Au travers du film ‘The Hate U Give’ ( La Haine qu’on donne), superbe adaptation du récent best-seller éponyme, (acronyme THUG) d’Angie Thomas, Amandla Stenberg, la jeune et talentueuse actrice américaine, du haut de ses vingt ans, porte le film de bout en bout avec force et élégance. Il n’est pas simple pour une jeune black étudiante afro-américaine de s’extraire de son ghettho, et de se retrouver immergée dans un lycée bourgeois fréquenté que par des blancs. Tous les clichés du racisme de base, les clivages et les lieus communs sont repris ici, mais avec force, réalisme et finesse sans tomber dans la caricature. Sa vie va réellement basculer lorsque son ami black d’enfance, Khalil, est abattu par un policier lors d’un banal contrôle de police dont elle est la seule témoin. La communauté noire de son quartier se révolte et elle doit choisir entre un coupable silence qui la préserverait des sarcasmes de ses amis blancs lycéens ou la défense de son ami black d'enfance ; effet du hasard, les violentes manifestations qui opposent la communauté noire aux forces de police dans le film ne peuvent que nous renvoyer à ces confrontations et provocations qui s’étalent à nos yeux dans notre pays en ce moment, dans un tout autre contexte. Ce film démontre toute la complexité de la société, sa violence, les colères, et le terrible engrenage de la haine, légitime mais sans issue, lorsqu’elle est transmise de génération en génération par des communautés qui refusent de s’accepter et de partager leurs richesses et leurs valeurs. Assurément un grand film que les jeunes générations devraient voir et revoir sans modération afin de briser l'engrenage de la haine, à l'image de l'héroïne du film qui décide d'agir et de se servir de son arme, la parole libérée, allant jusqu'à offrir son corps en bouclier pour préserver la vie de son petit frère sous la menace d'un révolver. On pourrait dire : STOP, plus jamais ça !
The Hate U Give ne faisait pas partie des films que l’on attendait forcément en 2019 et pourtant, le long métrage de George Tillman Jr., basé sur le livre éponyme, s’avère être une belle surprise dans son traitement des violences policières et racistes aux États-Unis.
Long, trop long, hélas. Le jeu d’Amandla Stenberg éblouit l’ensemble du film qui vise un peu trop à instruire avec maladresse. Ce didactisme forcé n’en efface pas totalement les qualités, retrouvées ici et là, parsemées tout au long du récit. Assez émouvant mais un peu juste quand il s’agit d’emprunter les chemins du réalisme que le sujet du film demandait, surtout lorsque la violence policière et toutes les formes d’activismes sont convoquées au cœur d’un même récit. Sympathique mais maladroit. Reste un soupçon d’émotion à travers l’héroïne donc de son actrice principale. requiemovies.over-blog.com
un drame sociétal, sur fond de dissentions entre noirs et blancs et de bavure avec la police dans les ghettos via l'exemple ici évoqué : le sujet est fort et d'actualité notamment aux USA. mais l'histoire est un peu au ralenti, maladroitement développée, empesée notamment par le parti prix appuyé et par un discours moralisateur ou par de bons mots universels. A. Stenberg est épatante avec tant d'intensité dans son personnage!
Bien mais sans plus ce film reflète la triste réalité du contexte actuel aux États Unis il manquait tout de mm quelque chose la fin n’est pas une fin dommage
Enfin un teen movie intelligent. Certes « The Hate U Give » comporte pas mal de défauts inhérents à ce genre : des clichés (mais heureusement pas à la pelle comme c’est parfois le cas), une tendance au manichéisme et à la simplification, mais ceux-ci sont bien moins marqués que dans la plus part des habituels films pour ados. En revanche il faut s’accrocher au début, le décor est assez mal planté, en étant inutilement long et affreusement insupportable (on a le droit à tous les défauts de ce genre de film poussés à l’extrême), j’ai failli partir au bout de 20 minutes (et ceux qui m’accompagnaient aussi), mais une fois ce début passé le film gagne en profondeur que ce soit dans le propos et dans les personnages. On plonge peu à peu dans la tête de Starr et de toutes les contradictions et les dilemmes auxquels elle doit faire face, et c’est bien fait. On a tout de suite de l’empathie pour l’héroïne, dont l’excellente interprétation d’Amandla Stenberg ne fait que renforcer la sympathie du spectateur. Sentiment qui s’étend peu à peu à toute sa famille, plus le film avance et plus on s’attache à l’ensemble de ses membres et à leur histoire, gros point fort du film.
