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Craoux
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3,5
Publiée le 21 février 2019
Entre thriller et comédie, Denys Arcand sait capter notre attention autant par son histoire habilement construite que par sa dénonciation des mécanismes financiers d'optimisation fiscale dont usent les riches et les nantis oopportunistes. Sans en faire la clé de voûte d'un film qui se voudrait militant, il n'hésite pas cependant à interpeller le spectateur sur le sort des laissés-pour-compte que cette société libérale produit (SDF, Inuits, indiens). Ce qui me dérange c'est qu'on est ravi de cette astucieuse captation du gros magot et qu'on serait déçu s'il n'y avait pas ce happy-end ... et, du coup, on en oublierait qu'il s'agit d'argent "sale" amassé par des gangs.
Film sympathique, naïf, invraisemblable mais qui se regarde sans déplaisir. Quel plaisir de revoir Rémy Girard et Pierre Curzi comédiens du légendaire « Le déclin de l’empire américain »
" la chute de l'empire américain " thriller satirique québécois est une bonne surprise pour moi. En effet ce mélange des genres oscillant entre comédie et thriller est assez jouissif dans cette histoire qui dénonce les excès du capitalisme et société de consommation avec de très bons acteurs.
Au départ l’idée est assez banale : un jeune homme sans réelle attache familiale, sentimentale ou sociale, mais prêt à aimer le monde entier se retrouve bien malgré lui avec énormément d’argent. Qu’en faire, ce qui revient à dire que faire de cette idée. Denys Arcand la retourne dans tous les sens plus ou moins vraisemblables pour nous dire un peu l’état du monde en ce moment et ce que la fortune peut ou ne peut pas lui apporter. Je trouve ce film très bien réalisé, avec une passion qui semble même déborder les acteurs, très bien dans leur peau, mais à qui il ne faut cependant pas trop en demander. Le cinéaste compense un peu cette impression et de la chute il s’en relève avec les honneurs. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
"La chute de l'empire américain"...déjà content qu'il passe au Pathé car j'avais raté l'occasion d'y aller au Navire donc bien que ce ciné mettent des films dit "indépendants" bref... Le speach, un intello québécois témoin d'un hold up raté va récupérer un grooos paquet de fric...à partir de là une histoire de fraude va se mettre en place... Alors "tabernac" il est arrivé que je ne pige pas quelques mots en québécois déjà mais dans l'ensemble j'ai gérer, ensuite c'est pas mal, cette grosse embrouille mis en place qui dénonce en même temps les magouilles financières énooormes que ce monde produit pour le plus grand plaisir de ces fu...de riches...un soupçons d'humour aussi qui gâche rien. Une chtite histoire d'amour entre Pierre-Paul et la sublime Camille (Maripier Morin a des ses yeux aaah et en plus 2!!!lol) Bon cela peut paraître long par moment car ce n'est pas mené avec un rythme effréné mais bon moi bien aimé.^^ NOTE: 7/10
C'est un film séduisant et gentiment roublard. Denys Arcand, c'est un peu le Woody Allen canadien. Ses films sont bavards, très bavards, mais les dialogues légers, percutants parfois, souvent subtils. Là, il sort de sa zone de confort et ajoute une larme de Ken Loach à son cocktail habituel et une légère romance douce qui n'échappe pas aux clichés spoiler: (la si jolie prostituée de luxe au grand cœur qui tombe amoureuse de son client timide, agaçant et maladroit) . On a donc un mix de faux film de gangster, de comédie policière et de film social. Ce dernier aspect est, à mon sens, le plus intéressant du film car, si on a déjà vu plusieurs fois les dénonciations de montages financiers via les paradis fiscaux qui sont responsables de la paupérisation du monde, on assiste là à un démontage léger mais sincère de l'image romantique de "pays du Bon Dieu" que le Canada francophone peut avoir chez nous, en France, notamment dans la manière dont sont traités les Inuits. Comme quoi, partout, les populations originales sont les plus maltraitées, comme aux USA ou en Australie. Après, tout ceci est peut-être un peu trop romantique (utiliser le terme "itinérants" plutôt que SDF est plaisant, même si dans la réalité, j'ai personnellement entendu, à Québec, des hommes d'affaires locaux remplacer notre terme "immigrés" par "importés", en connaissance de cause), mais ce film, malgré ses invraisemblances, ses défauts de scénario, laisse un goût doux-amer et permet de continuer la réflexion, tout en légèreté, sur le monde tel que nous l'acceptons. Bref, ça se regarde agréablement.
