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    Les Chatouilles
    note moyenne
    4,2
    3193 notes dont 326 critiques
    répartition des 326 critiques par note
    96 critiques
    140 critiques
    54 critiques
    17 critiques
    11 critiques
    8 critiques
    Votre avis sur Les Chatouilles ?

    326 critiques spectateurs

    tixou0
    tixou0

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    2,5
    Publiée le 20 novembre 2018
    La forme est discutable (une analyse discontinue en "fil rouge" - fantasmes, souvenirs et expression corporelle, fort agressive souvent : le tout très insuffisamment dosé et maîtrisé), et le fond, glaçant (Andréa Bescond, qui porte crânement à la scène, et maintenant à l'écran, un patronyme bien lourd..... se livre sans fard, comme dans une catharsis utile - à tant d'autres victimes d'horreurs semblables....). Beaucoup de maladresses dans ce travail à deux voix - avec son compagnon de 20 ans plus âgé qu'elle, le père de ses deux enfants, le talentueux Eric Métayer (celui, notamment, des "Trente-Neuf Marches", au théâtre). Mais le récit est sauvé par l'interprétation - celle de Karin Viard, en mère indigne, cynique et acide, tout particulièrement.
    nicolas t.
    nicolas t.

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    1,5
    Publiée le 19 novembre 2018
    Film inattaquable sur le fond, il reste néanmoins problématique d'un point de vue formel. La sincérité de l'interprète réalisatrice désarme, tant elle n'a peur d'aucun excès, d'aucune maladresse. Elle se vautre dans le pathos et le manque de finesse des scènes finit par l'emporter. Les acteurs s'en sortent bien, avec des personnages sans nuance, dessinés à gros traits. Un film nécessaire, mais qui n'a pas trouvé la forme idéale.
    dominique P.
    dominique P.

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    3,0
    Publiée le 16 novembre 2018
    C'est un film extrêmement dur à visionner En effet, ce qu'a subi la dame étant enfant c'est abominable et son histoire sur grand écran est vraiment trop éprouvant. Aussi la mise en scène est très dure, agressive. En effet il y a beaucoup de passages agressifs, de disputes, de violences entre les protagonistes, de cris, le film est complètement "survolté" et c'est particulièrement pénible.
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 15 novembre 2018
    Tout le monde s'accordera à dire que Les chatouilles est un film nécessaire, qui présente un témoignage sincère sur la pédophilie et sur la difficulté de remonter la pente après une enfance saccagée comme celle d'Andréa Bescond, coréalisatrice et actrice principale du film tiré de sa propre pièce de théâtre. La question sous-jacente est ; que valent ces Chatouilles du point de vue cinématographique ? Eh bien, on est franchement épaté par l'énergie de sa mise en scène avec sa narration pourtant en perpétuel déséquilibre entre différents temps -celui de l'enfance et celui de l'âge adulte- et son alternance de tons, du réalisme cru à la fantaisie la plus débridée. Bien sûr, tout n'est pas maîtrisé dans ce premier film et les mises en situation des séances chez la psychanalyste, par exemple, ont tendance à tirer un peu toujours sur la même corde surréaliste. Mais ce ne sont que vétilles dans un ensemble impressionnant où l'ancienne fillette abusée tente de danser ses souffrances pour les exorciser, dans une vie qui ne peut qu'être chaotique, et là dessus Andréa Bescond ne cherche pas d'échappatoire. Il y a de la délicatesse et de la pudeur, c'est bien le moins que l'on attendait mais l'on est autant remué par le travail de résilience, avec ses moments dépressifs, qui se poursuit bien des années après. Et aussi par la relation mère/fille qui est tout sauf mièvre et montre là également une volonté de ne pas chercher de faux fuyants ou de sonner politiquement correct. Outre la performance d'Andréa Bescond, on est sidéré par l'interprétation de Karin Viard qui sait jouer autre chose que le registre comique. Quant à Pierre Deladonchamps, son courage égale son talent, dans un rôle d'immonde salaud avec son jeu qui ne cherche pas à excuser un comportement infâme mais à montrer toutes les subtiles variations d'un tel prédateur sexuel.
    islander29
    islander29

