« The Hate U Give – La Haine qu’on donne » est un film sur la violence policière aux Etats-Unis et plus globalement sur le racisme. Starr, une jeune adolescente noire, scolarisée dans une école privée de blancs, est témoin de la mort de son meilleur ami, tué par balles par un officier de police. La colère du quartier va faire bouillir les médias qui s’empressent de filmer les moments de violence. Mais ces derniers semblent clairement filmer en faveur de la communauté blanche. Poussée par un sentiment d’injustice, Starr va témoigner au procès du policier. S’en suit un film très politique mettant en cause les pouvoirs publics dans leurs consignes données aux policiers. « The Hate U Give » aurait pu être poignant s’il n’était pas si classique et mélodramatique dans sa mise en scène. La jeune Amandla Stenberg joue avec le cœur et ce n’est certainement pas pour rien que ce pamphlet soit passé inaperçu sur le continent américain. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
En lançant de film je n’en savais rien et ne savais même pas de quoi ça allait parler. Et il m’a tout simplement cueilli. Il a pour lui l’énergie d’un manifeste contre l’injustice. Ayant pour thème le mouvement Black Lives Mater il réussit la prouesse d’allier conviction et recul sur ce qu’il raconte. La démonstration est claire, s’appuyant sur peu d’artifice, excepté dans un final peu crédible. Mais pour le coup je passe vraiment outre car tout le reste du film m’a emballé. Les acteurs sont convaincants et convaincus. Je le qualifierai presque de film utile.
Pour ma part un excellent film avec beaucoup de contrastes (un début plutôt teenager et ensuite l’emballement dramatique, attitude extravertie et introvertie, les avis ...). Mentions spéciales pour les interprétations maîtrisées et la mise en scène. 4/5 ! A voir !!!
Sur le thème assez débattu de la ségrégation raciale contemporaine, un long-métrage qui s'inscrit dans la lignée classique du genre sans toute fois être assommant ou révolutionnaire. Une construction scénaristique qui m'a fait penser à "Do the right thing" de Spike Lee pour sa tension psychologique qui grimpe crescendo jusqu'à des émeutes et un climax assez étouffant. Un film qui dénonce à la fois les violences policières, la ghettoïsation ethnique mais qui offre aussi une réflexion sur la confiance des communautés harcelées envers le système judiciaire, un discours intéressant mais desservi par bon nombre de clichés et par un rythme excessivement lent. Pas mal mais loin d'être la référence en la matière.
Avant toute chose, il faut préciser que ce petit bijou méconnu est sorti avant les émeutes qui ont suivi le meurtre de George Floyd par des policiers en 2020 puisqu’il a été tourné en 2018 et est sorti en 2019. Donc bien avant que le mouvement Black Lives Matters prenne autant d’ampleur. Il est pourtant cité ici, à un stade embryonnaire, et donne à ce film un côté tristement visionnaire puisqu’il était impossible de savoir qu’il prendrait un tel tournant l’année suivante. La première scène de « The Hate U Give » donne le la et impressionne : un père dicte à ses enfants la conduite à suivre si l’un d’entre eux se fait arrêter par la police. « Ce qui arrivera forcément. » comme il le dit en indiquant donc un triste constat du racisme ambiant ayant court aux Etats-Unis et notamment au sein des forces de police. Une scène simple mais d’une force incroyable. Ensuite, avant qu’une bavure policière vienne corser les choses, le long-métrage prend les atours d’un film adolescent mais le but est nous présenter le personnage principal et de bien poser les choses. Avec puissance, justesse et un sens pédagogique rare, il déroule une petite histoire inventée qui en représente finalement tant d’autres. On pense forcément aussi aux récentes émeutes ayant ébranlé la France bien que le contexte et les raisons soient très différentes des deux côtés de l’Atlantique. En tout état de cause et sur plus de deux heures que l’on ne voit pas passer, ce petit film qui a tout des grands nous frappe, nous émeut, nous touche et nous fait réfléchir.
Sa force première vient de ses situations et de ses dialogues impeccablement écrits. Et, surtout, même si le film prend le parti de la population afro-américaine et tire à boulets rouges sur certains comportements abusifs des forces de police, il le fait sans aucun manichéisme. Le long-métrage de George Tillman Jr. nuançe même son propos lors d’une scène essentielle ou l’héroïne, seule témoin de la bavure, va dialoguer avec son oncle flic qui lui explique aussi le point de vue d’un policier tentant de faire respecter l’ordre et conditionné à une certaine hostilité de la population afro-américaine. Une séquence indispensable qui permet d’éviter tout jugement hâtif et d’entrer dans les zones de gris essentielles sur ce genre de sujet. « The Hate U Give » est un peu le pendant américain de certaines de nos œuvres françaises récentes sur le sujet telles que « Avant que les flammes ne s’éteignent » ou « Les Misérables ». Il parvient à évoquer des thèmes difficiles en traitant tous les aspects du problème avec, certes, un point de vue et des convictions bien campées sont exprimées.
La dramaturgie du film est en outre très forte. Plusieurs moments intenses et poignants touchent notre corde sensible et il est difficile de ne pas être ému sans que cela tombe pour autant dans le larmoyant ou le chantage à l’émotion. Et tout le casting est au diapason et se pare d’un jeu pertinent et impeccable. Si la mise en scène demeure classique, ce n’est de toute façon pas le genre d’œuvre qui nécessite des délires visuels ou une marque esthétique particulière. C’est soigné et surtout tout à fait adapté au fond. On regrettera peut-être la toute fin qui prend une direction un peu trop idyllique tranchant avec tout ce qu’on a pu voir auparavant. Cependant, « The Hate U Give » est un film qui gagne à être vu et s’en sort avec les honneurs d’un sujet hautement polémique et abrasif. Il nous parle de faits avérés, de choses qui doivent changer et se positionne donc comme une œuvre importante et d’utilité publique.
