Tatouage
Note moyenne
4,2
162 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

21 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
8 critiques
3
3 critiques
2
2 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2013
Chaque intention de Yasuzo Masumura marche à la perfection. C'est dramatique et fascinant,comme l'est cette femme au tatouage d’araignée. Qui attire puis dévore ses proies,la mise en scène et la camera de Masumura renforce ce sentiment d'attraction. Tatouage est l'un des plus beaux drame japonais,une perfection sur pellicule.
gimliamideselfes

3 432 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juin 2007
Très bon drame avec un scénario étrange, original, les plans du dos dénudé de la jeune geisha sont somptueux. Le tatouage est à la fois beau et horrible tout comme le film. A voir
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2023
Il ne faut pas plus d'1h26 à Masumura pour narrer cette histoire terrible de vengeance, née de l'emprise d'un tatouage d'araignée sur le dos d'une femme victime de sa beauté. La splendeur des décors, l'attention accordée au cadre et la sensualité des plans font de chacun d'entre eux une vignette magnifique. Ayako Wakao prête sa grâce à un personnage hors du commun, dont le désir de punir ceux qui l'ont fait souffrir n'a d'égal que son infini pouvoir de séduction.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2022
Sublime film très esthétique, de belles couleurs et une mise en scène somptueuse. Belle découverte de l'actrice principale qui dégage un érotisme terrible et en même temps pudique et une très forte personnalité. Un conte cruel avec des scènes de violence assez soutenues.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2014
Film académique dans la carrière de Masumura, Tatouage, tiré d'un roman de l'écrivain japonais le plus connu et adapté au travers d'un scénario de Kaneto Shindo, est un film très esthétique mélangeant des thématiques empruntées aux écrivains et philosophes occidentaux (Dostoievski, Kiergegaard, Schopenhauer, Sartre..) dénonçant le changement de société au Japon (comme son ami Mishima) à travers le parcours de son personnage principal féminin tatouée, vendue comme Geisha. Par la suite, le cinéma de l'auteur évoluera vers un cinéma plus radical (la bête aveugle) puis érotique...
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2022
Un très bon film très bien joué un cadrage magnifique un scénario de possession ciselé et une économie de moyens qui rends la vision claire et limpide
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2016
A l'origine "Tatouage" est une nouvelle du grand écrivain japonais Jun'ichirō Tanizaki que le réalisateur Yasuzō Masumura a visiblement plus utilisé comme idée de départ qu'autre chose puisqu'il a beaucoup brodé autour en donnant à la protagoniste une véritable histoire avec un début, un milieu, là où est utilisé le contenu de la nouvelle, et une fin.
Bon, Tatouage version Yasuzō Masumura est, comme toute oeuvre du réalisateur qui se respecte, une oeuvre qui n'a pas peur de faire dans l'excès par l'intermédiaire des réactions extrêmes des personnages qui culminent spoiler: dans un final shakespearien avec un véritable empilement de cadavres.

Ces excès ne servent pas tout le temps la crédibilité du film, mais le soin qu'a apporté Masumara à sa mise en scène, en particulier grâce à une utilisation ingénieuse et visuellement splendide des décors de studio (le travail sur la neige, chapeau... !!!), et la beauté de ce qui est pour moi la plus belle actrice japonaise de tous les temps Ayako Wakao finissent par emporter l'adhésion. Et puis, rien que la manière que le réalisateur a parfois de saisir le spectateur avec certaines séquences est admirable. Je pense surtout à celle d'introduction où la protagoniste est liée, prisonnière, et va se faire tatouer par son kidnappeur le fameux tatouage qui donne son titre au film.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2007
Beaucoup d'esthétisme et de sensualité dans ce conte cruel dans lequel l'érotisme est plus suggéré que montré... Une belle découverte du pays du Soleil-Levant...
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 993 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2023
Dans son identité japonaise teintée de conte gothique, Tatouage enfile les bonnes idées comme des perles, de la cavalcade meurtrière des protagonistes à l'emprise quasi fantastique de l'araignée sur la tatouée et le tatoueur, de la mise en scène élégante et érotique au portrait complexe de son héroïne fascinante et manipulatrice, s'enfermant toujours plus dans sa propre toile.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2022
La ressortie en salle de deux opus du cinéaste japonais Y. Masumura datant de 1966, permet de porter son regard du côté d'un metteur peu connu dans l'Hexagone, en raison d'un manque de diffusion de son œuvre sur les écrans.

