Moi qui déteste les film à messages, j'ai été servi ! Parce que devinez ce qu'est le message ? C'est de nous expliquer que le capitalisme c'est très vilain, c'est deshumanisant et plein d'autre chose encore. (on noter la prise de risque énorme des auteurs avec un pareil thème) Et tout cela est filmé avec la subtilité d'un éléphant au musée de la Porcelaine. On se croirait par moment dans "La lutte des classes pour les nuls". Et plus le film avance plus le démonstration devient grotesque spoiler: :(le coup de hommes chevau x comme métaphore idiote personne n'y avait encore pensé d'autant que les maquillages sont dignes d'un magasin de farce et attrapes. Emergent de ce Gloubi-boulga; deux ou trois plans et répliques surprenantes mais ce film est raté et le fait que Lakeith Stanfield se révèle un excellent acteur n'y change rien.
Sorry to Bother You est ce qu'on peut appeler communément un pétard mouillé. Sa première partie nous place sous les meilleurs augures avec ses critiques de la société de consommation, du harcèlement téléphonique et de la dépersonnalisation du client (et du vendeur, qui en est réduit à lire un script abrutissant sans avoir le droit de réfléchir...). On se tient donc sur son fauteuil, paré à recevoir le coup de théâtre à cette intrigue qui nous titille de son humour décalé au démarrage, de son personnage principal sympathique, et de ses discours humanistes intéressants. Mais là, c'est le drame. Que dire de plus, si ce n'est que l'on n'est pas prêts à cette suite (environ après les trente première minutes), qui combine un rythme soporifique, des dialogues interminables et ronflants, et surtout une chute fantastique qui n'a clairement rien à faire là :spoiler: les hommes-chevaux fabriqués par un PDG fou , mais bien sûr... On perd ses yeux face à la laideur du trucage (les prothèses et masques sont aussi bien réalisés que ceux vendus aux enfants pour Halloween), on perd ses mots face à la stupidité confondante de ce retournement de situation qui décrédibilise le discours engagé, on se croit dans une série Z d'une gaminerie totalement inattendue. Dommage pour le BlackPower, l'empowerment (l'acquisition d'autonomie valorisante pour une ou plusieurs personnes) et la critique de la surconsommation, on se casse les dents (de cheval) sur cette fin décousue, digne d'un nanar SF, et à l'humour franchement gamin (la vidéo en pâte-à-modeler pour expliquer les desseins du méchant, on ne sait pas s'il faut en rire ou en pleurer, dans le doute, on fuit). Un délire qui ne prend pas, même au énième degré d'humour. On transmettra quand même les CV des truquistes à Face Off, il en ont besoin.
Film qui dans sa première partie était intéressant a plus d'un titre pour son côté anticonformiste fustigeant les bases de la société de consommation américaine et ses excès en matière d'emplois exploités par des patrons golden boy et psychopathe. Mais quand le scénario vire au fantastique avec ces hommes chevaux censés remplacer les humains au travail ça part dans un délire de mauvais gout .
Sorry to bother you se déroule dans une dystopie bien écrite qui comporte des retournements inattendus qui nous font réaliser que nous ne sommes pas en train de regarder le film que nous pensions. Une fiction surprenante qui nous incite à nous interroger sur nous-mêmes et sur nos opinions sur les sujets abordés.
un état des lieux du travail, un film qui fout la patate, un ovni pour geek….Trois définitions qui collent à ce long métrage original, dont on ne sent pas passer les 110 minutes….Le film est centré sur un noir qui fait du télémarketing, et qui remporte des contrats mirobolants (en millions de dollars)….Il devient une sorte de messie pour la banlieue dont il est issu, un modèle social qui défie les codes en tout genre ( racisme, hiérarchie dans l'entreprise, amitié, sexe)…..Pour ma part cela a fonctionné, grâce çà un humour décalé, et une mise en scène délirante (il y en a qui n'aimeront pas) faite de projections dans le cerveau, d'un rythme soutenu, d'effets clips, de musique psychédélique, de grimaces, de fantasmes amoureux, de décors cadrés dans San Francisco (humour sur East Oakland, la banlieue) et de mille facétie qui ont parfois un signifiant qui peut échapper au spectateur français…..On se régale dès les premières minutes, on en redemande, et au final se dégage un message humaniste sur le "noir", le "blanc", le rapport à la banlieue et au travail…;ça m'a plu, j'espère que vous en ferez autant…..