Et si le début est inutilement long, la suite s’avère bien rythmée, prise de conscience de Starr (l’évolution globale de sa pensée et de sa perception du monde qui l’entoure est plutôt réussie), événements liés à des connaissances ou à l’enquête de police elle-même, régulièrement des éléments nouveaux relancent l’intrigue et rendent le scénario dynamique. Scénario qui épouse clairement le point de vue Afro Américain, parti pris totalement assumé de Tillman Jr qui a l’intelligence d’aborder aussi bien les causes que les conséquences de cette condition si particulière qu’est celle des Afros Américains, de plus il ne tombe jamais dans l’angélisme ou l’idéalisation, dommage, cependant, qu’il n’arrive jamais à se départir d’un certain manichéisme, qui rend les choses un peu trop facile. Tout comme il est dommage que certains moments forts du film perdent de leur impact à cause des sempiternels clichés ado spoiler: (le discours de Starr face aux forces d’intervention lors de la manifestation par exemple ou lors de son coup de colère contre Hailey virant au ridicule là où la scène aurait pu être marquante) et que certains face à face intéressants soient trop souvent écourtés spoiler: (Starr face à son oncle Carlos ou son amie Hailey).
Bref loin d’être exempt de tout défaut « The Hate U Give » a le mérite de prendre des risques et de les assumer. De plus il traite un sujet sensible et de fond, jamais évident à aborder, sans prendre ses spectateurs pour des débiles profonds (n’est-ce pas « Nerve » qui tenait pourtant lui aussi un vrai bon sujet). Avec une interprétation solide (voire excellente pour Amandla Stenberg) et un vrai propos « The Hate U Give » s’avère être un bon film pour ado, qui donne à réfléchir et met en lumière une réalité qui nous est totalement étrangère en France, suffisamment rare dans ce genre cinématographique pour être souligné. Et si les trentenaires comme moi garderont un œil critique il ravira les 15-20 ans sans problème.
Russel joue à merveille son rôle de père de famille pro black ayant vécu une enfance difficile dans un ghetto Afro-américain, Le film est émouvant les citations de Pac très intéressante. Vraiment je conseil ce film
Ce film relate très bien un fait de société connu depuis des années et pas seulement aux USA malheureusement mais partout dans le monde y compris en France. C’est poignant, très bon jeux des acteurs, pas surfait très réaliste. Très émouvant. Très beau film en parfait adéquation avec la réalité actuelle. Bravo.
C'est un film cliché. Sur la forme, une belle idée de scénario, les principaux acteurs ont bien fait leur travail même si il y avait des scènes inutiles qui ont rallongé la durée du film a 2 heures et 15 minutes. Maintenant sur le fond, il s'agit d'un sujet toujours d'actualité, le racisme, mais je trouve dommage que le film n'expose pas le problème d'un point de vue réaliste et ne fait que rabâcher le même point de vue abordé dans plusieurs autres œuvres cinématographiques : victimiser la communauté de couleur noire, exposer la communauté blanche comme étant la méchante et raciste. Encore plus dramatique, proposer, à travers le personnage de l'héroïne du film, une solution schizophrénique au problème du racisme qui consiste d'une part à valoriser le modèle éducatif des blancs avec une certaine note d'hypocrisie qui consiste à donner une fausse image de soi et à considérer les blancs comme étant incapables de comprendre les problèmes du racisme et de la communauté noire, ce qui est une forme de discrimination très grave qui approfondit le problème de racisme. D'autre part, la famille de l'héroïne vit au sein de la communauté noire sans faire une autocritique même s'il y avait une tentative timide de le faire à travers le personnage du père qui lutte contre le trafiquant du quartier "King", plutôt pour protéger sa famille que pour changer les choses d'une manière fondamentale. Conclusion, un film classique qui a rajouté en plus des anciens clichés, de nouveaux, ce qui aggrave encore plus le problème de racisme
très bon film qui démontre la vérité de la haine raciale toujours malheureusement d'actualité aux Etats Unis d'Amérique et où les bavures des policiers sont encore beaucoup trop fréquentes.
C'est réellement un drame bouleversant qui nous prend aux tripes. Le film est très réussi, très soigné et la jeune actrice principale est sensationnelle dans son rôle. A savoir que c'est une histoire vraie.
Un chef d'oeuvre..Que d'émotion...Un sentiment de colère à travers ce racisme primaire.Les acteurs sont magnifiques.Ce film bouleverse...A voir absolument.
C'est un film délicat à commenter car il faut dissocier la forme du fond. Sur la forme, rien à dire : à part l'excès de ralentis, la mise-en-scène est fine, la réalisation parfaite et le rythme très bien maitrisé. George Tillman Jr a un talent indéniable. Par contre, le fond pose question. Le sujet est important, d'autant qu'il fait malheureusement écho à l'actualité, mais son traitement est discutable. Les deux communautés sont en effet présentées de façon caricaturale, autant les Blancs (bourgeois et hypocrites) que les Noirs cantonnés à l'univers du rap - basket - poulet frit - drogue - violence. Du coup, le film envoie des messages diffus voire contradictoire : 2h à monter les uns contre les autres pour finir par dire que la violence enferme dans la violence. On en vient à se demander si, malgré l'envie de sensibiliser les jeunes à une juste cause, cette approche trop manichéenne et communautariste n'est pas finalement contre-productive ?