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Nathalie R
27 abonnés
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3,0
Publiée le 12 février 2020
Adam Sandler est complètement habité par son rôle de baratineur trop optimiste. La première moitié du film est un peu trop bruyante, l'intrigue tourne un peu en rond jusqu'à la seconde partie qui entre dans le vif du sujet et rend le film enfin passionnant.
Pour une fois que j'aime À.Sandler au cinéma ! Il met un gros dunk à ce film avec une histoire qui tiens en haleine du début jusqu'à la fin ! L'argent, la famille, le jeu, le vice, la croyance vraiment très bon film ! Mention à Julia Fox aussi
Un des meilleurs films policiers que j’ai vu de ma vie. Mieux qu’un Après midi de chien et (bien), mieux que Tarantino. Le milieu des joailliers de New York est très bien rendu. Les personnages sont truculent. Le scénario est haletant. Des scènes très drôles : le personnage d’Adam Sandler, enfermé tout nu dans le coffre de sa voiture par des voyous, qui demande à sa femme de venir le délivrer et revient comme si de rien était, au spectacle de théâtre de sa fille. Le désarroi des voyous enfermés dans une cage de verre... Du grand cinéma sur Netflix (pour une fois) !
Excellant à tous les niveaux. Ce thriller poisseux nous transporte dans la tête d'un bijoutier accro aux paris sportif. Adam Sandler est complètement possédé par son personnage et nous rappelle bien évidemment de Niro dans "mean streets". Scorsese n'a pas produit ce film pour rien tant son empreinte est omniprésente. On retrouve également du ferrarra dans le décor envoûtant et féroce qu'est la ville de New York.
Avec des dettes qui s'accumulent et des percepteurs qui le cernent, un bijoutier new-yorkais volubile risque tout dans l'espoir de rester à flot... et en vie.
Déjà avec « Good Time » je n’avais pas compris l’engouement généré autour les frères Saftie. Et avec cet « Uncut Gems » – que le grand maître Scorsese s’est décidé à produire, escusez du peu – j’avoue que je ne suis pas forcément beaucoup plus avancé.
Ici encore on a affaire à une sorte de chronique de la lose où les frères Saftie s’amusent à suivre le parcours totalement voué à l’échec d’un personnage imbuvable qui accumule les mauvaises décisions.
Alors OK, j’ai bien compris que c’était le cœur avoué de la démarche et j’avoue qu’elle est amplement cohérente. Adam Sandler campe un personnage remarquablement interprété tant il agace à chacune de ses phrases. Il est une sorte de caïd fantoche qui roule des mécaniques en permanence alors qu’il n’a ni la carrure ni la jugeote pour peser. Quant à tous ceux qui gravitent autour de lui, ils ne valent guère mieux. Du cercle familial à la maitresse en passant par le basketteur-star Kevin Garnett, chacun se laisse bêtement éblouir par cet astre factice qu’est le personnage d’Howard, si bien que chacun mérite finalement d’être emporté dans le tourbillon de ses embrouilles. D’ailleurs tout le monde qu’on nous présente dans ce film est au fond à l’image d’Howard. D’un côté on exploite des petits Ethiopiens pour que de l’autre de gros beaufs puissent fabriquer des Guizmos tout en diamants. Rien d’étonnant en fin de compte que ce film commence dès l’introduction par nous plonger dans le reflet d’une gemme pour finir dans le colon d’Adam Sandler. Tout cela est parfaitement sensé.
Seulement voilà, la démarche a beau être cohérente, moi elle me laisse totalement sur la touche. Pourtant c’est vrai qu’entre la chute d’Howard et celle d’un héros scorsesien il n’y a qu’un pas. Or, j’aime les « Rise and fall » du grand maître Martin alors pourquoi rester hermétique à ceux des frères Safdie ?
Eh bien pour moi ça tient justement à un détail qui n’en est pas un : le ton et la démarché générale. Chez Scorsese, il y a quand-même une iconisation qui est faite de ces sales gamins qui les rend séduisant. Certes, ces gens sont un peu bêtes, mais l’espace d’un instant, ils ont la belle vie des gens qui ne se fixent aucune limite. Scorcese fait de ces gangsters une autre facette de cet état d’esprit qui fait la grandeur de l’Amérique, même dans sa décadence. Par contre, chez les frères Safdie, rien ne me séduit. C’est juste du pathétisme pleine barre. Ces gens sont bêtes et ils ont une vie toute moisie. On ne les envie jamais. Ils agacent toujours. Si bien que chaque minute me renvoie sempiternellement à cette même question : « mais en fait quel intérêt à suivre ces aventures d’Howard ? »
Moi, voir de pauvres gars subir les conséquences de leur propre bêtise (et rien de plus), ça ne me parle pas. Aussi cohérente la démarche peut-elle être, ça ne m’apporte rien. Pire, ça m’agace. Je sais dès le départ où le film va aller. Je sais déjà que je n’aurais aucune surprise. Je dois juste accepter de supporter deux heures de personnages et de situations horripilantes.
