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Un visiteur
0,5
Publiée le 17 mars 2021
Andrea Bescon assassine son film et par la même occasion, son histoire. C'est tellement mal réalisé, mal joué. Quel dommage d'aborder un thème aussi important en y accumulant autant de niaiserie. Et puis le personnage d'Odette adulte, joué par la réalisatrice elle-même, est d'un ridicule avec ce style mi-roots / mi-lascarde. Ça en est risible. C'est raté et pire encore... c'est pitoyable !
J'ai vu ce film hier soir et je dois dire qu'avec un sujet aussi grave on ne doit pas mettre trop de scènes avec de la "racaille" et des personnages comme on aime les éviter dans la vraie vie. Quant à l'histoire elle-même, elle est très bien écrite et cela démontre, s'il le fallait encore, qu'être victime de pédophile(s) est un viol généralisé de la conscience, du corps, de l'esprit et de la vie future de la victime. Ce qui me fait encore plus de peine, c'est le temps donné à la victime pour déposer plainte... Un "chrono" sûrement jugé à la va-vite par les tribunaux et la justice. La peine évoquée dans le long métrage n'est RIEN à côté de la souffrance et des déchirements des familles. Bon film, mais trop de séquences de danses et de rap (que je déteste par-dessus tout).
Un film prenant et émouvant. Le sujet est parfaitement abordé, on passe par toutes les émotions pendant ce film qui nous offre un bouquet final digne de ce nom.
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3,0
Publiée le 11 novembre 2019
Un titre extrêmement trompeur car "Les chatouilles" ne font pas vraiment allusion au guili guili de notre enfance! C'est en fait le terme qu'employait le meilleur ami des parents de la rèalisatrice / actrice Andrèa Bescond lorsqu'elle avait huit ans pour la violenter sexuellement pendant des annèes sans que personne ne s'aperçoive de rien! En 2016, Bescond, danseuse professionnelle, avait dèjà racontè son histoire sur scène en recevant le Molière seul(e) en scène au thèâtre Montparnasse dans une pièce à succès, "Les Chatouilles (ou la danse de la colère)". Deux ans après, c'est un film coup de poing qu'elle interprète et corèalise avec son conjoint à la ville, Eric Mètayer! Malgrè la noirceur du propos, "Les chatouilles" est une oeuvre ènergique et solaire! C'est aussi un film sur la libèration de la parole qui doit beaucoup au jeu survoltè de Bescond! Cette dernière arrive à nous agacer, nous secouer avant de nous èmouvoir! Des maladresses, des ruptures de ton qui peuvent dèrouter, un peu trop d'agressivitè mais les acteurs assurent l'essentiel...
Rarement vu un flm français traiter aussi bien du sujet de la pédophilie. Mêler le tout à l'imagination et la danse rend ce film magnifique. Les personnages de la mère et du père donnent encore plus de force au message. On devrait forcer tous les juges à le regarder une fois par mois qu'ils "comprennent" la souffrance des gens qui en sont victimes.
Sur un sujet aussi délicat, la réalisation évite tous les écueils, le voyeurisme et la sensiblerie, pour livrer un joli film touchant, grâce au montage et au parti-pris de formaliser les souvenirs comme les rêves avec intelligence et onirisme. Le personnage de Karin Viard, seul, semble parfois un peu trop schématique. Un film courageux qui touche avec délicatesse.
Un seul mot me vient à la sortie : MERCI! Merci Madame Bescond d'oser parler de ce sujet encore si tabou dans les familles (car c'est principalement un mal familial ET sociétal, mais enfoui). Vous dépeignez parfaitement les symptômes post-traumatiques si visibles pourtant, mais interprétés autrement pas la plupart, y compris les professionnels. Toutes ces personnes qu'on nomme folles, excentriques, abimées, dépendantes, problématiques, incasables...alors qu'elles sont pour la plupart violentées et seules. J'avais vu la pièce dont est tirée cette adaptation cinématographique. Comment montrer au cinéma l’innommable ? Certaines scènes sont insoutenables, en suggérant simplement pourtant. Les dialogues sont percutants et là aussi si vraies sur le déni, la honte, la culpabilité, la perversité de l'agresseur se faisant passer pour l'ami fidèle et si gentil. Mais surtout la colère de l'enfant devenant adulte, sa désintégration au fur et à mesure comme sa lente reconstruction. Car il s'agit ici surtout de résilience et de force e la vie sur la mort. Une formidable leçon de survie et d'amour des choses, des gens et de la parole libérée. Il était temps avec tous ces enfants agressés qui grandissent dans la honte et le silence. Ce film devrait être montré dans les lycées, voir les collèges, et aux professionnels du soin et de l'accompagnement. Au-delà du thème, c'est bien sur un bel objet artistique, comme l'était la pièce. On passe rapidement sur la crédibilité de l'âge de l'actrice aux diverses étapes qu'elle narre, puisque le sujet raconte sa vie et personne d'autres qu'elle ne peut le faire aussi profondément au contraire. C'est ici un point de vue pertinent essentiel même. C'est bien filmé, bien amené (entre flash back et utilisation de la psychothérapie comme liant). C'est souvent poétique même. C'est sombre et tendu comme lumineux à d'autre. La vie quoi ! C'est parfois surjoué (au début surtout) mais le défi de démontrer et sauver est bien là. Les acteurs sont brillants : Viard tjs aussi exceptionnelle dans un rôle difficile, Cornillac bouleversant. Que dire de Pierre Deladonchamps qui encore une fois prend à bras le corps un rôle particulièrement odieux. L'utilisation des scènes de danse (essentielles aussi de les avoir gardées) est pertinente. La danse de la colère, comme le titre de la pièce, est sublimée par la rage d'Andréa Bescond. Quelles émotions partagées et quel bel exemple ! MERCI encore!
à réserver aux inconditionnels de cette ineptie qu'on appelle le rap ! Si en plus, comme moi, la danse moderne vous laisse insensible, fuyez ce film qui cède à la mode contemporaine de la réalisation foutraque où l'effet visuel est prépondérant sur le scénario qui en souffre beaucoup ! dommage, le sujet grave aurait mérité une réalisation plus sereine pour dénoncer le drame. Quand à la mère jouée par une Karine Viard complètement hystérique, on ne peut croire à un tel comportement tant il est outrancier. En outre, grosse erreur de casting pour la psy qui n'est pas à la hauteur du rôle.
L'ambition du film est indéniable : Andréa Bescond propose de traiter d'un thème violent avec décalage et légèreté. Cependant cette ambition est complètement balayée par une mise en scène pâteuse, des personnages superficiels et un schéma narratif maladroit. L'adaptation n'a pas réussi à se détacher du registre théatral. Le sujet est intéressant, mais où est l'émotion?
Voilà un excellent film sur un sujet très sensible et douloureux. Si malheureusement l'histoire n'est pas révolutionnaire, la mise en scène est vraiment au top. Il ne faut pas oublier bien évidemment le casting entre l'héroïne qui est excellente sans oublier les trois autres acteurs principaux. Karine Viard est excellente elle aussi dans ce rôle de mère sans aucun sentiment et portée sur elle-même
Efficace et clairement bien réalisé. Les chatouilles est bondé d'originalités dans sa façon de raconter son histoire. Il n'y a pas grand chose à reprocher sur l'écriture, il n'y a d'ailleurs pas grand chose a reprocher sur le film en lui-même, si ce n'est le jeu d'acteur de Andréa Bescond quelque peu surjoué. Mais ça fait quand même du bien de voir une œuvre à la française se démarquer comme ça !