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JusteMoi
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5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Un film d'une force incroyable. Je suis triste pour les personnes qui n'ont pas compris, pas été touchées par l'histoire de cette enfant devenue une femme cassée, bancale, victime mais battante. La mise en scène est magistrale. On devine sans rien voir, entre confession, rêves, cauchemars, avec la danse comme catharsis. Chapeau aux acteurs pour leur excellence dans leurs rôles difficiles. Andréa Bescond, dans son propre rôle, formidable. Pierre Deladonchamps, qu'il a dû être dur d'incarner ce pédophile, vicieux, menteur... Karine Viard, mère parfaitement détestable, égoïste et incapable d'aimer. Clovis Cornillac, si touchant, dans le rôle du père aimant, mais aveugle à ce que subit sa fille... Et Grégory Montel, qui apporte un peu de fraîcheur dans cet océan de douleur.
Que ce film puisse ouvrir les yeux des parents sur leurs amis, leur famille. Qu'il sache que le danger peut venir de personnes en qui ils ont le plus confiance. Que ce film leur apprenne la vigilance. Les invite à écouter leurs enfants, à prêter attention à leur comportement, à les croire et à les soutenir en toutes circonstances.
Film d'une exceptionnelle puissance , magnifiquement joué , qui traite d'un sujet difficile avec sincérité , tout en nous préservant de toutes scènes " choquantes " . Juste bravo
Ce film est d'une intelligence remarquable. Au lieu de narrer les faits de façon linéaire, il exprime "les choses" parfaitement bien, normal puisque c'est un film autobiographique, tout en les mêlant à différentes temporalités et différentes thématiques. Lorsqu'on a connu de prés ce genre de situation, on revit les souvenirs, la violence, la nécessité de prendre des substances pour oublier, le sentiment que son corps a été volé donc on l'offre à n'importe qui ... De mêler l'enfance lourde de cette petite fille avec sa vie d'adulte qui fait sortir de son corps la violence à travers la danse, tout en parsemant le récit avec le travail psychothérapique, sans oublier la relation difficile à la mère. Une mère, interprétée par Karin Viard, absolument détestable qui utilise tous les arguments lambda pour freiner sa fille dans sa démarche de dépôt de plainte. Et à la fin ce procès, montré par petites touches subtiles comme l'ont été les autres situations, où l'essentiel est dit. Le pouvoir de la parole et du langage du corps ...
Aïe! Un film bouleversant et douloureux! Mais une réalité cruelle que nul ne peut fuir après ce film et les nombreux témoignages çà et là. La parole se libère, tant mieux si cela peut protéger les enfants de la folie des hommes!
Sur le plan de la créativité, ce film est formidable ! La danse comme moyen d'exprimer sa douleur, sa rage, la chute et le retour à la vie. Les scénographies sont puissantes et belles.
J'ai hésité à regarder ce film longtemps, le sujet me faisait terriblement peur. Peur de ce que cela pouvait générer en moi, comme beaucoup de spectateurs j'imagine, pourtant, s'il y a un film sur la pédophilie et le viol qu'il faut voir, c'est bien celui-ci.
Un sujet souvent minimisé. Un film touchant et révoltant. Karine Viard est tout bonnement exécrable, elle s’est vraiment jouer tout types de rôle !! Andréa Bescond également, nous montre les coulisses d’un mal-être jamais découvert, jamais libéré. Je suis juste moins fan des passages de danses , mais qui colle parfaitement avec le scénario du film.
Une histoire de pédophilie. C’est à dire de viol d’un homme adulte sur une enfant. Énième explication : la petite fille est victime, la mère est coupable. L’homme violeur, peu traité. Toujours une femme designée fautive par le patriarcat. Ce film est odieux, immonde, inregardable.
Un très beau film, poétique, drôle et haletant, sur un sujet ô combien sensible et douloureux. On aime se promener dans la tête d'Odette, dans son passé et dans son présent, et on l'aime d'autant plus qu'on comprend que c'est cette promenade qui rendra son futur plus beau.