On sait que Masumura partit étudier le cinéma occidental en Italie en 1953, qu'il fût l'assistant de Mizoguchi et de Ichikawa et qu'il reconnut se placer sous l'influence de Kurosawa.

On a connu des références moins allechantes et moins prestigieuses. Parmi ses deux films projetés ces temps-ci sur les écrans : " tatouage".

S'il peut paraître moins ambitieux dans les thèmes abordés que " l'ange rouge" ( titre de la seconde ressortie), "Tatouage " me paraît cependant nettement plus ccompli.

Au plan plastique " tatouage " propose une photo somptueuse ; un grand soin est accordé à la couleur et aux décors ; les maquillages sont splendides, la distribution est formidable et l'intrigue est conduite avec un montage fin et subtil qui ne laisse place à aucun temps mort.

Au prétexte d'évoquer un univers érotique, fantasmatique pimenté, tirant sur les relations amoureuses placées sous le signe de la domination féminine, Masumura adapte un texte du célèbre romancier japonais Tanizaki.

Il ne faut pas chercher une cohérence réaliste dans ce scénario tiré par les cheveux ; mais juste la volonté de parvenir à présenter une suite de situations au potentiel sulfureux à contenu vaguement sado masochiste.

Une fille de bonne famille se retrouve contrainte de devenir une geisha. Son potentiel érotique est décuplé auprès de la clientèle par le tatouage dorsal d'une araignée sensée représenter sa perversité ; son caractère de dominatrice mêlant sexe et perdition de ses amants. Mais chez elle, le symbolisme se manifeste de façon concrète.

Il n'est pas invraisemblable que le personnage féminin ait été inspiré par celui du personnage de la femme psychotique dite la "mante-religieuse" qui apparaît dans le " Barberousse" de Kurosawa ( réalisé un peu avant "Tatouage").

On espère que la qualité du film donnera des idées aux éditeurs, afin de ressortir d'autres opus de ce cineaste, qui au vu de cette réalisation mérite largement qu'on s'y intéresse de plus près.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Une sublime histoire tragique de femme fatale, de veuve noire pour être plus précis. Les personnages, prisonniers de leur conditions sociales ou du statut que leur impose leur sexe dans un monde régis par des règles cruels et absurdes, se débattent et se défendent comme ils peuvent, le meurtre devient un instrument pour leur quête de liberté et de bonheur. Mais c’est une quête voué à l’échec qui finis dans le sang. La caméra de Masumura, érotise comme jamais, sa magnifique héroïne.
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 septembre 2015
J'apprécie beaucoup de cinéma de Yasuzo Masumura que ça soit, par exemple, "La Femme de Seisaku" ou encore "L'ange Rouge". Mais entre ces deux longs métrages, le cinéaste nippon nous a pondu un "Tatouage" en demi-teinte. On retrouve comme dans les films sus-cités un personnage féminin central, doté d'un caractère fort et dégageant une certaine sensualité. Pour le coup, le mise en scène de Masumura est bien trop basique et ne réussi pas à subjuguer un scénario simpliste dont on perçoit des forts relents de tragédie shakespearienne. C'est mou, guère intéressant malgré quelques scènes qui sortent du lot.
Redzing

