Les Hirondelles de Kaboul
Note moyenne
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163 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 septembre 2019
Ça faisait bien longtemps que je n'ai pas été subjuguée par un film. Moi qui préfère habituellement les films, ce dessin animé m'a transporté par l'histoire poignante, la poésie partout, les voix et textes si justes. C'est dur évidemment mais je le recommande à tout le monde !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 septembre 2019
C'est un bon film , on est captivé du debut a la fin, mais c'est plus triste que ce que je pensais.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2019
Face a la dureté de la vie en Afghanistan à la fin des années 90 (et aujourd'hui encore) l'adaptation au cinéma du roman de Yasmina Kadrat ne pouvait se faire qu'en mettant à distance le plus sordide, le plus dur et le plus âpre.
C'est exactement le même principe que pour "ma vie de courgette", qui parlait des enfants abandonnés et de leur placement en milieu fermé.
Malgré cette mise à distance, les deux couples dont la vie est contée se terminera… comme dans un conte.
Souvenons-nous qu'en 1996, George Walker Bush reçu les talibans à Washington en espérant conclure un traité de paix...
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2019
Dès les premières secondes, on est plongé dans l'atmosphère sonore si particulière de Kaboul l'éternelle.
C'est que ce film nous gratifie d'une magnifique bande-son qui en fait toute la force.
En revanche, le graphisme ne saurait se mesurer à la stupéfiante beauté du graphisme de « Parvana", sorti l'année dernière sur exactement le même thème.
Les deux films ne sont donc pas antagonistes, ils sont complémentaires
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 septembre 2019
Le scénario simple et efficace, la réalisation épurée, les décors très esthétiques, soignent le constat dramatique de ce film d'animation très réussi. On espère que ce film pourra être visible partout, y compris en Afghanistan.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2019
Quels que soient les prétextes religieux invoqués, quel que soit le but à atteindre (s’il y en a un), sous tous les cieux et dans toutes les religions, quand se met en place un régime théocratique, le fonctionnement ne varie guère. Tout ce qui compte aux yeux des fanatiques et de ceux qui les soutiennent, c’est de faire régner la terreur, quitte à édicter des prescriptions et des lois qui confinent à l’absurde. En voyant ce film, dont l’action se déroule à Kaboul en 1998, sous le régime des talibans, on se demande, par exemple, pour quelle raison ces derniers interdisent aux femmes de porter des chaussures de couleur blanche. Il y a sûrement une motivation à cela, mais elle ne peut être qu’inepte, l’important n’étant pas la perspicacité des lois, mais leur utilisation afin d’assujettir jusqu’aux individus les plus récalcitrants.
Le roman de Yasmina Khadra, ingénieusement adapté en film d’animation, sublimé par les talents graphiques de la dessinatrice Eléa Gobbé-Mévellec, montre bien le mécanisme de la peur qui s’était mis en place à Kaboul, un mécanisme qui n’épargne personne, pas même les enfants. Dès le début du film, cela apparaît de la manière la plus terrible, au cours d’une scène de lapidation d’une femme condamnée par les oppresseurs. Les enfants eux-mêmes jettent des pierres, ainsi qu’un homme du nom de Mohsen, un homme au cœur bon, mais qui, s’étant retrouvé là, pris de panique et porté par la foule, ne peut s’empêcher de faire comme les autres.
Cet homme, qui ne tarde pas à regretter amèrement son geste, est l’un des quatre protagonistes les plus importants du film. En fait, celui-ci se concentre sur deux couples. Il y a donc Mohsen et Zunaira, femme d’une grande beauté qui reste le plus souvent confiné à la maison où elle s’occupe à recouvrir les murs de peintures audacieuses, voire sensuelles, tout en écoutant de la musique interdite, en signe de rébellion. Tous deux, enseignants avant l’arrivée des talibans, ne sont plus autorisés à exercer leur métier. L’autre couple évoluant pendant le film est composé de Mussarat, une femme malade d’un cancer, et de son mari Atiq, dont le travail n’est autre que de diriger une prison pour femmes. Or Atiq, à qui l’on recommande volontiers d’abandonner son épouse pour se remarier, les femmes ne méritant pas le moindre égard aux yeux des tyrans, n’en reste pas moins attaché à Mussarat. Mais voilà que, à la suite d’une circonstance tragique, c’est la belle Zunaira qui échoue en prison en attendant d’être mise à mort lors d’un des rituels macabres qu’organisent les talibans. Atiq a beau exercer un métier qui exige d’avoir le cœur endurci, il lui est impossible de rester insensible face à la terrible injustice qui se prépare.
Culpabilité, remord, rébellion, sacrifice de soi, conversion : tous ces thèmes irriguent le film jusqu’à culminer dans de grands moments d’émotion. Car, même sous le régime implacable des talibans, dans le cœur de certains hommes, tout ne s’est pas endurci, si bien qu’il peut y survenir un retournement complet. Les regards changent aussi, y compris celui que certains hommes portent sur les femmes. Quant à ces dernières, il leur reste encore le moyen d’espérer un retour au Kaboul du passé, un Kaboul qu’on entrevoit lors d’une des scènes, un Kaboul où femmes et hommes pouvaient se prévaloir d’espaces de liberté. Qui sait d’ailleurs si l’une d’elles ne va pas réussir à s’envoler à tire d’ailes comme font les hirondelles ?
Les deux réalisatrices n’ont pas ménagé leurs peines puisqu’elles ont travaillé six années durant sur la fabrication de ce film. Le résultat est à la hauteur d’un tel acharnement : il est somptueux sur le plan visuel et il est constamment judicieux sur le plan du scénario.
Pierre Nicolas Sylvain
Pierre Nicolas Sylvain

