Le Voleur de bicyclette
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Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

259 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2017
Le Voleur de Bicyclette est un très bon classique à mater.
L'histoire est sympathique et le personnage central ainsi que son enfant sont attachants, car leurs soucis sont finalement assez communs (ou plutôt assez communs à cette période post-Seconde Guerre Mondiale). Et le dilemme auquel est confronté le père (entre les valeurs qu'il doit transmettre à son fils et la nécessité d'obtenir un vélo pour subvenir aux besoins de la famille).
L'acteur principal, Lamberto Maggiorani, m'a semblé se débrouiller très correctement pour voir qu'il n'est pas professionnel et qu'il n'avait jamais joué dans un film auparavant.
Un beau film de Vittorio de Sica.
Cécile HARISTOY
Cécile HARISTOY

27 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2017
Il est des films que la critique adule. On en a entendu parler mais l'on ne s'est jamais vraiment décidé à les regarder. Enfin je dis on, c'est moi. "Le voleur de bicyclette" en fait partie. Incontournable pour tout cinéphile, je ne le découvre qu'aujourd'hui (sorti en 1948, il était temps !). L'histoire se passe à Rome, dans un quartier populaire de l'Italie d'après-guerre. Le travail manque. Alors quand après des années de chômage Antonio Ricci se voit proposer un emploi de colleur d'affiches, il entrevoit le bout du tunnel. Son salaire sera celui de la dignité humaine, il lui permettra de nourrir sa femme et ses enfants. La suite est connue : dès le premier jour, Antonio se fait voler le vélo avec lequel il transporte son échelle de mur et mur et de rue en rue, un vélo qu'il a pu acheter en vendant au Mont-de-Piété tous les draps de la maison, un vélo sans lequel il lui est impossible de travailler... La trame dramatique du film repose entièrement sur ce larcin et ses conséquences. Et l'on peut trouver ça léger si l'on ne comprend pas le gouffre de détresse qu'il ouvre dans la tête de ce père acculé, qui n'aura de cesse dès lors de retrouver le voleur... négligeant son fils de 7 ans, le petit Bruno, qui avale bravement les kilomètres à ses côtés. A travers la quête éperdue d'Antonio, Vittorio de Sica nous offre une remarquable étude psychologique. Les affres de la misère, la probité qui peut basculer... L'action du film se déroule principalement sur une journée, avec des moments forts comme les scènes à la trattoria, près du pont, dans l'église... On emboîte le pas pressé des 2 héros à travers les rues de la ville jusqu'à la scène finale, chargée d'émotion. Aucun acteur connu au générique. C'est mieux, pas d'identification possible. Lamberto Maggiorani (le père) et Enzo Staiola (le fils) jouent juste. Dépeignant une certaine misère sociale, "Le voleur de bicyclette" est parfois cruel, parfois sordide, mais aussi gonflé d'amour. Chef-d'œuvre du néo-réalisme italien, oui !
Mephiless s.
Mephiless s.

74 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2016
Ce film s'inscrit très bien dans le néo-réalisme italien. On peut voir des habituations vétustes, des enfants qui mendient... Ce film est la quête d'un homme qui cherche désespérément son outil de travail. Un objet qui semble insignifiant mais qui représente la pérennité de son avenir. On ressent énormément la peine du personnage, très bien joué par les acteurs principaux. Par ailleurs, la scène finale est géniale
weihnachtsmann

1 632 abonnés 5 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2016
Le vol de sa bicyclette c'est aussi l'occasion pour cet homme d'éduquer son fils malgré la misère qui accapare son esprit, mais la force de ce film est dans sa dernière partie. On voit bien comment le réalisateur a intégré l'enfant à la quête du vélo maudit et cette fin terrible trouve son sens dans les yeux du garçon. Ce n'est pas seulement la honte d'être un voleur mais la honte d'être pauvre..
Acidus

