Le Voleur de bicyclette
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2026
Chronique néoréaliste d’une humanité à vif, Le Voleur de bicyclette transforme une quête dérisoire en tragédie universelle. Avec une simplicité désarmante, Vittorio De Sica capte la précarité du quotidien et l’humiliation sociale avec une justesse bouleversante. Le regard de l’enfant, témoin impuissant de la détresse de son père, donne au film une profondeur émotionnelle déchirante. Chaque rue, chaque visage croisé semble porter le poids d’une réalité sociale implacable, sans jamais sombrer dans le misérabilisme. De cette épure naît un chef-d’œuvre d’une puissance rare, où la dignité humaine vacille sans jamais disparaître.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2025
Dans une Italie ou posséder un travail est un véritable luxe. On suit un père, aidé de son fils a retrouver son vélo, coute que coute. Outil de son travail qu'il se fait dérober. S'en suivra une aventure tendant sur la dramaturge.
jroux86
jroux86

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2025
Des plis sur le visage de Rita Hayworth

Il y aurait tant à dire sur ce chef d’œuvre intemporel du cinéma. De la bouleversante scène finale (un fardeau toujours aussi lourd à porter lorsque l’écran s’éteint) à la façon dont l’injustice frappe Ricci, le personnage principal, qui ne souffre que d’être un type bien et un homme de peu. Mais je propose ici de partager quelques réflexions autour du métier qui est offert à Ricci dès la scène d’ouverture : colleur d’affiches.

Dans cette Rome en pleine reconstruction, que doit donc coller Ricci sur ces murs encore abîmés par la guerre ? Des affiches de cinéma. Plus précisément des affiches de cinéma américain puisque c’est Rita Hayworth qui y est reproduite en grand. Comme dans le célèbre Gilda (Charles Vidor, 1946), elle offre à la vue des passants son aisselle glabre et son regard provocant. Dans la rue, pourtant, tout n’est que ruines et misère. L’image n’est pas choisie au hasard et ne vient certes pas de nulle part. Elle a traversé l’Atlantique en même temps que les Alliés venus libérer une Europe en proie au nazisme. Beaucoup de . devaient l’avoir dans le cœur et dans les yeux au moment des combats, l’image de Rita ayant orné tant de murs de casernes, tant de portes de casiers. Le nom Gilda a même été donné à une bombe atomique lors d’essais dans le Pacifique. C’est donc une image qui appartient au camp des vainqueurs, le symbole même de leur volonté d’hégémonie culturelle, lui qui vend aux rescapés de l’après-guerre un rêve dans lequel oublier, un temps, sa triste condition.

Ricci doit coller ces affiches par-dessus d’anciennes, déchirées, comme s’il s’agissait de recouvrir d’un désir nouveau ce qui fait désormais partie du passé et qui n’intéresse plus. Qu’y a-t-il besoin de cacher ? Ce passé fasciste qui a d’ailleurs interdit l’importation du cinéma américain durant la guerre ? Et cette image, qu’a-t-elle à offrir de nouveau à des romains accaparés par le besoin de survivre ? Un indice, peut-être, dans la bouche d’un ami de Ricci tandis qu’il pleut à torrents et qu’ils sont toujours à la recherche du vélo qui a été volé :
- Qu’est-ce que tu veux faire d’un temps pareil. Aller au cinéma ? Moi j’aime pas ça, d’abord ça m’endort.

La sensuelle Rita, son regard lourd d’érotisme, c’est peut-être un moyen d’apporter un peu de réconfort à un peuple qui doit se reconstruire. Un « rêve américain », tout droit sorti des studios hollywoodiens, sur lequel s’endormir pour mieux oublier la souffrance et la faim. Du rêve à l’illusion il n’y a souvent qu’un pas et c’est peut-être dans les plis de cette affiche fraîchement collée par Ricci que se cache le subterfuge. Car le rêve est ici bien fragile : il ne tient qu’à un peu de colle et l’agilité d’une main que s’efforce d’en cacher les rides de papier. D’ailleurs, c’est au moment où Ricci tâche de lisser au mieux les plis de son affiche qu’il se fait subtiliser son vélo, ce précieux sésame sans lequel il lui est impossible de travailler – et ainsi avoir une (maigre) chance de sortir de la pauvreté. Finalement, c’est peut-être ça qui a besoin d’être caché : la misère d’un peuple qui n’a d’autre solution que le larcin pour subsister, qui tente de se relever, qui a une fierté à retrouver. Et ce peuple, il a peut-être besoin d’un peu de rêve, image lointaine tenant fragilement sur les murs sales du fascisme, pour oublier sa condition, si fragile ; besoin d’une femme, fatale, sur laquelle purger ses erreurs passées : « Put the blame on Mame ».
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2025
Belles images, bons acteurs, bonne musique. Plongée touchante dans les milieux pauvres de l’Italie d’après guerre. L’histoire est émouvante mais ne justifie pas 1h30 de film. Trop de longueurs.
Arthur Lafont
Arthur Lafont

