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Nicolas R
10 abonnés
46 critiques
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4,0
Publiée le 1 janvier 2023
Un film au rythme réussi, qui maintient le spectateur dans un stress quasi constant. On suit ce bijoutier juif quarantenaire, infidèle, parieur et menteur, avec une exaspération mais aussi une empathie croissantes, car il nous offre le portrait réaliste d'un homme médiocre, drogué par l'espérance de réussir.
Franchement, j’avais une grosse envie de regarder ce film car j’en avais marre de l’humour d’Adam Sandler, et je me demandais ce que cela pourrait donner dans un rôle dramatique. D’autant plus dans une production de Martin Scorsese. En tout cas, ce film est tout bonnement bien , la réalisation donne de réels effets et le scénario est assez intéressant, même s’il y a quelques longueurs.
Je trouve, en effet, que la réalisation est vraiment efficace et c’est grâce à elle que j’ai pu me plonger dans l’histoire. Je trouve que les bruitages et la musique rappellent vraiment un montage dynamique britannique. Ensuite, la justesse des plans rapprochés et de la fluidité des mouvements font que l’effet anxiogène est vraiment réussi. Effectivement, les mouvements de la caméra sont planants tout en montrant de la brutalité ; le contraste est alors réussi. Sinon, les décors sont plutôt réalistes et bien cadrés ; que ce soit en intérieur qu’en extérieur.
Le scénario est très rapidement peu original (excepté la séquence finale) mais la façon dont est raconté l’histoire est plus importante que l’histoire en elle-même. Surtout que l’intégralité du film est intéressante et c’est bien raconté ; par contre, il est vrai qu’il y a énormément de creux où le scénario s’attarde sur des faits futiles. D’ailleurs, les personnages, même s’ils ne sont pas du tout attachants, sont très bien développés et on a envie de savoir comment ils vont se terminer. Big up à Adam Sandler qui est incroyable dans les films dramatiques. Pendant plus de la moitié du film, j’ai senti une tension que ce soit sur l’intrigue principale ou les intrigues secondaires ; l’histoire arrive à nous placer un suspense pendant 2h15.
Je conseille vivement ce film, il est certes trop long, mais la mise en scène vaut la peine d’être regardée jusqu’au bout ; surtout sur une histoire cool comme celle-là.
Une sacrée claque, rare sont les films aussi réalistes et captivants Alors oui ça crie ca parle fort mais c'est une vraie claque C'est bien filmé, les musiques sont terribles (mention au guest haha) Très bon Sandler C'est drôle par moment, ca bouge, on est dedans des le début Bravo
A lire toutes ces critiques 5 étoiles de professionnels avec des commentaires du type, ce film "est une prise d’otage artistique qui relève du génie." j'aurais du me douter que ce n'était pas un film pour moi. J'aime les films dont je comprends l'histoire, ou je suis en empathie avec les personnages. Si vous êtes simplement à la recherche d'un bon film et non pas d' "une expérience qui grise le spectateur en même temps qu’elle l’asphyxie" comme l'indique une autre critique 5 étoiles, passez votre chemin.
Trop speed, trop bavard, ça gueule sans arrêt...fatiguant au final. Adam Sandler est plutôt bon, mais difficile de s'attacher à son personnage, dommage.
Un film très prenant !, le scénario est très bien écrit, beaucoup de suspense avec un final très en suspense, par contre les dialogues constamment "agressif" et les "cries" sont fatiguant..
"Uncut Gems" est un film nerveux, très nerveux, trop nerveux. Ce personnage principal qui court partout, passe son temps à crier, à chercher le moyen de rembourser sa dette colossale est hautement anxiogène et stressant. De plus, étalé sur plus de deux heures, ce manège devient pénible à visionner. Beaucoup trop long et redondant pour ce qu'il a à raconter. On devine également facilement les tenants et aboutissants d'un tel scénario.
Pourtant, il y a de la qualité dans la mise en scène et dans le montage. Idem du côté du casting. Mais le traitement de l'intrigue et le style de ce long métrage me laisse de glace.
Le film réussi entièrement son pari : nous faire ressentir la fièvre du personnage principal. Quel supplice que de regarder cet homme ne prendre que les décisions les plus risquées tout le long du film ! Quel soulagement lorsque le film se termine et que l'on peut enfin souffler au rythme que l'on souhaite.
Un jeu d'acteur en mode frénésie survitaminée de la part de Sandler. Un croisement inoffensif entre un Begbie intenable (Trainspotting) et un Tommy DeVito ingérable (Les Affranchis). Saupoudré d'un zeste de loose à la Tommy (Snatch). Un langage un brin vulgaire, soit rien de rédhibitoire, mais un rythme scénariste hyper soutenu. Et si en plus vous appréciez les surprises, foncez.
Globalement bien réalisé et un casting plutôt bien choisie , rien d'incroyable des scènes inutiles qui n'apportent pas grand chose mais globalement on ce laisse facilement emporter par le film qui a un sujet original au final, je recommande pour un film netflix en plus.