1 449 abonnés 4 911 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2024
Otsuya fuit la maison familiale avec son amant. De fil en aiguille, elle se retrouve dans les filets d'un tenancier de maison close, et elle deviendra geisha. Pour la contrôler, son maquereau lui fait tatouer une gigantesque araignée sur le dos. Sauf que c'est l'inverse qui se produira, Otsuya muera rapidement en une dangereuse manipulatrice dévoreuse d'hommes.
Si le déroulé des événements est finalement attendu, "Irezumi" a eu pour moi deux intérêts principaux. D'une part, la forme très soignée. L'ensemble se passe essentiellement en intérieur. A ce niveau, Yasuzō Masumura s'est fait plaisir avec de nombreux jeux d'ombres, et des jeux de contrastes avec les robes colorées des femmes. Avec en prime cette fameuse araignées tatouée cauchemardesque, sur la peau blanche et innocente de la protagoniste.
Je note aussi quelques scènes marquantes. Dont ce générique in media res, dévoilant la séance de tatouage, tandis que le film débutera en réalité bien avant.
L'autre intérêt est toute la thématique autour des rapports hommes / femmes. Manipulations, dominations, personnages sournois : ce n'est guère optimiste, aucune figure n'est vraiment à sauver ! Tout en gardant des parallèles entre le sexe et le sang. Des lames phalliques qui sont brandies et pénètrent les corps, des effusions de sang à caractère évidemment sexuel.
Ainsi, beaucoup de symboliques pertinentes et intéressantes à analyser, dans une oeuvre bien filmée.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 306 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2025
Une jeune fille innocente devient une redoutable geisha, apparemment sous l'influence d'un tatouage d'araignée dans le dos qui lui a été fait de force. Mais tout ça, ça n'est qu'un prétexte. Parce que "Tatouage" n'est ni plus ni moins que le portrait d'une femme qui découvre sa nature vengeresse et qui nous fait découvrir à nous spectateurs une femme vénale, manipulatrice et pousse-au-crime. Je voulais être tout à fait sûr de mon coup et maintenant, c'est définitif. C'est la 3ème fois que je m'y reprends et rien n'y fait. Je ne suis jamais parvenu à me laisser captiver par ce film. Il m'intérese, sur certains points il m'obsède (oui, c'est paradoxal...), mais il ne me captive pas. Il me manque quelque chose. Sans doute une plongée plus franche dans la fange. Ce serait aussi simple que ça. Bon nombre d'auto-proclamés spécialistes du cinéma parlent des années 60 comme d'une période creuse pour le cinéma japonais. Quand on sait que c'est au cours de cette décennie que sont sortis des films comme celui-là, "La bête aveugle", "Do des ka den" ou encore "La femme des sables", on a toutes les raisons du monde de vouloir les renvoyer à leurs petites études.
COMMODORE
COMMODORE

8 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2024
Tatouage", réalisé par Yasuzō Masumura, est affilié à la Nouvelle Vague Japonaise, tout comme les œuvres de Nagisa Oshima ("L'Empire des sens") ou de Shohei Imamura ("La Femme insecte").

L’histoire suit Otsuya, une jeune femme rebelle et ambitieuse qui rêve de se libérer des contraintes d'une existence qu'elle trouve étouffante. En quête de liberté, elle s'engage dans une relation amoureuse avec Shinsuke. Ensemble, ils fuient la maison familiale pour vivre leur amour et trouvent refuge chez Gonji, un escroc qui se prétend être leur ami. Mais les choses tournent mal : Gonji les trahit et vend Otsuya au tenancier d’une maison de geishas. Pour briser sa volonté, ce dernier fait tatouer sur le dos d’Otsuya une araignée à tête humaine.

Yasuzō Masumura signe ici une œuvre marquante. Ce film offre un univers esthétique hautement stylisé ; c'est une expérience visuelle incroyable où l'érotisme se mêle à la violence de manière très percutante. La protagoniste, Otsuya, est une jeune femme complexe, magnifiquement interprétée par Ayako Wakao, une actrice dont le talent m'a totalement conquis (je dois avouer que je suis un peu sous le charme, donc mon objectivité est discutable). Trahie et victime d'un système qui l'exploite, elle refuse de se laisser briser. Au contraire, elle se transforme au fil de l'histoire en une femme sans pitié, utilisant la sexualité comme arme principal pour sa vengeance et pour manipuler les hommes.

Pour être honnête, c’est un film à voir absolument pour tout amateur de cinéma asiatique. Je dois admettre que j’ai un peu honte de l’avoir découvert si tard.
Les meilleurs films de tous les temps