Le film partait avec des atouts, un groupe de quatre quadras dont deux bien décrits (Luke et Dom, les deux autres on les confond un peu, De plus Luke s'embarque là-dedans avec uspoiler: n énorme sentiment de culpabilité. Tout est donc prêt pour que ça fonctionne bien et effectivement ça le fait d'autant que le cadre est splendide. On assiste donc pendant une heure à du bon survival, puis tout ce gâte quand apparait spoiler: une espèce de secte bizarroïde qui fait prendre au film une direction peu intéressante. Et comme si ça ne suffisait pas, on a droit à une fin incompréhensible (et sur ce point je laisse les capillotracteurs débattre du pourquoi et du comment de la chose, moi je m'en tape).
Enfin vu Le Rituel. Ce film d'horreur Netflix propose une première partie passionnante, qui joue habilement avec les sens et le décor forestier. Malheureusement, malgré le design réussi de la créature, le climax est assez décevant, et s'apparente à du mauvais Ari Aster.
Une variation autour du mythe du wendigo, l'un de mes préférés du folklore fantastique, à mi-chemin entre "Predator" et "Le projet Blair witch" tout en faisant aussi penser à "Troll hunter". Une production Netflix assez classique, efficace et plutôt agréable mais un film qui n'a rien d'inoubliable ou de transcendant, un moment strictement récréatif mais sans âme. Quelques passages relativement intéressants mais un univers horrifique qui aurait mérité d'être fortement approfondi comme a su le faire récemment Scott Cooper sur son long-métrage "Affamés". Aussitôt vu, aussitôt oublié.
Malgré une fin un peu vite expédiée et quelques questions qui restent sans réponse, ce folk horror movie se laisse agréablement visionner car il fait montre d'une tension constante distillée avec beaucoup de maîtrise par un réalisateur qui sait tirer parti des lumières, des sons et des décors naturels qui lui sont offerts. Beaucoup plus intelligent qu’il n’y parait, ce long-métrage est aussi une belle métaphore sur le deuil d'un ami et nous fournira quelques séquences magnifiques (comme celle de la première apparition de la créature païenne de pied en cap ou encore celle avec les néons dans la forêt), de quoi passer, en sa compagnie, une bien belle soirée d'Halloween, par exemple !
Une belle entrée en matière, un film qui se construit autour des peurs, et qui ménage un bon suspens. Mais, on se demande où cela va nous mener, on se demande si la chose sera à la hauteur de nos espérances, on se demande si cela ne va pas tourner au ridicule. Après une bonne moitié de film, où l'on nous suggère plus que l'on nous montre et où tout fonctionne, le virage se fait en douceur, mais comme c'était à prévoir tombe dans une logique fantastique de quatre sous. C'est dommage, car les paysages et le suspens aurait mérité un peu mieux pour son final.
Film poignant, introduction qui prend aux tripes, une suite à l'ambiance terne, pluvieuse, forêt sombre, maléfique. Que du bon, dommage que la fin soit si "soudaine" et surtout convenue.
La première partie est bien exploitée avec un survival dans les belles forêts suédoises, et la montée en pression façon "projet Blair Witch". Mais malheureusement tout s'effondre sur la fin quand le mystère se révèle et qu'on se demande si les scénaristes n'ont pas abusé de bière Skoll pour achever leur script...C'est dommage, il y avait de quoi faire.
Avec sa sympathique ambiance à la Blair Witch (sans malheureusement égaler ce dernier), Le Rituel se laisse agréablement regarder. Netflix nous propose ici un petit film sans prétention auquel il ne manque finalement qu'un bon pitch. A voir si vous aimez le genre.