3 abonnés 337 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2025
Des longueurs pour ce film à la trame simple mais magnifié par l'ambiance italienne et le jeu des deux protagonistes (père/fils). Le propos est là mais aurait pû être amené avec plus de pertinence.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2025
On devine assez vite le sens double qu'invoque le titre du film de Vittorio de Sica. Le voleur de bicyclette en question n'est pas tant ce pauvre type qui, au début du film, vole à Antonio son vélo que ce dernier, finalement contraint parce que c'est vital pour lui, spoiler: d'imiter son voleur.

La bicyclette d'Antonio, c'est son outil de travail, l'assurance pour lui de sortir sa famille de la pauvreté, de cette précarité sociale qui semble toucher l'ensemble du prolétariat italien en cette fin des années 40 et qui est la préoccupation majeure des cinéastes du néoréalisme.
L'errance d'Antonio dans Rome, à la recherche de sa bicyclette, e spoiler: n compagnie de son jeune fils -lequel assistera à l'humiliante résolution de son père-
est un mince fil dramatique mais elle sert essentiellement le postulat artistico-social de Vittorio de Sica dans sa représentation vraie de la population romaine.
Complètement éloigné du pittoresque, le film est un témoignage utile et humaniste de la condition ouvrière de l'époque. Ce simple vélo, autour duquel tournent les pensées d'Antonio et du spectateur, ce simple vélo dont on n'imagine plus aujourd'hui qu'il fut un luxe, découvre l'état de toute une classe et en devient le symbole.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2024
La puissance virtuose du Ladri di biciclette tient à l’émergence de la fable au sein d’une approche documentaire, fidèle en cela au néoréalisme italien d’après-guerre. Les déplacements d’Antonio s’effectuent au sein d’espaces caractérisés par leur ancrage collectif, chacun révélateur d’un milieu social tantôt au travail (l’entreprise publicitaire) tantôt consommateur (le restaurant) : la première scène du film représente d’ailleurs une foule de chômeurs et manque de s’accomplir sans lui, qu’il faut aller chercher car absent aux annonces d’emploi proposées par la municipalité… Antonio n’est qu’un travailleur parmi d’autres, et son sort, traité telle une catabase lumineuse, est commun à tous ceux de sa condition. Nous retrouvons ici un point commun avec le cinéma de Charlie Chaplin : Charlot, en dépit des caractéristiques inaliénables de son individualité, appartient au milieu qui l’a enfanté, lui comme de nombreux autres. Le dialogue – par les événements – avec l’enfant rappelle celui de The Kid (1921), le dîner emprunte à The Gold Rush (1925).
Bref, tout en rendant hommage au cinéaste américain, Vittorio De Sica lui oppose un récit profondément libre alors même qu’il investit des contraintes d’ordres matériel et moral ; la poésie naît non pas de la misère traitée de façon burlesque mais d’un néoréalisme humaniste qui accomplit la marche du destin tout en rachetant sa figure de père in extremis lorsque ce dernier justifie le pluriel du titre italien, qu’il cède à l’illégalité, qu’il fait un pas de côté pour rejoindre, quelques minutes durant, la cause de son malheur au risque de le prolonger et de le transmettre. Car ce que traite De Sica n’est autre que la résistance morale d’individus face à une misère risquant à chaque instant de les rendre misérables et, pire encore, responsables de la misère d’autrui. Un chef d’œuvre.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2024
Magnifique film italien néo réaliste avec des acteurs amateurs sur une époque particulière, l'après guerre en Italie. Film très humaniste à voir avec ses enfants même s'il s'agit d'un film sur la misère, le désespoir, l'injustice.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2024
Film culte du Cinéma Italien, ainsi que le pionnier du Neorealisme, "Le Voleur de bicyclette" brille par l interprétation de ses acteurs ainsi qu'un scénario portant un message fort sur la pauvreté. Mais contrairement à la majorité des personnes qui ont vu ce film, je reste sur la touche... J'en reste sur ma fin. Je n'ai pas eu d'affection particulière et je suis le premier déçu. Néanmoins, c est un film qui faut voir pour comprendre ce mouvement "Neorealisme".
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2023
L'Italie a perdu la Seconde Guerre Mondiale et s'inscrit dans une reconstruction où la pauvreté prime et où l'humanité est pleine de noirceur. Dans cette pauvreté, un homme cherche un travail pour lequel il a besoin d'une bicyclette, qu'il achète, et qu'il se fait voler. Dans un drame néo-réaliste, ce film se tourne plus vers la relation père-fils que vers la pauvreté qu'on voit dès les premières images et de cette fameuse bicyclette. A travers les rues de Rome, ce sont exclusivement des acteurs amateurs qui évoluent et cela ne se ressent même pas et s'inscrit parfaitement dans cette volonté de reconstruction.
Le casting tient donc la route avec un scénario simple et pourtant diablement efficace dans un drame bien qu'on finisse plus dans "à la recherche de la bicyclette" plutôt que sur les réelles conséquences qu'à ce vol en question et qui est pourtant le plus dramatique de l'histoire.
KawaBabouche
KawaBabouche