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    4,0
    Publiée le 17 novembre 2018
    Un film traité avec une sensibilité particulière…..Parfois "bande dessinée", parfois poésie, parfois humour décalé, parfois histoire d'amour impossible et pour finir drame presque glauque devant les tribunaux…..Le fil rouge est la danse et le ballet, et bien sûr les souvenirs rétrospectifs du viol par ascendant ayant autorité….Cela se suit avec un mélange d'émerveillement et de panique devant les faits, mais le film ne provoque pas de haine, au contraire, on est presque dans la douceur pendant les 100 minutes….Le film est servie par deux actrices presque inconnues ( cyrillé Mairesse, trop mignonne petite fille, et Andréa Bescond l'adulte résiliente et délurée)…..On parle de résilience au travers des rencontres ( danse, ballet, rappeurs, psychiatre, parents )…...Les deux parents jeunes et plus âgés, brillamment grimés ( Clovis Cornillac, Karine Viard) apportent un éclairage plus amer, sur la famille…..Le film est superbement construit, découpé, mis en scène, avec des séquences ballets émouvantes, des musiques plutôt riches, et par sa délicatesse étaye un sujet qui rend souvent mal à l'aise…..C'est un pari réussi et qui ne vaut pas que par son sujet grave, mais aussi par sa belle mise en scène cinéma….je conseille
    Chris58640
    Chris58640