Alors après, certes, j’ai quand-même préféré cet « Uncut Gems » à « Good Time » d’où ma note moins lapidaire de 4/10. Déjà « Uncut Gems » a pour lui un certain cynisme qui peut parfois le rendre drôle. (Moi, par exemple, la scène des enchères où le pauvre Gooey se voit obligé de débourser 190 000$ ça m’a sincèrement fait marrer.) Et puis surtout, « Uncut Games » a au moins le mérite d’adopter une forme plastique convenable à regarder, bien loin de cette image cradasse de « Good Time ».
Mais bon, l’un dans l’autre, tout ça ne parvient pas à compenser le profond sentiment de vacuité que j’ai ressenti lors du visionnage de ce long-métrage. Et s’il ne sera pas un film totalement dénué d’intérêt pour certains, moi j’avoue que ça me conforte dans l’idée que – décidément – les frères Safdie ce n’est vraiment pas pour moi.
Mais bon… Après ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
C'est un film très énervant. Le personnage fait du n'importe quoi et est grossier. Je crois que ce film m'énerve car je ne suis pas habitué à voir cet excellent acteur dans ce type de film. Ca ne lui va pas.
Quel claque ! Tout y est, une action maitrisé de bout en bout, peu de répits et de latence pour le spectateur. Une bande son à couper le souffle. Adam Sandler nous offre ici une prestation de haute volée. Au sommet de son art, il nous entraîne dans ses péripéties, on l’accompagne Volontiers dans son ascenseur émotionnel, et bon sang, que c’est bon ! Bennie et Josh Safdie nous propose un film spéciale, loin de tous ce qu’on a pu voir en 2019-2020. Bravo.. Foncez, vous ne serez pas déçu !
Un film bien réalisé, malaisant et étouffant mené par un Adam Sandler bluffant certes. Mais des personnages tous plus pourris et agaçants les uns que les autres pour lesquels on a aucune empathie, un personnage principale irritant et stupide, complètement déconnecté de la réalité arborant son petit air satisfait en permanence... La B.O. est horrible, et puis ça cause sans arrêt dans des pièces exigus pendant plus de 2h, ça saoule! De l'air!
Film réaliste, proche du film d'auteur avec une forte inspiration années 80. Adam Sandler est génial, le casting très juste, pas de fioriture, j'ai adoré. Je recommande.
Après un très efficace Good time, leur précédent film, les frères Safdie font encore plus fort. Et donnent à Adam Sandler un nouveau rôle dramatique puissant après le très beau Punch Drunk Love (2003 déjà). Dommage qu'entre temps il n'ai fait que des nanars ou presque. Uncut Gems est sombre, violent, rythmé, montant crescendo jusqu'à un dénouement terrible qui nous laisse pantois. Par contre que sur Netflix chez nous. Une excellente surprise pour un moment marquant.
Je me suis inscrit à Allo Ciné juste pour faire part du bon moment que m'a procuré ce film visionné un peu par hasard du catalogue N******x.. Le style narratif me fait penser aux frères Cohen peignant le portrait d'un bijoutier juif new yorkais aux prises avec un faune mêlant famille, usuriers retors et stars de la NBA. Toutefois le rythme est encore plus enlevé. Pour moi ce film est une bonne surprise. spoiler: Et la fin pas vraiment Happy End, à la limite du twist est un point d'orgue d' un film haletant et bien réalisé.
Après leur formidable "Good Times" il y a deux ans les frères Safdie reviennent, malheureusement cette fois en streaming, pour à nouveau une oeuvre shootée à l'adrénaline et à la fièvre new-yorkaise. Scorcese, référence revendiqué, est même cette fois producteur, avec Khondji à l'image et Lopatin et Weeknd à la musique, difficile de réunir plus de fées autour du berceau. Glorification de l'argent et de la stupidité d'un monde ultra-libéral où le sang des mineurs éthiopiens se retrouve mêlé aux dunks d'une superstar de la NBA par l'entremise d'un dealeur de diamants juif. Les dialogues sont épileptiques et permanents, leurs sonorités finissent par former un long drone sous cocaïne, faisant passer le dernier Tarantino pour un trip sous Lexomil. Des réalisateurs survoltés à la tête d'un film psychédélique que j'aurais adoré voir en salle plutôt qu'en canapé.