880 abonnés 3 971 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2016
"Le voleur de bicyclette" est une oeuvre typique du néoréalisme, ce mouvement cinématographique italien d'Après-guerre mettant en lumière les difficultés sociales de l'époque: surpopulation, chômage, pauvreté, disette,... Ce long métrage de Vittorio de Sica est d'ailleurs un des monument du genre et s'inscrit plus largement, aujourd'hui, comme un classique du cinéma.
Le cinéaste italien dépeint, sans concession, la société italienne de la fin des années 40 en appuyant surtout sur les problèmes de chômage massif et sur la paupérisation de la population. Autour de ce message et de ce témoignage, il tisse une histoire humaine (notamment sur les liens entre père et fils) ayant pour origine le vol d'un vélo. Il faut aimer ce genre de films et d'approche mais l'intrigue captive le spectateur qui souhaite en connaître l'aboutissement. Touchant, intéressant mais pas aussi transcendant que cela.
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

50 abonnés 694 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2016
Tourné en 1949, le film raconte l'histoire d'un homme qui réussit à trouver un emploi de colleur d'affiche mais se fait voler son bien le plus précieux et dans lequel il a placé ses maigres économies: son vélo. VIttorio de Sica nous montre une Italie après la guerre et dans une profonde crise, où chacun essaye tant bien que mal de vivre et où le moindre travail est une lueur d'espoir. De très jolis décors, des plans soignés accompagnés par une musique saisissante et de bons comédiens, qui font ressortir leur détresse et leurs peurs. Il semble pourtant que le film manque d'un scénario plus solide: bien que explorant tous les façades de l'Italie d'après-guerre, le parcours du père et de son fils pour retrouver le voleur devient trop vite répétitif et leur course finit par tourner en peu en rond.Néanmoins le film nous propose une fin vraie et en rapport avec la situation du film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 mars 2016
J'ai eu cette petite peur au début du film, d'être devant une œuvre à laquelle je serais hermétique. Cette peur a vite disparu. C'est un film triste, un film intelligent, pessimiste aussi, qui montre une Italie pauvre où l'Homme ferait n'importe quoi pour survivre, une Italie où l'on devient son propre ennemi, où l'on devient ce qu'on déteste. La scène finale est très émouvante, la relation père-fils est très touchante, la réalisation est bien sûr maitrisée et les acteurs, bien qu'amateurs, sont excellents car bien dirigés.
Un beau film, qui n'a pas volé sa réputation.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 décembre 2015
Une histoire dont le scénariste n'a su que faire, qu'il a en conséquence étirée et étayée du plus de redondances et de longueurs possibles, faisant porter le film par le gamin parce qu'il a une bonne bouille. Sans conclusion ni morale, ce film n'est d'aucune utilité et ne rend même pas honneur aux moyens techniques de l'époque, comme le démontre cette scène en voiture où l'extérieur est un film où le véhicule tourne à gauche alors que l'acteur tourne le volant vers la droite. Aurait été supportable sous une forme deux fois moins longue.
Redzing

1 460 abonnés 4 975 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2015
A la fin des années 40, la mode est au néo-réalisme italien, qui dépeint les problèmes quotidiens des gens de modeste condition. C'est alors Vittorio De Sica réalise le film le plus célèbre de cette vague : "Ladri di biciclette". On y suit un père de famille qui trouve enfin un emploi après des années de chômage. Cependant, son vélo, indispensable à son travail, se fait voler. L'homme et son fils vont alors partir à la recherche de celui-ci, dans une Rome très hostile. La première qualité du film est son ton quasi documentaire, grâce aux artifices réduits à un strict minium : pas de décors en studio, des éclairages naturels, et des acteurs non professionnels. Ce qui n'empêche pas Lamberto Maggiorani de nous livrer une prestation très poignante en père désespéré, qui tente de trouver son vélo par tous les moyens sans perdre sa dignité. Face à lui, un touchant Enzo Staiola en fils plein de ressource. L'intrigue s'avère volontairement simple, mais montre que justement, des événements anecdotiques peuvent bouleverser la vie des plus démunis, et faire basculer un honnête homme dans une sinistre quête initiatique. Notons au passage la jolie BO, qui accompagne fort bien le tout. Ainsi, il s'agit d'un grand classique, mais d'un drame émouvant avant tout.
Guimzy
Guimzy

