Good Time le précédent film des Frères Safdie avait été une découverte très enthousiaste ! L'implication mise par les réalisateurs et l'équipe qui les accompagnait m'avais à l'époque faite forte impression. Uncut Gems est très similaire dans son approche et dans son récit, la forme se rejoins aussi à travers les marottes recensés ici et là. Pour autant mon ressentit est tout autre. Si j'éprouvais une certaine empathie - voir de la désolation - pour les " voyous " de Good Time ici je n'ai à l'égard de son personnage titre que rejet et aversion. Adam Sandler incarne ici une raclure sans scrupules dont la souffrance le galvanise. Aucun remord ne l'habite, rien ne transparaît chez lui ... Uncut Gems en cela suscite un malaise un peu déplaisant mais qui donne une fois digéré une puissance au cinéma des frères. Un long métrage qui se place en digne héritier de Bad Lieutenant et Taxi Driver ! A revoir.
Pendant un peu plus de deux heures, Adam Sandler passe son temps à hurler, à dire"f..k", à essayer d'échapper à des gros bras, et à voir ses plans tous s'effondrer les uns après les autres. 'Uncut Gems' est donc frustrant, éreintant, pénible même : on ne passe pas un moment particulièrement plaisant en le regardant. Sa puissante dernière partie parvient cependant à donner à l'histoire une valeur de parabole sur l'état du monde et la condition humaine à mesure qu'il devient clair que ce qui anime Howard, ce n'est pas la perspective de gagner, mais le jeu lui-même, dans un élan paradoxalement aussi vital que nihiliste.
Découverts dans la noblesse de « Mad Love In New York » et la réconciliation avec Robert Pattinson dans « Good Time », les frères Benny et Josh Safdie se sont fait une réputation et ils inaugurent de l’espoir dans cette filiale du cinéma qu’est Netflix. Qu’on apprécie ou non le concept, ces réalisateurs sauront jouer avec les attentes et la folie du spectateur, comme du personnage central. Dans ce polar fou furieux, l’intrigue nous emmène dans un « No Man’s Land », quelque part entre les enfers et le paradis, mais inutile de préciser que beaucoup de choses vont mal tourner et vont précipiter les enjeux à un niveau où la fibre du hasard sera notre seule échappatoire.
On nous introduit Howard Ratner, bijoutier et acheteur-parieur compulsif. Il vit constamment sur le fil entre la réussite et le désastre, mis quand le destin vient frapper à sa porte, il ne peut plus reculer et fonce droit dans une pente dont il serait possible de faire marche arrière… quoique. Adam Sandler le campe avec une justesse, réhabilitant ainsi le comédien qui s’est souvent enfermé dans des comédies inintéressantes, voire ridicules. Même s’il faut parler divertissement, la sensation ira à l’opposé à ce qu’on lui aurait associé. Mais nous le sentions déjà plus mature, notamment avec son passage derrière la caméra de Paul Thomas Anderson dans « Punch-Drunk Love » et il le démontre avec une puissance émotionnelle qui évoque l’art abstrait, mais qu’on prend soin de voir briller le temps d’un espoir avant de le voir replonger dans une spirale chaotique. Il constitue cet amas d’énergie qui perd en intensité et qui engendre les collisions les plus improbables et les plus vicieuses. Et c’est justement dans ce contexte ardent qu’on le verra évolue et au cœur d’un récit New-Yorkais frénétique et rocambolesque.
Il vaut le voir pour y croire et il ne s’agit pas que de l’œuvre qui est le témoignage d’une excellente écriture. La venue d’une gemme viendra bouleverser la routine, loin d’être concluante, d’Howard qui jongle constamment entre les familles et amante, ou encore clients et fournisseurs. Tout se recoupe à des dettes démesurées qui manipuleront son instinct et sa raison, s’il lui en reste. Et on ressent constamment le protagoniste se débattre pour sa survie grâce à ce cadre serré et étouffant. Tout le monde cherche à gagner du terrain sur l’autre et les forces qui s’opposent sur l’écran font le nécessaire afin de s’armer d’impatience, tout comme le spectateur qui guette si sa place est assez confortable. Le combat est physique et mental, notamment dans un dernier acte qui nous empêche de respirer ou étire l’échéance avent une telle pression qu’on ne vit plus que dans l’instant.
On le comprend donc, mais « Uncut Gems » réussit le pari fou d’assimiler un univers noir et redoutable, même pour le plus confiant ou le plus chanceux. Les multiples péripéties alimentent constamment la chute du héros qui panse à chaque fois ses plaies, de plus en plus conséquentes et de plus en plus lourdes de sens. Le film adore maltraiter ses personnages, mais avec l’ironie et du sort et d’un environnement que l’on exploite avec parcimonie, afin de rendre ce thriller tranchant et sanglant.