17 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 mars 2023
Le voleur de bicyclette est un mélange navrant entre un chouineur qui se fait piquer ses affaires comme on vole la trousse de son collègue de CE2 et d'un style noir et blanc pour nous rendre triste. La seul chose triste de ce film étant le fait qu'il raconte autant de chose qu'un court d'arts plastique du collège Jean Moulin à Ruffec, dans la Charente. La seul chose que ce voleur aurait dû piquer aurait dû être la pellicule de ce long métrage plus proche qu'un court métrage de Cyprien de 2009 que d'une vrai expérience audiovisuelle comme fut Teen Titans GO le film
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 juin 2021
Rome Italie en 1948 l'économie est déprimée et les emplois sont rares. Un ancien maçon réussit à trouver un emploi de poseur d'affiches mais il doit récupérer sa bicyclette chez un prêteur sur gages et l'échange contre sa literie. Le premier jour de son travail un jeune homme trouve son vélo et le vole. L'homme qui a une femme un fils et un bébé le recherche désespérément. Sérieusement qu'est ce qu'il y a de si génial là-dedans. On voit un homme complètement détruit et humilié devant son fils mais dans quel le but. C'était juste un film déprimant et aussi ennuyeux. Les acteurs n'avaient rien de spécial il est évident que De Sica a fait appel à des amateurs et l'histoire est tellement frustrante. Qu'est-il arrivé à la bicyclette qui l'a et pourquoi ne nous le dit-on pas. Je sais que la vie est comme ça mais je n'ai pas besoin d'un film pour me le dire. Parfois on a besoin d'un film pour oublier ses problèmes et ses inquiétudes et celui-ci ne fait qu'empirer les choses. Le message ultime semble être que la vie est terrible et que vous ne pouvez rien y faire. Cela en fait-il un classique je ne le pense pas. C'est un autre de ces films qui ont été surestimés je suppose qu'à l'époque de sa sortie il était révolutionnaire. Cependant tous les films ne deviennent pas des classiques pour toujours et à jamais. Le temps n'a pas été tendre avec celui-ci. Je pense que les critiques continuent de l'encenser pour deux raisons ils ne le comprennent pas et pensent qu'il leur manque quelque chose ou ils ne veulent pas faire bouger le bateau des opinions critiques des années 1940. C'est un film surestimé déprimant et finalement sans intérêt...
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2021
Comment un brave type honnête en arrive à voler une bicyclette : beau film d’un réalisme saisissant, d’une forte intensité dramatique et d’une formidable efficacité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 décembre 2020
Excellent film, Vittorio de Sica a crée un film du même niveau que Rome, ville ouverte ! Un pur chef d'oeuvre du néoréalisme (mouvement cinématographique italien très peu connu apparu en 1943 et fini en 1955) qui est actuellement un des meilleurs films de tous les temps !
JacksVDL
JacksVDL

17 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2020
1/ Pour l'incroyable humanisme qui se dégage de cette histoire, à travers le duo père (L. Maggiorani)-fils (E. Staiola) ;
2/ Pour le témoignage laissé sur l'Italie de l'époque ;
3/ Pour le caractère social et moral du film, distillé sans surcharge.
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