Beau film, très touchant et très doux à visionner. J'ai adoré cette ambiance grave, brumeuse et mélancolique. Un récit bouleversant et sincère, qui m'a arraché les larmes sur la fin.
Un film lumineux, plein d'intelligence et de sensibilité... nous avons adoré! Et un film très injustement mal noté par la critique, allez savoir pourquoi?
Rien de trop, bonne distance, acteurs formidables, profondeur. Merci Personnages très touchant et la fin est bouleversante de justesse concernant la transmission des traumatismes. Bravo
Il y a une semaine, j’ai vu ce film qui me reste en travers de la gorge. Je suis franchement secouée par la manière dont on a dépeint les Polonais. Le film se déroule en 1991 et montre deux scènes qui m’ont profondément choquées. D’abord, une femme polonaise, présentée presque comme une mendiante, qui demande de l’argent et essaie de vendre ses objets à la fille du héros sur un marché. Ensuite, des gens vivant dans un appartement social – évidemment, un ancien logement transformé en logement social par les communistes – dépeint comme un véritable taudis. Ces gens tentent de vendre un service de table en porcelaine et un vieux manteau, des souvenirs familiaux, pour 500 dollars à la fille du héros ! À l’époque, le salaire moyen en Pologne atteignait à peine 200 dollars. Ils passent pour des profiteurs prêts à tout pour arnaquer. Franchement, ça fait mal au cœur. Cet appartement, bien sûr, appartenait autrefois à cette famille juive qui revient sur place. Il avait été attribué comme logement social pendant le communisme (et pas forcément à des hautes classes sociales). Cela ajoute une couche de malaise à l’histoire. En 1991, j’avais 15 ans, je vivais en Pologne. Oui, ce n’était pas la richesse, avec la transition économique et tout le reste. Mais nous n’étions pas des mendiants ! Nous avions notre dignité. Si quelqu’un, comme l’héroïne, avait frappé à la porte de ma famille ou de mes voisins, on aurait rendu le service en porcelaine ou le manteau gratuitement, après avoir vérifié leur identité, bien sûr. Alors, nous montrer comme des caricatures misérables, ça ne passe pas. Ce qui me rend triste, c’est que ce film donne l’impression de regarder les Polonais de haut, comme s’ils n’étaient que des gens désespérés ou malhonnêtes. On ne peut pas généraliser : dans chaque nation, il y a des gens bons et des gens mauvais. Ça rappelle des clichés que nous avons trop souvent subis, surtout de la part de certains voisins (et la nationalité de la réalisatrice parle d’elle-même). C’est une fiction, d’accord, mais diffuser ça à l’international, c’est comme nous cracher dessus. Le cinéma a le droit de raconter des histoires, mais j’aimerais un peu plus de respect, un regard qui montre aussi notre force, notre générosité, et pas seulement des stéréotypes qui nous rabaissent. Pour le rappel, nous étions aussi les victimes de ces régimes qui se sont enchaînés (nazis, communistes...).
Un voyage avec son père : Ruth, new-yorkaise décide d'aller sur le passé de son père, à Lodz puis à Ausschwitz pour revivre le passé de son père spoiler: allant jusqu'à se tatouer un numéro de camp" sur son bras.spoiler:
Tandis que le père est détaché de son passé, sa fille s'acharne à remonter aux racines des camps de la mort. Excellent jeu de Lena Durham
C'est un film où les 2 protagonistes n'ont à priori, rien à faire ensemble Edek, la célibataire New Yorkaise, est à la recherche de son passé. Mais ses traumatismes d'américaine stressés avec une libido proche de zéro lui bouchent les yeux. Son père, Edek, reste très réservé et ne veux pas déterrer son passé. Il veut profiter de la vie, qui lui reste à vivre. C'est l'histoire de deux mondes : l'Ouest et l'Est qui marchent sur le chemin de la vie sans jamais se croiser.
Très intéressant film , basé sur une histoire vraie , de Julia von Heinz qu'il serait tentant d'en faire le rapprochement avec le récent "A Real pain" de Jesse Eisenberg en raison de leur structure commune mais ce film se veut plus discret et plus poignant avec une approche plus frontale ! Le tandem Stephen Fry - Lena Dunham fonctionne là à merveille !
C'est une histoire très touchante, qui ressemble un peu à celle de "A Real Pain".
Au cœur se trouve la relation entre un père et sa fille, qui communiquent peu entre eux, surtout depuis le décès de l'épouse du père. De son côté, la fille est divorcée, boulimique, dépressive... et se pose beaucoup de questions sur le passé familial. Nous sommes en 1991, juste après la chute du régime communiste et la Pologne s'ouvre. Une sorte de tourisme mémoriel se met en place, incluant la visite de lieux liés à l'histoire juive du pays.
De prime abord, tout cela a l'air triste, voire lugubre... en fait non. C'est d'abord traité sur un mode comique : le père et la fille ont des tempéraments très différents et ont du mal à se comprendre mutuellement. Cela donne naissance, au quotidien, à des scènes cocasses.
