Paranoïa
Note moyenne
3,2
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247 critiques spectateurs

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12 critiques
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62 critiques
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Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2019
Paranoïa nous dit quelque chose de notre rapport à l’image numérique, et a la grande intelligence de placer sa mise en scène au service de son propos : il est question ici du mensonge à l’œuvre dans la mise en scène de soi et d’autrui, tout comme le mensonge sur ce que le spectateur, tout au long du film, voit. Nous suivons l’errance de notre héroïne depuis une focalisation étrange, qui nous donne l’impression de constituer cet être paranoïaque tant redouté. Et nous le sommes un peu. Mais Soderbergh ne s’arrête pas là : briser le quatrième mur ne l’intéresse pas stricto sensu. Ce qu’il veut montrer, c’est l’effet de la médiatisation constante, c’est la confusion entre réel et virtuel qu’un téléphone portable engendre. La technologie s’incarne dans la clinique, vaste prison qui enferme les individus au lieu de les soigner et uniquement motivée par des intérêts économiques. Toute la modernité technologique se tient là : donner l’illusion de liberté tout en avilissant. Le formulaire rempli sans l’avoir lu au préalable, le détournement des informations confidentielles, l’exploitation des corps devenus objets et capitaux, la création d’une dépendance. Paranoïa peint le monde moderne avec l’arme du monde moderne : l’iPhone. Parce qu’il joue sans cesse sur l’image captée et le point de vue adopté au point de ramener le spectateur à sa crédulité première, le film se dresse contre tout un système technologique qui, au lieu de rapprocher les hommes, se plaît à les isoler davantage et se nourrit de leur malheur. Voici venir les réseaux sociaux et l'instrument du quotidien grâce auquel ils exercent leur mainmise, le portable. Glaçant et brillant.
Anna_
Anna_

30 abonnés 827 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 février 2019
Le scénario partait bien avec une idée plutôt originale. Malheureusement dès les premières images tout s'effondre : les scènes sont horribles, pas un plan large, filmée sous des angles improbables, couleurs fades, .... Un iPhone n'est pas une caméra, le capteur est peut-être 4K mais le rendu est moche. En fait il faut surtout écouter le film plutôt que le regarder, ça devrait être mieux.

La fin est invraisemblable et prévisible à la fois : spoiler: déjà elle parvient à s'échapper mais ne pense pas à fermer la porte, dommage ; une fois sortie, elle se cache derrière une citerne, regarde derrière elle, ouf personne ne l'a suivie, et là......paf son harceleur surgit derrière son dos.
.

Heureusement Claire Foy est là pour remonter la note, elle réalise ici une belle performance et joue son rôle excessivement bien.
Pasthen
Pasthen

75 abonnés 1 028 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2019
Peu de surprise dans ce thriller volontairement bon marché lorgnant sur le film d'essai. Nous étions en droit d'en attendre un peu plus d'un Steven Soderbergh se contentant ici de placer ses quelques personnages dans l'espace confiné d'un centre psychiatrique. Il les bouscule 'gentiment" et attend leur(s) réaction(s). Quand enfin les choses bougent, tout est cousu de fil blanc et rien n'est fait pour nous surprendre.
Benjamin L
Benjamin L

