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Un visiteur
1,5
Publiée le 18 février 2020
Le film passe à coté de son sujet qu'il ne fait qu'effleurer. La faute à un scénario paresseux où le manque d'inspiration est patent. Cet homme pressé ne force pas tellement la sympathie, même lorsqu'il se retrouve affublé d'un trouble du langage, suite à un AVC, qui chamboule sa diction et le rend professionnellement inopérant. Peu de sensibilité et donc peu d'empathie dans ces scènes souvent sans intérêt. De plus, le film multiplie les écarts narratifs au point de nous perdre. Car à l'expérience de l'ennui, si habituelle dans le cinema francais, s'ajoute celle du chaos : le montage calamiteux, où les faux raccords sont la règle, rend l'ensemble si saccadé et si peu fluide que c'en devient fatiguant. Seule la fin du film parvient à transmettre quelques belles émotions, salutaire après une heure et demi passée à s'ennuyer.
Ah je ne pourrais définitivement pas être critique de cinéma, pour la simple et bonne raison que ma subjectivité a (parfois) fâcheuse tendance à transpirer fortement dans mes écrits. Une illustration ? Fabrice Luchini. Cet acteur est extraordinaire. Il incarne son personnage. Il est le personnage. Comme dans chacune de ses apparitions, au demeurant assez rares. Et comme dit l'adage, ce qui est rare est cher. Car le scénario ne brille ni par son originalité, ni par rythme. Mention spéciale néanmoins à Leïla Bekhti, qui ne s'en tire pas si mal face à ce talent du Septième Art.
Comédie dramatique efficace, qui parvient à gérer et à mélanger relativement bien ses ressorts comiques et émotionnels. Malgré une dernière partie plus faible, c'est une agréable proposition.
Un film cosmique qui fait bien frire... Un commercial qui fait un AVC et se retrouve à parler de travers (à une syllabe près... cela n'est déjà plus la même chose !), cela donne un scénario original, décalé, et bon enfant avec un Luchini faussement agacé par son élocution. Ce vieux bougon va devoir demander de l'aide à une orthophoniste qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, pour parvenir à réciter un discours de vente bien rodé (s'il est bien prononcé...). Dommage qu'après ce discours, le film perde de son éclat et se vautre complètement dans le désintérêt total lors des quelques dernières minutes qui le concluent (quoique, pour conclure, il faudrait que cela soit une vraie fin, or c'est une porte béante qu'on nous propose). Le démarrage part au quart de tour et les gags comiques fusent, et le soufflé s'écrase dans la demi-heure finale, vraiment dommage lorsqu'on s'offre un Luchini râleur, une Leïla Bekhti pétillante, et un aide-soignant foufou. Il aurait été sympathique de continuer l'intrigue sur la lancée de l'évolution de langage du commercial, plutôt que de laisser tomber complètement la thématique du décalage vocal au profit d'un road-trip sans utilité. Luchini reste frôle quand il dit n'apporte quoi...
Un film un peu bancal à cause d'un scénario trop léger qui doit son salut à la superbe prestation de Fabrice Lucchini qui manie toujours aussi bien la langue française.
Triste film celui où Fabrice Luchini, sera lui aussi passé à travers la trappe qui mène aux comédies dramatiques sirupeuses et pleines des bons sentiments de notre époque et de notre cinéma cherchant sans jamais y parvenir à imiter les fameux feel good movies américains et anglais. Le scénario écrit par Hervé Mimran mais aussi par Hélène Fillières que l'on a connu beaucoup plus inspirée ("Une histoire d'amour" en 2013) propose à la base l'histoire plutôt intéressante quoique classique d'un PDG hyperactif et un tantinet détestable qu'un accident de la vie va obliger à revoir sa copie. C'est le traitement auquel le soumet Hervé Mimran qui en sus d'être très vite cousu de fil blanc peut finir par agacer même les plus fervents partisans du talent vibrionnant et iconoclaste de Fabrice Luchini. On le sait le formidable conteur qu'est Fabrice Luchini est un adepte du verlan et Herve Mimran s'en est souvenu qui a saisi la balle au bond du double AVC dont est victime l'horrible dirigeant pour finir par nous dégoûter à tout jamais de cet argot ici complètement dévitalisé de toute sa verve. La relative crédibilité de l'intrigue et de son du contexte qui constitue la force première des fameuses comédies à l'américaine est ici jetée par dessus bord, nous laissant à croire qu'un dirigeant de cette envergure se laissera aller à autant de légèreté dans la gestion de son traitement alors qu'il souhaite de toute évidence retrouver son statut. Certaines scènes en deviennent pour le coup presque pathétiques malgré la bonne prestation de Leila Bekhti qui ne peut rien contre le naufrage d'un Luchini qui laissé à l'abandon s'en remet à son péché mignon du cabotinage bourgeois. Non décidemment, il n'y a vraiment à sauver dans cette piètre entreprise qui cerise sur le gâteau nous propose le chemin de Compostelle en mode express pour réconcilier le PDG enfin humanisé et sa fille. On notera juste comme point positif, les apparitions toujours vivifiantes d'Igor Gotesman en infirmier hurluberlu, jeune acteur à suivre.
