Les Chatouilles
Note moyenne
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419 critiques spectateurs

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maguaguas
maguaguas

8 abonnés 187 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2018
Film original sur un sujet difficile. Si j'ai trouvé les acteurs très bons, je n'ai pas accroché avec Andrea Bescond ... Je comprends qu'elle ait souhaité jouer son propre rôle, mais elle est particulièrement agaçante, pas attachante et ne suscite pas l'empathie malgré les épreuves terribles qu'elle a subie. C'est dommage, on y perd en émotion. Je n'ai pas trop apprécié les (nombreux) passages de danse moderne. Un sujet bouleversant, traité de manière originale, mais finalement moyen.
Katy Colin
Katy Colin

16 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2018
Magnifique film sur un sujet, hélas, trop connu !
Mise en scène très originale, ce qui permet de « supporter » l’  « insupportable » : la pédophilie !
À voir
Daniel T.
Daniel T.

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 novembre 2018
Un film un peu trop déjanté pour donner le poids mérité à un sujet aussi important. Le bon jeu des acteurs mérite largement d’être souligné.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2018
La forme est discutable (une analyse discontinue en "fil rouge" - fantasmes, souvenirs et expression corporelle, fort agressive souvent : le tout très insuffisamment dosé et maîtrisé), et le fond, glaçant (Andréa Bescond, qui porte crânement à la scène, et maintenant à l'écran, un patronyme bien lourd..... se livre sans fard, comme dans une catharsis utile - à tant d'autres victimes d'horreurs semblables....). Beaucoup de maladresses dans ce travail à deux voix - avec son compagnon de 20 ans plus âgé qu'elle, le père de ses deux enfants, le talentueux Eric Métayer (celui, notamment, des "Trente-Neuf Marches", au théâtre). Mais le récit est sauvé par l'interprétation - celle de Karin Viard, en mère indigne, cynique et acide, tout particulièrement.
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 novembre 2018
Le sujet est très important et on comprend tout à fait la souffrance et le traumatisme vécus.
Le seul problème avec ce film c'est la façon dont cela est raconté, la mise en scène, la réalisation.
Je trouve que cela ne va pas du tout, c'est très pénible, survolté, agressif.
On sort de là avec un mal de crâne terrible et énervés.
Il aurait fallu choisir une toute autre façon de mettre en scène ce drame, d'une façon plus sensible, moins bruyante.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2021
C'est un sujet très difficile et vraiment courageux que de parler de la pédophilie au cinéma, c'est ce que tente de faire ce film d'Andréa Bescond, actrice et réalisatrice de cette oeuvre presque autobiographique.
Malheureusement, même si on sent de la qualité, de la créativité et une vraie âme dans ce long métrage, je n'ai pas vraiment accroché avec les différents personnages mis à part le rôle du père incarné par un Clovis Cornillac touchant et sincère.
La mise en scène m'a perturbé ainsi que la violence gratuite de certains passages.
J'ai bien compris la volonté de faire passer à l'écran la douleur et le malaise d'avoir subi un viol à 8 ans, mais j'ai trouvé tout cela maladroit et plus agaçant qu'émouvant, un comble !
A voir tout de même pour la générosité et la témérité de ce drame.
--> Site CINEMADOURG <--
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 novembre 2018
Pas franchement convaincu par ce premier long-métrage traitant d’un sujet difficile par un ton qui alterne sans cesse gravité et comédie décalée sans que l’on sache vraiment à quoi se raccrocher. Certes, on salue le courage d’Andrea Bescond d’incarner son propre rôle, mais cela ne la sert pas nécessairement car son interprétation proche de l’hystérie ne la rend pas particulièrement sympathique. Les allers-retours entre passé et présent, le tout submergé de séquences de rêves et de fantasmes donne un sentiment de fourre-tout qui vient parasiter le thème du film lui-même. Les nombreuses séquences de danse, même si elles sont là pour exprimer corporellement ce que la jeune femme ne peut dire, viennent égaler briser le rythme de la narration, donnant au métrage un aspect chaotique, sans doute voulu par les auteurs, mais que j’ai trouvé irritant à la longue. Bref, le film fait preuve de qualités indéniables et ne saurait être enfermé dans une case spécifique – ce qui est toujours une qualité – mais je n’ai pas vraiment accroché à cette proposition.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2018
Le sujet est éminemment grave. Le genre d’histoire qui peut vite sombrer dans le glauque, le trop démonstratif ou s’avérer à côté de la plaque. Il s’agit ici d’attouchements sexuels sur enfants. Andréa Bescond qui en a été victime durant son plus jeune âge en a tiré une pièce de théâtre à succès qu’elle porte aujourd’hui sur grand écran. « Les chatouilles » devient alors une espèce d’œuvre psychanalytique, en forme d’exutoire, de catharsis. Ce qui pourrait devenir pesant ou lourd se révèle ici totalement lumineux alors que le sujet est traité de front, avec pudeur mais sans concession. Et ce n’était pas gagné. Le fait que la cinéaste ait écrit, réalisé et qu’elle joue son propre rôle dans le film lui assure également une caution d’authenticité non négligeable. Qui plus est, il recèle plein de trouvailles de mise en scène que l’on voit rarement dans une première œuvre française. Doublé d’un montage étonnant, le film brille par son inventivité formelle. « Les chatouilles » est d’une puissance émotionnelle rare et ne tombe jamais dans le portrait à charge en parvenant même, sur un fil ténu, à mélanger les genres entre comédie, drame, film de danse et même, par moments, des scènes surréalistes.

