1994 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
222 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
73 critiques
3
76 critiques
2
37 critiques
1
17 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 janvier 2019
Ecolo-warriors, survivalistes post apocalyptiques, kamikazes, manipulateurs mentaux ? Si les tours de refroidissement d'une centrale nucléaire qui apparaissent régulièrement en arrière-fond - décor rare pour un film de fiction - lui mettent la puce à l'oreille, le scénario de l'Heure de la sortie sème suffisamment de fausses pistes naviguant entre rationnel et fantastique pour capter l'intérêt du spectateur ( frôlant même le trop-plein, cf les coups de fil anonymes dont l'explication tient du capillotractage ) jusqu'au finale qui donne son véritable sens à un titre tout en innocence juvénile.
Un film étonnant qui mélange le thriller, le fantastique ponctué de messages écologiques. Un mélange qui fonctionne bien sur la première partie du film pour se perdre ensuite dans une succession de situations peu crédibles. Les acteurs sont très convaincants. Laurent LAFITTE est excellent. Définitivement déroutant.
Curieux qu'est ce long métrage dont la bande annonce attire déjà l’œil. Cela m'a convaincue d'aller m'enfermer dans une salle ce jour et force est de constater que je n'étais pas la seule à avoir envie d'en savoir plus. C'est une histoire étrange avec des adolescents qui cultivent un mystère. La première scène est assez rude, et le film commence à l'arrivée d'un professeur suppléant qui vient remplacer le précédent. Ce précédent se jette par la fenêtre et le seul bémol réside peut-être un peu là, car je n'ai pas saisi le pourquoi de l'action. On la devine mais cela reste en suspens. Peu importe, tout est réussi, l'ambiance louche, cette classe de surdoués dont 6 sont collés serrés et trafiquent quelque chose. Mais quoi ? C'est toute cette histoire qui saisit le spectateur et c'est formidable !
Un debut interessant ... et puis cela tourne rapidement à vide..on ne sait pas trop ou le realisateur veut aller...et l interet retombe rapidement A voir pour Laurent Lafitte... pour le reste...
Je me suis vite ennuyé dans ce film car il est très mal joué par les jeunes acteurs. Laurent Lafitte sauve un peu l'ensemble du naufrage. C'est dommage car l'histoire est intéressante, mais la façon dont le sujet est traité la rend un peu invraisemblable et sans réelle épaisseur. L'arrogance continuelle des surdoués est vite irritante et ne les font pas paraître du tout intelligents ( alors que c'était peut être le but recherché). Et on ne comprend pas comment ils peuvent être livrés à eux-mêmes ( par moments on se croyait presque dans le Village des Damnés) dans la plus grande indifférence des adultes chargés de leur éducation...
10 595 abonnés
11 630 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 14 mai 2019
Sébastien Marnier adapte le roman éponyme de Christophe Dufossé et nous propose un film qui va bien plus loin que son genre. Ce que je veux dire par là, c'est que ce n'est pas qu'un simple thriller. On assiste à un film profondément angoissant avec une ambiance vraiment anxiogène, et également très intrigante avec une histoire très mystérieuse. Dès que Pierre prend ses nouvelles fonctions, l'immersion est totale et réussie. On est au même niveau que lui, on ne comprend pas ce que veulent ces ados qui semblent en vouloir au monde entier. On ne sait pas s'ils veulent se faire du mal à eux ou s'ils prennent (une nouvelle fois ?) leur professeur en grippe. Avec ce que l'on voit, on peut facilement comprendre pourquoi Pierre devient parano... Au-delà de ça, c'est un film qui dénonce avec un propos très fort qui est appuyé par le fait qu'il s'agit d'enfants. Si même eux n'ont plus d'espoir alors que c'est un âge où l'on est insouciant, ça veut vraiment dire qu'il n'y a vraiment plus d'espoir. Avec cela, Sébastien Marnier insinue simplement qu'il n'y a plus de temps à perdre si on veut changer les choses. Un film engagé donc qui est vraiment fascinant. Que ce soit au niveau de la mise en scène, de l'ambiance ou de la direction des acteurs qui sont parfaits, le réalisateur a fait de l'excellent travail. Le dernier acte est un peu plus faible que le reste, mais le film reste très bon et vraiment réussi. Ce n'est pas un film d'horreur, mais certains réalisateurs pourraient en prendre de la graine, car ce film possède une ambiance oppressante, paranoïaque et anxiogène vraiment excellente. Bref, j'ai beaucoup aimé. Une très bonne surprise.
