Bergman Island
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OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2022
Sublime.

Un couple qui admire Bergman sur l’île de Bergman c’est bancal comme point de départ mais c’est tellement réussi.

Ça passe énormément par les comédiens : ils sont le film. C’est pas tape à l’œil mais ils jouent tellement tellement bien sans en faire beaucoup.

Le montage fond les frontières avec beaucoup d’idées.

L’ensemble est tellement cohérent, tellement frais, tellement agréable. Je peux juste lui faire l’unique reproche d’être un peu long mais en vrai on s’en fout.

Ça donne envie de partir en vacances en plus.
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 août 2023
Décidemment, le cinéma de Mia Hansen Love a du mal à me toucher. Dans "Bergman Island", pas l'once d'un enjeu dramatique fort, d'une réflexion puissante sur le cinéma ou d'une passion vibrante. Non. On est dans dispositif contemplatif vaguement cérébral ou les personnages se promènent sur l'Ile de feu Ingmar, prennent des photos, se baignent, dansent ou digressent sur leurs petits soucis existentialo-cinématographiques. Et l'opération de mise en abyme avec le film dans le film nous sort à peine de notre torpeur Les actrices, cependant, amènent une peu de fraîcheur et de grâce, Vicky Krieps et surtout la sublime Mia Wasikowska, elles sont sans doute les doubles de la cinéaste. Et puis la photo, la fluidité des plans mais ça ne suffit pas pour être vraiment emporté par le projet de mademoiselle Love...Mais au fait, quel est le sujet du film ? Le cinéma ? L'amour ? Le couple ? Bergman ? la bibliothèque de Bergman ? la vidéothèque de Bergman ? Un peu tout ça. Et l'ennui.
C'est un film sur l'ennui. Du spectateur.
Caton le Censeur
Caton le Censeur