Et c’est peut-être le seul défaut du film. Parfois, les ruptures de ton sont brusques et pas toujours bien négociées. Les séquences avec la psychologue, entre souvenir, fantasme et fantasme de souvenir s’entremêlent parfois de manière incongrue et maladroite. Notamment au début du long-métrage où on est un peu surpris et malmené par cette construction pour le moins originale voire bancale au premier abord. Mais Bescond et son co-réalisateur de mari osent. Ils vont au bout de leur vision et parviennent finalement à nous la faire partager, à nous faire entrer dans leur univers. Cette psychanalyse par l’image est d’une force rare et « Les chatouilles » se positionne alors comme un film nécessaire et poignant, un film qu’il semble impossible de contester face au côté définitif de sa démonstration. Les moments plus dramatiques, que ce soit ceux situés dans le passé où l’on assiste à la manière dont sont pratiqués les attouchements sans jamais aucun voyeurisme ou ceux où l’on voit une Odette ne réussissant pas à se reconstruire une fois adulte, sont d’une puissance émotionnelle incontestable et d’une justesse inouïe. Mais Bescond instaure également un second degré salvateur ainsi qu’une distance appréciable par le biais de moments assez drôles et légers où elle essaye de se réconcilier avec son passé. Cet aspect comique, loin de désamorcer la gravité de la situation ou de la rendre acceptable, permet de faire souffler le spectateur et d’entériner intelligemment un message de prévention.

« Les chatouilles » jongle donc avec nos émotions avec malice et pudeur. Il a l’effet d’un ouragan à l’image de la personnalité d’André Bescond. Une actrice au tempérament incroyable qui donne tout ce qu’elle a et qu’on devrait retrouver à la prochaine cérémonie des Césars en bonne place. Mais il y aussi des séquences qui vous scotchent sur votre siège par leur dureté psychologique. On pense notamment à celles avec Karin Viard, littéralement et une nouvelle fois époustouflante, en mère indigne qui préfère fermer les yeux. Mais aussi à la scène poignante avec un amant compatissant mais à bout de forces finissant par renoncer joué par un impeccable Grégory Montel. Cette œuvre a l’effet d’un tsunami et pourrait être l’étendard de tous les gens abusés dans leur enfance et qu’on n’a pas écoutés. Alternant phrases chocs, moments comiques, répliques qui claquent ou encore séquences pétries de délicatesse, le film passe à une vitesse folle et nous emporte. Il faut juste assimiler les digressions inattendues et des ruptures de tons d’abord dérangeantes puis finalement en adéquation avec un film d’une sincérité à toute épreuve. Plein de vie et d’espoir, un film coup de poing, qui, vu dans sa globalité, s’affranchit de ses quelques maladresses de style. Bescond a réussi le pari de rendre accessible et de vulgariser un drame de tous les jours que beaucoup préfèrent taire. Et c’était un sacré challenge, gagné haut la main et avec une originalité folle et un sens du tempo hors du commun.