Le film n’a pas peur des retranchements les plus extrêmes tant quelques situations sont vraiment malsaines et dérangeantes. Il est intéressant d’avoir la vision des jeunes « sans avenir » et le prof en face censé « préparer » leur avenir. Le malaise vient de là. Et au final qui apprend de l’autre ? La réalité dépasse les commentaires les plus atroces, presque insoutenables à voir. Franchement excellent et Laffite est parfait
La première scène donne le la et nous plonge dans un cauchemar éveillé. On y voit un professeur se suicider par défenestration pendant que sa classe passe un examen. Et c’est par le biais du professeur remplaçant incarné par un Laurent Laffitte impeccable que nous allons pénétrer dans un drôle de monde. Un monde réaliste mais dont les décors parfaitement choisis et l’atmosphère délétère instaurent un climat proche du fantastique. On a l’impression de vivre un cauchemar éveillé, presque comme dans une œuvre de David Lynch. Pour son second film, Sébastien Marnier confirme qu’il est un cinéaste de talent, à suivre, avec une véritable patte et un réel univers artistique. Son thriller implacable avec Marina Foïs, « Irréprochable », avait marqué les esprits. « L’heure de la sortie », certes plus difficile d’accès, devrait faire de même.
Le réalisateur ose un mélange des genres risqué mais tout à fait cohérent, entre l’effroi, l’enquête, l’émotion et un léger sous-texte social. Et tout cela emballé dans un propos écologique fort et pertinent. Rarement la thématique de la fin du monde n’avait été aussi palpable, montrée sous un prisme comme celui de la jeunesse désabusée et suicidaire. La maîtrise à ce niveau est impressionnante, tant au niveau du scénario que de la mise en scène. La musique, le rythme lancinant, des scènes froides et étranges ainsi qu’une symbolique forte comme la chaleur écrasante du soleil conduisent à nous angoisser de manière insidieuse et à nous faire partager le début de folie du personnage principal. D’ailleurs, « L’heure de la sortie » regorge de détails et de signes qu’il nous appartient d’interpréter. En premier lieu le titre, à double voire triple sens, qui prend tout son sens à la fin du film.
Et quelle fin ! Les dernières séquences sont proprement tétanisantes et nous retournent les entrailles. Pourtant pas de gore, ni de scènes choc. Juste des images simples qui nous renvoient à notre propre destruction. Une fin remarquable, pessimiste et nihiliste, qui dénote dans le paysage cinématographique français et fait l’effet d’un choc qui nous occupe l’esprit longtemps après la sortie de la salle. Alors même si le film souffre de quelques maladresses et reste imparfait, il reste mémorable et se positionne comme une œuvre innovante, hors des carcans et des balises propres au cinéma français, qu’il soit d’auteur ou populaire. « L’heure de la sortie » est un film sensoriel, qui met les sens en éveil et doté d’un suspense à tendance écologique fort. C’est rare, et même s’il y a quelques redondances et une dynamique un peu molle en milieu de film, il serait dommage de s’en priver.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Le film part d'une bonne idée : le professeur d'une classe de surdoués se suicide. Son successeur (Laurent Lafitte, assez peu convaincant) enquête sur un groupe de six jeunes, beaucoup trop lucides pour leur âge.
Le problème est que le réalisateur, Sébastien Marnier (on lui doit Irréprochable), lorgne dans beaucoup de directions sans en choisir vraiment une. Le film oscille donc entre une enquête fantastique à la mode de Stephen King, un thriller messianique façon Jeff Nichols et une chronique sociale ... à la française.
L'heure de la sortie est au final une mayonnaise ratée : les effets fantastiques (les bêtes sauvages envahissent la ville, l'électricité varie mystérieusement d'intensité, les cafards sortent de l'évier) surnagent comme de l'huile au-dessus d'un magma informe qui comprend des seconds rôles ratés, une intrigue étirée à l'excès, un évident manque d'imagination et une scène finale très moche.
De bonnes intentions et une ambiance de mystère qui par instant fait mouche : voilà ce qui sauve le film de l'échec total.
