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Un visiteur
3,0
Publiée le 17 mai 2010
Verhoeven revisite à sa manière le mythe de l'Homme invisible en offrant un rôle sur mesure à Kevin Bacon, génial ici en homme sans ombre, aux desseins plus que discutables. Un film aux effets spéciaux époustouflants qui dépoussière le mythe en prenant le parti du côté obscur, en partant de l'idée qu'une personne possédant de tels pouvoirs ne ferait pas forcément le bien.
On avait quitté Paul Verhoeven avec son irrévérencieux, bourrin, magnifique et putain de badass Starship Troopers. Il revient trois ans plus tard en adaptant à sa sauce le thème de la folie de l'homme devenant invisible élaborée par Platon, ici bien mise en évidence à travers un film fantastique violent, original et visuellement époustouflant. Car avec Hollow Man, Verhoeven signe l'un de ses films les plus typiquement américains dans le sens où tout est vraiment exagéré, des effets spéciaux (pourtant impressionnants de réalisme) au scénario rocambolesque, n'épargnant le plus souvent aucun cliché du blockbuster horrifique... Entre des séquences inutilement excessives et un final languissant bourré de passages improbables (notre anti-héros est tout simplement increvable, et ça n'est pas une multitude de coups de barre de fer ni une carbonisation en règle qui l'arrêteront), Hollow Man est avant tout un spectacle hollywoodien tout ce qu'il y a de plus distrayant. Et du spectacle, Verhoeven sait en proposer, le long-métrage étant un brillant thriller fantastique mâtiné d'horreur comme on en fait plus. Bourré de séquences d'action dynamiques et de plans gore joyeusement cinglants (que serait un film de Verhoeven sans grincement de dents ?), le film nous présente le résultat d'une expérience dangereuse visant à rendre invisible un être humain, lequel, après un succès inespéré, va devenir fou et abuser de sa nouvelle capacité pour assouvir ses plus profondes pulsions allant du vol au meurtre en passant bien entendu par le viol sauvage de sa voisine préférée. Cet anti-héros dégueulasse est campé par l'excellent Kevin Bacon qui, malgré son rôle d'homme invisible, est ici effrayant sous son masque de silicone, apportant une prestance des plus glaçantes, son personnage devenant d'autant plus l'un de ses meilleurs rôles de salauds. Renforcé par un réjouissant lot d'action et des effets visuels absolument ébouriffants, Hollow Man arrive sans peine à devenir l'un des films les plus distrayants de son auteur sans toutefois rester dans les annales. Ainsi, le treizième film du réalisateur hollandais s'apparente plus à un film d'horreur baignant dans l'esbroufe constante (malgré quelques scènes à suspense à faire froid dans le dos) qu'à une tentative de marquer sa déjà fructueuse filmographie. Ceci dit, nous ne bouderons pas notre plaisir face à ce "petit" film bien sympathique et surtout - encore une fois - très gore.
Ce film fait ressortir le sadique et le voyeur qu'il y a en chacun de nous et nous pousse à nous poser une question qui dérange et effraie : que ferions-nous si nous étions invisibles et si nous pouvions agir en toute impunité ?
Sur un sujet loin d'être neuf, Verhoeven s'en tire plutôt bien et livre un thriller de bonne facture, aux effets spéciaux très soignés et au rythme haletant. Les thèmes chers au réalisateur sont bien présents (voyeurisme et violence), et le film repose presque entièrement sur l'interprétation de Kevin Bacon toujours aussi halluciné. Bien sûr, il y a peu de surprises sur le plan scénaristique mais l'on se prend au jeu quand même.
Un film de SF brillamment réalisé et interprété. Le mythe de l'homme invisible est remis au gout du jour grâce à d'excellents effets spéciaux qui accompagnent un scénario béton.
D'habitude, j'aime bien quand c'est méchant mais là, je sais pas pourquoi, l'homme invisible super sadique, ça m'a dérangé, malgré mon admiration pour Kevin Bacon. Pour les effets spéciaux tout de même.
Vu le 04/01/2021. Un brillant scientifique, Sebastian Caine, travaille pour les services secrets. Il vient de mettre au point une formule pour rendre invisible. Après l'avoir testée avec succès sur lui-même, il s’aperçoit qu'il ne peut plus inverser le phénomène. Ses collègues tentent alors de trouver une solution. Mais Caine devient de plus en plus obsédé par son nouveau pouvoir et se persuade peu a peu que ses collègues en veulent a sa vie. Désormais, Caine va sombrer dans la folie et représenter une menace réelle pour son entourage.