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    4,0
    Publiée le 18 novembre 2018
    Difficile de sortir indemne d’un film comme « Les Chatouilles », c’est une évidence… En mettant en scène son propre récit, celui de sa propre enfance, Andrea Bescond va au bout de sa démarche de résilience. J’imagine mal la dose de courage qu’il lui a fallu pour filmer le traumatisme qui a été le sien, et avant même de parler des qualités et des défauts du film, il faut le souligner, ce film est plus qu’un film de cinéma, pour elle d’abord, mais aussi pour le spectateur que nous sommes. Pour déminer un tout petit peu la lourdeur de son sujet, Andrea Bescond et Eric Metayer ont choisi de déstructurer un maximum leur récit : mélangeant la passé et le présent, le rêve et la réalité, filmant les souvenirs comme des scènes de théâtre que la patiente met en scène elle-même. C’est un peu déroutant au début, c’est même carrément bizarre et au premier abord, on ne comprend pas bien cette démarche : insuffler du surréalisme, voire de la poésie, et même de l’humour dans la mise en scène d’un film comme celui-là peut paraitre incongru. Sauf qu’à bien y réfléchir, c’est ça qui rend le film supportable à regarder. Parce que lorsque Bescond doit montrer les attouchements, les viols, elle a beau y mettre toute la pudeur et la retenue du monde, les scènes sont abominables. Si l’acte lui-même est seulement suggéré, la pression psychologique, la honte de la petite Odette, la perversité de Gilbert sont belle et bien montrées, sans fard, sans allégories, sans faux semblants. Alors, pour pouvoir supporter ces quelques scènes il faut que le reste du film soit différent, sinon on sort de la salle… Le montage nerveux, l’enchevêtrement des scènes, le télescopage entre la psychanalyse d’Odette, ses souvenirs et son présent chaotique rendent le film techniquement très intéressant, maîtrisé et cohérent. J’imagine que cette forme originale, assez rare au cinéma, va dérouter quelques spectateurs mais elle sert, encore une fois, à rendre le sujet intelligible : les sujets graves doivent aussi, parfois, se traiter avec une certaine légèreté, ça n’est pas manquer de respect à quoi que ce soit, c’est une façon de montrer le contraste entre la normalité et la monstruosité. On peut juste trouver que, à deux ou trois occasions, la réalisation abuse un peu et que le film est a deux doigts de se perdre en route, de devenir confus et même abscons. Le surréalisme c’est bien, en abuser c’est dangereux ! Bescond a choisi de jouer son propre rôle, c’est courageux, et on ne peut que s’incliner devant la force, l’énergie, la puissance de son jeu. Son Odette est une boule d’énergie, une pile électrique qui ne s’arrête jamais, car si elle s’arrête, elle sombre. Son personnage adulte n’est pas follement attachant, il est même parfois exaspérant mais nous, spectateur, nous savons pourquoi, ce qui n’est pas le cas de tous ceux qui la côtoient, qui l’aiment. Si elle accorde à ses seconds rôles des personnages truculents (et assez drôles), comme celui d’Ariane Ascaride, Eric Metayer ou encore Carole Franck, c’est sur le trio formé par Clovis Cornillac Karin Viard et Pierre Deladonchamps qu’il faut se pencher. Clovis Cornillac d’abord, très juste en père aimant mais maladroit, qui refuse de voir quoi que ce soit (même quand on attire son attention) parce que lui, en père normal, en type bien, il n’imagine tout simplement pas qu’on puisse faire des choses comme celles-là, c’est hors de son schéma de pensée. Karin Viard, de son propre aveu, a incarné un rôle sans le comprendre. Elle donne corps à une mère sèche, cassante, dont on sent bien qu’elle a des comptes à régler mais on ne sait ni quoi, ni avec qui. Sa cécité, on peut l’admettre, mais sa réaction lorsque la vérité éclate est incompréhensible, sans aller jusqu’à être dans le déni (encore que…), elle minimise, sa colère se tourne plus vers sa fille que vers le coupable. Il y a surement quelque chose à comprendre de son attitude, c’est effleuré dans sa dernière scène mais le film ne livre pas la clef et du coup, cette femme nous apparait comme à la limite de la maltraitance. De point de vue de la psychologie, c’est un des rôles les plus complexes que je lui ai vu incarner, et ce personnage fascine autant qu’il déboussole le spectateur. Il y aurait presque de quoi faire un second film rien que sur ce personnage ! Pierre Deladonchamps a accepté le rôle de l’agresseur, et j’imagine qu’il lui a fallu un sacré courage pour jouer les quelques scènes (particulièrement celle de la voiture) où il abuse d’une gamine de 8 ans. Parfaitement normal dans ses relations avec les autres, il use de toute la palette de pervers lorsqu’il est avec Odette, il fait pression sur elle, lui fait du chantage psychologique et/ou affectif, et il ira jusqu’à nier son non-consentement, bien entendu, comme le font les pervers lorsqu’ils sont acculés par la justice. On a envie de coller une balle entre les deux yeux de son personnage au bout de 10 minutes de film, c’est dire s’il a réussi son coup et si sa performance d’acteur fonctionne. Je souligne aussi la performance de la petite Cyrille Mairesse, dans un rôle difficile qui j’espère, ne lui aura pas donné trop de cauchemars ! Le scénario du film peut s’interpréter comme une longue séance de thérapie, mettre des mots sur le traumatisme pour commencer, puis lentement comprendre qu’il n’y aura pas d’issue sans que la vérité n’éclate. Odette va repousser indéfiniment cette issue parce qu’elle sait que l’onde de choc va briser ses parents mais le déclic se fera un jour, en un seul regard, en une seconde. Le dernier quart d’heure, qui consiste à régler les comptes devant les parents, la police puis la justice, sont vécues par Odette (comme par le spectateur) comme une sorte de délivrance, presque dans le sens obstétrique du terme ! Au final, et malgré ce qu’on aurait pu craindre, il y a dans « les Chatouilles » un vrai souffle de vie, une énergie, une vraie puissance qui est tout le contraire de mortifère. C’est une mise en image de ce que la psychiatrie appelle, je crois, la résilience : une démarche courageuse, forte, douloureuse mais qui pousse puissamment vers l’avant.
    rogerwaters
    rogerwaters

