Incroyable mais vrai, ce film a été tourné avec un IPhone 7. Pourtant Steven Soderbergh n'a pas vraiment le profil d'un jeune réalisateur innovant, mais comme quoi. Le sujet par contre n'a rien de surprenant. Est-elle folle ou non ? On pense à Fight Club pour le côté sérieux, Vol au dessus d'un nid de Coucou pour le côté prestige. Ce qui est vraiment dommage, c'est qu'il a donné la réponse en fait, en interview. Mec, ça sert à quoi de faire ça ? De laisser planer subtilement le doute au moment ou on pensait justement que c'était acté d'un côté,
en fait elle est juste traumatisée la miss,
Bref. On apprécie la mise en place de l'intrigue, malgré d'évidentes signes de névrose dans son comportement au quotidien, Sawyer nous dévoile les raisons de sa psychose qu'une fois internée contre son gré dans un établissement spécialisé. Sous fond de critique de cette pratique méconnue (chez nous en tout cas), d'arnaque à l'assurance, Sodebergh dévoile son intrigue classique mais prenante, jusqu'à une certaine mesure. Il y a de bonnes idées (Nate), d'autres trop évidentes pour avoir l'effet escompté
l'arme de Violet...
, mais dans l'ensemble cela reste très convenu. Si l'originalité est la façon de filmé, on peut reconnaitre une certaine audace, mais cela ne suffit quand même pas à donner du panache à un film qui n'en a pas. Bon, après il m'a conquis sur le sujet, maintes fois développé au cinéma, de la folie en trompe l’œil. Claire Foy offre un nouveau visage à celle-ci. Pour le côté moderne, le harcèlement voire le cyber-harcèlement est rendu facile de nos jours, avec une piqure de rappel effectué par une caméo de Matt Damon. Un suspens qui prend parfois de court, parfois lasse par l'évidence, pour finalement le constat amère : Sodebergh est-il condamné aux films moyens désormais?