Née 25 ans plus tôt dans les cahiers du réalisateur Enrique Gato, la saga Tad l'explorateur a rapidement pris une ampleur phénoménale. Après deux courts-métrages primés aux Goya, le premier long-métrage est devenu le premier film d'animation espagnol distribué au cinéma en Chine, tandis que le second s'est imposé comme le plus rentable de l'histoire du pays. Un succès mondial couronné par une présence du quatrième volet dans plus de 44 pays !
Dans ce quatrième volet de la franchise, Tad et Sara franchissent une étape majeure en devenant parents de la petite Olympia, surnommée « Oli ». C'est cette nouvelle dynamique familiale et les tracas du quotidien de jeunes parents qui ont servi d'impulsion créative aux scénaristes Manuel Burque et Josep Gatell, désireux d'aborder le thème universel de la parentalité à travers un grand récit d'aventure.
Pour renouveler la formule, Enrique Gato a choisi de bousculer les habitudes de ses protagonistes. Tad abandonne son statut habituel de déclencheur de catastrophes pour devenir le figure responsable cherchant à protéger sa fille, tandis que la momie affronte son propre double plus jeune. De plus, les animaux Jeff et Belzoni prennent une toute nouvelle dimension puisqu'ils peuvent désormais s'exprimer par la parole.
Afin de modéliser le Parthénon avec une fidélité historique irréprochable, l'équipe technique d'animation s'est appuyée sur de nombreuses archives. Ils ont également étudié en détail la réplique grandeur nature située à Nashville, dans le Tennessee, reconnue mondialement pour son niveau de précision.
Le film regorge de contributions musicales personnelles de la part de l'équipe technique. Le solo de guitare électrique entendu dans la séquence du désert a été en partie interprété par le responsable de l'éclairage et du compositing. De plus, la mélodie flûtée jouée par le prince Pachacutec a été enregistrée directement par le réalisateur Enrique Gato en duo avec son propre fils, Gael.
Fidèle à ses habitudes, la saga ne se contente pas de faire référence à Indiana Jones. L'animation glisse de multiples clins d'œil à des classiques du cinéma tels que Mad Max, Titanic, Retour vers le futur, Monte là-dessus ! avec Harold Lloyd ou encore Certains l'aiment chaud.
L'équipe artistique a parsemé le film de détails amusants. L'un des magasins d'antiquités visibles à l'écran, nommé « Burke's Gatell's », est un hommage direct aux noms de famille des deux scénaristes. De même, les tableaux accrochés dans Buckingham Palace sont des détournements de toiles célèbres adaptées à l'univers des chiens du film.