Un film qui pourrait ne pas plaire à celles et ceux qui veulent une comédie "classique". Comme déjà écrit par certaines et certains ici, "Désolé de vous déranger" est un film original et engagé, racontant l’ascension d'un jeune homme dans le monde de la vente par téléphone. Il est original, comme on pouvait s'en douter par son mélange des genres - comédie, fantastique et science-fiction (oui, même science-fiction, alors que j'en doutais vu le résumé et la présence déjà du registre fantastique qui généralement l'exclut) - et parce que sa fin est complètement inattendue, et il est engagé, car c'est évidemment un plaidoyer contre le capitalisme. Je ne fais pas d'interprétation ni ne dis pas ça parce que je n'apprécie pas le capitalisme (même si, en effet, je considère que ce système comporte trop de dérives) : pour moi, c'est une évidence, ce film est engagé. Mais, rassurez-vous, si vous n'avez rien contre ce système économique, vous ne subirez pas sa critique, les péripéties du personnage principal suffiront à vous faire passer un bon moment.
" sorry to bother you" très remarqué autre atlantique l'an passé est mon premier coup de coeur de l'année. En effet cette comédie acide est une satire sociale jouissive dénonçant les excès du capitalisme et de la société de consommation dans un récit drôle, funk et gore avec un acteur principal au top.Une réussite
Une comédie étrange, décalée et loufoque qui, dans un ton et un schéma qui rappellent énormément le récent "Under the silver lake" de David Robert Mitchell, aborde des sujets sérieux comme la discrimination, l'ascension sociale ou encore le capitalisme. Une première partie assez lente, presque ennuyeuse, particulièrement abstraite et insaisissable centrée sur l'emploi dans le télémarketing du protagoniste principal et son évolution pour aboutir sur un dernier segment plus orienté vers la science-fiction. Une mise en scène plutôt intéressante, un travail sur la lumière et la photographie remarquable pour un ensemble satisfaisant, extravagant mais cohérent dans son écriture. Sans grandes prétentions mais très sympa.
Le film dure 1h50 et pendant 1h40 je me suis ennuyé et pour être franc avec vous même les 10 min qui reste n'ont pas été très spectaculaire. Un film voulant montrer le racisme, les conditions de travail et l'amitié. Ce qui est totalement raté pour moi. J'aurais été au cinéma pour le voir j'aurais demandé un remboursement. La fin du film me fait savoir que peut être il y aura une suite ce qui le rends encore plus pathétique. Peut être croyez vous que je suis très dure mais honnêtement ce film n'a aucun intérêt et je suis sur que ne suis pas le seul à penser pareil
Dénoncer les dérives nauséabondes du capitalisme outrancier c'est une excellente initiative, le faire sur un mode bien rythmé et fun c'est très bien également, mais pourquoi avoir tout gâché avec des scènes d'une grande absurdité ??? Ce film a un grand potentiel inutilement gâché.
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0,5
Publiée le 12 juin 2020
J'ai vu Sorry To Bother You hier soir avec quelques-uns de mes amis. Aucun de nous ne savait quoi que ce soit à propos de ce film, sinon qu'il avait quelque chose à voir avec le télémarketing et était très bien noté en ligne. Ce film est un rêve surréaliste qui a quelques grandes scènes et quelque chose d'intéressant à dire sur l'atmosphère sociopolitique des États-Unis en ce moment. Mais c'est surtout un film sans but ni directions réelles. Tout le film est déroutant et on dirait qu'il dure 4 heures. Honnêtement, je suis vraiment en conflit avec ce film car il a pris des risques vraiment intéressants mais cela a pris une tournure si bizarre que j'ai vraiment l'impression de ne pas avoir compris son but. Si vous aimez les histoires loufoques et insensées de Terry Gilliam alors ce film fonctionnera surement pour vous...
Ce film est simplement génial, car le réalisateur fait passer de réels messages mais dans une approche complètement barrée et déjantée. On suit donc le personnage de Cassius Green, jeune vendeur télémarketing, qui va monter en grade grâce à sa « voix de blanc » (on en croirait presque un doublage d'ailleurs) jusqu'à monter au sommet et y découvrir l'envers du décor... La dernière partie du film part complètement en vrille mais dénonce justement ce système capitaliste et cette recherche constante du profit au détriment des êtres humains. C'est drôle, bien réalisé, avec de belles originalités de mises en scène, et surtout ce n'est pas loufoque juste pour l'être, il faut voir plus loin. Le tout mené par un casting vraiment sympa', « Sorry to Bother You » est malheureusement mal distribué mais mérite vraiment le coup d'oeil.
Voilà un film qui sort des clous, avec une histoire cynique, originale et drôle. Le réalisateur parvient avec succès, en grossissant forcément les traits de chaque personnage, à dénoncer les dérives du monde moderne. Le film fourmille de bonnes idées, aussi bien scénaristiques (le changement de voix), que visuelles. Une prise de risque qui mérite bien une demi-étoile supplémentaire par rapport à un bon film.
Film en droite lignée avec les théories du complot actuelles. On voit bien comment on exploite la misère des gens pour son propre intérêt sans avoir de problème de conscience particulier ! Une belle leçon de vie sur la manière d'éviter de tomber dans les pièges que nous tendent les autres : rester fière et accroché à ses valeurs et les défendre malgré tout ! C'est la seule solution pour réussir dans sa vie.