reggie (Keeley Karsten et Julia Butters) qui jouent les actrices en herbe.
Va alors s'ensuivre un parcours initiatique, qui, par le hasard de rencontres, devra alors demander à Sammy Fabelman de choisir comment continuer à pratiquer sa passion, tout en restant fidèles à ses principes familiaux, ainsi qu'en gardant un lien privilégié avec Mitzi, sa mère ( Michelle Williams) la première artiste de la famille, qui le soutient depuis toujours.
"The Fabelmans" est une réelle déclaration d'amour de Steven Spielberg au cinéma, qui lui a tant donné et permis de traverser les épreuves de conflits familiaux, du traumatisme de la Seconde guerre mondiale, et de l'antisémitisme très présent aux Etats-Unis.
On se sent submergé par l'émotion, la persévérance de ce jeune homme qui souffre autant qu'il brille par la passion qui l'anime, et qui se sent destiné à faire de grandes choses pour le 7ème art.
Il semble que la suite des évènements lui aura donné raison.
Merci Steven de nous avoir fait partager vos premières émotions de spectateur puis de réalisateur amateur ! ... Merci monsieur Spielberg d'avoir si bien filmé cette période de votre existence , d'avoir si bien capté les doutes, les ressentis , les révélations au sein d'une famille américaine des années 60/70 . La génétique a fait de vous un monstre du cinéma pour notre plus grand bonheur ! Bel hommage à vos parents et leurs spécificités et surtout leur amour pour vous en toutes circonstances qui vous a permis de VOUS réaliser. Un super 8/10 !!!