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    2,5
    Publiée le 24 novembre 2018
    Pas franchement convaincu par ce premier long-métrage traitant d’un sujet difficile par un ton qui alterne sans cesse gravité et comédie décalée sans que l’on sache vraiment à quoi se raccrocher. Certes, on salue le courage d’Andrea Bescond d’incarner son propre rôle, mais cela ne la sert pas nécessairement car son interprétation proche de l’hystérie ne la rend pas particulièrement sympathique. Les allers-retours entre passé et présent, le tout submergé de séquences de rêves et de fantasmes donne un sentiment de fourre-tout qui vient parasiter le thème du film lui-même. Les nombreuses séquences de danse, même si elles sont là pour exprimer corporellement ce que la jeune femme ne peut dire, viennent égaler briser le rythme de la narration, donnant au métrage un aspect chaotique, sans doute voulu par les auteurs, mais que j’ai trouvé irritant à la longue. Bref, le film fait preuve de qualités indéniables et ne saurait être enfermé dans une case spécifique – ce qui est toujours une qualité – mais je n’ai pas vraiment accroché à cette proposition.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,5
    Publiée le 21 mai 2018
    Andréa Bescond est danseuse de formation. Dans le but de se reconstruire après un viol, elle met en scène la pièce « Les Chatouilles ou la danse de la colère ». Aujourd’hui la pièce devient un film et il est présenté à Cannes 2018 dans la catégorie Un Certain Regard. Le film débute avec une femme qui danse, façon Sia, sur un fond noir. Cette femme c’est Odette qui se plonge corps et âme dans sa carrière. Mais Odette a un secret et il est temps pour elle de se libérer. C’est chez sa psy qu’elle va se remémorer son enfance, lorsque que le meilleur ami de sa famille la violait régulièrement et que ses parents ne voyaient rien. Andréa Bescond va y jouer son propre rôle et nulle autre qu’elle n'aurait pu insuffler une telle force à ce personnage qui vous empoigne le cœur. Karin Viard et Clovis Cornillac jouent les parents fictifs. L’actrice habituée aux rôles colériques va ici vous outrer à un point que la farce va très vite résonner dans la vérité dérangeante. En effet, ses réactions peuvent s’avérer improbables et scandaleuses mais sont pourtant crédibles. L’acteur est un peu moins à l’aise mais sait apporter la tendresse nécessaire à l’histoire. Pierre Deladonchamp est quant à lui le pédophile. Habitué aux rôles d’homosexuels, nous n’avons pas trouvé ce choix judicieux du fait que certains amalgames peuvent être faits par certains spectateurs homophobes. « Les Chatouilles » est une comédie sur fond douloureux, violent, troublant, presque voyeuriste et c’est justement là que le film réussi à faire passer un message poignant dans la légèreté. Préparez vos mouchoirs. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    Michel C.
    Michel C.

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    4,0
    Publiée le 17 novembre 2018
    Un thème tellement fort....des acteurs jouant des rôles durs et surtout Andrea Bescond qui est est à l'origine à plus d'un titre, plus qu'une histoire, son histoire, sa pièce de théâtre, son combat ! D'une gravité maximum, le montage du film adoucit le propos, par une scénarisation surprenante, mise en perspective du travail de psychothérapie d'Odette - ce cygne blanc, réfugiée dans la danse et dans des consommations illicites. Innattendues et même perturbantes, les images "sautent" dans le passé avec les personnages - psy, parents, agresseur - d'aujourd'hui dans un mélange confus. Insupportables aussi, les décibels échangés entre la maman - incarnée par Karine Viard - résolument détestable, refusant la vérité, on le comprend, mais c'est violent ! Je n'inverse pas l'origine de la Violence - entendons nous - car la source c'est Gilbert - joué, pardon je ne pense pas qu'il joue, mais que Pierre Deladonchamps a approché au plus près ce rôle difficile. Quant au papa, Clovis Cornillac, ne semble rien voir, il n'a d'yeux que pour sa petite fille. Mais ça ne suffit pas (C'est sans doute la terrible conclusion). Car c'est à ces maux, à ces déviations que nous devons - parents ou amis - être attentifs et ne pas hésiter à dénoncer et punir ces crimes ! J'aurais insisté peut être plus sur le procès, pour essayer de comprendre, afin de mieux traiter.... Mais j'adore ce cinéma, ces acteurs, qui font avancer les hommes, du moins j'espère..... !! **
    Daniel T.
    Daniel T.

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    2,0
    Publiée le 21 novembre 2018
    Un film un peu trop déjanté pour donner le poids mérité à un sujet aussi important. Le bon jeu des acteurs mérite largement d’être souligné.
    Luciole15
    Luciole15

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    5,0
    Publiée le 12 novembre 2018
    Il faut prévenir : ce film est d'une grande violence, physique et psychologique. Il est poignant, fort, on est avec Odette. Il est indispensable. Ce long métrage comporte une part de poésie qui le rend supportable mais aussi encore plus fort. Du grand cinéma, utile. spoiler: Un exemple de la violence : Mado la mère à Odette enfant pour la "punir" : "Tu ne voulais pas aller à la montagne avec Gilbert? Eh bien tu iras!" Elle ne sait pas ce qu'il se passe, cependant elle voit que sa fille est réticente et elle "l'envoie à l'abattoir", expression que la mère utilise pour l'agresseur en reprochant à sa fille adulte d'avoir déposé plainte.
    colombe P.
    colombe P.