Film incroyable, vous n'avez jamais vu ça ailleurs. Un shot d'adrénaline de 2 heures. Et puis on apprend qu'Adam Sandler peu être un excellent acteur. À voir absolument
Howard (Adam Sandler) est un bijoutier new-yorkais embourbé dans ses petits trafics pour gagner de l’argent mais les dettes s’accumulent. Dès le début, on rentre dans le bain, c’est immédiatement très bruyant, très rapide, ça part dans tous les sens. Le personnage de Howard est à la fois attachant et agaçant. Toute cette agitation est un peu éprouvante car elle dure sur tout le film, mais c’est aussi ce qui permet de conserver un rythme élevé et de n’avoir aucun temps mort pendant 2h15. Le suspens est aussi maintenu par le fait que le héros fait des paris sportifs pour des matchs de basket, ce qui crée aussi une tension à chaque pari.
La dernière image ? Celle qui me hantera longtemps, c'est ce moment, en apparence très quelconque. Le héros et sa fille ont un échange dans la cuisine familiale. Le spectacle de ce père et la façon dont il cherche en fouillant du regard quelque chose dans celui de sa grande fille... Désespérément. Quelque chose qu'on pourrait appeler de l'amour et qu'il cherche en vain. Déchirant. Fantastique.
Ce film a du flow. John Cassevetes was here. Forcément. Bookmakers et bijoutiers sont de grands rêveurs, d'inusables pare-feux contre les irascibles de tout poil, d'indécrottables mystiques cherchant dans les reflets d'une opale, dans un décolleté profond, dans le money Time d'un match au sommet leur raison de vivre, leur graal...
Les nappes d'électro eghties dans la nuit New-yorkaise font irrémédiablement leur effet... Des séquences en apparence anodines comme celle des poubelles dit beaucoup du fardeau que porte sur ses épaules ce stakhanoviste de la réussite à tout crin, par tous les moyens. Le mythe de Sisyphe à l'oeuvre et à l'écran dans cette brève progression nocturne heurtée qui dit tout du chemin de croix que nous vivons à ses côtés... La grimpette au sommet de sa petite colline d'adrénaline puis patatras... Equilibres précaires, comme le milieu fragile dans lequel croient vivre peinards ses fantastiques poissons-rêves. Une prison de verre. La sienne. Or tout cet univers est constellé de portes vitrées, de caméras, d'écrans et de lunettes indispensables au héros pour déformer la réalité, pour faire vivre sa réalité. Faites de reflets multicolores et de croyances irrationnelles venant se heurter au prétendu esprit cartésien d'un monde qui ne fait que se donner les apparences de la normalité. Qu'est-ce qui est normal par ici ?
C'est d'ailleurs dans ses "temps morts" comme au Basket que se livre beaucoup de la vérité du film et de celle de son héros, de ce clown triste. Le choix d'Adam Sandler est en cela brillantissime. Quelque part entre Jerry Lewis et Docteur Love. Ses deux visages. Janus doublement mis à nu. Il y a celui qui est perdu, qui pleure comme un enfant, deux mèches rougies dans le pif et il y a l'autre, celui qui gesticule dans son verre d'eau privé d'oxygène à l'instar du spectateur cherchant de l'air. Pas un hasard qu'on ait fait appel à Adam Sandler (King of Comedy) pour ce rôle tragicomique. Et je repense d'ailleurs à la grande dépression fatale d'un Robin Williams ou de ces grands humoristes qui tombent le masque une fois loin des regards, une fois seul avec eux-mêmes. Et ce qu'ils dévoilent est souvent bouleversant.
C'est pourquoi au-delà de ce qu'il est, un très grand film noir (dans la lignée de Meurtre d'un bookmaker chinois), je retiens surtout la prestation extraordinaire de cet acteur (le rôle de sa vie probablement) et son personnage tour à tour haïssable, consternant et attendrissant. Lui dans cette petite boutique des erreurs qui devient la grotte dangereuse (son cerveau enflammé), de la séquence d'ouverture, un terrain à explorer, à creuser sans relâche à ses risques et périls. J'ai d'ailleurs repensé à l'univers anxiogène de Pi (Darren Aronofsky) dans lequel Max, brillant mathématicien, cherche jusqu'à la folie à trouver la formule mathématique qui se cacherait cyniquement derrière les énigmatiques soubresauts du marché des changes. Deux personnages en quête de leurs personnages, de leurs fins dernières et qui se brûlent les ailes ou tombent sur un os. Une pierre. Précieuse ou pas. Uncut. J'aime à la folie !
Un bon thriller où les enjeux vitaux se dénouent aussi vite que dans un Scorsese. Grande performance d'Adam Sandler dans un monde où le traitement des couleurs et la musique vous embarque dans une vision bien originale du cinéma, on sent que les frères Safdie savent où il veulent aller...
Adam Sandler change de registre, et il est plutôt convaincant. Mais ce film est un énorme bazar où tout le monde crie dans tous les sens et l'histoire se borne à suivre ce bijoutier gangréné par le démon du jeu (les paris sportifs) et toutes les galères dans lesquelles ça le conduit. Au final il n'y a aucun intérêt car peu de cohérence.