Non , l’empire américain n’a pas chu, et le dollar est plus royal que jamais. Le dernier film de Denys Arcand, la Chute de l’empire américain, le montre avec beaucoup de drôlerie sarcastique et un brin de cynisme. Retour gagnant d’un cinéaste toujours dans l’actualité. (Lire la critique sur le site
Après avoir traité de sexe dans « Le Déclin de l’empire américain », de la mort dans « Les invasions barbares », Denys Arcand nous parle argent dans ce dernier opus. Pierre-Paul (Alexandre Landry) va se retrouver à la tête d’une immense fortune la suite d’un concours de circonstance, fortune malheureusement bien mal acquise. C’est avec l’aide d’une escort girl de luxe (sublime Maripier Morin), d’un repris de justice (savoureux Remy Gerard) et d’un avocat fiscaliste de haute volée (Pierre Curzi) que notre jeune homme, diplômé de philo. mais simple livreur, va tenter d’escamoter cet argent malgré une surveillance policière intense. L’occasion pour Denys Arcand de nous donner un cours de blanchiment d’argent, de constater que les écarts de richesse ne cessent de grandir, que sexe et banditisme sont encore et toujours des moyens de gagner une place au soleil mais que l’on peut toujours faire profiter de son argent aux plus démunis. Rien de bien neuf en fait dans cette réflexion, ce film mettant un peu de temps à se mettre en place , oscillant entre comédie et thriller mais devenant assez jubilatoire dans sa deuxième partie, Denys Arcand retrouvant sa verve. Au final, un film distrayant et lucide qui aura permis au spectateur de passer un bon moment.
Excellente carambouille québécoise qui joue sur plusieurs niveaux et statuts. Drôle et vraiment grinçant, avec la magnétique Maripier Morin... Tabarnak !
Le butin d'un hold up qui tombe dans les mains d'un docteur en philosophie puis bénéficie de façon improbable à une bande hétéroclite permet une critique cynique mais réaliste du système banquier international au service de la fraude fiscale. Baroque mais pas ennuyeux.
Petite production, grand film. Petit fait, grande cause. Ce sont ces sentiments qui ressortent en premier après avoir vu ce film.
Ce n'est pas un chef-d'oeuvre photographique, ni des très grandes qualités d'acteur, avec une langue (le Québécois) pas toujours facilement compréhensible pour un français lambda.
Mais ce film mérite d'être regardé jusqu'au bout, questionnant le fait de comment un honnête citoyen trop gentil voir complètement naïf arrive à transformer un acte malhonnête en une oeuvre de charité au travers d''un système complètement pourrie.
Combien de fois durant le film je me suis posé la main sur le front en me disant, mais qu'il est nul ce gars, aussi bien dans sa relation complètement éphémère avec cette escort et son rapport à l'argent. Sans doute une réaction primitive comme beaucoup de gens qui aurait préféré gardé cet argent, en profiter pleinement et continuer de vivre de façon encore plus éphémère. Pourtant celui-ci arrive à faire comprendre durant le film qu'il est possible de vivre dignement, financièrement parlant, tout en faisant profiter les populations les plus vulnérables de tout ce cash.
Un film qui par la même occasion démontre que sans égoïsme financier, la pauvreté pourrait être réduite fortement.
Bref une bonne leçon du monde capitaliste qui nous entoure.
Le capitalisme abordée avec humour et justesse sur une jolie touche de romantisme. La repartition inégale de l'argent dans la société avec la conviction pour certains d'en changer... Ce film nous fait réfléchir. J'ai bien aimé les seconds rôles, mêmes si la chute de l'empire américain n'est pas vraiment explicite...
Belle petite surprise que ce film qui part d'une base bien connue : un quidam se retrouve avec beaucoup d'argent issu de la mafia. Mais c'est après que cela diverge par rapport aux autres productions; et c'est à partir de là que le film prend tout son intérêt. Et c'est assez jubilatoire de voir comment le capitalisme est exploité pour tenter de rendre aux pauvres ce qu'il leur a pris. Et la fin est immoral pour tous les fervents défenseur de l'argent roi. Tant pis, cela fait du bien. A voir par tous les amateurs de policier/thriller teinté d'un poil de comédie.
Quelques réjouissances, mais la fine mine des premiers volets - dont on ne perçoit aucun liens - s'est muée en sucre d'orge bien coulant, bien collant, bien épais. Ça va vite, trop vite, ça touche à tout, trop à tout, sur une mécanique à la Rube Godberg. On ne passe pas un mauvais moment mais on le digère comme une tartine de peanut butter. Je ne recommande pas de ne pas aller le voir.