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 septembre 2021
Navré trop intello pour moi... j'ai tenu une heure et suis sorti.
Discours platoniques auxquels je reste étranger. D'un ennui à mourir.
Peut-être réservé aux spécialistes de Ingmar Bergman.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2021
Un chef-d’œuvre de délicatesse ! Bergman island est bien plus qu’une petite comédie amoureuse sur l’île de Faro, comme je l’ai bêtement cru pendant 100 bonnes minutes lors de ma première découverte. Le dernier quart d’heure magistral et une seconde projection complète m’ont convaincu de l’importance de ce film. Mais la chose est tellement subtile qu’il est bien difficile d’en témoigner. Bergman island, c’est d’abord des récits de couples, plus exactement deux récits imbriqués l’un dans l’autre, et qui dialoguent. Deux femmes, trois hommes. Chris (prénom féminin ici) et Anthony semblent être une duplication du couple Mia Hansen-Love / Olivier Assayas (deux cinéastes, 26 ans d’écart, quinze ans de vie commune, une fille). L’ascendant paternaliste de la figure mâle apparaît dès le deuxième plan du film, dans un avion, et sera constant ensuite. La grâce de Vicky Krieps contrebalance le spectacle un peu pathétique de cet homme égocentrique, tout comme la rencontre fortuite d’un étudiant suédois en cinéma dont on aurait tort de croire que ce n’est qu’un second rôle… Dans ce premier récit est imbriqué un second où Amy souffre elle aussi de sa relation aux hommes incarnée par Joseph, tandis que le même étudiant suédois débarque de nulle part pour une partie de petits chevaux alcoolisée. Et puis arrivent les inénarrables quinze dernières minutes du film dont on ne dira rien tant elles portent cet opus dans une autre dimension cinématographique… Toute la complexité des relations de couple est signifiée par la précision des situations, des dialogues et du jeu des quatre comédiens. Les femmes survolent tout, même si en apparence elles semblent ballotées par leurs mâles dominants. Les hommes se débattent face à leur impuissance à rassurer une artiste en mal d’inspiration (Anthony) ou face à l’incandescence de l’amour de l’autre qu’il n’arrive pas à affronter (Joseph). spoiler: Joseph fuit quand Anthony revient, en un double mouvement plus complexe qu’on ne croit. La lâcheté du premier, qui inflige à Amy l’une des pires nuits de sa vie, semble comme traversée par la nécessité pour lui de casser brutalement et définitivement une relation trop dangereuse à ses yeux.
La fidélité du second réservera mécaniquement une nouvelle pelleté de condescendance et de surplomb viril. spoiler: Mais ça, on ne le verra pas, car le dernier plan se concentre sur la relation mère/fille et sur le regard distancié et critique de Chris sur les hommes, sur son homme…
Le film vaut aussi par l’ampleur du dispositif mis en œuvre pour rendre hommage à Ingmar Bergman. Mia Hansen-Love n’est jamais dupe de l’exploitation touristique ridicule du maître suédois, drainant son lot de nerds cinéphiles qui gagnent à tous les coups le quiz Bergman, avant de monter dans le bus du Safari Bergman garé devant le Bergman Center. Elle met en doute la figure du cinéaste par un premier échange sur son rapport aux femmes et à ses enfants, puis par une tirade vilipendant son rapport au père et aux figures d’autorité. Mais cette première ligne de discours cynique est tissée d’une seconde, sincère et admirative. Chris et Amy révèrent le réalisateur de Persona. La première trouve en son jeune étudiant suédois un relais pour entretenir cet attachement cinéphilique. Et là encore, on ne dira rien des quinze dernières minutes qui annihilent tout le cynisme du cirque Bergman pour laisser place à un vibrant hommage. Franchement, c’est à pleurer… Enfin, quelle mise en scène ! Trop empêtré dans ma lecture critique de relations trop phallocentrées, je n’y avais prêté aucune attention lors de la première séance. Mais la seconde m’a permis de saisir ce trésor de subtilité et de délicatesse, qui use de travellings élégants, d’effets de flou, de décadrages, etc. pour traduire les situations et nous imprégner des ambiances de cette île scandinave, le tout accompagné par une musique parfaitement appropriée. Bref, j’ai cru que c’était un petit film, mais là, je me demande si ce n’est pas un chef-d’œuvre !
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2021
Il y a sans doute une bonne part d'autobiographie dans ce film racontant le séjour d'un couple sur l'île suédoise de Fårö, île où vécut Bergman, lui, réalisateur de cinéma, plus âgé que sa compagne, réalisatrice de cinéma : une situation similaire à celle qu'a vécue Mia Hansen-Løve auprès d'Olivier Assayas. "Bergman Island" est un film sur l'amour et sur la création, avec, bien sûr, les effets de l'amour sur la création et de la création sur l'amour. Un film poupée gigogne, avec un film à venir qui se raconte en images dans le film, et, petit à petit, les 2 films qui fusionnent. Très belle utilisation du scope, et, comme toujours chez Mia Hansen-Løve, un beau choix de chansons pour la BO (En particulier Robin Williamson, ex Incredible String Band). Quant à la distribution, elle est de très haut niveau : Ton Roth, Vicky Krieps, Mia Wasikowska, Anders Danielsen Lie. Peut-être pas le meilleur film de Mia Hansen-Løve mais très bon film quand-même.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2023
Bergman Island ressuscite très vite des images d'Eden, à ce jour le seul et l'unique film que je connaissais de cette réalisatrice, qui de par cet unique long-métrage avait su me surprendre. Des images donc, mais un effet aussi similaire, après découverte de ce dernier.

Mia Hansen-Løve entrouvre une introspection sur comment être - une - Artiste. La réflexion qui s'articule autour de cet état de fait est d'ailleurs une de ses caractéristique première, sa mouture originelle. Elle tente, en filigrane, une approche somme toute assez particulière. En expérimentant la découpe assez originale de son film, elle en assume un risque, et bouge de surcroit une ligne qui confond réalité et fiction comme un geste d'une authentique conception en lien avec l'idée qu'elle développe. Une expérience en elle même à saluer.

Dès son entrée en matière, Bergman Island dresse deux portraits. Celui d'un couple, cinéaste, comme on le découvre, le tout, dans un champ lexical qui tourne autour de la découverte. Le voyage, qui à d'office des airs de pèlerinage se bâtit sur les détails de situation. Transports, environnement nouveau, petites anecdotes de parcours trustent cet endroit peu commun, et qui l'est tout en même temps de par ce point de vue-ci. Néanmoins, pas de vacances, pas vraiment du moins. Le mot " travail " est vite mis en évidence. La question de celui-ci, des rapports, méthodes, et appliques sera de la partie dès lors.