Confirmation d'un gros talent français à suivre, avec ce film toujours très maîtrisé techniquement, narrativement aussi, même si le scénario en lui-même a quelques faiblesses ou loupés (pourquoi le prof au début du film se jette par la fenêtre, on ne le sera jamais vraiment). Reste que visuellement, c'est du lourd, avec comme dans son 1er film, une excellente utilisation de la musique ou bien une capacité à jouer avec les codes d'un genre pour nous embarquer dans une histoire qui n'a, au départ, rien à voir avec le genre investit (ici, le fantastique). Au niveau des acteurs, L. Lafitte, affûté et juste, est particulièrement impressionnant, face à une bande de jeunes qui se révèlent là aussi très juste. Les 2nds rôles sont très bien, les dialogues sont soignés, la photo est sublime, le montage est acéré, c'est au final un très bon film, qui intrigue et captive de bout en bout, avec une ambiance bien rendue (moite, pesante et étrange). Vivement le 3ème film de S. Marnier ! D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Un film qui fait froid dans le dos tant une génération prend conscience des réalités. Les acteurs jouent bien, et on ne peut prédire où le film nus emmène donc on prend plaisir. PLV : Larent Lafitte est toujours aussi efficace.
J'ai aimé l'atmosphère oppressante et malsaine de ce thriller psychologique / paranoïaque, qui est très actuel dans son récit et remarquablement interprété par tous les acteurs.
J’aime bien le côté mystérieux, d’un relatif réalisme à la lisière du film de genre, rappelant Le Village des Damnés, on reste aux côtés du personnage de Laffite pour découvrir ce que trame ce groupe d’ados, l’ambiance est bien retranscrite d’ailleurs. Après pour ce qui est du message écolo je trouve ça un peu lourdingue, comme si les enfants avait une sorte de shining pour prévoir l’apocalypse, je préfère par exemple la vision nihiliste et plus subtile de von Trier avec Dunst. Reste que ça m’a ben captivé, et que j’ai été surpris du ton du film, on en voit rarement des comme ça dans le cinéma français donc autant en profiter.
Deuxième long métrage du cinéaste Sébastien Marnier , metteur en scène a suivre, après l'excellent 'Irréprochable" que j'avais beaucoup aimé à sa sortie qui transforme l'essai avec le troublant "L'heure de la sortie" !! L'ambiance de cette oeuvre est assez inquiétante, on suit dès le départ un professeur sautant mortellement d'une fenètre en plein cours dans un collège. Un prof suppléant prend la suite d'une classe de surdoués qui, petit à petit, va ètre interpellé par ses élèves avec des violences, des cours pas facile a diriger et l'enseignant va en suivre quelques uns qui ont des pratiques étranges entre eux. Sébastien Marnier arrive a créer une atmosphère bizarre dans le bon sens du terme car on est pris, on est même envouté par l'histoire avec une mise en scène solaire dans les lumières et maitrisé par le reste comme la musique par exemple. Je trouve même culotté mais avec classe qu'on fasse ce genre de film dans le cinéma Français mais c'est tant mieux. Laurent Lafitte montre l'étendu de son talent d'acteur en jouant un prof au bord de la crise de nerfs avec de remarquables jeunes comédiens à ses cotés plus Emmanuelle Bercot et Pascal Greggory dans les seconds roles . Un thriller original que je recommande.
Il y a quelques passage ennuyeux, où ça aurait pu donner plus de rythme, d'intérêt. La toute fin relève l'oeuvre. spoiler: On se dit qu'après tout, ce prof a fait tout ça pour presque rien. La réalisation est très belle. Les dialogues ne sont jamais superflus; par contre quelques scènes paraissent un peu trop redondantes. C'est donc un thriller (lent, brut, suggestif, non leste) mais question "film d'horreur", non, on ne va pas aller jusque là, non. Il n'y a pas tant de suspense que ça, à part dans la dernière partie. Laurent Lafitte joue bien (Sébastien Marnier a dit qu'il lui avait proposé un rôle de gay, ce qui ne veut rien dire, mais en tous cas on comprend mieux car ça n'est pas patent, son personnage ayant franchement quelque chose d'asexué). Emmanuelle Bercot apporte une certaine joie de vivre au milieu de gueules de type gothique nihiliste lourdingues. Au final, aligner la réussite scolaire sur une clairvoyance écologiste ultra pessimiste, est-ce sensé? Qu'est-ce que ça apporte? Disons que le roman (de Christophe Dufossé) est ainsi. On passe d'un collège de Touraine à une école catho, d'un prof d'histoire-géo à un prof de français, Eric devient Pierre... Pourquoi changer les références du roman? Cette liberté créative n'offre aucune plus-value.