Un film bien sympathique que ce Shaft, qui pour m’a part m’a séduit par son style série B bourrine d’époque et par ses références certaines et sincères au film d’origine. Le casting est bien composé, avec un choix judicieux de Samuel L. Jackson pour camper le héros du métrage. Il se débrouille bien, c’est un fait, et dose avec finesse l’humour et la castagne. Bon choix donc, doublement bon avec Christian Bale, golden-boy arrogant et détestable à souhait. Ce n’est pas sa première prestation du genre et il se plait visiblement à faire le méchant. Entre eux des seconds rôles de qualité sont à signaler, avec une Toni Collette très appréciable, un Jeffrey Wright totalement survolté et la présence dans un second rôle de Richard Roundtree venu faire un salut sympathique. Le scénario est pour moi un des points faibles du film. Alors pas complétement, car Shaft est rythmé, la petite dose d’humour est bienvenue, et on ne s’ennuie réellement pas devant ce métrage. Non, le souci vient davantage du déroulé de l’histoire avec pas mal d’ellipses, des gens qui se retrouvent avec une facilité déconcertante, et finalement une enquête un peu décousu qui avance souvent de façon artificielle. Rien de très méchant, mais enfin c’est une aspérité qu’il faut souligner quand même. Sur la forme le film dispose d’un terrain de jeu très attrayant avec ces quartiers malfamés de New-York bien retranscrit, et une ambiance rétro qui fera plaisir aux amateurs de films bourrins des années 80. C’est interlope et en même temps le film ne se veut pas uniquement pessimiste, et c’est louable, avec en prime une très belle photographie aux couleurs recherchées et attrayantes. Niveau mise en scène Singleton est un réalisateur de qualité et il le prouve dans l’ensemble ici, même si à mon sens il y a quelques faiblesses parfois dans l’action. Ce n’est pas toujours très clair, c’est parfois un peu simple (la course poursuite par exemple) et si l’aspect brutal rappellera avec bonheur le cinéma de Walter Hill on ne retrouve pas tout à fait la maitrise de ce dernier. Musicalement le point positif c’est évidemment le thème original repris avec une belle présence. En sommes Shaft est un film efficace et sympathique qui se laisse déguster sans difficulté particulière. Il y a des aspérités comme je l’ai dit, mais c’est de la série B de luxe au style rétro qui joue d’une certaine originalité et se montre généreuse. 3.5.
Un Samuel qui savait déjà prendre son role de gentil au comportement de mechant. Du temps où les clivages blancs/noirs étaient bien présent, ce film de policier à 'laction bien présente et aux traits d'humour, permet de bien kiffer la poursuite jusqu'au boutiste d'un fils de riche, échappant à la justice
Un plutôt bon film mais pas un bon remake du légendaire shaft. Samuel L. Jackson est dans le ton et a la classe mais l'ambiance et le facteur "wow" qu'on devait ressentir est absent. Le film manque de spontanéités et de personnalités qui devait le mettre au niveau du film éponyme et se révèle au final un banal film d'action. Vraiment dommage pour ce dernier point même si l'ensemble est correcte
Soyons clair dès le début. La musique et la couleur de la peau du personnage sont les seuls points communs que j'ai trouvé entre le Shaft des années 2000, et l'original de 1971, fleuron vintage de la blaxploitation. J'ai donc du faire preuve d'un professionnalisme à tout épreuve pour faire abstraction de l'original et juger ainsi cette nouvelle version de manière totalement impartiale. Le seul intérêt de Shaft c'est son acteur principal. J'ai nommé Samuel L. Jackson. Le "bad mother fucker" ultime. Le mec le plus badass de l'univers. Dans Shaft, Samuel fait son petit numéro. Il fait les "gros yeux", jure, tabasse des types... C'est tout ce que l'on attend de lui. Le reste est plus anecdotique. Scénario classique, réalisation passe-partout personnage caricaturaux... Rien qui ne mérite que je m'étende sur le sujet. Du coup, il y a de quoi être déçu quand on a vu la version de 71, mais "Shaft" reste malgré tout un divertissement plus qu'honorable.
De bonnes scènes d'action, un bon rythme mais pas vraiment client ; il manque ce petit je ne sais quoi qui propulse un film dit moyen vers le très bon. Jackson sauve un peu la donne mais sans grande conviction ...
"John Shaft, flic noir aux méthodes peu orthodoxes", tout à fait d'accord, mais "au sex-appeal infaillible", c'est un peu exagéré. Samuel L. Jackson joue bien et il est sympathique de voir Christian Bale à 25 ans. Il fait clairement jeune comparé à la saga Batman. Normal me direz-vous, puisque que Batman Begins est sorti 5 années après, The Dark Knight 8 années après, et The Dark Knight Rises 12 ans après.... Pour une fois, je me range plus de l'avis des critiques ciné que de celui des spectateurs, un peu trop durs avec ce film en lui accordant tout juste la moyenne.
Une série B assumé moyennement divertissante, les acteurs sont bons (Samuel L. Jackson parfais en mec ultra-cool, comme dans "Very Bad Cops") et encore heureux car le scénario est plutôt plat et les scènes d'actions ne sont pas toutes réussites (la course poursuite finale est chiante...). Bref, pas trop mon genre de film, mais ça se laisse voir !
Bon petit thriller mais sans plus. Je m'attendais à quelque chose de génial, je ne sais pas pourquoi, surement car j'avais souvent entendu parler de "Shaft". Divertissant mais pas extraordinaire.
Je n'ai pas vu l'original, avec Richard Roundtree, (que j'aime bien, par ailleurs, je me dois donc de le visionner un de ces quatre), film phare de la Blaxploitation des seventies, mais ce Shaft 2000, visionné au premier degré, est un très bon polar, au scénario assez simplet, mais avec beaucoup d'action, de rythme, d'humour potache, qui, sans vous faire rire aux éclats, rend le film attachant. Les morts s'entassent, Samuel L Jackson est très à l'aise dans son rôle, face à un fabuleux Christian Bale, acteur décidément bluffant, ici en ordure finie, (comme souvent, d'ailleurs). Le latino est trop caricatural, mais c'est un défaut mineur, j'ai vraiment aimé ce film, la BO moins, même si elle est paraît-il, culte et oscarisée.,