Qu'un humoriste choisisse pour sujet de son premier film le portrait sans fard d'un chanteur ringard et vieillissant, c'est déjà curieux. Qu'il décide de l'interpréter lui-même, fardé et grimé, c'est un pari supplémentaire. Qu'il lui donne une forme aussi spécifique que le faux reportage réalisé par un fils naturel ignoré, c'est quasiment, du moins sur le papier, un suicide artistique.
Il faut donc vraiment voir le film pour mesurer à quel point l'exercice d'équilibriste d'Axel Lutz est maîtrîsé. D'un sujet pour le moins rébarbatif (se coltiner la vieillesse d'un chanteur déjà niais quand il était jeune), le réalisateur parvient tout doucement à tirer une leçon de vie qui ne porte pas son nom : le mauvais goût est finalement assez relatif, et la pulsion de vie lui est de toute évidence bien supérieure.
Le spectateur bobo, confortablement engoncé dans ses certitudes (les chansons "d'époque" sont d'une ringardise absolue) se voit à la fin du film presque obligé de reconnaître que la version chantée de Je reviendrai à Montréal est magistrale. Il aura fallu, dans l'espace du film, déployer tout un arsenal de ruses scénaristiques (la scène avec Julien Clerc et Dani) pour y parvenir.
Plus qu'une curiosité, Guy est un délicieux bonbon à la guimauve un peu amère, d'une originalité confondante.
C'est un film sublime. Un film plein d'émotion et de mélancolie, de sensibilité et aussi des moments drôles. Alex lutz est magistrale dans ce rôle de vieux chanteur ringard. Les chansons sont aussi parfaites et il a une très belle voix. Ce faut documentaire est tellement bien fait que j'ai été pris dedans pensant que c'était un vrai. Le seconds rôles sont aussi tous très bien joués. Bref un ne s'ennuie jamais et on en ressort heureux. J'ai eu la chance de voir ce film dans un petit cinéma de Caen avec Alex Lutz en personne pour présenter son film.
La plus grande qualité de ce Guy en plus d'être drôle, touchant, intelligent, brillamment interprété est de nous transmettre, sur le fil tendu d'une réalisation à propos faussement frivole, une envie absolue de vivre à découvert, dans des nuances de sagacité et de pathétique, sans jamais se vautrer dans le second ou se revendiquer du premier
Malgré quelques longueurs, ce film est magistral. Bien sûr, il faut aimer ce genre de cinéma 'intimiste', où il n'y a pas 2 explosions et 14 morts à la minute, mais à la place, une sensibilité et une intelligence auxquelles seuls certains cinema permettent d'accéder. Les dialogues, comme le maquillage de Guy Jamet, sont exceptionnels de réalisme, et le jeu de Lutz est simplement exceptionnel. Merci Monsieur pour cette magnifique démonstration d'humanité.
Un documentaire sur une ancienne star sur le retour sauf que comme la star est fictive ça n'a aucun intérêt. Ce film est 1h30 trop long, on s'y ennui d'un bout à l'autre. On ne ressent rien. Fuyez !
C'est le genre de film qui vous laisse dans un état un peu bizarre , ambivalent, en sortant du cinéma . La prouesse ( un brin trop Actor studio ) de Lutz est remarquable tout comme , et surtout , son maquillage . En revanche , l'histoire est d'une platitude sans nom et se traine en n'en plus finir . Le personnage de Guy est d'une antipathie extrême qui à la longue devient désagréable voire pénible à regarder . Quelques retours en arrère ( bien reconstitués ) rythment assez bien le tempo mais pas assez fouillés pour donner une véritable structure au film . L'humour ( très Lutzien ) donne un supplément d'âme à ce petit film qui ne restera dans les mémoires uniquement pour la performance d' Alex Lutz....et de sa maquilleuse .
Je n'ai jamais aimé les chanteurs talentueux mais prétentieux, cruellement ramenards. Je peux aimer leurs chansons, mais trop souvent leur personnalité me déplaît. Caricatures. Les yéyé au moins n'étaient pas donneurs de leçons. Où sont nos Barbara, nos Brel, nos Brassens, pourrait-on lancer... sauf que tout n'est pas comparable alors que le plaisir peut se déguster à bien des notes et rythmes ? Pour autant qu'on nous délivre de ces chanteurs dont l'auto-fiction et l'hubris nous conduit à nous délecter de la vue de notre propre trou du cul. "Guy", le film d'Alex Lutz ne dit rien d'autre : mettre son trou du cul au centre du monde est exécrable. Et si notre humanité se résume à ces desseins, Alex Lutz sublime le monde par son ironie acérée mais toujours humaine. A ce titre, il y a quelque chose d'Agnès Varda chez Lutz. L'amour de la liberté passe par l'amour de la tolérance. Et c'est peu dire que Lutz excelle en la matière.