Je mets 4 étoiles pour le film d'une part parce que les effets spéciaux sont quand même énormes. Quand on sait qu'il a été fait en 2000, où les moyens n'étaient pas les mêmes que maintenant, c’est quand même exceptionnel. Quand on voit le sérum circuler dans les veines du gorille invisible puis chez Sebastian, c’est quand même prodigieux, le corps se révèle petit à petit, le corps se reforme ou au contraire disparait, c’est énorme! Ensuite on a droit à un bon casting emmené par un Kevin Bacon impérial, ambitieux, inquiétant puis incontrôlable (Sebastian) et une Elisabeth Shue sexy et femme d'action (Linda). Ce duo est secondé par un Josh Brolin (Matt) qui souffre de la comparaison avec Sebastian et une Kim Dickens (Sarah) qui est la victime des premiers agissements pervers de notre Hollow Man. Enfin le scénario et le message qu'il véhicule est très bon, que ferait un homme avec le pouvoir? on a la réponse dans ce film, il peut laisser court à sa perversion, à son ambition et à son orgueil. Verhoeven oblige on a droit à quelques scènes chaudes avec Kim Dickens puis la sensuelle Rhona Mitra et même Elisabeth Shue dans son lit, c’est chaud, parfois limite érotique... Je ne mets pas 5 étoiles à cause de la fin du film et de la résistance incroyable de notre homme invisible qui en plus de bien se dissimuler ressemble à un Terminator en puissance: il est brulé vif par un chalumeau, il s'en sort, il se prend des coups de barres à mines, des coups d'extincteur, de la peinture en plein visage et il continue comme si de rien n'était. Avec la moitié, n'importe quel humain serait à l’hôpital, donc ça manque de réalisme, même si c’est vrai que faire un personnage très dur à éliminer, ça fait aussi son charme
Des effets spéciaux parmi les plus réussi que je n'ai jamais été tenu de voire avec des choix de réalisation qui devaient probablement engendrer de sacrés casses-tête techniques. A contrario le scénario est trop creux et manque particulièrement de richesse dans la seconde partie du film, très décevante au vu du thème, qui ouvrait les portes de toutes les fantaisies. Les acteurs sont très moyens, mais les plans quand à eux sont très bien choisis et assez risibles (dans le bon sens du terme) devant ce personnage invisible ne cessant de nous surprendre. Les nuances sont assez effrayantes entre certaines scènes très belles et d'autres nous faisant plus penser à un téléfilm hongrois. Les personnages sont eux aussi assez étonnant puisque ce sont de vrais génies en science mais se transforme en autistes quand il s'agit de réfléchir sur autre chose... Un film intéressant esthétiquement avec de bonnes idées dans la mise en scène mais manquant très clairement de profondeur, très décevant pour du Verhoeven.
Un excellent film, qui aborde un sujet déjà abordé, mais avec un scénario tout à fait nouveau. Très moderne, ce film explore les actes et les pensées d'un homme doté d'un pouvoir nouveau, et nous montre à quel point la puissance peut changer les personnes. De bons acteurs, beaucoup d'action, aucun passage ennuyeux, et aussi pas mal de sang! A voir!!!
Plutôt décevant ! Le mythe de l'homme invisible avait pourtant de quoi être mieux traité ! Reprenant les principaux thèmes du classique des années 1930, le film est grandement gâché par un dernier quart un peu guignolesque au point d'oublié une première moitié sympathique. Alors que le suspense aurait dû être à son comble, on s'ennuie plus qu'autre chose. L'homme sans ombre est trop visible (étrange non ?) et est surtout increvable malgré une multitude d'attaques qui lui sont portées ! Les scénaristes ont confondu invisibilité et invincibilité. Un long-métrage convenu et surtout frustrant ! [2/4]
J'adore ce film. Les fx sont très beaux et les acteurs jouent bien. Le film est assez flippant et un peu gore. Dommage que la fin soit si "hollywoodienne".
La SF comme seul Verhoeven sait le faire. Comment réagirions-nous si nous étions témoins de tout ce qui nous concerne sans que personne ne le sache ? et peut-on tout se permettre sachant, comme ça l'est si bien dit : "on a plus à se regarder dans un miroir" ? Pas culte, à cause de sa fin en escalade de violence mais très efficace dans l'ensemble.
Hollow Man est l’histoire d’un X-man passant du côté obscur. Sebastian Caine, scientifique aussi brillant qu’arrogant, a trouvé la formule d’invisibilité pour l’homme. Les tests ayant été concluant sur un gorille, il décide de tester lui-même sa création. Il devient invisible et s’amuse pendant quelques temps (c’est facile de toucher des nichons quand personne ne te voit) mais ne peut plus inverser le processus, ce qui le désappointe quelque peu. Pendant que son équipe cherche la solution, Sebastian se persuade qu’être invisible ça a ses bons côtés, et que rien ne l’oblige à retourner à son ancienne vie, surtout depuis qu’il a apprit que son ex se tape le collègue. Dernier film américain de Verhoeven et véritable variation autour de l’homme-invisible de H.G.Wells, Hollow Man est un film-batârd, oscillant entre la réflexion sur le pouvoir, le thriller sulfureux et, dans sa dernière partie, le survival hollywoodien classique. Verhoeven brasse des thèmes intéressants (aliénation, utilisation et abus d’un tel pouvoir avec notamment le voyeurisme qu’il implique, disparition progressive des inhibitions, frustration sexuelle…) aboutissant ainsi à une œuvre dans la droite lignée de ses précédents films, mais en moins abouti et en plus sage. Si la vision du pouvoir d’invisibilité implique chez Verhoeven un comportement transgressif et désinhibé, cette vision ne va pas aussi loin qu’on pouvait s’y attendre. Si la dernière partie du film est d’une grande violence graphique, cette violence est finalement assez cartoonesque et naive, plus américaine que Verhoevenesque (tiens, j’ai inventé un mot là). Mais malgré ses imperfections, Hollow Man est un divertissement de grande qualité, totalement barré et d’une réjouissante cruauté, soutenu par des effets spéciaux bluffants. Même la partie survival du film, conventionnelle dans son écriture, est absolument prenante grâce à la maîtrise totale de la mise en scène. Si Hollow Man n’est pas le film le plus passionnant du Hollandais violent, il est sans doute un des plus réjouissants.