Un film dramatique interprété brillamment par Adam Sandler. Une histoire prenante qui met en scène un anti-héros qui accumule les mauvais choix. Un style particulier où le personnage principal est détestable, mais très bien développé. La tension est palpable à chaque instant. Je n'ai pas décroché du film une seule seconde. Avec une fin inattendue qui fait son effet, Uncut gems est un très bon film à voir.
Mais vraiment c'est un film tellement frustrant je m'attendais à voir quelques choses de correct mais au final j'ai dû prendre sur moi pour pouvoir le finir tellement il est mauvais.si je pouvais lui donner moins cinq étoiles je l'aurai fait
UNCUT GEMS est un film fiévreux et prenant, tenu par l'interprétation impeccable d'Adam Sandler. Le son est presque inaudible, les voix et les sons de la ville s'enchevêtrent et intensifie la sensation d'urgence et de claustrophobie du personnage. Encore un petit bijoux des frères Safdie.
Une réalisation survoltée, tourbillonnante qui traduit bien le désemparement du perso principal, un bijoutier new-yorkais qui jongle, sur le rythme effréné de ses coups de téléphone, avec ses dettes. Adam Sandler est excellent en underdog new-yorkais, arrachant chaque affaire avec tout son corps. Le film est en ce sens un beau portrait de ces battants américains, dont l'ascension sociale se fait dans le mensonge, par des combats déloyals. On ressort donc fatigué de cette atmosphère très étouffante, oppressante, et c'est sûrement là le but escompté, bien que le film, et moi même, aurions eu besoin de reprendre notre souffle.
Un film détestable car le rôle principale est détestable, l'anti héros par excellence, un mec qui ne pense qu'à sa gueule, qu'à la thune, un mytho, un parasite. La seule chose qu'on souhaite ce personnage est une mort lente et douloureuse. Un vrai film sans intérêt qui fait pousse à l'antisémitisme..... honteux
Un thriller cynique et survitaminé qui se permet à peu près toutes les audaces. Certes il faut s’accrocher pour suivre l’intrigue, et accepter les bizarreries d’un scénario qui marie volontiers le réalisme et l’absurde... mais si on y parvient, on ne peut qu’apprécier le spectacle. Seul point noir : la BO, souvent horripilante.
Film étrange, dans sa BO expérimentale, et dans son scénario débridé qui nous fait suivre Howard, que l’on plaint pour ses malheurs, et qui les cherche bien aussi. Adam Sandler en fait beaucoup mais il reste bon dans un film travaillé, dans les personnages, dans les décors, dans la musique et finalement assez surprenant. Ce film est un OVNI dans le grand océan des films qui sortent ces dernières années, et encore plus dans la galaxie Netflix qui n’a pas vraiment l’habitude de prendre ce genre de risque. Imaginez un film qui n’est pas un film d’horreur, et qui dure plus d’1h45 !! L'ensemble de ma critique : http://www.seven-art.fr/uncut-gems.html
Adam Sanders est éblouissant. Ce Michel Leeb yankee trouve ici une véritable rédemption artistique et les innombrables daubes de sa filmographie passent dorénavant au second plan. Le film et sa réalisation sont stratosphériques, tout comme la musique. On peut détester l'oeuvre filmique, chaotique et sous amphétamine, mais si on en accepte le principe déjanté, on est transporté. Deuxième claque après Irishman pour Netflix !
Josh et Benny Safdie viennent de lâcher une petite bombe. Avec Uncut Gems, les deux jeune réalisateurs américains, entrent directement dans la cour des grands. La réaction du public et des critiques, a été unanime. Adam Sandler trouve ici, son meilleur rôle. Uncut Gems lui permet de prouver qu’il est bien plus que ses comédies potaches (pour sa défense...
Le film commence dans un colon et se termine dans un spoiler: trou fait par une balle . On dira donc que le film se passe très littéralement au travers du personnage de Sandler,un pauvre type dont on a vraiment pas envie de s'attacher, mais aux basques duquel on colle pendant plus de 2 heures. Pas de temps morts, ça non, mais comme l'a dit un autre critique, film énervant plus qu'autre chose. Hors de question que je le revoie.
Ce film n’est pas une énorme réussite, malgré un Adam Sandler très bon dans son interprétation, beaucoup de longueur inutile dans le film, qui casse la dynamique, sa reste quand même un film intéressant et une fin que j’ai trouvé excellente.