9 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2019
C'est beau, intelligent, émouvant, le dessin est très réussi, la musique tout en retenue vient accompagner à merveille ce récit poignant.
DCP87
DCP87

14 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2019
Le livre était déjà très beau, mais le film avec ces comédiens et le graphisme splendide est superbe. On y trouve un vrai soin sur les détails du quotidien et un final romanesque émouvant.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 septembre 2019
Devenue réalisatrice en 2001, avec "Se souvenir des belles choses", Zabou Breitman a continué sa carrière de comédienne tout en réalisant régulièrement un certain nombre de longs métrages. "Les hirondelles de Kaboul" est sa 5ème réalisation, mais il s’agit du premier dans le domaine de l’animation. Eléa Gobbé-Mévellec est une dessinatrice d’animation qui a travaillé, entre autres, sur "Le Chat du rabin" et sur "Ernest et Célestine". "Les hirondelles de Kaboul" est sa première réalisation. Ce film a été retenu dans la sélection Un Certain Regard du dernier Festival de Cannes. On ne peut que souscrire à la dénonciation de l’obscurantisme des talibans afghans. On ne peut qu’applaudir au casting de "Les hirondelles de Kaboul". Il est toutefois aussi permis de trouver que la joliesse des images enlève de la vigueur à la dénonciation et que l’utilisation du français dans le contexte de ce film a du mal à être acceptée dans le cinéma de ce siècle.
foularbleu
foularbleu

12 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2019
une histoire sombre où règne la terreur des talibans, et malgré cela des habitants résistent et font preuve d'amour . le graphisme est doux et subtil, il adoucit la violence sous jacente, une belle réussite ! le dénouement nous bouleverse et l'on sort de là un peu chaos. a conseiller sans modération
patosud26
patosud26

119 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2019
"Les hirondelles de Kaboul" raconte l'histoire de l'interdiction de tout ce qui fait la vie belle et intéressante : la culture, la lecture, la joie, le rire, la beauté, l'art.... mais aussi celle de la servitude de la femme, qui doit se cacher sous un tchadri, comme si les traits d'une femme, sa chevelure et sa silhouette étaient autant de provocations érotiques. On nous fait découvrir l'horreur pour ces femmes de respirer et de voir à travers une grille. Il y a la peur suspendue au dessus de Kaboul, l'incompréhension de certains, la soumission des autres et il y a Motsen qui ne veut pas se soumettre, mais qui veut comprendre ce que l'on ressent en cédant à cette facilité. Alors, il ramasse une pierre et la lance. Pour lui, qui est libre dans sa tête, tout comme l'est sa femme, tout bascule. Les dessins sont beaux, les lignes pures, mais je pense qu'avec de vrais personnages les émotions : peur, horreur, folie, désespoir... m'auraient davantage atteinte.
Arnaud d
Arnaud d

37 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2019
Un traité graphique d’une grande subtilité et emprunt d’une touchante poésie, une histoire bouleversante dans un contexte oppressant, sans oublier un casting de rève, tout ça donne un très très grand et beau film.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mai 2019
Pour adapter le roman de Yasmina Khadra en dessin animé, Zabou Breitman s’est associée à Eléa Gobbé-Mévellec, une graphiste de l’école des Gobelins. L’histoire nous plonge dans un Kaboul en ruines de 1998. Mohsen et Zunaira s’aiment malgré les traditions qui suppriment de nombreuses libertés aux femmes. Port de la burqa, ce voile intégrale avec une grille au niveau des yeux, impossibilité de porter des chaussures blanches, de rire, de répondre à son mari… Le couple va malheureusement payer de toutes ces lois extrémistes. En parallèle, Atiq est gardien de prison et sa femme Mussarat est atteinte d’une maladie incurable. Le couple n’est pas heureux et se parle à peine. Le destin des quatre protagonistes va prendre un tournant alors que les talibans continuent de battre et tuer publiquement des femmes. « Les Hirondelles de Kaboul » est un film d’animation aux graphismes teintés et à l’histoire douloureuse. On regrette une certaine lenteur alors que l’histoire mérite d’être racontée. Bien que manquant sincèrement d’optimisme, c’est une œuvre nécessaire.
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