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Louislawson64
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0,5
Publiée le 30 juin 2023
Certainement l'un des pires films que j'ai vu. Carmen se veut envoûtant et mystérieux mais se vautre complètement dans une intrigue vide imagée par des scènes sans queues ni têtes. On ne sait pas où l'on va, le réalisateur sculpte du vide, la bo est trop présente et est en total décalage avec ce qui se passe à l'écran. Benjamin semble vouloir créer un nouveau genre pris par un egotrip mais finit par créer une caricature de ce qu'est devenu l'art selon moi aujourd'hui : beaucoup de bruit pour rien.
Je mets 4 étoiles et pas 5 mais cela demande explications. Un premier film est rarement une réussite cinématographique et c'est le cas. Quelques naïvetés, quelques emballements, quelques négligences (comme la première scène de ballet qui ne s'imposait pas) quoi de plus normal ? Cela dit, la caméra est bien placée, on n'abuse pas des travellings ni des effets « spéciaux », la direction d'acteurs est correcte sauf pour Rossy de Palma qui en fait trop comme chez Almodovar mais comment un réalisateur débutant aurait-il pu imposer ses vues à cette vedette confirmée ? Bref tout ça est prometteur. Le scénario ? C'est l'oeuvre d'un poète romantique à la Shakespeare doublé d'un amoureux de l'Espagne. Disons tout de suite qu'il n'y a aucun rapport entre ce film et l'opéra éponyme, même si Meilhac et Halévy ainsi que Prosper Mérimée sont cités au générique, sans doute pour des raisons juridiques, à cause du titre. Mais pas une seule mesure de la célébrissime musique de Bizet. La seule trace de la Carmen que tout le monde connaît se trouve dans la référence hispanique. Clairement, Millepied préfère les latinos et les andalous aux yankees. Normal sans doute pour un bordelais devenu californien, deux lieux où la culture hispanique est très présente. Bref, je me suis plus retrouvé dans une adaptation latinisante de Roméo et Juliette que dans la Carmen que nous connaissons tous. Certes, il s'agit d'une mexicaine et d'un yankee à la place des Montaigu et des Capulet, mais on sait très vite que cet amour est impossible et finira en tragédie. J'y vois aussi un message subliminal de Benjamin à la mère de ses enfants, genre « Tu n'aimes pas la France et je n'aime pas les USA, je ne sais pas comment nous allons faire ni où nous allons vivre, mais seule la mort nous séparera » Le film débute sur un superbe flamenco classique dans la pure tradition andalouse, mais sans musique et en plein désert puis fait la part belle aux danses inspirées du tango sur de très beaux violons tendrement obsédants. Le match de boxe, dansé par un groupe de parieurs qu'on n'a pas envie de croiser le soir, sur un rapp américaint, très violent, est un moment de cinéma qui me restera. Rien à voir, là encore, avec la mi-vrerie de West side story. La photo est très réussie, la bande-son au top, les décors travaillés. L'interprétation est correcte, surtout celle de Melissa Barrerra, à qui j'ai trouvé parfois un faux-air de Nathalie, autre message subliminal à mon avis. Elle chante très bien et danse plutôt bien. Paul Mescal, irlandais au nom mexicain (les hasards des immigrations peut-être) est musclé mais son jeu manque d'épaisseur et de puissance, ce qui n'est pas surprenant chez un jeune acteur. Il sera meilleur, je l'espère, dans le Gladiator2 qu'il va tourner avec Ridley Scott et en tous cas forcément meilleur que le gros et gras Russel Crowe, peu crédible dans la première version. Benjamin Millepied est un artiste qui ne doit pas aimer être catalogué. Le film commence comme un trhiller puis un road-movie pour fuir la frontière mexicaine, puis une histoire d'amour, puis un drame social et enfin une tragédie shakespearienne. Tous ces genres sont effleurés, jamais creusés, mais c'est évidemment voulu. Ne pas s'enfermer, rester libre pour créer de la beauté, de l'émotion, du mystère. Dès lors, la cohérence est dans le rêve, dans la poésie, dans la création. Cette Carmen rêve sa vie au moins autant qu'elle la vit et son compagnon veut bien la rêver avec elle, de sorte que les séquences de réalité alternent avec un certain bonheur avec les souvenirs ou les projets de l'héroïne, mais que peuvent des jeunes gens amoureux contre la machine américaine qui, elle ne distille pas du rêve mais des balles de fusils. Un premier film que je recommande vivement, avec ses balbutiements, pour les fenêtres qu'il ouvre et les espoirs qu'il suscite.
