4124 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
335 critiques spectateurs
5
46 critiques
4
148 critiques
3
96 critiques
2
26 critiques
1
16 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
virnoni
109 abonnés
578 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 25 février 2019
Pas totalement convaincue par la partition proposée par le réalisateur. En injectant un personnage romancé, interprété par Marina Foïs, l'ensemble ne prend pas. J'ai au bcp de mal à ressentir de l'empathie pour cette femme assez distante (voire rejetante), dont on ne saisit pas trop l'emballement pour cette histoire (son lien avec la fille de l'accusé semble trop léger). Son caractère presque névrotique laisse perplexe, voire de marbre. Il est difficilement concevable que cette femme seule effectue tout le boulot pour innocenter un homme, spoiler: comme si l'avocat, Dupont-Moretti, attendait que cette femme lui ramène ses plaidoiries sur ces petits papier bleus!?
Reste donc Olivier Gourmet qui excelle comme à son habitude. Le film vaut à lui seul le détour pour la plaidoirie finale, surement véridique elle. Elle émue aux larmes tant elle parle de justice, d'humanité, de vérité face à la chasse aux sorcières que semble avoir été cette histoire criminelle. L'autre chose qui m'a gênée reste le parti pris du réalisateur qui, clairement, véhicule l'idée qu'un innocent à été jeté en pâture. Peut-être vrai mais on assiste à une démonstration de force, à sens unique qui indispose plus. Laurent Lucas semble comme perdu dans son rôle, surjouant l'homme meurtri. Comme le fait son avocat à la fin, on a envie de lui hurler dessus! Caricatural ? Facile ? La relation entre le personnage de Marina Foïs et l'avocat reste intéressante, entre agacement, utilisation, complicité (séduction?), drôlerie et empathie. A voir pour les scènes judiciaires qui semblent bien faire état de la justice en France, et donc, cette scène finale de plaidoirie exceptionnelle qui cloue au siège jusqu'au dénouement très émouvant.
Tout simplement magistral ! Les deux acteurs principaux sont absolument incroyable et on apprend plein de choses sur la justice. Vraiment un film exceptionnel mener comme un thriller.
Olivier Gourmet est excellent comme d’habitude : la plaidoirie finale vaut le déplacement. En revanche je n’ai pas été convaincue par le personnage joué par Marina Foïs : pas crédible, sort de nulle part ???? Avec un côté acharné désagréable.
Marina Fois et Laurent Gourmet sont excellents dans ce film qui décrit comment la vie d'une personne pourrait être chamboulée sans l'abnégation d'une femme, qui alimente la justice, grâce à un travail forcené d''audition d'écoutes téléphoniques. Mais la justice est implacable. Il ne s'agit pas de ici de faire tomber le vrai coupable mais de jouer sur le doute pour faire innocenter celui qu'on accuse. Très bon moment
Avec Une intime conviction, Antoine Raimbault plonge le spectateur au cœur d’une affaire judiciaire fascinante et complexe. Porté par un duo d’acteurs investis, le film tient en haleine tout en soulevant des questions profondes sur la justice et la vérité. Toutefois, quelques longueurs et choix narratifs atténuent l’impact de cette plongée dans le monde du droit.
Inspiré du véritable procès de Jacques Viguier, Une intime conviction suit Nora (Marina Foïs), une femme persuadée de l’innocence de l’accusé et qui se bat pour le défendre. Face à elle, Olivier Gourmet incarne un Éric Dupond-Moretti aussi charismatique qu’imposant, livrant une prestation intense qui renforce l’atmosphère pesante du film.
Antoine Raimbault adopte une approche réaliste, presque documentaire, qui plonge le spectateur au cœur du tribunal. La tension monte progressivement, mais le rythme inégal de certaines séquences et une mise en scène parfois trop académique nuisent à l’engagement émotionnel. Le film brille néanmoins par son souci du détail et son écriture précise des joutes verbales judiciaires.
Au-delà du simple récit d’un procès, Une intime conviction interroge sur la subjectivité des décisions de justice et la place des convictions personnelles dans un système censé être impartial. Marina Foïs incarne avec justesse une femme emportée par sa quête, oscillant entre détermination et doute, ce qui confère au film une dimension humaine et nuancée.
Si Une intime conviction captive par son sujet et ses performances d’acteurs, son rythme inégal et son manque d’audace formelle l’empêchent d’atteindre l’excellence. Malgré ces réserves, il reste un thriller judiciaire prenant et instructif, qui mérite d’être vu pour la force de son propos et la qualité de son interprétation. Une réussite partielle, mais qui ne laisse pas indifférent.
16 164 abonnés
13 124 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 30 janvier 2025
Pas de preuve, pas de mobile, pas de cadavre! L'affaire Suzanne Viguier n'a pas fini d'intriguer! En 2019, Antoine Raimbault se saisit de cette affaire rèelle et assez incroyable pour en faire un film sous un autre angle, nous montrant au passage ce qu'est la justice aujourd'hui! Celui-ci y introduit les idèes qui lui tiennent à coeur sur l'obsession et l'espèce de sentiment d'un personnage! En tête d'affiche, Marina Foïs (aïe), Laurent Lucas (sous-exploitè) et Olivier Gourmet (excellent comme toujours) dans le rôle de l'avocat « maître Eric Dupond-Moretti » qui va se battre quelque part pour que la justice soit là! Tout est vrai ou presque dans "Une intime conviction" car le personnage de la cheffe cuisinière est fictif! Et cela se ressent d'ailleurs pour son manque de crèdibilitè! Certes l'affaire refait à l'identique accroche mais on a l'impression de voir un tèlèfilm bien fait sur France Tèlèvisions...
