Difficile de croire qu'un des futurs plus grands réalisateurs français (Henri-Georges Clouzot pour ne pas cafter !!!) ait participé au tournage d'un des films les plus initéressants de tous les temps. Même la présence d'une très jeune Danielle Darrieux n'aide pas. Le scénario est plat, l'interprétation est plate, les dialogues sont plats et l'intrigue sentimentale est plate. Le film est sorti le 9 décembre 1933, il a dû paraître ringard dès le 10 décembre 1933. Enfin soyons indulgent, ça a dû énamourer peut-être une ou deux personnes dont les tombes sont depuis longtemps rongées par le lichen et les incriptions rendues quasi-illisibles par le temps et les intempéries. Enfin toute cette mauvaise prose morbide pour dire que ce film se distingue par son absence totale d'intérêt.
Une équipe de cinéma tourne un film au bord de l'Adriatique et trouve le moyen de se faire loger chez un aristocrate en se faisant passer pour un aréopage princier. Le film est une comédie stupide, une coproduction franco-allemande tellement bête qu'on la mettra volontiers au compte de germains besogneux, réalisateur et scénariste. Malheureusement, l'honnêteté commande de dire qu'Henri-Georges Clouzot est crédité des dialogues de la version française, en même temps d'en être l'assistant. Erreur de jeunesse, et on sera bien en peine déceler dans des dialogues calamiteux la causticité du futur réalisateur du "Corbeau". Il faut bien reconnaitre que, même dans ce contexte de comédie insignifiante, ses textes sont d'une consternante puérilité. On est en plein nanar, avec un exotisme italo-gréco-balkanique de pacotille, avec des figurants en uniformes de marins allemands - me semble-t-il- avec un Lucien Baroux qui fait l'imbécile en opérateur de film transformé en valet de chambre, avec une Danielle Darrieux encore débutante et trop gamine pour faire illusion dans un emploi d'amoureuse. L'indigence du scénario et des personnages, portée à ce niveau, touche à la fumisterie.
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2,5
Publiée le 19 février 2012
Prolifique metteur en scène, la plupart des films de Gèza von Bolvàry ont sombrè aujourd'hui dans l'oubli le plus absolu! Dans ce "Château de rêve" qu'il signe en 1934, il est question de situations comiques et de quiproquos en tous genres! Un âne est la raison de cette histoire vaudevillesque où une èquipe de tournage se retrouve par le plus pur des hasards dans un village qui somnole paisiblement dans la vallèe endormie! Danielle Darrieux tourbillonne de jeunesse et le numèro de Lucien Baroux - un peu toquè mais très capable - est irrèsistible notamment dans la scène du canon digne d'un suspense d'Hitchcock! Un film à dècouvrir avec une image qui a terriblement vieillie avec, excusez du peu, les dialogues d'un certain Henri-Georges Clouzot...
Le but du film était visiblement de se payer des vacances dans le sud. Le scénario est minimal, la réalisation frise parfois l'amateurisme et les acteurs tentent de se débrouiller avec des faibles dialogues. Les quelques prises de vue extérieur dans un pays difficilement identifiable donne juste un petit plus au film.