23 abonnés 251 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2019
Je suis bien embêté pour donner un avis sur ce film : d'un côté, on retrouve toute l'habileté de Soderberg à nous plonger dans un état d'angoisse, de confusion quant à la santé mentale de l'héroïne, et pose la question suivante : qu'est-ce qui sépare la normalité de la folie... Et en même temps, on relève d'énormes invraisemblances et incohérence dans le scénario, ainsi que des acteurs qui ne semblent pas toujours très inspirés...
Tout ceci donne un sentiment mitigé, et surtout une grosse déception compte tenu des attentes légitimes pour un film de Soderberg..
2,5/5
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 18 janvier 2019
Unsane est un film tellement, tellement étrange. La drôle de publicité proposée par Soderberg, contraint à n'utiliser qu'un simple téléphone portable, donne un rendu très cheap, pour ne pas dire amateur au tout. Là où Dupieux bénéficiait de la qualité de prise d'images d'un remarquable 5D, ici, l'esthétique ressemble peu ou prou à ce qu'un vidéaste amateur peu chevronné fournirait sur YouTube. Le film n'est de plus pas servi par une ambiance musicale sacrément pauvre, dont les effets sonores sont quasiment absents et la musique particulièrement discrète. Mais il y a Claire Foy, un scénario un peu convenu mais correctement rythmé par le script de qualité, et quelques scènes sincèrement touchantes. L'entrée en matière est pénible, mais on oublie la pauvreté technique assez rapidement pour se plonger dans un thriller franchement convenu, mais pas dénué de tout intérêt. Je reste malgré tout un peu sur ma faim, content néanmoins de lire les critiques de mes amis cinéphiles qui semblent avoir été plus touchés par le projet que moi.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2019
Depuis "Shock corridor", on a eu notre lot de métrages voire de séries voyant des protagonistes enfermés dans un établissement psychiatrique, autrement dit, toutes les ficelles inhérentes au genre sont éculées depuis longtemps ! Toutefois, ce dernier qui a été entièrement filmé avec un Iphone a quelques arguments à faire valoir dont une interprète principale vraiment douée, une ambiance anxiogène assez bien gérée et un décorum des plus claustrophobes. Mais une trame un peu simpliste et des personnages secondaires pas assez exploités viennent ternir un peu l'ensemble pour en faire un film lambda sympa à visionner mais sans plus !
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

90 abonnés 1 709 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2019
Quel plaisir de retrouver un Soderberg entreprenant! Après un passage en eaux troubles, il revient avec Paranoïa, le genre de thriller qui, sur le papier, paraît classique et peu envoûtant, et qui parvient finalement à sortir son épingle du jeu. Mise en scène efficace et novatrice, bien moins agressive que le found footage, un scénario bien ficelé, il n'en faut pas plus pour convaincre.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2019
Aaaaaah, et bien la BA reflète parfaitement ce que j'attendais de ce film et j'en suis totalement satisfait. Avec des moyens visiblement limités, la mise en scène et la photographie mettent en avant une tension permanente et Claire Foy est parfaite. On reconnait la patte de Soderbergh et c'est tout simplement très bon, du début à la fin...
Aaaarrrrrgh
Aaaarrrrrgh

27 abonnés 180 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 février 2024
Paranoïa est au cinéma ce qu'une toile peinte de la bouche d'un cheval est à la peinture. Sauf qu'ici, c'est bien un homme qui est derrière la caméra, et c'est d'autant plus préjudiciable. Le film est laid (pourquoi filmer avec l'iphone 7 ? Quel intérêt ?), il n'y a aucune revendication artistique, aucune ambition... Les facilités d'écriture noient le scénario dans une marée d'incohérences et les acteurs y plongent en en faisant des caisses. L'histoire est improbable et puis franchement, Sawyer est insupportable. À quel moment le réalisateur pense faire de la protagoniste une femme forte alors qu'elle est simplement stupide et brutale...
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2018
Nous pourrions qualifier le nouveau film de Steven Soderbergh d’expérimental puisqu’il a été filmé exclusivement à l’aide de iPhone 7 Plus. Ces derniers étant équipés d’un capteur photo 4K, la résolution est excellente. Son grain donne cependant une dimension autre que celle dont nous avons l’habitude de voir au cinéma et nous nous posons encore la question de son utilité au film. Tourné en seulement dix jours, « Paranoïa » relate l’histoire d’une jeune femme convaincue d’être harcelée. Elle est alors enfermée contre son gré dans une institution psychiatrique. Elle se demande ensuite si la menace qui pèse sur elle est réelle ou le fruit de son imagination. Le thriller tourne sans cesse autour de l’ambiguïté pour mieux brouiller les pistes auxquelles le spectateur s’attachait. Un film troublant par ses choix de mises en scènes mais qui ne convainc pas nécessairement.
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 novembre 2018
Le thème est intéressant, bien que déja vu, mais ce qui pèche c'est l'atmosphère qui n'y est pas. Néanmoins, on peut apprécier la critique, fondée, du système de santé privé américain
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 octobre 2018
Malgré les incohérences et la photographie moyenne (iPhone en guise de caméra) le film se laisse voir, par son ambiance un peu à la Polanski.....
Entre réel et paranoïa de l'héroïne on suit l'ensemble avec intérêt...  Pas mal du tout
benitoberlon
benitoberlon

70 abonnés 971 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2018
Un thriller filmé à l'Iphone, plutôt bien mené par Soderbergh...La question que l'on se pose pendant une heure : Est t'elle folle ou ce surveillant est t'il vraiment le harceleur qu'elle dénonce? Une fois la réponse tombée, le film est plus convenu, mais la patte Soderbergh assure largement la moyenne.
christian c.
christian c.