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Kev T
Kev T

41 abonnés 658 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 novembre 2019
Autant le sujet de fond est puissant et tout à fait respectable, mais le traitement est trop rempli de stéréotypes, de personnages caricaturaux, de déterminisme... comme si le passé douloureux d'un enfant traumatisé le conduisait à devenir une ou un adulte alcoolique, nymphomane, drogué, etc. A cela s'ajoute un acting très très limite (surtout la psy), des transitions qui prennent pas et le pire reste les dialogues extrêmement clichés et sans naturel...
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2018
Un film traité avec une sensibilité particulière…..Parfois "bande dessinée", parfois poésie, parfois humour décalé, parfois histoire d'amour impossible et pour finir drame presque glauque devant les tribunaux…..Le fil rouge est la danse et le ballet, et bien sûr les souvenirs rétrospectifs du viol par ascendant ayant autorité….Cela se suit avec un mélange d'émerveillement et de panique devant les faits, mais le film ne provoque pas de haine, au contraire, on est presque dans la douceur pendant les 100 minutes….Le film est servie par deux actrices presque inconnues ( cyrillé Mairesse, trop mignonne petite fille, et Andréa Bescond l'adulte résiliente et délurée)…..On parle de résilience au travers des rencontres ( danse, ballet, rappeurs, psychiatre, parents )…...Les deux parents jeunes et plus âgés, brillamment grimés ( Clovis Cornillac, Karine Viard) apportent un éclairage plus amer, sur la famille…..Le film est superbement construit, découpé, mis en scène, avec des séquences ballets émouvantes, des musiques plutôt riches, et par sa délicatesse étaye un sujet qui rend souvent mal à l'aise…..C'est un pari réussi et qui ne vaut pas que par son sujet grave, mais aussi par sa belle mise en scène cinéma….je conseille
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2018
Un film bouleversant où l'approche est percutante et particulièrement singulière. Par alternance d'onirisme et de fureur cathartique, l'expression corporelle est matérialisée par de nombreuses scènes de danses destructurées... ; un exutoire nécessaire pour libérer la parole, sortir des meurtrissures du passé et expulser la rage de vivre... Un film qui m'a beaucoup fait penser au cinéma bouillant de Carole Laure... Andrea Bescond est remarquable !

Vanessa W
Vanessa W

39 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2018
Une énorme claque !
Entre l art et l horreur ,il y a viard et bescond , la rage et la colère. Il y a tout ce qu on oublie ou qu on évite.Il y a la danse et la folie, la vérité et l allégorie. le fantasmé pour passer outre. Il y a Outreau et son déni. Une poésie à fleur de peau! Il y a le corps et l âme blessé, une mise en scène pour faire passer l horreur , des fuites pour se cacher ...mais 20 ans plus tard tout se "révèle" mais ne "s avoue" pas. Il y a l image que l on se donne et ce corps que l'on donne parce que c est plus facile de le donner que de (se) savoir aimer . ce film est violent parce qu il renvoie a tous les sentiments face a ce drame et nous laisse la, en spectateur en apnée, jusqu'à a ce que ça sorte ...et quand ca sort ca fait mal .viard est glaçante , Cornillac touchant et bescond si fragile derrière ce coté teigne.
ed69
ed69

12 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2018
Un film poignant bouleversant déroutant et nécessaire pour montrer être attentif à l’enfant ...
le montage du film pose l’histoire de la reconstruction...
les acteurs sont justes habités mention spéciale à Karine Viard ...
Je vous encourage à la découvrir
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2018
Andréa Bescond est danseuse de formation. Dans le but de se reconstruire après un viol, elle met en scène la pièce « Les Chatouilles ou la danse de la colère ». Aujourd’hui la pièce devient un film et il est présenté à Cannes 2018 dans la catégorie Un Certain Regard. Le film débute avec une femme qui danse, façon Sia, sur un fond noir. Cette femme c’est Odette qui se plonge corps et âme dans sa carrière. Mais Odette a un secret et il est temps pour elle de se libérer. C’est chez sa psy qu’elle va se remémorer son enfance, lorsque que le meilleur ami de sa famille la violait régulièrement et que ses parents ne voyaient rien. Andréa Bescond va y jouer son propre rôle et nulle autre qu’elle n'aurait pu insuffler une telle force à ce personnage qui vous empoigne le cœur. Karin Viard et Clovis Cornillac jouent les parents fictifs. L’actrice habituée aux rôles colériques va ici vous outrer à un point que la farce va très vite résonner dans la vérité dérangeante. En effet, ses réactions peuvent s’avérer improbables et scandaleuses mais sont pourtant crédibles. L’acteur est un peu moins à l’aise mais sait apporter la tendresse nécessaire à l’histoire. Pierre Deladonchamp est quant à lui le pédophile. Habitué aux rôles d’homosexuels, nous n’avons pas trouvé ce choix judicieux du fait que certains amalgames peuvent être faits par certains spectateurs homophobes. « Les Chatouilles » est une comédie sur fond douloureux, violent, troublant, presque voyeuriste et c’est justement là que le film réussi à faire passer un message poignant dans la légèreté. Préparez vos mouchoirs.
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CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 avril 2019
Après être montée seule sur les planches, Andréa Bescond poursuit sa thérapie en interprétant son propre rôle dans un film extrêmement fort et bouleversant - celui de sa vie - qu’elle co-signe avec son compagnon Éric Métayer. Jouant avec ses tripes et sa souffrance mais également parfois avec humour, elle s’y livre corps et âme au point que c’en est souvent douloureux même pour le spectateur. Traité de manière atypique, y compris dans sa mise en scène, le sujet ne perd ni de sa gravité, ni de son impact émotionnel bien au contraire et doit beaucoup à la justesse des interprétations. Un film coup de poing.
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