Un film plutôt agréable et que pourront apprécier essentiellement tous ceux qui ont connu l'AVC, que ce soit pour eux ou dans leur entourage. Apprécieront également les fans de Fabrice Luchini, ce dernier livrant, comme d'habitude, une excellente prestation. Quelques moments drôles, et de la tendresse sur la fin. Certainement pas inoubliable, quelques clichés, mais bon...
Le déroulement est classique mais la forme est originale. Travail vraiment sérieux et soigné concernant l'écriture des dialogues. Luchini fait une belle présentation, l'interprétation des dialogues devait être perieuse. L'histoire, grosso modo concerne un homme d'affaire insupportable qui soudain est atteint d'un AVC. Il essaie de s'en remettre et retrouve ce qu'il avait laissé de côté : sa fille et son humanité.
On a toujours l’occasion de tomber sur un film de Lucchini, c’est le cas ici avec cette adaptation de « J’étais un homme pressé » de Christian Streiff, ancien patron de Peugeot-Citroën. Un bon livre qui raconte les vicissitudes d’un homme terrassé par un AVC, mais surtout l’inhumanité autour de lui et surtout dans une entreprise du CAC40. Si l’histoire est bonne et bien racontée, j’ai trouvé qu’on en arrivait rapidement (trop) sur l’AVC, sans avoir beaucoup de présentations ou d’introductions à la vie et au personnage d’Alain, mais au moins les conséquences sont là. La trame est très classique mais se tient, tout comme le rythme malgré des longueurs évitables, le montage est clair, la réalisation un peu molle, les rapports humains bien exploités (le rapprochement avec sa fille est téléphoné mais touchant), les dialogues intéressants, des musiques cools (dont du Bob Dylan) de très beaux décors surtout sur le chemin de Compostelle et un générique de fin sympa avec des dénominations décalées « façon Alain ». Selon moi c’est mieux qu’un Gemma Bovery, du niveau d’un Alceste à bicyclette et moins bien que les femmes du 6ème étage. Ce qui nous sort du marasme général c’est la rencontre Leïla Bekhti (même si l’histoire de son perso n’apporte pas grand-chose) et Lucchini, ça passe bien et ça joue juste. Ajouté à la critique du monde du travail ça interpelle davantage que les écarts de langage du héros faits de contrepèteries, qui bien que marrants (tout l’humour vient de là) sont trop faciles et anecdotiques au final. Par contre je relève également la ressemblance troublante (et sans doute volontaire) avec un « Intouchables », dommage car ça marche vraiment moins bien. C’est donc un petit film sympa avec un Lucchini égal à lui-même (comprendre qu’il a fini d’être sa propre caricature), sans grande prétention mais toujours intéressant, après ça reste un long métrage français donc moyen.
Ca se laisse regarder mais c'est vraiment sans intérêt et sans relief. Luchini fait du Luchini. Leila bekhti fait le minimum syndical tout comme les scénaristes d'ailleurs qui au postulat d'une idée sympathique remplissent gentiment et sans folie les cases du scénario type classique. Et la mise en scène me direz-vous ? Je ne sais pas trop quoi en dire étant donné que je ne l'ai même pas remarquée... Non franchement c'est très bof bof...
Bel hommage à notre profession. Il y a quelques erreurs sur l'aphasie, je peux cependant comprendre. Belle interprétation, Je me contente de partager mon point de vue d'orthophoniste, à dessein.