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Gonnard
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1,0
Publiée le 14 août 2009
Et ben, c'est ça le fameux monument du cinéma américain qui reste encore aujourd'hui une référence incontournable ? Je me suis bien emmerdé. Pire, les disputes ont fini par me taper sur les nerfs. Ce trio, constitué d'une mythomane qui finit par perdre la boule, d'un rustre dont la violence ne semble pas avoir de limites, et enfin d'une lavette aveuglée par l'amour, est bien lamentable. Certes il y a le côté frenchy avec la Louisiane, témoignage sur l'immigration européenne, le charisme de Marlon Brando, mais cela ne suffit pas, pour moi du moins.
A première vue, il pouvait sembler difficile, voire impossible, de transposer sur grand écran la pièce de théâtre de Tennessee Williams, sans perdre au moins un peu de son incroyable richesse. Elia Kazan, ami de l'écrivain, a relevé le défi et s'en est sorti avec tous les honneurs! Il faut dire qu'il connaissait assez bien la pièce pour l'avoir montée quelques années plus tôt, avec une grande partie de la distribution qui figure aujourd'hui dans le film. Et justement, s'il y a une qualité à souligner plus que d'autres dans ce film, c'est bien sa distribution. Le casting de ce Tramway, c'est tout simplement une arme de destruction massive! Au sommet, impossible de rester insensible à cette rencontre entre les personnages de Stanley et Blanche. D'un côté, Marlon Brando dans toute sa sauvagerie, sa bestialité, dégage un magnétisme incroyable. Pour son premier grand rôle au grand écran, il devient tout simplement une icône. En face de lui, Vivian Leigh est époustouflante dans sa beauté fragile, sa descente progressive et pourtant inéluctable vers la folie. Mais ces deux performances immortelles ne doivent pas faire oublier les seconds rôles, surtout Karl Maden et Kim Hunter, impeccables eux aussi, malgré l'ombre des deux géants pré-cités. Elia Kazan adopte une mise en scène assez théâtrale, ce qui lui permet de mettre en évidence tous les gestes et toutes les répliques de son casting de folie. Cela ne l'empêche pas de proposer un travail visuel intéressant, surtout dans le jeu entre ombres et lumières, à travers le noir et blanc bien sûr, mais aussi grâce à des trouvailles de mise en scène, comme la lanterne de Blanche. Ce visuel en clair-obscur est tout à fait intégré dans le récit, puisqu'il souligne la dualité des personnages. Signalons aussi un beau travail sur les décors, déployant toute une imagerie de la Nouvelle-Orléans en décomposition. Kazan reste très fidèle au texte de Tennessee Williams, parvenant à très bien retranscrire tous les non-dits et les actions suggérées que le spectateur doit imaginer. Une adaptation impeccable, et un casting mythique, grâce à la rencontre entre Marlon Brando et Vivian Leigh, comme si un tigre rencontrait un papillon de nuit...
Je n'écrirai pas plus que quelques mots, d'autres se chargeront mieux que moi dans l'écrit et l'analyse : magistral et intemporel ! Quant à la notion de charge, on a un Brando sexué à l'état pur ! Attention à la décharge, joyce !
S'il n'y avait d'excellents acteurs, ce "Tramway nommé Désir" n'aurait sans doute pas eu la même saveur, ni la même aura ou le même succès. Ils portent à bout de bras une adaptation nette et sans bavure de la pièce de Tennessee Williams. Une véritable tension existe entre les personnages, dont les interactions sont très bien mises en scène. Ceci dit, les dialogues, bien que formidables, ont finit par me lasser sur la fin, que j'attendais avec impatience.
Elia Kazan signe ici un chef-d'oeuvre de plus basé sur une excellente oeuvre de Tennessee Williams. Même si l'ensemble s'apparente parfois à du théâtre filmé, l'histoire est tellement passionnante que l'on oublie vite ce détail. Le personnage de V. Leigh est vraiment touchant (car irritant, pitoyable, faible, mais totalement humain). Sa descente vers la folie est magnifiquement retracée. Quant au macho incarné par Marlon Brando, il crève l'écran et est impressionnant de magnétisme animal. Au total, une oeuvre majeure sur la souffrance psychologique et sur les frustrations sexuelles. Une pièce maîtresse de l'oeuvre d'un grand cinéaste.
Un tramway nommé désir est sans aucun doute, un des chef-d'oeuvre du cinéma des années 50. Le casting prestigieux est superbe, d'ailleurs il est bien difficile de ne pas parler de la prestation inoubliable de Vivien Leigh, qui possède ici l'un des rôles les plus marquants que le 7ème art a pu offrir à une actrice. La comédienne s'avère à la fois émouvante et poignante dans le rôle de cette femme si fragile, et marquera à n'en point douter des générations de cinéphiles, et qui lui fera gagner un oscar amplement mérité. A ses côtés, nous retrouvons un Marlon Brando, au début de sa carrière, qui nous livre une interprétation magistrale dans le rôle d'un homme sanguin et au caractère des plus détestable. La mise en scène très théatrale d'Elia Kazan est vraiment efficace et sert magistralement la très belle histoire écrite par Tennessee Williams. Précisons également que la superbe photographie en noir et blanc apporte à l'oeuvre une dimension tragédienne qui fait que l'on ne peut oublier de sitôt ce que l'on voit à l'écran.