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    1,5
    Publiée le 22 novembre 2018
    Le sujet est très important et on comprend tout à fait la souffrance et le traumatisme vécus. Le seul problème avec ce film c'est la façon dont cela est raconté, la mise en scène, la réalisation. Je trouve que cela ne va pas du tout, c'est très pénible, survolté, agressif. On sort de là avec un mal de crâne terrible et énervés. Il aurait fallu choisir une toute autre façon de mettre en scène ce drame, d'une façon plus sensible, moins bruyante.
    vinae
    vinae

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    2,5
    Publiée le 19 novembre 2018
    certain(e)s penseront que c'est un film courageux, moi je n'aime pas trop cette psychothérapie par le cinéma que pratique andréa bescond en filmant comme un règlement de compte son histoire avec un max de pathos. ça manque de subtilité à mon goût et ces allers- retours entre passé/ présent, réalité /fantaisie alternant sans cesse, finissent par être assez lourds. par contre les acteurs assurent (surtout viard et deladonchamps, les "méchants" du film). quant à andréa bescond, personnage principal bien sûr , (elle avait déjà exhibé son traumatisme au théâtre-pas vu-) cela m'aura permis de connaître son parcours artistique...survolté. la pédophilie, un film aussi démonstratif est-il nécessaire pour l'enrayer?
    Yves G.
    Yves G.

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    3,5
    Publiée le 17 novembre 2018
    Odette est une ravissante petite fille chérie par ses parents. Elle aime dessiner et rêve de devenir ballerine. Mais tout n'est pas rose dans l'enfance d'Odette aux prises avec un ami proche de ses parents, Gilbert, un pédophile. Odette est devenue adulte. Elle entreprend une psychanalyse. Par la parole, elle met des mots sur ses maux. Par la danse, elle tente d'exorciser son traumatisme. Andréa Bescond a été violée enfant par un ami de la famille. Danseuse professionnelle, elle a monté à Avignon un seule-en-scène (traduction désormais autorisée de one woman show) cathartique inspirée de son expérience traumatisante. C'est ce spectacle qu'elle porte à l'écran. Pour ce faire, elle s'est entourée de vedettes : Karin Viard dans le rôle de la mère, mélange terrifiant d'aveuglement irresponsable et de conformisme petit-bourgeois, Clovis Cornillac dans celui du père, bloc de rage impuissante, Pierre Deladonchamps dans celui du prédateur sexuel, qui présente tous les gages de la respectabilité, Carole Franck en thérapeute motivée. Le risque était grand que "Les Chatouilles" se transforme en film à thèse sur la pédophilie. La façon dont le film a été vendu aux médias le laissait craindre. Mais Andréa Bescond et son corealisateur Éric Metayer parviennent à éviter cet écueil. Ils y réussissent grâce au dispositif scénaristique sur lequel était construit le seul-en-scène : des chassés croisés  souvent comiques parfois surréalistes entre l'Odette adulte en cure psychanalytique et l'Odette enfant sidérée par son tourmenteur. Le resultat parvient miraculeusement à trouver le juste équilibre entre exhibitionnisme autobiographique, tirelarmisme racoleur et plaidoyer vengeur. Une réussite.
    Vanessa W
    Vanessa W

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    5,0
    Publiée le 16 novembre 2018
    Une énorme claque ! Entre l art et l horreur ,il y a viard et bescond , la rage et la colère. Il y a tout ce qu on oublie ou qu on évite.Il y a la danse et la folie, la vérité et l allégorie. le fantasmé pour passer outre. Il y a Outreau et son déni. Une poésie à fleur de peau! Il y a le corps et l âme blessé, une mise en scène pour faire passer l horreur , des fuites pour se cacher ...mais 20 ans plus tard tout se "révèle" mais ne "s avoue" pas. Il y a l image que l on se donne et ce corps que l'on donne parce que c est plus facile de le donner que de (se) savoir aimer . ce film est violent parce qu il renvoie a tous les sentiments face a ce drame et nous laisse la, en spectateur en apnée, jusqu'à a ce que ça sorte ...et quand ca sort ca fait mal .viard est glaçante , Cornillac touchant et bescond si fragile derrière ce coté teigne.
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