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Un visiteur
4,5
Publiée le 26 juin 2018
Le film a beau être un peu cousu de fil blanc au niveau du scénario, On s'attache aux personnages ,il a été tourné de façon très pudique et respectueuse des émotions . Un film a forte analyse psychologique sur la perte d un amour que l on cherche a retrouver dans sa vie quotidienne. Je reprendrai bien une part du gâteau .
Il est blond, très mignon, un peu joufflu comme ceux qui aiment la bonne chair. Régulièrement, un homme marié, qui vit avec sa famille à Israël, fréquente sa pâtisserie berlinoise, et de fil en aiguille, les deux hommes tombent amoureux l’un de l’autre. Ils partagent alors une vie secrète d’amants, intermittente, à des milliers de kilomètres, ne se voyant que très peu. Mais cet amour-là dure, jusqu’au jour où le drame survient et que l’homme d’affaire meurt d’accident. Alors, le jeune pâtissier entreprend son propre voyage vers Israël, à la recherche de la vie conjugale et familiale de son amant décédé.
« The Cakemaker » sort des sentiers battus de la plupart des films qui traitent de l’homosexualité masculine. Il ne s’agit en aucun cas d’un plaidoyer vulgaire et aguicheur sur les mille et une positions sexuelles entre hommes consentants, comme souvent dans le cinéma gay. En réalité, le film raconte une histoire d’amour, simple, généreuse, empreinte des incompréhensions culturelles qui opposent l’Allemagne catholique et l’Etat Juif. C’est donc d’abord un film sur le dialogue interculturel qui doit permettre de réduire les conflits. Le sujet avait déjà été traité s’agissant d’un amour inverti entre un homme israélien et un homme palestinien, sous couvert de guerres. Ici, il s’agit d’un amour où les ennemis ne sont pas politiques mais culturels. Le dialogue entre les générations, entre les pratiques religieuses, entre les visions du monde, passe par un savant récit sur la fabrique de gâteaux.
Car « The Cakemaker » parle de cuisine. On salive avec notre héros les pâtisseries sublimes qu’il confectionne. Le film devient alors une sorte de documentaire sur les identités de métier et les façons dont le savoir-faire ne suffit pas pour transformer la cuisine en un véritable art de vivre. Le film adopte un ton résolument pacifiste, délicat, qui offre soudain pour les spectateurs, la possibilité d’un monde où les contraires se parlent.
invraisemblable histoire extrêmement touchante de sensibilité et d'exploration des sentiments tout en retenu. Toujours troublant de voir des hommes visiblement qui aiment les femmes jouer des rôles frontières mis en scène par des personnes qui ignorent certaines réalités de sexualité mais en font un magnifique prétexte pour un conte sentimental très esthétique autour de la question de la frontière, sexuelle, culturelle, de langages.
Emouvant et gourmand, on se délecte de cette splendide mise en scène du début à la fin. Les acteurs sont émouvants, la musique magnifique, bref, ce film est un délice !
Très beau film ! acteurs, sujet, musique, photographie, les gâteaux !!!! Entre les films allemands sur Romy Schneider et la classe silencieuse, voilà une belle surprise qui joue aujourd'hui et qui parle aussi de la relation israélo-germano ... très sensible, tout en retenu mais quel intensité, merci !
Oui, c'est un film que j'ai bien aimé, mais est-ce qu'il nous laisse la possibilité de ne pas l'apprécier ? Ce film, malgré les apparences, reste très politiquement correcte. On a plaisir à voir les personnages interagir ensemble, et voir leurs liens évoluer, on adore aussi voir Thomas spoiler: proposer de nouvelles recettes , et la scène où il spoiler: se fait incendier pour avoir utiliser le four est très juste. La construction du non-dit est aussi très bien réussie, surtout que le spectateur est complice. spoiler: C'est la veuve d' Oren qui découvrira par elle-même qui était Thomas : pas simplement un berlinois, pas simplement un ami d'Oren, mais plus que ça. On découvre aussi qu'Oren était prêt à quitter sa famille En fait, ce film pointe du doigt, sans juger, des aspects de la judéité : l'homosexualité, l'alimentation casher, le shabbat. Le sujet est intéressant, n'est pas pathos, mais la fin est horriblement décevante. spoiler: Il n'y aura aucune confrontation entre Thomas et Anat, on ne sait pas ce qui la motive vraiment à aller à Berlin, ne ce que signifie ce regard final, amusé, et qui s'égare dans le ciel. On dirait même que certaines scènes ont été coupées, tant la construction finale est bancale...
Un film tout en retenue qui aborde divers sujets très sensibles. Une réalisation classique qui révèle finalement le bouillonnement et l’extrême tension qui animent les personnages. A voir impérativement !!
Pas à mon programme au départ mais je n’en ai entendu que du bien. Je me suis donc laissé tenter. Pour son premier film l'israélien Ofir Raul Graizer nous offre le double portrait d’une jeune veuve de Jérusalem et d’un jeune pâtissier berlinois qui partageaient le même homme. La mise en scène est aussi délicate que le scénario (inspiré de faits réels), même si on a là rien de bien nouveau. Il se dégage cependant de l’ensemble quelque chose de doux et de calme tout autant qu’une force, loin des clichés inhérent au genre, une sorte de plénitude qui contraste avec les sentiments puissants et déstabilisants que vivent les personnages (tous attachants). L’interprétation d’ensemble est de qualité. Sarah Adler est très touchante, Zohar Shtrauss (Tu n'aimeras point, à qui on pense un peu ici) impeccable, mais la vrai révélation est Tim Kalkhof. Pour son premier long métrage (surtout vu à la télé jusque là), il est juste parfait. On espère le revoir très vite sur grand écran. Et ce qui ne gâte rien, la musique est très belle, les images superbes et on sort avec la faim et l’envie de se précipiter dans une pâtisserie. Plus qu’un film sur la double vie et le mensonge, The cakemaker est avant tout une chronique pleine de charme, subtile, sobre et émouvante sur le deuil et la résilience. On en ressort aussi ému que bouleversé. Encore une très belle surprise venant d’Israël. Un très beau film.
Tout d’abord, il serai souhaitable de traduire en français le titre. Je propose « la délicatesse du pâtissier ». C’est presque un jeu de mot... Mais je tenais à exprimer, à travers ces quelques mots, mon émerveillement pour la douceur qui émane de ce film. Une magnifique histoire, très personnelle, qui exprime avec intériorité les sentiments. Un peu comme dans le « Mari de la coiffeuse ». Le contexte géopolitique israélien est ici totalement évacué, pas de paysage significatif du pays : l’histoire pourrait se passer dans n’importe quel pays. Un film universel.
Un film bouleversant tout en retenue exposant intelligemment deux sensibilités culturelles qui, malgré les lourdeurs conventionnelles, vont se rapprocher ...
Un film très réussi, tout en sobriété mais joué à la perfection, qui aborde de façon intelligente plusieurs sujets comme le poids de la religion à Jérusalem, l'homosexualité ou le deuil. Emouvant et beau. Je suis surpris pas le manque d'enthousiasme des critiques sur ce film.
un film troublant ...riche en événements , on est dans l'expectative tout au long du film ...j'ai aimé la façon dont les différents sujets étaient traités .
Un très beau film qui fustige les conventions sociales et religieuses et explore les sentiments sans aucun a priori. Avec une grande tendresse envers ses personnages dont on suit avec suspense l'évolution. La cuisine et surtout la pâtisserie y tient un rôle important et sensuel. La musique est discrète et sublime.