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Bon film qui traite du sujet des bavures policières aux Etats Unis et aborde également le racisme. La réalisation est quasiment sans faille. On accroche du début à la fin.
Des airs initiaux de teen movie qui révèle finalement un film bien plus profond et dramatique. Le thème est usé mais l’approche est originale via le dilemme de cette jeune fille partagée entre sa vie normale et légère d’ado et cette mission qu’elle se met et qu’on lui met sur les épaules. Rien d’exceptionnel sur la forme, mais un film bien rythmé et bien casté qui s’apprécie sans effort.
Film excellent en tout point, servi par des interprètes absolument crédibles, une bande son atypique et percutante.. même si le scénario n'est pas nouveau, c'est un film important et qui montre encore assez bien le changement de mentalités qui reste à accomplir chez les nord américains. A ne pas manquer.
J’ignorais l’origine réelle de l’expression de 2pac (Thug Life = The hate you give, little infants fucks everybody (la haine que tu donnes à tes enfants finit par les tuer)) mais après avoir vu ce film et certaines scènes "choc" (le fils qui sort une arme ...), je crois sincèrement que le réalisateur a réussi son pari. Au départ, un film sur fond d’injustice et de haine raciale pour adolescents, au final une œuvre terrible de vérité(s) encore aujourd’hui et qui donne tant à réfléchir ...
J'ai vraiment adoré ce film, touchant et émouvant qui raconte parfaitement la situation des afro américains au US en ce moment. Cette jeune fille qui voit son meilleur ami se faire assassiné devant ses yeux et qui reste traumatisé et qui devient malgré elle la voix de l'injustice.
Une œuvre qui a le mérite d'exister, en ces années (Trump) de recrudescence racialiste aux States! En soi, ce n'est pas du grand Art 'Cinéma_ la mise en scène est assez classique (manichéisme à l'américaine) mais n'empêche nullement son sujet principal de s'intensifier honnêtement passé le drame fondateur ! L'excellente interprétation de ces acteurs, la conviction de ses dialogues et l'efficacité de son histoire en font un excellent film dramatique sur un fond social encore trop peu exploité intelligemment à Hollywood. Les valeurs familiales & les codes communautaires afro-américaine qui y sont distillées, l'injustice d'un système inégalitaire et le traitement médiatique d'une affaire de ce genre.. sont juste, rafraichissants dans le paysage du 7ème Art __beaucoup de piste de lecture y sont pour faire réfléchir ! "La haine que l'on donne" appartient à cette nouvelle vague de film "afro"militant qui peuvent et doit être vu par tous pour ..;rêvons-le, vivre mieux ensemble ! ( Hommage au message de 2Pac Shakur : https://www.youtube.com/watch?v=PhZZjl-Z19k)
Tout commence avec des petites mains d'enfants sur une table... Et le premier uppercut nous touche au cœur : tandis qu'à cet âge nous apprenions nos tables, on découvre avec effroi que d'autres apprennent à survivre en s'écrasant plus bas que terre. La faute à ceux qui ont la berlue dès qu'une personne de couleur les approche, et représentent malheureusement l'autorité, transformant ainsi un peigne en pistolet, une amourette en tragédie traumatisante... On débute cette description du problème de la haine par de la tristesse et de l'incompréhension. Par la suite, le film est assez intelligent pour ne pas construire un discours à sens unique : on nous montre aussi les dérives des "Black Panther" (le "black power") dont les membres extrêmes ont une haine des "blancs" qui n'est pas plus maligne que la réciproque. Mais on peut aussi y trouver des membres moins virulents, tel le père de famille qui nous offre une scène mémorable lorsqu'il découvre la couleur de peau du petit ami de sa fille, un peu d'humour est très agréable, peut-être l'une des meilleures scènes du film, une bulle d'air magnifiquement jouée et drôle au cœur d'un film sous tension. Ici, l'entente est possible et valorisée (le petit ami "blanc" qui soutient sa partenaire quelques soient les galères - excellent rôle de K.J. Apa - mais aussi tous les "blancs" qui dénotent positivement dans les manifestations...) à tel point que l'on marginalise directement les racistes, plus faciles à détester copieusement, surtout lorsqu'on entend la sentence du policier meurtrier... Entre les insultes pointe un "Mais quelle honte...", sachant pertinemment que le film (adapté d'un roman) est une représentation fidèle de la réalité encore d'actualité. Les jeunes acteurs sont particulièrement talentueux : l'ensemble de la famille est très crédible et les silences qui y règnent sont d'une rare maîtrise (les dialogues, presque muets, qui en disent longs...), K. J. Apa sort de Riverdale pour nous prouver qu'il sait tenir un rôle au cinéma, et Amandla Stenberg nous sidère du haut de ses 19 ans ! Certainement la meilleure dissertation sur le THUG LIFE de Tupac. Intelligent, nécessaire car malheureusement d'actualité, The Hate U Give s'offre des acteurs impressionnants.
BOX OFFICE 207 574 Bien accompagné une fois de plus voici un film abordant le sujet toujours (malheureusement) d'actualité sur une bavure d'un policier sur un jeune afro-américain..."That hate u give" Alors malgré quelques longueur, le film tourne bien, on est en colère de voir comment cela ce passe,encore et toujours, surtout que le flic s'en sort et ce malgré les preuves accablante du témoignage et de la vidéo, le flic a pris une brosse pour un flingue...mais ce n'est pas le pire, certains dialogues allant dans le sens du "crime" etc...en tous cas obliger de ressentir quelque chose sinon consulté vous n'avez pas de coeur!^^ NOTE: 7.5/10