Formidable film déjà par son interprétation et par cette idée du rôle de la femme inspirée farouchement par l’innocence de cet homme. Puisque qu’on est aussi dans le domaine de l’invention, on imagine qu’une personne soit à ce point acharnée par la vérité que sa vie en dépend et qu’elle remue ciel et terre ou plutôt les bonnes personnes pour que la vérité éclate. Superbe duo d’acteurs
L'affaire Viguier est un fait divers médiatique étrange. En 2000, Suzanne Viguier, 38 ans, disparaît mystérieusement comme des tas de personnes chaque année en France. Son mari Jacques est suspecté, notamment par l'amant de Suzanne qui met beaucoup de coeur (trop ?) à réunir des preuves contre ce mari professeur de droit à Toulouse. Pas de corps, pas de témoin, pas de preuve, Jacques Viguier est acquitté en 2009. Le parquet fait appel. "Une intime conviction" va nous montrer ce second procès de 2010 avec un duo assez improbable tentant à nouveau de gagner l'acquittement : Nora, une femme totalement convaincue de l'innocence de Jacques Viguier et un nouvel avocat, Maître Eric Dupond-Moretti. Le couple Marina Foïs / Olivier Gourmet est délicieusement complice et explosif, j'ai été passionné par cette affaire, par son déroulement, et par sa conclusion. Un bon film de procès d'assises, très bien réalisé. Captivant. --> Site CINEMADOURG <--
Relatant l'affaire Viguier, un film de procès immersif passionnant qui aborde le thème de la présomption d'innocence, porté par les prestations habitées du duo Marina Fois/Olivier Gourmet.
L’excellente idée de ce film retraçant le procès de Jacques Viguier est de créer un personnage fictif qui va apporter à Antoine Raimbault suffisamment de liberté pour pouvoir structurer efficacement son récit. Nora est la porte d’entrée qui permet au spectateur de pénétrer dans le tribunal.
On est pris dans ce film qui est à la limite du huis-clos, grâce à une mise en scène impressionnante qui apporte du dynamisme alors que les acteurs ne bougent pas, et aux deux acteurs principaux particulièrement crédibles. PLV : plongée dans les coulisses de la justice
Pour retranscrire le procès en appel de l'affaire Viguier, le personnage fictif de Nora (M. Foïs), obsédée par celle-ci, en est le fil conducteur. Une reconstitution d'un fait divers complexe, qui pose la question du jugement (sur des suppositions) en opposition au rendu de la justice d'un tribunal (sur des preuves). O. Gourmet livre une prestation solide dans un document sérieux.
Avec Antoine Raimbault, le cinéma français vient d’embaucher un honnête tâcheron qui ne fera pas d’ombre à ses illustres prédécesseurs (longue liste ici que je vous épargne) pas plus qu’à la fine fleur du nouveau cinéma US, canadien, coréen ou argentin (pour choisir au hasard...). Notre champion se lance dans un film de prétoire, genre déjà bien exploré et ayant donné quelques chefs d’œuvre, avec une petite poignée d’acteurs connus mais au coût abordable, pas trop d’extérieurs, pas d’effets spéciaux, donc tout ça contenu dans le budget mesquin d’un premier film. Ce que nous raconte ce film a du mal à maintenir l’intérêt du spectateur au delà de dix minutes. Ce n’est pas l’histoire d’une disparition mystérieuse (d’un crime ?) dont on nous parle, mais celle d’un tellement « grand-avocat » qu’il faut le supplier pour qu’il prenne un dossier et d’une folle obsessionnelle (la toujours superbe Marina Foïs, qui pourrait lire l’annuaire sans nous lasser), véritable caricature d’Erin Brockovitch. Les personnages secondaires - l’accusé, l’amant, le président du tribunal,...- sont à peine esquissés et nuisent à la perspective de celui qui aimerait bien s’intéresser à l’histoire. Tout est filmé sans génie ni inventivité. Les dialogues sont dignes du Commissaire Bourrel. On peut attendre sagement que ce quasi-téléfilm arrive à la télévision.
J'ai trouvé la première moitié un peu longue, même si on reste captivé par l'histoire de ce fait divers, et de cette femme convaincue de l'innocence d'un homme qu'elle ne connaît pas. Je salue le jeu des deux acteurs principaux, qui donne tout le rythme à ce film.
Enfin réconcilié avec les thrillers / policiers français. Pour tout vous dire, je sais pas pourquoi mais à la base je pensais que ce film traitait de l'affaire du Petit Grégory. Rien à voir car on est ici sur l'affaire Viguier et c'est tout aussi "intéressant" si je peux employer ce terme. Alors, avant toute chose, les acteurs sont vraiment convaincants et Olivier Gourmet est vraiment exceptionnel. Pour moi la scène finale du procès est vraiment une scène d'anthologie et c'est extrêmement rare que je dise ça. On est captivé du début à la fin grâce à un rythme soutenu très efficace. D'ailleurs, fait assez insolite, pour un long métrage dramatique, il y a quelques passages avec une touche d'humour. Ça manque par contre d'une bande originale digne de ce nom mais bon, c'était peut-être volontaire. J'ai trouvé aussi un peu dommage que l'on ait pas de vraies images d'archives à incorporer mais je ne sais pas comment ça se passe au niveau des droits. Ce qui est le plus fou, c'est que l'on ne sait toujours pas ce qui est arrivé à Suzanne Viguier et ça rend le sujet vraiment intriguant. Pas de chichi sur le dénouement et pour une fois, ça fait plaisir de voir que l'on ne tombe pas dans le cliché. En bref, j'ai été agréablement surpris. Ce n'est pas tout parfait mais le rendu est vraiment sympa. 13/20.