Même si les trois premiers quart d’heure n’ont pas grand intérêt, une suite de banalités entre un père et sa fille faisant du tourisme en Pologne ( tout semble glauque, les gens, les rues, les immeubles), les acteurs sans grand charisme, la musque inexistante, la photographie digne d’un téléfilm, je confesse que la visite du camp de la mort ( n’appelez jamais cela un musée) de Auschwitz Birkenau est bouleversante ( j’ai pensé à ma maman qui était « passionnée de livres sur la déportation, paix à son âme). Après le film va à l’essentiel, l’émotion du passé avec d’étranges transactions et des personnes en quête de vérité… Je crois que ce film est une main tendue à toutes les victimes de l’holocauste, et dans notre époque en proie au scepticisme, cela lui accorde beaucoup de crédit...Je conseille, si vous êtes sensible à cette époque de la guerre et ses atrocités…..Mon seul regret sera l’aspect formel du film et son petit scénario…..
Je ne comptais pas voir ce film, j’accompagnais simplement quelqu’un — et pourtant, Voyage avec mon père m’a vraiment touché. La relation père-fille est d’une grande justesse, et le regard porté sur les souvenirs matériels, à la fois tendres et pesants, m’a marqué. Un thème rarement vu au cinéma. Une très belle surprise !
Voyage avec mon père est un film délicat et profondément humain. Le duo d’acteurs fonctionne à merveille, et la mise en scène, toute en sobriété, laisse la place à l’émotion. 4/5 !
Il est assez troublant de voir Voyage avec mon père, quelques semaines seulement après A Real Pain, puisqu'ils traitent tous les deux d'une sorte de tourisme mémoriel, en Pologne. Le contexte temporel n'est pas le même cependant : adapté d'un livre paru en 1999, le film de Julia von Heinz se déroule en 1991 et concerne un père, survivant d'Auschwitz, et sa fille, désireuse de comprendre le passé de sa famille. Voyage avec mon père joue ostensiblement avec les différences entre ses deux personnages, le plus concerné et même stressé des deux n'étant pas celui que l'on croit. Le film accentue, peut-être un peu trop, le degré de conscience entre deux générations, l'une qui a vécu l'horreur et ne veut pas y penser, l'autre qui en est héritière et compense par la surabondance d'information ce qu'elle n'a pas vécu dans sa chair. Deux manières de ressentir que le passé ne passe pas, quand il est à ce point lié à des douleurs incommensurables. Le long métrage cherche à trouver le ton juste, dans cette incompréhension entre père et fille, avec des ressortissants polonais au milieu, pas nécessairement sympathiques, au demeurant. spoiler: C'est une œuvre un peu étrange qui s'échappe par le biais de l'humour mais qui ne peut qu'être submergée, in fine, par l'émotion. Grâce au duo constitué par Stephen Fry et Lena Dunham, ce périple imparfait sort des sentiers battus et se révèle aussi touchant que faire se peut, en dépit d'un scénario pas toujours exempt de maladresses.
Ce film poignant et chaleureux, basé sur une histoire vraie et adapté du livre de Lily BRETT « TOO MANY MEN », est très bien réalisé. Il relate avec émotion et humour ce voyage-pèlerinage organisé par une fille motivée de découvrir ses origines et les raisons de la Shoa et son père rescapé de Treblinka qui lui n’est pas intéressé pour revivre cela. La réalisatrice allemande a bien su doser l’aspect dramatique du sujet en insérant des situations humoristiques permettant une bonne fluidité dans le scénario malgré la gravité du sujet traité. Les personnages principaux de ce film sont très attachants . A travers leur jeu d’acteur et les non dits exprimés, cela donne une tonalité particulière à ce film digne d’intérêt.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 28/03/2025 au Nouvel Odéon à PARIS)
film vu en avant première lors d'un festival de cinéma. deux personnages reuni autour d'un voyage: pour l'une à la recherche de son histoire familiale ancrée profondément en elle et pour l'autre protagoniste, l'évitement et la volonté d'oublier et de ne pas remuer les sujets douloureux. sortir du silence pour se construire ou se reconstruire.
J'ai vu ce film dans le cadre du festival du cinéma allemand à l’Arlequin. C'est une histoire émouvante sur un voyage commun entre un père et sa fille adulte vers la patrie historique de son père, en Pologne. C'est surprenant de voir Stephen Fry parler en polonais. En général, nous avons vu des milliards d'histoires similaires, mais ce qui est touchant ici, c'est que le film est basé sur une histoire vraie. Parfait pour un sortie au ciné du dimanche.
Sous forme de road-trip dans la Pologne à la sortie du communisme, un père juif rescapé des camps et sa fille américaine visitent les lieux emblématiques qui ont marqué la vie du vieil homme, de sa maison d'avant jusqu'au camp où il a perdu sa famille à cause du nazisme. Le duo Stephen Fry et Lena Dunham fonctionne à merveille, grâce à des dialogues savoureux, un rythme entretenu, mêlant émotion et dérision. Un joli film que l'on voit avec plaisir.
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3,0
Publiée le 31 juillet 2024
Basé sur le roman semi-autobiographique "Too Many Men" de Lily Brett, "Treasure" suit le voyage de Ruth à la découverte de ses racines familiales en Pologne. Elle est accompagnée par son père Edek qui tient à être avec elle, mais plus pour s'assurer que tout se passe bien pour elle dans un contexte délicat plutôt que pour revivre ses douloureux souvenirs. Un rendez-vous avec le passé et des retrouvailles père-fille turbulentes qui servent de fil rouge à ces différentes visites teintées d'émotions. Avec un duo au centre du récit, il faut accrocher à celui-ci, ce qui n'a pas toujours été le cas de mon côté. Les deux sont parfois agaçants, mais Edek, incarné par un très bon Stephen Fry, se révèle attachant au fil des minutes lorsqu'il s'ouvre sur son passé. "Treasure" est inégal, mais c'est un drame qui finit par être touchant et intéressant lorsqu'il se focalise sur l'essentiel.