Un chef d’œuvre du 7ème art qui réunit un immense réalisateur, deux comédiens de légende et un texte mythique. Elia Kasan réussit à préserver à l’écran, malgré l’adaptation nécessaire de la pièce pour le cinéma, la force tragique et désespérée de l’œuvre de Tennessee Williams. Il permet à Marlon Brando et à Vivian Leigh de faire éclater leurs talents dans les rôles de ces deux écorchés vifs que sont Stanley et Blanche. Marlon Brando en ex-militaire devenu ouvrier forge sa légende dans ce rôle de brute cruelle et manipulateur qui a cependant désespérément besoin de sa femme Stella. Vivian Leigh dans un nouveau rôle de femme du Sud (après Scarlett O’hara) donne la pleine mesure de son talent dans ce rôle de femme prisonnière de ces idéaux d’amours qui s’est égarée dans une vie de perdition et qui arrivant chez sa sœur cherche un refuge où se cacher. Le texte de Tennessee Williams est ici magnifié par le réalisateur qui avec une rare maîtrise nous tient en haleine et au bord du précipice comme la principale protagoniste voit sa raison chanceler au bord de l’abîme de la folie. Un classique du cinéma des années 50 à voir sans attendre à défaut d’avoir lu ou vu la pièce.
Lorsque le producteur Charles FELDMAN demande à Elia KAZAN d’adapter sa pièce pour le cinéma celui-ci n’est pas très chaud. Par respect pour l’auteur de la pièce celui accepte. Il désire garder la distribution de la pièce, mais le producteur estime que BRANDO n’est pas une valeur au Box-office puisque « the men » n’a pas cartonné du tout. Evidemment KAZAN n’est pas de cet avis et Vivien LEIGH, la star de « Autant en emporte le vent » rejoint le casting par mesure de sécurité. Le tournage s’effectua dans une très bonne ambiance et contrairement à ce que l’on pourrait penser Vivien LEIGH est admirative de BRANDO très perfectionniste alors que pour elle, une prise suffit. Réticent à se montrer, il se laisse convaincre de se faire photographier de dos pour l’affiche, le marcel déchiré. Cette image en fera immédiatement le sex-symbol de l’époque et le fera entrer instantanément dans la légende du cinéma. Son interprétation incendiaire déclenche l’hystérie des américaines, la censure s’en mêle. La critique salue son interprétation hors du commun. Il ne faut pas oublier Vivien LEIGH, sans doute la meilleure actrice anglaise de tous les temps, qui elle aussi réalise une grande interprétation couronnée par l’Oscar de la meilleure actrice. Pour BRANDO celui-ci lui échappe, battu par Humphrey BOGART pour « African Queen » ( pas non plus n’importe qui). Sans doute la presse est-elle irritée par un acteur qui ne supporte pas les interviews et se fout carrément de la gueule des journalistes. De toutes façon, il s’en carre et d éclare que si il avait gagné l’Oscar il s’en serait servi pour caler sa porte d’entrée. De toute façon, il devient un acteur connu dans le monde entier et le sex-symbol planétaire. Aux Usa le film obtient un succès énorme et en France, cette fois-ci le décollage est parti au Box-Office surtout à Paris.
Les acteurs sont vraiment très bons je parle bien entendu de Vivien Leigh et de Marlon Brando. Un film sur la folie, sur le manque d’amour qui peut provoquer la folie. Des dialogues vraiment très bon bien que l’on regrette les quelques longueurs qui sont néanmoins en nombre très restreint. Un classique qu’il faut voir pour les performances d’acteurs mais également pour son sujet très fort.
Un tramway nommé désir ... Le nom même nous fait frémir. La virilité de Brando face à la fragilité de Leigh! Un classique parmit les classiques, après un tramway nommé désir, Marlon Brando n'avait plus rien à prouver au cinéma, mais n'oublions pas la prestation de Vivien Leigh qui joue son rôle à merveille!!! Bravo à Elia Kazan, à Marlon Brando mais surtout à Vivien Leigh...
Immense film avec l'éternel Marlon Brando incarnant Stanley Kowalski, un des personnages les plus torrides du cinéma. Un charme animal se dégage de lui, il a redessiné les critères de beauté masculine avec ce rôle. Vivien Leigh est remarquable et troublante. Seul reproche que je me permets de faire : Brando n'a pas été récompensé pour ce film !
Excelent film, Elia Kazan a fait du très bon boulot et il a su mettre ses 2 vedettes au diapason ! Brando est excelent, il dégage un charisme étonnant, mais si il y a une prestation a retenir c'est bien celle de VIVIEN LEIGH qui joue a la perfection, elle est bleuffante !!!
Un véritable chef d'oeuvre. La mise en scène est des plus efficace, dans cet appartement délabré toujours jouant entre lumière et obscurité, et les dialogues sont brillants. Le trio Leigh/Brando/Hunter est excellent, Vivien Leigh est MAGISTRALE, quelle actrice splendide, elle fait paraître la tristesse, la solitude, le mensonge, le désir, la colère, elle est habitée. En face, Marlon Brando est quant à lui ténébreux, violent, toujours dans l'excès, aussi remarquable. La tension entre eux est palpable dans cette tornade de sentiments. La fin m'a glacée le sang spoiler: L'interprétation de Vivien Leigh qui sombre dans la folie est éprouvante et extrêmement touchante. Une légende.