Très bon film. L'histoire est belle et les personnages pas cliché. La danse est ajouté au bon moment. Vraiment un film équilibré. J'ai adoré. Musique et jeu d'acteur incroyable.
Un film plutôt ennuyeux qui se voudrait opérationnel, mais toute sa narration semble artificielle. Le duo Melissa Barrera et Paul Mescal luttent pour exister au-delà des archétypes qu'ils représentent. C'est au contact de Rossy de Palma qu'il entame un scénario vraiment pathétique. La chorégraphie est plutôt soignée, mais rien ne nous séduit. Cela aurait pu être une belle combinaison de danse et de cinéma, mais c'est plutôt un spectacle vain. Un film déconnecté qui avait besoin d'un peu plus de substance, de vérité et de corps.
Des scènes magiques de danse. Deux acteurs exceptionnels et une photographie à couper le souffle. Benjamin Millepied s'est sans doute laissé emporter sur ce premier film qui manque de sobriété. La musique pompier nuit à l'émotion
Le film "Carmen" brille par sa forme géniale qui captive les spectateurs du début à la fin. Les scènes de danse sont d'une qualité exceptionnelle, offrant des moments de grâce et d'élégance qui enchantent les yeux. Les mouvements fluides et précis des danseurs transportent littéralement le public dans un autre monde, où chaque pas semble être empreint de passion et d'émotion. En parallèle, la musique intense accompagne chaque scène avec une puissance vibrante, amplifiant l'intensité des sentiments véhiculés. Ces éléments s'harmonisent harmonieusement pour créer une atmosphère captivante, renforçant l'expression de la personnalité ardente de Carmen et l'intensité de sa relation tumultueuse avec le personnage masculin. L'ensemble forme un tableau vivant, une symphonie visuelle et sonore qui transporte les spectateurs dans un tourbillon d'émotions.
Le film "Carmen" présente malheureusement quelques faiblesses qui impactent son déroulement global. Tout d'abord, la fluidité de l'histoire laisse parfois à désirer, avec des transitions abruptes et des séquences qui semblent être forcées, donnant l'impression d'un manque de cohérence. De plus, certains passages paraissent particulièrement artificiels, peut-être en raison d'un jeu d'acteurs peu convaincant ou d'une mise en scène moins aboutie. Le scénario lui-même souffre d'un manque de clarté, et cela se reflète notamment dans une fin dépourvue de la force attendue. On aurait souhaité une exploration plus approfondie de la relation entre les deux protagonistes, car elle aurait pu constituer un élément central captivant du récit. Malheureusement, cette dimension n'est pas suffisamment développée, laissant une certaine frustration chez le spectateur qui espérait une exploration plus poussée des liens qui unissent ces personnages.
Dans le film "Carmen", Melissa Barrera brille de manière éblouissante dans son rôle. Elle incarne avec une véritable transcendance le personnage de Carmen, captivant l'attention du public à chaque instant. Sa performance est empreinte d'une intensité remarquable, démontrant une maîtrise incroyable de l'expression émotionnelle. Barrera réussit à rendre Carmen à la fois séduisante, mystérieuse et passionnée, conférant une profondeur et une complexité fascinantes au personnage. De plus, Paul Mescla est également remarquable dans sa prestation, apportant une présence charismatique et une profondeur à son personnage. Son jeu d'acteur est convaincant, permettant une véritable connexion avec le public. L'alchimie entre Barrera et Mescla à l'écran est palpable, créant une dynamique captivante entre leurs personnages respectifs.
