Ce film donne lieu à un feu d'artifice d'effets spéciaux certes magnifiquement réussis mais moins passionnants pour le récit. Les spécialistes des images de synthèse ont en effet accompli un travail prodigieux. Très vite nous n'avons plus aucun doute : l'homme invisible existe bel et bien. La main de Sebastian qui caresse le sein d'une de ses collègues pendant qu'elle dort, le masque de latex coulé sur son visage, etc, etc. tout est parfaitement crédible… et magistralement rendu. Techniquement, donc, le film le plus crédible jamais réalisé sur le mythe de l'homme invisible. Mais une réalisation qui lâche parfois le spectateur mais qui reste digne de Paul Verhoven.
« Hollow Man » n'est sans doute pas une œuvre majeure du grand Paul Verhoeven ; ça ne signifie pas pour autant qu'il est mauvais, loin s'en faut ! Il est juste un poil en dessous en terme de profondeur philosophique. C'est que ce bon vieil « Hollandais violent » nous a habitué à mettre la barre très haut avec des films marquants comme « Basic instinct », « Starship troopers » ou « la chair et le sang ». Ces titres, bien que très différents les uns des autres, ont en commun une terrible violence, tant physique que psychologique, qui est comme une signature pour ce cinéaste de génie. Cette nouvelle adaptation du mythe de l'homme invisible (qui date quand même de 2000) paraît, du coup, un tout petit peu fade. Il faut quand même lui reconnaître des effets spéciaux surprenants et les quelques petits meurtres, bien sadiques, qui pimentent agréablement la seconde partie. Dans l'ensemble ça en fait un film de science-fiction plutôt maîtrisé et bien agréable à suivre. C'est pourquoi je ne veux surtout pas donner une impression de médiocrité. C'est un excellent divertissement et je ne m'y suis pas ennuyé une seconde d'autant que le casting, emmené par Kévin Bacon et Elisabeth Shue, est également impeccable. Il n'y a donc aucun problème, hormis qu'on attend toujours plus d'un réalisateur aussi respectable et respecté. En bref c'est bon, voir très bon, mais...
Cela commençait fort, lorsque le personnage de Kevin Bacon dévoile sa vraie personnalité et laisse libre court a ses fantasmes les plus inavouables. Mais ça devient n'importe quoi par la suite, et du coup cet Hollow Man version Verhoeven laisse une impression très très mitigée.
Un de mes réalisateurs fétiche qui nous offre toujours des films géniaux. Hollow man ne fait pas exception à la règle, l'homme qui devient invisible et qui voit sa nature reprendre le dessus et décide de faire le mal. Un pied de nez à tout nos films de super héros hors du commun qui utilisent leur pouvoir incroyable pour faire le bien ,ici c'est l'inverse. Kevin Bacon est génial dans la peau de ce héros torturé et définitivement machiavélique, Elisabeth Shue est toujours aussi belle.
Un autre film sur l'homme invisible mais sous Verhoeven. Je n'ai pas aimé cette version. Les effets spéciaux sont bons mais le scénario est long et prévisible.
HOLLOW MAN, L'HOMME SANS OMBRE(2000): Etre invisible donne des pouvoirs inouïs. Le Pentagon l'aura bien compris. Dans le plus grand secret, Sébastian Caine et son équipe de scientifiques auront pour objectif de mettre au point la formule de l'invisibilité. Un sujet intéressant très bien abordé par le metteur en scène Paul Verhoeven. Sébastian Caine,( Kevin Bacon, excellent), un surdoué du monde de la science que rien n'arrêtera… sauf peut-être sa propre folie. Une réalisation où le génie se fera aussi par des effets spéciaux surprenants, utilisés intelligemment sous plusieurs aspects (anatomie, eau, feu….). Un thriller cohérant, angoissant, dynamique, qui dès le départ ne laissera aucun temps mort. C'est le style Paul Verhoeven, on se laissera vite embarquer dans un film de science-fiction grand spectacle. Mais vous...que feriez-vous avec un tel pouvoir?
Un tres bon film qui étudie en profondeur l'invention que serait l'invisibilité tout en montrant les conséquences desastreuses que cela pourrait provoquer sur les hommes,sur un homme dans ce cas la.Un homme qui passe de la perversité à la folie au fur et a mesure du film pour finalement se transformer en meurtrier pret à tout pour garder son don ou plutot sa malediction.Cet homme interprété magistralement parun Kevin Bacon extraordinaire.Dommage que le twist finale soit quelque peu baclé et que Elizabeth Shue soit tres limite dans son jeu d'acteurs.Mais pas de regrets,Paul Verhoeven signe un thriller fantastique absolument phénoménal.
La première partie du film laissait présager de belles choses, mais le film se perd totalment par la suite. Verhoeven insiste sur le voyeurisme du personnage et fait la par belle aux prouesses numériques et à l'action, sans trop chercher à établir la psychologie de Sebastian, une fois devenu invisible. De plus le film devient violent sans trop qu'on sache pourquoi.