Un autre mot, cette fois de sa bouche à elle viens changé la donne, " Angoisse ". La mise en parallèle avec le calme et la beauté du décors est un autre jeu de miroir qui désarçonne, implique un bruit que l'on ne nomme pas, lui. Il est vrai d'ailleurs que tout ici fait office de toile. De sa maison, en passant par sa mer, de ses murs en pierre sèche qui vraiment illumine le cadre, et qui me file des complexes ... Sérieusement, il y'a là une forme de beauté étrange, intrinsèque à sa composante.

La scène de réunion qui débute en extérieur avant de rentré à la nuit tombé sur Bergman en lui-même et l'échange des savoirs autour m'a fait tilté sur le rôle tenu par Chris dans le déroulé de cette soirée. Elle, plus jeune, moins expérimenté, un peu à la traine, qui pose les questions, qui retourne cherché son verre non pas car distraite, mais plutôt comme largué par cette attention en particulier configure ses évasions à venir. La figure du génie, absolument présente partout, que l'on fuit, que l'on cherche, va aussi dans la bascule s'invité au processus de création initié par cette dernière. Une émancipation par une fixation différente, qui nait d'une difficulté à crée et en cela gagne encore davantage d'estime.

Le scénario qu'elle entame, qui prend vie devant nos yeux, avec notre complicité presque dresse aussi le portrait d'un couple, plus jeune, un miroir encore. Pas tout à fait identique toutefois. J'y reviendrai. Il se boutique devant nous le vrai risque du film, une incursion dans une autre cellule à même celle-ci. Elle raconte son déroulée, et nous attrape dans le micmac. Mia Wasikowska, elle aussi, beauté étrange, n'y est pas pour rien.

Sans me plaire, ni me déplaire, tout du moins, rien en moi fut éveillé par la contorsion mis en exergue pour ainsi dire mais dont je relève la diversification. J'aime aussi l'idée pour le croissement avec la finalité de cette histoire. On termine sur un tournage, qui confond ses deux mondes, là ou deux mains se touchent et se disent aurevoirs. La parabole des segments de cette femme qui de suite retrouve son mari et son enfant entre en collision avec la nuit du film en préambule. Une bien jolie manière de conclure.

Bergman Island dans son bien jolie projet est exécuté par une réalisatrice qui emploi sa correspondance pour conduire une Vicky Krieps sur des chemins incroyables. Simple, mais sublime.

Mia Hansen-Løve, m'a cependant perdu avec sa longueur, son sens de l'épure, une froideur que je n'ai pas vécu comme telle. Une moiteur se niche dans l'essai, dans une conjugaison à la Woody Allen lorsqu'il oscille lui aussi dans le même film entre comédie et drame, avec plus de réussite pour la française. Il faut encore être juste ! D'ailleurs, je me permet d'insisté sur la beauté de son métrage, dont je n'ai pas su prendre la pleine mesure de son exercice mais que je salue encore ... Quitte à me répéter.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2021
Film hommage aux "2 Bergman".
Presque un côté docu. d'où (surtout au début)  un " côté intello. " , un peu gênant, surtout quand on n'est pas des fins connaisseurs de ce réalisateur, il nous manque des clefs ; puis le film dans le film et là on y est nous aussi. Des comédiens ou  des personnages on ne sait plus. L'imaginaire réaliste ou une réalité imaginée ? fiction ou vraie vie ?
La confusion s'installe mais le film n'est pas confus , il est bien au contraire très construit.
Tout prend place lentement , on vit
doucement nous aussi à Faró.
On va y aller un de ces jours c'est certain et on y  "fera notre cinéma ".
Kiberen
Kiberen

27 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2021
Réflexion douce sur le culte de l'auteur, les conditions de la création artistique et la frontière entre réalité et fiction, tout fonctionne à merveille dans ce film

Chaque dialogue, chaque situation est remplie de clefs de compréhension qu'on peut interpréter de bien des façons, le tout fonctionnant grâce à un acting absolument impeccable et une réalisation douce et emportée qui ne rend jamais le film lourd

Réel où non, chaque personnage nous touche par leurs dilemmes, leurs choix moraux, leur rapport l'existence et à sa valeur


"Bergman Island" est un film complexe sans jamais devenir inaccessible, poétique et terre à terre à juste dose, doux amer, beau et parfois cruel. Une merveille.
Aymeric L.
Aymeric L.