je plains les critiques qui n,ont pas été touchés par ces personnages qui m'ont accrochés du début a la fin de façon poignante .Certes les premiéres chorégraphies viennent de façon maladroite sauf bien sdur le zapateo angoissant de la mère mais dés qu'on se retrpuve chez Rosy de Palma ça marche trés bien, le héros taiseux est uine trouvaille les acteirs sont tous formidables et bien dirigés.Non je ne m'extasie pas sur les images qui sont banales ni sur la musique qui est pénible mais au total quel beau film dérangeant c'est ce que l'on ne voit guère de nos jours
Comment dire... j'ai pris une sacrée gifle. C'est hallucinant de beauté. Une Rossy de Palma éblouissante. Des danses sublimes. Des acteurs magnifiques. Et cette histoire qui nous tient en haleine jusqu'au bout. J'attends le prochain film de Benjamin Millepieds avec impatience et je ne doute pas un seul instant qu'il y en aura d'autres.
D'emblée la violence s'impose et tout aussi vite on s'engage dans un road movie tragique et passionnel mais qui, malheureusement, s'arrête avant même que ça commence. En effet, le scénario va vite, le récit ne prend jamais le temps de poser les tenants et aboutissants. Les dialogues sont pauvres autant qualitativement que quantitativement, tandis que la dimension artistique nous laisse sur notre faim. En effet, la première danse arrive et repart comme une cheveu sur la soupe sans qu'on soit de surcroît franchement bluffé. Cette première danse en groupe n'est pas à la hauteur de la réputation de Benjamin Millepied. La suite sera du même acabit, des séquences dansées peu inspirées, trop classiques et/ou trop sages même si la mise en scène permet une dimension onirique qui fonctionne bien, qui prend toute son ampleur grâce à la mise en valeur des décors et une magnifique photographie. On a l'impression que le cinéaste s'est englué dans un exercice de style omettant un travail plus viscéral dans la partie musicale et dansée, et une histoire d'amour plus passionnelle. Petite déception... Site : Selenie.fr
Carmen (Melissa Barrera) est une jeune Mexicaine qui décide, à la mort de sa mère, de gagner les Etats-Unis. Elle franchit illégalement la frontière et doit la vie sauve à Aidan (Paul Mescal), un Marine américain traumatisé par son expérience en Afghanistan, qui tue pour la défendre un garde-frontière américain. Carmen et Aidan, poursuivis par la police, gagnent ensemble Los Angeles où ils sont accueillis par Masilda (Rossy de Palma) dans son cabaret.
Benjamin Millepied, danseur étoile du New York City Ballet, directeur de la danse de l’Opéra de Paris – et époux de Natalie Portman à la ville – à la réalisation, Nicholas Britell ("Moonlight") à la musique, Jörg Widmer ("Une vie cachée") à la photo, Alexander Dinelaris Jr. ("Birdman") au scénario, la révélation Paul Mescal ("Aftersun") en tête d’affiche dans un film produit par Dimitri Rassam ("Les Trois Mousquetaires") et tourné dans l’outback australien.
On attendait énormément du premier film du chorégraphe français dont le moins qu’on puisse dire est qu’il sait s’entourer. La déception est à la hauteur de cette attente peut-être excessive. Très vite "Carmen" – dont le lien avec le prestigieux opéra de Bizet se révèle des plus ténus – dévoile son projet : non pas une brûlante histoire d’amour et de sang, mais un interminable clip publicitaire. Millepied est peut-être un grand danseur mais c’est un bien piètre réalisateur qui imagine qu’il suffit de tournoyer autour des artistes pour filmer la danse et en faire ressentir la majesté.
Très vite on se désintéresse de tout : du scénario, sans surprise, de la musique dont aucune page ne rivalise avec celle qu’elle est censée immortaliser, de la chorégraphie qui s’insère artificiellement au récit. Seule l’apparition de l’étonnante Rossy de Palma – qui approche pourtant les soixante ans – vient nous réveiller de la torpeur dans laquelle ce gloubi-boulga sans corps ni âme nous a plongé.