9 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 octobre 2018
On est pris dès le début mais différentes voies s'offrent au spectateur qui n'ont pas vraiment de liens entre elles, ce qui provoque des invraisemblances de scénario. Comment le harceleur qui a mis au point un plan si diabolique peut-il être aussi stupide par la suite ? Qu'arrive-t-il à la mère ? Le personnage semble oublié à la fin, laquelle s'accélère comme si le réalisateur manquait soudainement de batterie et qu'il fallait aller vite avec ses appareils. On peut imaginer à la rigueur que l'héroïne devient parano et dangereuse après tout ce qu'elle a vécu. Peut-être, mais ce n'est pas clair. On reste sur sa faim. Dommage car l'oppression est telle que par moments on a envie de faire des comparaisons avec Vol au-dessus d'un nid de coucou. Mais pour cela il aurait fallu suivre la voie simple de l'escroquerie aux assurances et ne pas dévier n'importe comment dans l'horreur, la série B.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2022
L’ère du braquage prend une petite pause pour laisser place à des œuvres plus psychologiques. Steven Soderbergh revient, de nouveau, de sa retraite anticipée derrière la caméra. Parlons-en d’ailleurs. Le concept de l’œuvre, filmé à l’IPhone 7, suscite des débats, mais il ne s’agit que d’un outil que le cinéma met à disposition et il n’y a pas lieu d’en discuter avec insistance, sachant que la qualité visuelle propose des teintes plutôt intéressantes. Mais ce qui pose un problème dans ce nouvel univers claustrophobique qu’il nous présente, c’est sa crédibilité et la manière de la conter.

La folie est toujours de nature rebelle à l’écran. Sans le bon domptage donc elle a besoin, il serait aisé de buter sur une narration cahoteuse, ce qui est le cas, passé un certain stade. Sawyer Valentini (Claire Foy), performante dans son travail, mais solitaire à ses heures perdues, se trouve piégée sur un malentendu en faveur d’un hôpital psychiatrique. Evidemment inspiré de faits réels, ce genre de situations a déjà fait courir des bruits concernant les méthodes peu orthodoxes du système médical assisté. Certains établissements sont taclés pour cela, mais on ne poussera pas plus loin dans cette direction, car on préfère rester à proximité du personnage. Ce qui perturbe le plus ce sont donc les mauvaises décisions d’une héroïne qui abandonne sa personnalité. L’ambiance viscérale s’installe alors sans problème, mais on désamorce trop rapidement le pourquoi du comment on doit douter de la folie de Sawyer.

On ne reste pas toujours auprès de la victime et c’est ce qui finit par trahir la narration. A-t-elle à faire à un fantôme du passé ou bien un véritable harceleur ? Cela ne constitue pas un enjeu suffisant pour développer toute une intrigue qui repose davantage sur la forme que sur le fond. On ne fera qu’enchaîner caricature sur caricature, sans que l’on soit véritablement investi dans la quête d’un personnage maladroitement introduit. Cela dit, il existe des passages assez forts en tension, mais cela ne reste qu’un artifice sans saveur. On s’inquiète relativement peu du fait d’un environnement dont on connaît presque tout dès les premiers pas. L’atmosphère qui aspire à asphyxier le spectateur est banalisée et se trouve en marge émotionnelle, ce qui manque cruellement dans cette réalisation plutôt discrète et conventionnelle.

À l’image de « Shutter Island », « Paranoïa » tente d’entretenir le doute jusqu’à un dénouement qui questionne. Le pari d’être immersif est tout de même réussi, à défaut de nous vendre de l’originalité à souhait. Classique de bout en bout, il ne restera que l’appareil de poche dans les mémoires d’une victime qui ne progresse pas ou peu dans un récit peu élaboré et peu consistant. Si dénoncer le système ou prévenir du harcèlement furent les raisons de cette folle aventure, ce n’est pas ce qui ressort en premier lieu, étant donné l’angoisse qui s’essouffle trop rapidement à l’instar de la performance appréciable de l’interprète de Sawyer, qui aurait mérité un traitement moins théâtral.
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