De plus Edek (le père) est un bon vivant. Il aime boire, manger, danser... et plus, si affinités. Sa fille, journaliste new-yorkaise, est plus rigide, voire têtue, ce qui, en certaines circonstances, va lui être utile. Le voyage est d'abord pour elle l'occasion de découvrir l'histoire familiale. Elle va aussi voir son père sous un autre jour.
Il faut signaler que les personnages polonais ont été fouillés. Ce ne sont pas des caricatures et, de surcroît, le scénario nous présente des individus aux caractères et aux comportements différents : un chauffeur de taxi sympa, un groom serviable, des interprètes très liantes, sans oublier les habitants des immeubles occupés jadis par d'autres personnes...
On rit, on s'agace, on est ému, on réfléchit, et tout ça, sans musique tapageuse ni effets spéciaux virevoltants.
Voyage avec mon père Beau film à la fois historique et psychologique : mémoire des camps de concentration et du lien d'un père à sa fille journaliste newyorkaise qui veut renouer avec le passé traumatique de son père, ils partent en voyage ensemble à Cracovie. Relation entre les deux parfois dépassant les codes des différences de génération et d'autre fois avec une levée de l'oubli et un rappel de ce qui a fait souffrir pendant la 2nd Guerre Mondiale. Film puissant, bien réfléchi et bien rythmé. Je serai curieux de lire le roman.
Je me suis laissé transporter dans ce voyage retour aux sources raté d'avance. Ce que j'ai trouvé bien exposé, c'est l'envie de vivre du père survivant de la Shoah face à la vie dépressive de sa fille. Et ça transparait particulièrement lors de la visite du camp de Birkenau ; il ne comprend pas pourquoi on s'inflige la visite d'un tel endroit et on serait presque tenté de lui donner raison mais comme il nous livre quelques bribes de son expérience dans le camp, tout d'un coup, malgré lui, l'intérêt de la visite se révèle, mille fois mieux que par les paroles de la guide ou n'importe quel livre que sa fille a pu lire. J'ai fait une visite à Auschwitz récemment et il m'a manqué pour en tirer un quelconque enseignement les paroles du père survivant. Il ne faut pas penser que le sujet en fait un film lugubre. De nombreuses respirations sont les bienvenues et les acteurs sont tous impeccables.
Voyage avec mon père offre une exploration poignante et intime de l’identité, notamment pour ceux qui grandissent avec une double culture. Le film décrit avec précision la quête intérieure d’une personne tiraillée entre deux héritages culturels, cherchant à comprendre ses racines tout en se confrontant à la réticence de parents parfois peu enclins à partager leur histoire. Cette recherche peut devenir une aventure frustrante, où chaque tentative de découvrir des réponses est souvent un chemin semé d’embûches.
La relation entre le père et la fille est au cœur du film et s’avère particulièrement émouvante. On ressent profondément le désir de la fille de se connecter à son passé, d’en savoir plus, de combler les silences, tout en étant freinée par les réserves du père. C’est une dynamique qui touche au plus profond, entre la volonté de comprendre, le respect des traditions et la difficulté à ouvrir les portes du passé familial. Le film parvient à capturer l’intensité de cette relation, souvent marquée par la tendresse mais aussi par la distance émotionnelle qui s’installe. Un portrait de la quête identitaire touchant et universel.
Pas palpitant ! Le voyage est censé être bouleversant, mais on ne ressent guère d'émotion. Même la visite à Auschwitz se limite à quelques pierres qui restent de ce que furent autrefois les baraquements. Tout tourne autour de la relation père-fille composée d'une fille ronchon et d'un père excentrique. Pas de quoi faire un film passionnant.
Le film sort malheureusement après le succès "A Real Pain" (2025) de et avec Jesse Eisenberg qui est également un périple familial à la recherche d'un passé traumatique dans les camps de la mort. Dans ce film il n'y a pas de palabres qui n'en finissent plus, ni cette judaïté comme un imposée comme couronne d'épine, mais un couple père-fils qui ne communiquent pas ou pas assez bien, un couple touchant qui oscille entre fantaisie et trauma enfoui, dont (justement) la judaïté reste secondaire voir tertiaire car le deuil est universel et la tragédie de la shoah est devenue la mémoire du monde. Ainsi on sent un film plus sincère et authentique que chez Jesse Eisenberg. Certaines séquences restent terriblement émouvantes, d'autres sont plus légères, mais le film a les qualités de ses faiblesses, à savoir la performance des deux acteurs. Lena Dunham et Stephen Fry forment un duo formidable et cohérent, mais étonnamment les scènes alternent entre le meilleur et le moins bon ce qui frustre un temps soit peu. Le film est délicat et tendre, ou tragiquement émouvant mais malheureusement inégal. A conseiller. Site : Selenie.fr