En adaptant au cinéma sa propre pièce de théâtre, Andréa Bescond co-réalise avec Éric Métayer une œuvre puissante et déstabilisante. Inspiré de son vécu, la réalisatrice ne se limite pas à dénoncer les actes pédophiles mais expose surtout la difficile reconstruction mentale que rencontrent ce type de victimes. La mise en scène déconcertante, tant elle alterne les allers-retours dans le temps, finit par imposer un style ravageur ponctué de séquences de danse laissant éclater toute la rage intérieure de cette femme. Au délicat rôle du pervers interprété par Pierre Deladonchamps, s’ajoute celui de la mère (Karin Viard obtenant le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2019) au comportement tout aussi déroutant. Bref, une œuvre très personnelle mais terriblement dénonciatrice.
Film incroyable. On est pris dans un suspense dans cette histoire au sujet si difficile et pourtant tellement d'actualité... La théorie de l'enfant intérieure est représentée ainsi que d'autres formes de thérapies. Le monde avance et ce cinéma avec, merci !
Je suis surprise par les critiques dithyrambiques pour ce film. S'il est vrai que c'est un sujet rarement traité au cinéma (je me souviens d'un épisode de la série "l'Instit" avec Gérard Klein et un téléfilm avec Josiane Balasko et Alain Bashung qui m'avaient beaucoup touchée), je trouve que ce film n'est pas à la hauteur. La petite fille qui joue Odette jeune est très juste, elle est tellement adorable que nous sommes révoltés par ce qui lui arrive. Mais alors Odette adulte... mon Dieu... Je ne sais pas si c'est l'actrice ou le personnage mais elle est totalement insupportable. Dans certaines scènes, elle est à la limite de l'hystérie, on sort complètement du film et on a juste envie de la baffer. Et puis je déteste ces actrices qui se la jouent meufs de banlieue wesh wesh alors qu'elle vient d'une commune bretonne ! Quel est l'intérêt ? je ne comprends pas. Il y a des personnages et des scènes sans intérêt : quasiment toutes les scènes de danse, le meilleur ami (qui ne sert à rien), la prof de danse avec son accent (très très bruyante)... D'ailleurs, il y a des moments où on a vraiment du mal à comprendre si c'est la réalité, le passé ou un fantasme. L'actrice qui joue la psy n'est pas convaincante. Si Clovis Cornillard s'en sort très bien, je trouve que le personnage qu'incarne Karin Viard est beaucoup trop caricatural. Ça gâche la fin, on se dit qu'on aurait aimé voir davantage de scènes sur le procès. On ne nous montre même pas le moment où elle informe ses parents, ce qu'elle dit exactement, mais uniquement leurs réactions. Bref décevant.
Les Chatouilles est un film poignant traitant avec pudeur de la pédophilie. L'histoire d'une famille de classe moyenne ou l'humanité côtoie la monstruosité à tel point qu'ils s'y confondent.. Une petite fille qui devient du haut de ses 8 ans la proie d'un pédophile, le meilleur ami de la famille, marié et père de 3 garçons charismatique, beau, couronné d'une réussite professionnelle etc.. Des parents complétement aveuglés par le manège de ce prédateur aux apparences forts sympathiques, il arrive à sévir pendant de longues années. Une mère d'une bêtise abyssale, couplée d'une rivalité avec sa fille incompréhensible, ou le paraitre surpasse tout !
Un film magnifiquement réalisé, avec une musique percutante et des scènes dansées saisissantes. Le sujet abordé est poignant, dénonçant les agissements odieux de certains, souvent au sein de cercles restreints. À voir absolument.
Comment décrire ce chef d'oeuvre? C'est juste, c'est indispensable, c'est profond et traité si finement, c'est créatif et puissant, oui tout ça! Le sujet est glauque et abject, il en ressort un film émouvant, puissant, vivant. A voir absolument