Tatouage
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Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2025
Une jeune fille innocente devient une redoutable geisha, apparemment sous l'influence d'un tatouage d'araignée dans le dos qui lui a été fait de force. Mais tout ça, ça n'est qu'un prétexte. Parce que "Tatouage" n'est ni plus ni moins que le portrait d'une femme qui découvre sa nature vengeresse et qui nous fait découvrir à nous spectateurs une femme vénale, manipulatrice et pousse-au-crime. Je voulais être tout à fait sûr de mon coup et maintenant, c'est définitif. C'est la 3ème fois que je m'y reprends et rien n'y fait. Je ne suis jamais parvenu à me laisser captiver par ce film. Il m'intérese, sur certains points il m'obsède (oui, c'est paradoxal...), mais il ne me captive pas. Il me manque quelque chose. Sans doute une plongée plus franche dans la fange. Ce serait aussi simple que ça. Bon nombre d'auto-proclamés spécialistes du cinéma parlent des années 60 comme d'une période creuse pour le cinéma japonais. Quand on sait que c'est au cours de cette décennie que sont sortis des films comme celui-là, "La bête aveugle", "Do des ka den" ou encore "La femme des sables", on a toutes les raisons du monde de vouloir les renvoyer à leurs petites études.
Lcampa
Lcampa

3 abonnés 59 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2025
Un chouette conte morbide beau jubilatoire. Et c'est si beau . Quelques images font penser à des tableaux du peintre Hokusai
Comme un thriller Masumura nous captive. Une histoire de geisha vieille comme le Japon avec ce petit côté moderne années 60 (le bondage, la comédie, le libération des femmes). Une belle curiosité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 décembre 2024
Classique récit d'un amour contrarié par le poids de la tradition et l'oppression de l'honneur où la femme va se muer en une veuve noire, tissant toile et répandant venin dans un geste mariant fantastique gothique évoquant Edgar Allan Poe et érotisme nippon rappelant l'art de l'estampe époque Edo.


La transgression est le thème central du film, il y a tout d'abord celle de cette jeune fille de bonne famille promise à un homme digne de son rang qui préfère fuir avec son amant un simple commis du commerce paternel qui lui aussi se faisant commet un acte et même un double acte de transgression, le tout dans un Japon régit par les us et coutumes, qu'on ne saurait violer sans en subir les conséquences, tragiques et dramatiques.


Cherchant refuge auprès de Gonji, ce dernier transgressant à son tour et les règles de l'hospitalité en tentant d'abuser de la jeune fille d'une part et les fondements de l'honneur d'autre part en trompant le père de la jeune fille à qui il a promis de faire entendre raison à sa fille et la ramener au domicile familiale afin d'épouser l'homme qui lui est promis alors que face au refus de celle-ci de répondre à ses avances il l'a déjà vendue à une maison de Geisha.


C'est durant ce séjour, qu'un artiste fasciné par la peau et la beauté de cette fille à la beauté fascinante, lui tatouera dans le dos une araignée à visage de femme, dès lors la jeune femme n'aura de cesse d'assouvir un désir de vengeance en particulier envers la gente masculine, là encore la transgression est évidente, il y a celle gravée dans la peau sous la forme de ce tatouage symbole au pays du soleil levant, d'une appartenance à des milieux peu respectables - encore aujourd'hui dans un Japon pourtant moderne et libéré de pas mal de ses freins culturels ancestraux le tatouage est très mal vu - encré sur cette peau féminine et enfin la transgression suprême d'une femme qui par ce biais inattendu s'émancipe de la dominance patriarcale.


Mais comme un dernier avertissement, ce désir de vengeance qui semble nourri par la figure de cette araignée finit par confiner à une forme de possession surnaturelle vouée par nature à alimenter une destinée tragique.


Obsédant en tout le film est d'une plastique irradiante, vénéneuse, et fut pour moi un véritable plaisir de visionnage qui restera longtemps imprimé sur mes rétines et dont je ne fais ici qu'effleurer les nombreuses symboliques évidentes ou plus subtiles dont il regorge sans jamais se faire piéger par une toile de soie arachnide qui le rendrait indigeste et qui vous poussera, j'espère, à découvrir ce film japonais chef d'œuvre plus méconnu que les grands classiques venus de ce pays dont le cinéma ne cesse de me passionner et de m'intriguer au fur et à mesure que je le découvre.
COMMODORE
COMMODORE

8 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2024
Tatouage", réalisé par Yasuzō Masumura, est affilié à la Nouvelle Vague Japonaise, tout comme les œuvres de Nagisa Oshima ("L'Empire des sens") ou de Shohei Imamura ("La Femme insecte").

L’histoire suit Otsuya, une jeune femme rebelle et ambitieuse qui rêve de se libérer des contraintes d'une existence qu'elle trouve étouffante. En quête de liberté, elle s'engage dans une relation amoureuse avec Shinsuke. Ensemble, ils fuient la maison familiale pour vivre leur amour et trouvent refuge chez Gonji, un escroc qui se prétend être leur ami. Mais les choses tournent mal : Gonji les trahit et vend Otsuya au tenancier d’une maison de geishas. Pour briser sa volonté, ce dernier fait tatouer sur le dos d’Otsuya une araignée à tête humaine.