Remarquable ce que fait Alex Lutz dans ce film ! Un humour sous jacent, un naturel époustouflant ! Le jeu d’acteur est fameux. C’est d’un grand réalisme
Bluffant. Une performance remarquable tant dans l'idée que de la manière dont elle est présentée. Beaucoup d'émotion et de profondeur sur la vie des artistes. Peut être 10mn de trop sur la fin mais franchement ça vaut le coup si on veut se laisser prendre par l'histoire.
Alex Lutz est épatant de justesse, le vieillissement est très bien réalisé ... mais c’est tout. On attend pendant tout le film qu’il se passe quelque chose, alors pour patienter on écoute des chansons. Alex Lutz a privilégié la forme au dépend du fond, dommage.
Voici un film qui a tout pour intriguer, pour fasciner ou pour laisser dubitatif. En tout cas le deuxième opus cinématographique d'Alex Lutz ne ressemble à rien de connu et surtout pas à un film commercial comme le cinéma français en produit à la pelle. Un faux documentaire : voilà qui en soi n'est pas nouveau, mais porté à ce niveau de crédibilité voilà qui est plus rare. L'atout principal : le make-up - ou pour parler français le maquillage. Ainsi donc Alex Lutz, l'humoriste tout juste quadragénaire, se travestit en un vieux beau dont pas une ride, pas une mimique, pas une maladresse n'ont été laissées au hasard. Alex devient ainsi Guy Jamet, vieux chanteur qui a connu ses heures de gloire durant la période yé-yé et qui, au fil des tournées en province, continue de se tailler un beau succès auprès de quelques fans ayant toutes - ou presque - dépassé ce qu'il convient d'appeler pudiquement un certain âge. Or, Guy fait l'objet d'un film tourné par un certain Gauthier qui n'aura de cesse de retrouver celui qu'il présume être son père biologique. Le film est tourné en caméra portée, ce qui bien sûr accentue l'impression de vérité et confère à l'ensemble une force qu'une caméra fixe n'aurait pu nous donner. Chemin faisant, le personnage de Guy apparaît d'abord comme un piètre abruti doublé d'un personnage narcissique, puis comme un cynique façon Jacques Dutronc ou si l'on préfère comme un désabusé, voire un angoissé. Car le film véhicule des thèmes aisément identifiables : la conscience du temps qui passe et qui défigure les êtres même les plus beaux, la hantise de la mort, la vanité du show business qui permet aux naïfs - artistes et spectateurs - de vivre dans l'illusion permanente. Et le personnage de Guy qui faisait d'abord sourire et même franchement rire devient sombre et pathétique en même temps que se dessine un autre thème, celui de la filiation et de l'improbable paternité. Non, "Guy" n'est pas à prendre à la légère et, si le film est bel et bien une comédie, il est à ranger parmi ces comédies grinçantes qui savent si bien tromper leur monde.
Une totale réussite. Lutz est formidable mais n’oublions pas Pascale arbillot. Faux documentaire parfaitement réalisé avec une douceur et une réflexion sur le temps qui passe. Guy est inoubliable
Pour commencer je me suis trompé sur le thème du film, je pensais qu'il s'agissait d'un film sur la quête d'un père absent, en réalité le film s’intéresse avant à la fin de carrière d'un chanteur populaire dans sa jeunesse. Je pensais voir une comédie, j'y vois plutôt un drame j'attends toujours les scènes drôles.
Alex Lutz est un excellent acteur sa transformation pour le rôle est impressionnante après le film n'a que peu d'intérêt, c'est lent, un quart du film ce sont des chansons certes bien imitée mais qui ne sont pas mon style musical.
Le mode documentaire par quelqu'un qui ne sait pas tenir une caméra est atroce, sans parler des nombreux moment où l'on entend pas ce que les personnages disent (caméra amateur lointaine oblige
Au regard de la note très élevée je m'attendais à un super film, très déçu.