Un drame social terriblement émouvant, considéré comme le chef d’œuvre du néoréalisme italien, et récompensé par l'Oscar du meilleur film étranger 1948.
Il faut d’abord, à propos de ce film, se lamenter de la médiocrité des traducteurs français de titres de films étrangers. « Le Voleur », au singulier, escamote la portée de la critique sociale que fait Vittorio De Sica. Le réalisateur avait, en effet, choisi « ladri », le mot au pluriel dans son titre italien. Son propos n’était pas de montrer UN voleur, mais de montrer comment une trop grande misère pouvait créer DES voleurs. Ensuite, il faut faire remarquer que si ce chef-d’œuvre du néo-réalisme italien n’a pas pris un quart de ride, ce n’est pas seulement grâce à la perfection technique de ses plans, de son rythme narratif, ou de sa justesse dans la peinture documentariste de la misère ouvrière de l’époque. C’est aussi et surtout grâce au brio des deux acteurs qui jouent le père et le fils. Jamais dans un film, pessimisme et optimisme n’auront été mêlés avec autant de génie. Perdre sa bicyclette reste une tragédie sociale, mais conserver l’amour et le soutien de son fils, est un hymne d’espoir. Toute personne critiquant ou téléchargeant illégalement ce film devrait se voir punir d’un internement à vie en asile psychiatrique ou d’une écoute de toutes les interviews de Jean-Claude Van Damme.
S'il y a bien un film à voir dans la carrière de Vittorio De Sica, c'est celui-ci. En plein néoréalisme italien, des génis comme Visconti ou Fellini se font connaître. En 1948, Vittorio De Sica, acteur très populaire en Italie durant les années 30, se penche sur le destin d’un père de famille au chômage et, avec une simplicité étonnante, parvient à hisser son sujet sur des cimes imprévues. Avec l’aide de son scénariste attitré, Cesare Zavattini, il suit le parcours d’un homme au bout du rouleau, mais devant rester digne afin de nourrir son fils. Cette intrigue prétexte sert avant tout aux auteurs pour dresser un état des lieux assez catastrophique de la situation sociale de l’Italie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La caméra, d’une remarquable fluidité, saisit la misère et la détresse des faubourgs romains sans jamais tomber dans le misérabilisme de bas étage. Certes, le cinéaste semble tenté par le mélodrame, notamment avec une musique assez emphatique, mais il y échappe grâce à une analyse très fine de la psychologie des personnages. Jamais caricaturaux, les protagonistes du film sont tour à tour attachants ou énervants, veules ou touchants jusque dans leurs défauts. Ceci est souligné par l’interprétation remarquable de Lamberto Maggiorani et du très jeune Enzo Staiola (devenu par la suite professeur de mathématiques), tous deux acteurs non professionnels trouvés lors d’un casting sauvage dans la rue. Oeuvre majeure et puissante, Le Voleur de Bicyclette est un film qui remet en question notre jugement du bien et du mal, et offre une beauté salie de manière juste et touchante.
Une oeuvre inoubliable, simple mais d'une incroyable ampleur tragique, émouvante. Une réflexion sans précédente sur la crise de l'après guerre, un chef d'oeuvre du Néo-Réalisme à voir absolument.
Une œuvre d'un incroyable simplicité, mais qui dégage énormément de choses ... et surtout de l'émotion. Le film est très modeste, des acteurs peu connus, une durée d'1h30 a peine, une histoire simple... Mais pourtant quel chef d'œuvre ! un film tres moral et qui est impressionnant par la manière dont il transmet les émotions. On parvient rapidement a s'identifier au personnage central et comprendre l'ampleur tragique que peu prendre un simple fait divers... un film tres beau et tres touchant et plein de sincérité. Absolument magnifique, tres triste, bien construit... un chef d'œuvre, qui marque d'ailleurs l'entrée de Sergio Leone dans le monde du septième art, en tant qu'acteur (tout petit rôle) et comme assistant réalisateur ! On est même pas devant le film, on est dedans...
Et bien c'est pas pour moi, le voleur de bicyclette m'a voler mon éveille. Un père au chômage doit acquérir un vélo pour sa nouvelle embauche, colleur d'affiche. Histoire qu'il passe une mauvais journée, il se fait prendre son vélo et tout le long du film il part à la recherche avec son gamin. C'est pas que cela m'embête mais là on passe son temps à suivre avec douleurs, un arrêt dans une église dont ce passage m'a complètement assommer (avec chants et le gars qui parle avec un vieux), il m'a pris soudainement l'envie d'écouter le morceau "Jésus revient" en remix. Un autre coup ou il s'arrête chez une voyante passons... Par contre la fin est d'une dureté qui ne m'a pas laisser indifférent, alors que depuis le début du film je n'ai ressentie aucunes émotions. Je vais plutôt tout de même regarder une étape du Tour de France.
Une histoire dont le scénariste n'a su que faire, qu'il a en conséquence étirée et étayée du plus de redondances et de longueurs possibles, faisant porter le film par le gamin parce qu'il a une bonne bouille. Sans conclusion ni morale, ce film n'est d'aucune utilité et ne rend même pas honneur aux moyens techniques de l'époque, comme le démontre cette scène en voiture où l'extérieur est un film où le véhicule tourne à gauche alors que l'acteur tourne le volant vers la droite. Aurait été supportable sous une forme deux fois moins longue.
Une histoire très simple et pour Antonio Ricci un problème si simple qu'il est d'autant plus cruel et tragique : pas de vélo = pas de travail = impossible de survivre. L'acteur principal, Lamberto Maggiorani, est parfaitement en place et les scènes s'enchaînent très bien. Un classique à voir dont le seul défaut est de nous exposer un problème dont nous avons du mal à prendre conscience à l'heure actuel.
Le vrai cinéma italien. Tout dans la description, et il est parfois difficile de garder son attention face à l'absence de péripéties. Toutefois, Le voleur de bicyclette contient beaucoup d'émotion. A voir pour tout cinéphile.
Tourné en 1949, le film raconte l'histoire d'un homme qui réussit à trouver un emploi de colleur d'affiche mais se fait voler son bien le plus précieux et dans lequel il a placé ses maigres économies: son vélo. VIttorio de Sica nous montre une Italie après la guerre et dans une profonde crise, où chacun essaye tant bien que mal de vivre et où le moindre travail est une lueur d'espoir. De très jolis décors, des plans soignés accompagnés par une musique saisissante et de bons comédiens, qui font ressortir leur détresse et leurs peurs. Il semble pourtant que le film manque d'un scénario plus solide: bien que explorant tous les façades de l'Italie d'après-guerre, le parcours du père et de son fils pour retrouver le voleur devient trop vite répétitif et leur course finit par tourner en peu en rond.Néanmoins le film nous propose une fin vraie et en rapport avec la situation du film.