Yasuzō Masumura signe ici une œuvre marquante. Ce film offre un univers esthétique hautement stylisé ; c'est une expérience visuelle incroyable où l'érotisme se mêle à la violence de manière très percutante. La protagoniste, Otsuya, est une jeune femme complexe, magnifiquement interprétée par Ayako Wakao, une actrice dont le talent m'a totalement conquis (je dois avouer que je suis un peu sous le charme, donc mon objectivité est discutable). Trahie et victime d'un système qui l'exploite, elle refuse de se laisser briser. Au contraire, elle se transforme au fil de l'histoire en une femme sans pitié, utilisant la sexualité comme arme principal pour sa vengeance et pour manipuler les hommes.

Pour être honnête, c’est un film à voir absolument pour tout amateur de cinéma asiatique. Je dois admettre que j’ai un peu honte de l’avoir découvert si tard.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2024
Otsuya fuit la maison familiale avec son amant. De fil en aiguille, elle se retrouve dans les filets d'un tenancier de maison close, et elle deviendra geisha. Pour la contrôler, son maquereau lui fait tatouer une gigantesque araignée sur le dos. Sauf que c'est l'inverse qui se produira, Otsuya muera rapidement en une dangereuse manipulatrice dévoreuse d'hommes.
Si le déroulé des événements est finalement attendu, "Irezumi" a eu pour moi deux intérêts principaux. D'une part, la forme très soignée. L'ensemble se passe essentiellement en intérieur. A ce niveau, Yasuzō Masumura s'est fait plaisir avec de nombreux jeux d'ombres, et des jeux de contrastes avec les robes colorées des femmes. Avec en prime cette fameuse araignées tatouée cauchemardesque, sur la peau blanche et innocente de la protagoniste.
Je note aussi quelques scènes marquantes. Dont ce générique in media res, dévoilant la séance de tatouage, tandis que le film débutera en réalité bien avant.
L'autre intérêt est toute la thématique autour des rapports hommes / femmes. Manipulations, dominations, personnages sournois : ce n'est guère optimiste, aucune figure n'est vraiment à sauver ! Tout en gardant des parallèles entre le sexe et le sang. Des lames phalliques qui sont brandies et pénètrent les corps, des effusions de sang à caractère évidemment sexuel.
Ainsi, beaucoup de symboliques pertinentes et intéressantes à analyser, dans une oeuvre bien filmée.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2023
Il ne faut pas plus d'1h26 à Masumura pour narrer cette histoire terrible de vengeance, née de l'emprise d'un tatouage d'araignée sur le dos d'une femme victime de sa beauté. La splendeur des décors, l'attention accordée au cadre et la sensualité des plans font de chacun d'entre eux une vignette magnifique. Ayako Wakao prête sa grâce à un personnage hors du commun, dont le désir de punir ceux qui l'ont fait souffrir n'a d'égal que son infini pouvoir de séduction.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 993 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2023
Dans son identité japonaise teintée de conte gothique, Tatouage enfile les bonnes idées comme des perles, de la cavalcade meurtrière des protagonistes à l'emprise quasi fantastique de l'araignée sur la tatouée et le tatoueur, de la mise en scène élégante et érotique au portrait complexe de son héroïne fascinante et manipulatrice, s'enfermant toujours plus dans sa propre toile.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2022
Un très bon film très bien joué un cadrage magnifique un scénario de possession ciselé et une économie de moyens qui rends la vision claire et limpide
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2022
La ressortie en salle de deux opus du cinéaste japonais Y. Masumura datant de 1966, permet de porter son regard du côté d'un metteur peu connu dans l'Hexagone, en raison d'un manque de diffusion de son œuvre sur les écrans.

On sait que Masumura partit étudier le cinéma occidental en Italie en 1953, qu'il fût l'assistant de Mizoguchi et de Ichikawa et qu'il reconnut se placer sous l'influence de Kurosawa.

On a connu des références moins allechantes et moins prestigieuses. Parmi ses deux films projetés ces temps-ci sur les écrans : " tatouage".

S'il peut paraître moins ambitieux dans les thèmes abordés que " l'ange rouge" ( titre de la seconde ressortie), "Tatouage " me paraît cependant nettement plus ccompli.

Au plan plastique " tatouage " propose une photo somptueuse ; un grand soin est accordé à la couleur et aux décors ; les maquillages sont splendides, la distribution est formidable et l'intrigue est conduite avec un montage fin et subtil qui ne laisse place à aucun temps mort.

Au prétexte d'évoquer un univers érotique, fantasmatique pimenté, tirant sur les relations amoureuses placées sous le signe de la domination féminine, Masumura adapte un texte du célèbre romancier japonais Tanizaki.