[SOIPLERS] En voilà un bon film Netflix ! Il y a tellement de bonnes choses concernant ce film ! Dans un premier temps la mise en scène, un mélange de gros plans, de superbes plans d'établissement nous donnant à voir des paysages absolument somptueux, qui se dégradent dans la beauté et la perception grâce à une musique très juste de Ben Lovett, surtout avec la présence des violons. Les lieux, ces forêts assez atypiques dans le nord de la Suède servent magnifiquement l'intrigue et la dégradation de la situation. La direction artistique est elle aussi assez juste, pas de comportement trop pompeux mais des émotions justes qui servent aussi le film, tant dans le drame amical que subissent ces amis, que dans le drame l'acceptation et le rejet de la culpabilité. Le côté esthétique de la bête est lui aussi très bien fait, et le choix de ne la montrer que par partie, et très brièvement, et donc en la sous-entendant par des pas, des rugissements ou des mouvements d'arbres est très intelligent pour alimenter l'augmentation du stress et de la peur. N'oublions pas de parler de la photographie d'Andrew Shulkind, qui se justifie davantage à l'étalonnage, le jeu avec les lampe-torches, la brume, ou encore la couleur marron-sombre du tronc des arbres, ou ce sang rouge vif qui se détâche du paysage. Bref, un jeu judicieux entre drame amical, culte horrifique et nature.
Malgré l'originalité de ce qui se cache dans la forêt, le film est d'une banalité affligeante, situations vues et revues 10000 fois dans ce type de film.
J'ai adoré ce film. L'ambiance toujours glauque et oppressante de la forêt. Le vernis de l'amitié qui lie les compagnons entre eux mais qui s'étiole inexorablement. La présence d'une force surnaturelle extrêmement angoissante quelque part dans les sous-bois, sans forme compréhensible, mais bien présente. Les paysages (sublimes !). Le drame personnel passé qui, pour le principal protagoniste, se superpose en filigrane au drame qu'il vit en temps réel. C'est bien fait, ce n'est pas très original, on se doute de la façon dont cela va se terminer, et la partie finale autour du culte est introduite un peu maladroitement, mais ça reste très agréable à regarder.
Après quelques co-réalisations plus ou moins fructueuses (« V/H/S », « 666 road »), David Bruckner décide finalement de se lancer en solo avec une œuvre beaucoup plus personnelle. Pour un premier essai, « Le rituel » se révèle d'ailleurs d'une indiscutable originalité en nous plongeant profondément au cœur d'une sombre forêt Suédoise. On y retrouve quatre amis qui tentent d'oublier une expérience traumatisante en faisant une randonnée dans ce cadre un peu extrême... Bientôt leurs aventures vont devenir pour le moins étranges, voire réellement inquiétantes. Dès les premières minutes, le film semble donc tenir toutes ses promesses avec une ambiance inquiétante et particulièrement immersive. Les acteurs sont très convaincants et on parvient sans peine à se prendre à leur jeu, attendant avec impatience de découvrir ce qui les suit dans l'ombre. Les événements s’enchaînent sans temps mort et la tension devient de plus en plus forte, rappelant immanquablement « Le projet Blair Witch » (dont le cinéaste tente visiblement de s'inspirer). Malheureusement, la dernière partie est nettement moins efficace et « plombe » un peu la réussite de ce petit film d'horreur qui reste tout de même éminemment sympathique. A découvrir !
Le départ de l'histoire est plutôt bon étant donné que nous avons droit à une équipe de copains qui ne sont pas des adolescents pubères.... Ils sont plus près semble t-il de la quarantaine que des 15 ans. De plus, le paysage n'est pas somptueusement vert... La forêt suédoise (à la frontière avec la Norvège) est même plutôt sombre et même carrément pelée par endroits. L'atmosphère angoissante est bien rendue. L'histoire hélas bascule vite dans le grand guignol, à mon goût, devenant fantastique et très tirée par les cheveux... Dommage.
En quelque sorte un crossover entre "The witch" et "Comme des proies", bien interprété et aux scènes coup de poing réussies. La forêt est fort bien filmée et offre à nouveau un cadre et une atmosphère uniques.