Je suis assez étonné par la moyenne des notes des spectateurs qui n'est que de 2.5 car je la trouve quand même basse pour un film comme celui-ci. Certes "Hollow Man", réalisé par Paul Verhoeven, n'est pas le film du siècle mais il mérite quand même mieux que ça car le scénario est très original, on traite cette fois ci du mythe de l'homme invisible qui n'est que trop peu représenté au cinéma et il est cette fois représenté d'une façon assez violente car ce fameux homme invisible spoiler: devient de plus en plus méchant au fur et à mesure du film pour finalement devenir un profiteur et surtout un tueur. L'histoire est aussi assez crédible et réaliste car même la solution pour rendre invisible n'existe pas, dans le cas contraire ça pourrait sûrement ressembler à ce film. Le rythme du film est bien géré ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas et pour les acteurs, ils jouent très bien et sont très convaincants dans leur rôles surtout Kevin Bacon à qui le personnage lui colle plutôt bien à la peau. "Hollow Man, l'Homme sans Ombre" est donc un très bon qui mérite largement d'être vu car il possède de très bonnes choses.
Que feriez-vous si vous étiez invisible ? voilà la question à laquelle Paul Verhoeven a su répondre avec brio en nous livrant le personnage d'un scientifique obsédé par la réussite qui devient invisible à la suite d'une expérience foireuse, et qui en profite ainsi pour assouvir ses fantasmes de voyeurisme ce qui lui monte vite à la tête. A la fin du film, on se pose alors la question en appréhendant la réponse mais au fond, on sait tous que la réponse va pas vraiment nous plaire, ce qui est assez perturbant au final. A voir absolument !!!
Pour une fois le principe de l'homme invisible est traiter du côté obscure, à savoir : que peux on tirer profit d'une telle situation. Kevin Bacon excelletn en chercheur fou et ne suportant plus l'enfermement. Les effets spéciaux sont également très bien réussit.
Alors qu'il n'est pas encore prêt à se séparer du grand spectacle pop-corn qu'il emprunte encore à son prédécesseur qui n'est autre que le plus mauvais film de sa carrière, Starship Troopers, le talentueux cinéaste Paul Verhoeven retrouve pourtant quelques forces, malgré certaines faiblesses encore en vogue. Et puisqu'il n'est donc pas encore d'attaque à se séparer du grand spectacle pop-corn qu'il emprunte encore à son prédécesseur qui n'est autre que le plus mauvais film de sa carrière, Starship Troopers, le talentueux cinéaste Paul Verhoeven retrouve pourtant quelques forces, malgré certaines faiblesses encore en vogue. Du côté positif, on retiendra surtout la qualité technique des effets spéciaux, qui n'est certes pas une nouveauté dans l'oeuvre du cinéaste, mais qui témoigne par la suite d'un véritable enjeu scénaristique, sur son réalisme principalement. En effet, il ne paraît guère envisageable de faire un film de la sorte sans l'expression visuelle souhaitable, à moins de vouloir le faire passer sous une forme métaphorique porteur d'un message quelconque, ou tenter encore un exercice de style. Ce qui n'est pas le cas de Hollow Man. En outre, on apprécie au début la petite dose métaphysique, assez cachée cependant, et bien moins poétique que Total Reccal. Mais le geste est là : au spectateur de voir où il se doit. De l'autre côté, on regrettera justement que le sujet portant sur l'invisibilité ne soit pas totalement exploité. La forme étant réussie, on ne pouvait qu'espérer un fond à la hauteur du support. Et malheureusement, la réflexion se fait devancer par un huit clos final archaïque, un brin désuet, mais toujours efficace. L'insolence sulfureuse de départ se perd dans une trame conventionnelle, peut-être rassurante, mais dénuée de toute provocation. Néanmoins, l'interprétation est convaincante, avec un Kevin Bacon en tête; pour une belle idée sur le papier, un peu moins enivrante dans le fond, mais assez distrayante pour plaire à une majorité du public.
Pour la fin de son cycle hollywoodien, Paul Verhoeven n’a pas l’intention de s’assagir et, même bridé par une production houleuse, il y va à fond dans un film très démonstratif et visuel. Ce qui est paradoxal pour un métrage sur l’invisibilité. Loin de jouer la carte de la suggestion, le cinéaste choisit de mettre ses personnages à nu et tout est prétexte pour faire apparaître son homme invisible à travers la fumée, l’eau, le sang... Il montre tout de la décomposition physique et mentale de son scientifique arrogant. Ce choix du grand spectacle généreux, parfois à la limite du guignolesque, est heureusement soutenu par des effets spéciaux qui tiennent encore la route plus de vingt ans après. Accueilli froidement à sa sortie, son récit sur la masculinité toxique, qui lorgne vers le slasher dans son dernier acte, aurait certainement bénéficié de plus de bienveillance aujourd’hui.