Il ne faut pas chercher une cohérence réaliste dans ce scénario tiré par les cheveux ; mais juste la volonté de parvenir à présenter une suite de situations au potentiel sulfureux à contenu vaguement sado masochiste.

Une fille de bonne famille se retrouve contrainte de devenir une geisha. Son potentiel érotique est décuplé auprès de la clientèle par le tatouage dorsal d'une araignée sensée représenter sa perversité ; son caractère de dominatrice mêlant sexe et perdition de ses amants. Mais chez elle, le symbolisme se manifeste de façon concrète.

Il n'est pas invraisemblable que le personnage féminin ait été inspiré par celui du personnage de la femme psychotique dite la "mante-religieuse" qui apparaît dans le " Barberousse" de Kurosawa ( réalisé un peu avant "Tatouage").

On espère que la qualité du film donnera des idées aux éditeurs, afin de ressortir d'autres opus de ce cineaste, qui au vu de cette réalisation mérite largement qu'on s'y intéresse de plus près.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2022
Sublime film très esthétique, de belles couleurs et une mise en scène somptueuse. Belle découverte de l'actrice principale qui dégage un érotisme terrible et en même temps pudique et une très forte personnalité. Un conte cruel avec des scènes de violence assez soutenues.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2016
A l'origine "Tatouage" est une nouvelle du grand écrivain japonais Jun'ichirō Tanizaki que le réalisateur Yasuzō Masumura a visiblement plus utilisé comme idée de départ qu'autre chose puisqu'il a beaucoup brodé autour en donnant à la protagoniste une véritable histoire avec un début, un milieu, là où est utilisé le contenu de la nouvelle, et une fin.
Bon, Tatouage version Yasuzō Masumura est, comme toute oeuvre du réalisateur qui se respecte, une oeuvre qui n'a pas peur de faire dans l'excès par l'intermédiaire des réactions extrêmes des personnages qui culminent spoiler: dans un final shakespearien avec un véritable empilement de cadavres.

Ces excès ne servent pas tout le temps la crédibilité du film, mais le soin qu'a apporté Masumara à sa mise en scène, en particulier grâce à une utilisation ingénieuse et visuellement splendide des décors de studio (le travail sur la neige, chapeau... !!!), et la beauté de ce qui est pour moi la plus belle actrice japonaise de tous les temps Ayako Wakao finissent par emporter l'adhésion. Et puis, rien que la manière que le réalisateur a parfois de saisir le spectateur avec certaines séquences est admirable. Je pense surtout à celle d'introduction où la protagoniste est liée, prisonnière, et va se faire tatouer par son kidnappeur le fameux tatouage qui donne son titre au film.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 septembre 2015
J'apprécie beaucoup de cinéma de Yasuzo Masumura que ça soit, par exemple, "La Femme de Seisaku" ou encore "L'ange Rouge". Mais entre ces deux longs métrages, le cinéaste nippon nous a pondu un "Tatouage" en demi-teinte. On retrouve comme dans les films sus-cités un personnage féminin central, doté d'un caractère fort et dégageant une certaine sensualité. Pour le coup, le mise en scène de Masumura est bien trop basique et ne réussi pas à subjuguer un scénario simpliste dont on perçoit des forts relents de tragédie shakespearienne. C'est mou, guère intéressant malgré quelques scènes qui sortent du lot.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2014
Film académique dans la carrière de Masumura, Tatouage, tiré d'un roman de l'écrivain japonais le plus connu et adapté au travers d'un scénario de Kaneto Shindo, est un film très esthétique mélangeant des thématiques empruntées aux écrivains et philosophes occidentaux (Dostoievski, Kiergegaard, Schopenhauer, Sartre..) dénonçant le changement de société au Japon (comme son ami Mishima) à travers le parcours de son personnage principal féminin tatouée, vendue comme Geisha. Par la suite, le cinéma de l'auteur évoluera vers un cinéma plus radical (la bête aveugle) puis érotique...
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2010
Les japonais savent faire rimer Éros et Thanatos, lier la séduction et le sexe à la lutte à mort où le mâle se laisse aller à devenir une victime consentante. Oshima a, par exemple, mainte fois filmé des histoire de ce type. « Tatouage » est un conte cruel, une sorte de version maléfique du mythe de Pygmalion. Toute son ambiguïté vénéneuse réside dans la fait qu’il semble qu’à leur insu les personnages ayant réduit la jeune femme à l’état de prostituée ne semblent l’avoir fait que pour s’en faire tromper et dévorer à leur tour (et le marquent matériellement par la figure d‘araignée tatouée dans son dos). Le récit est fascinant, filmé par Masumura d’une manière très elliptique dans l’érotisme, plus explicitement dans la violence.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 juillet 2012
Drame dans la pur veine de son auteur, tout les thèmes du cinéaste sont présents. Femme soumise et manipulatrice, meurtres en séries et corps à corps. Scénario de bonne facture, les acteurs sont tous très bons et ne surjouent pas (cela fait du bien de voir un film japonais ou le jeu des comédiens est épuré). De très beaux plans qui se succèdent.
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