22 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2021
Très beau film sur un couple d'artistes en quête d'inspiration et dont la vie se confond avec leurs personnages. Les paysages suédois sont magnifiques. Les acteurs sont excellents. Un bon moment d'évasion.
Brol le chat
Brol le chat

11 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2022
Une belle réflexion sur la vie et le cinéma, où le scénario que Chris (Vicky) raconte à Tony, son mari (Tim Roth) s'entremêle harmonieusement avec leur relation.
Christophe Le Jeune
Christophe Le Jeune

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juillet 2021
Franchement decevant, d autant plus que j avais bcp aime Le pere de mes enfants et L avenir.
Mais la franchement, cette histoire de couple de cineastes sur l ile de Bergman, ne tient pas la route, il n y a pas de rythme, cela tourne en rond...
Dommage, car les acteurs sont bien choisis et tres bons, c est bien filme.
Une erreur de parcours probablement.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2021
Mia Hansen-Love est repartie bredouille de Cannes, mais son film Bergman Island est plaisant à voir, mélange de comédie et de réflexion sur la création cinématographique. En tout cas, il m'a plus convaincu que son précédent L'avenir auquel je n'avais pas prédit un grand futur. Bien sur, pour apprécier, et pas que beauté rude nordique du lieu, il vaut mieux avoir entendu parler de Bergman, vu même il y a longtemps quelques uns de ses films, mais il n'y a aucune nécessité de connaitre ses films en détail. Le propos est vite universel, et plus profond qu'il n'y parait. cinéma juillet 21
NammJones
NammJones

139 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 mai 2022
J'ai du mal à comprendre les critiques très positives sur ce film qui est, quand même d'un ennui mortel. Du mal à comprendre ou la réalisatrice nous mène, sur quelle histoire, quel message...
gigitop
gigitop

7 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2022
Il ne se passe pas grand chose dans ce film mais on ne s ennuie pas. On est happé par les paysages de cette île et curieux d y suivre es personnages qui s y croisent Une île qu on a très envie d aller découvrir
Julien L.1976
Julien L.1976

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2022
Pour ce long-métrage intitulé "Bergman Island", la réalisatrice française Mia Hansen-Løve a fait appel au charismatique Tim Roth, notamment célèbre pour ses apparitions dans "Reservoir Dogs" en 1992 et "Pulp Fiction" en 1994, ainsi qu'à l'actrice luxembourgeoise Vicky Krieps (que nous avions eu l'occasion de voir dans "Möbius" en 2013 et le remarquable "Phantom Thread" de 2017), sans oublier l'excellente Mia Wasikowska qui fait son apparition un peu plus tard au cours du film. Cette œuvre s'intéresse en réalité au parcours et à la biographie du metteur en scène, scénariste et réalisateur suédois Ingmar Bergman ; autant dire que le sujet concerné n'était pas aisé, même si paradoxalement, le scénario est simple dans la mesure où il tourne essentiellement autour des deux personnages principaux (Tony et Chris), qui incarnent un couple de deux cinéastes à la recherche d'inspiration. À l'instar du célèbre scénariste suédois, Tony et Chris s'installent sur la superbe île de Fårö (mer Baltique), afin de s'imprégner, entre autres, du passé de Bergman, leurs conversations sont brèves, mais intéressantes. "Bergman Island" est un film plaisant et agréable, il lui manque cependant ce petit quelque chose qui aurait pu en faire un très grand film, voire une référence cinématographique, mais ce n'est pas le cas, étant donné que le sujet principal est légèrement survolé (cette interprétation n'engage que moi), car quitte à réaliser un "film intellectuel", la réalisatrice aurait dû aller jusqu'au bout de ses idées (d'où un léger sentiment d'inachevé et un manque de consistance évident dans les dialogues qui concernent Tony et Chris). Qu'importe, "Bergman Island" est marqué par la beauté, l'intelligence et le raffinement, nous sommes bercés par cette atmosphère idyllique, la qualité des acteurs et les magnifiques paysages scandinaves ; pour toutes ces raisons et à défaut d'être inoubliable, "Bergman Island" reste un très beau moment de cinéma.
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