195 abonnés 467 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2015
S'il y a bien un film à voir dans la carrière de Vittorio De Sica, c'est celui-ci. En plein néoréalisme italien, des génis comme Visconti ou Fellini se font connaître. En 1948, Vittorio De Sica, acteur très populaire en Italie durant les années 30, se penche sur le destin d’un père de famille au chômage et, avec une simplicité étonnante, parvient à hisser son sujet sur des cimes imprévues. Avec l’aide de son scénariste attitré, Cesare Zavattini, il suit le parcours d’un homme au bout du rouleau, mais devant rester digne afin de nourrir son fils. Cette intrigue prétexte sert avant tout aux auteurs pour dresser un état des lieux assez catastrophique de la situation sociale de l’Italie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La caméra, d’une remarquable fluidité, saisit la misère et la détresse des faubourgs romains sans jamais tomber dans le misérabilisme de bas étage. Certes, le cinéaste semble tenté par le mélodrame, notamment avec une musique assez emphatique, mais il y échappe grâce à une analyse très fine de la psychologie des personnages. Jamais caricaturaux, les protagonistes du film sont tour à tour attachants ou énervants, veules ou touchants jusque dans leurs défauts. Ceci est souligné par l’interprétation remarquable de Lamberto Maggiorani et du très jeune Enzo Staiola (devenu par la suite professeur de mathématiques), tous deux acteurs non professionnels trouvés lors d’un casting sauvage dans la rue. Oeuvre majeure et puissante, Le Voleur de Bicyclette est un film qui remet en question notre jugement du bien et du mal, et offre une beauté salie de manière juste et touchante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 mai 2014
Le classique de De Sica reste d'actualité, particulièrement en période de crise. En effet le film montre les effets du chômage sur les populations. De très beau plan notamment celui du monte-piété : spoiler: des draps blancs sont rangés les uns à côté des autres par centaine, métaphore des familles qui les ont laissés là afin de subvenir à leurs besoins. L'image est forte car le plan prend son temps pour suivre le commis grimpant les étages interminables remplis de linge.
Une mélancolie douce, un musique quasi inexistante, un père et son fils dans une Rome comme un terrain de jeu à la recherche du voleur. Une histoire qui démontre le cycle social sans concession.
Grouchy
Grouchy

144 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2014
Un colleur d'affiche qui se fait voler sa bicyclette ? aujourd'hui, ce titre et son histoire aura une signification comique, mais dans l'Italie de l'après-guerre, plongée dans la misère, cela est témoin du malheur tombé sur un père chômeur, qui pour devoir travailler utilisera un vélo, objet difficile, voire impossible à acheter. Volé dans la masse de la foule, il essayera par tous les moyens de le retrouver, mais la multitude des vélos de la ville de Rome, ainsi que le doute de l'identité du coupable ralentissent son enquête. Seul au monde, son désespoir lui fera tomber la mauvaise humeur de la foule contre lui, son fils le suivant malgré sa réticence. Ayant touché le fond, il deviendra lui-même voleur, preuve de la détresse de ce pauvre type. Le film de De Sica montre ainsi une vision du peuple prêt à tout pour sauver quelque objet dont dépend sa vie. Sans être mielleux, la simplicité de sa mise en scène, de la justesse des acteurs et de la musique ( le son post-synchronisé exprime aussi la pauvreté de la technique ) suffisent pour donner une grande touche d'humanité à ce film-phare du néo-réalisme italien.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mars 2014
le plus film que vous pourrez voir dans votre vie ! Une tendresse et une doux fatalisme pour cette d'une journée du héros et de son fils à la recherche de sa bicyclette. Inoubliable.
Prad12
Prad12

123 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2014
Un film d'une noirceur et d'une désespérante beauté. Toute la misère et la souffrance de l'Italie de l'après guerre. Le joyau du réalisme italien. Un chef d'oeuvre...............
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2022
Un drame social terriblement émouvant, considéré comme le chef d’œuvre du néoréalisme italien, et récompensé par l'Oscar du meilleur film étranger 1948.
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