Un Tramway nommé désir
Note moyenne
4,0
5516 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

175 critiques spectateurs

5
52 critiques
4
62 critiques
3
31 critiques
2
15 critiques
1
11 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Kouto
Kouto

32 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2025
Encore plus que la précision et l’ambivalence de sa mise en scène ce qui fait la renommée de cette œuvre culte est son interprétation fiévreuse et intense. S’il faut saluer une brillante direction d’acteurs, le film doit aussi sa réussite à son casting, entre une Vivian Leigh dont le personnage entre fragilité et folie passionne et le magnétisme animal de Marlon Brando. Avec ces deux-là la frontière entre bien et mal n’a jamais été aussi proche et brouillé, permettant de créer la fascination qu’exerce ce chef-d’œuvre.
Alain D.

744 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2024
Blanche qui a perdu son mari arrive à La Nouvelle-Orléans. Elle prend un " Un tramway nommé désir" pour se rendre chez sa sœur ainée Stella qui attend un bébé. Stella est l'épouse de Stanley ; ce dernier un peu rustre prend immédiatement sa belle-sœur en grippe, détestant ses airs aristocratiques, ses affabulations et son coté ténébreux aguichant.
Un peu déçu par ce " Grand classique du cinéma " ; un grand drame en N&B dirigé par Elia Kazan en 1951. Si le film a bien vieilli, je lui trouve néanmoins un manque de rythme, des personnages démodés, et des situations en huis clos étouffantes et assez théâtrales. Il faut rappeler que le scénario est écrit d'après une pièce de Tennessee Williams.
Restent les performances d'acteurs avec une Vivien Leigh débordante de charme, et un excellent Marlon Brando très jeune, dont c'est seulement son second film.
ferdinand75

732 abonnés 4 511 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2020
Un grand classique qui a un peu vieillit, de par sa théâtralité extrême; bien sûr on admire Brando à son apogée,et Vivian Leigh, sensuelle à souhait. Mais il faut aussi peut-être reconnaître que la pièce d'origine de T. Williams a aussi pris un coup de vieux .
Santu2b

311 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2017
Réalisé en 1951 d'après Tennessee Williams, "Un Tramway nommé Désir" porte en lui une double consécration et les prémices d'une révolution morale à venir. D'abord celle d'Elia Kazan qui s'affirme en tant que cinéaste majeur d'Hollywood. Assurant déjà la mise en scène de la pièce au théâtre depuis 1947, celui-ci fait valoir sa maestria sans pareille. Les décors sont somptueux, baignés d'une lumière splendide témoignant d'un véritable travail d'orfèvre. Avançant une direction d'acteurs méticuleuse (hallucinante Vivien Leigh), le cinéaste propose un summum de tension et d'intensité. La magnifique pièce de Tennessee Williams est respectée, l'auteur assurant d'ailleurs l'écriture du scénario. Mais ce succès pour Kazan n'aurait jamais été le même sans Marlon Brando, dont on ne mesure que difficilement l'impact de son interprétation. Alors qu'il ne s'agit que de son deuxième film, l'acteur explose littéralement tout. Avec sa dégaine, son côté bourru et ses vêtements pleins de sueur, Brando redéfinit à lui seul les critères de la masculinité, et en remettra d'ailleurs une couche dans "L'Équipée sauvage" quelques années plus tard. Car c'est avant tout cela qu'"Un Tramway nommé Désir" porte en soubassement : une repensée des pulsions sexuelles.
Damien S
Damien S

41 abonnés 484 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2022
Ce film réunit tout ce qu'Hollywood savait faire de mieux au tournant des années 50. Il s'appuie en plus sur la pièce de Tennessee Williams qui se suffit à elle seule.
Qu'apporte donc Ella Kazan à ce drame? Déjà, une direction d'acteur, prémice de l'actors studio qui sera sublimé plus tard dans "à l'est d'Eden", le jeu et la beauté de Vivien Leigh et de Marlon Brando. Ah! Ce maillot de corps, cette plastique de Brandi! Cette fragilité de Leigh!
C'est un chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 janvier 2013
Un grand film avec deux grands acteurs : Vivien Leigh, ancienne Scarlett O'Hara, interprète une enseignante à la beauté fanée et traumatisée par le mort de son mari, et Marlon Brando, dans le rôle d'un homme violent et brutal. La mise en scène est très théâtrale et la prestation de Vivien Leigh lui valut un second Oscar. Marlon Brando, quant à lui, fut révélée dans ce grand film. Les répliques et les personnages sont splendides et émouvants.
Ce film est sans doute l'un des meilleurs films de l'histoire du cinéma grâce à la violence et à la ténacité des personnages.
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2017
"Un tramway nommé Désir" est le genre de classique qui ne stimule guère dans son scénario, mais qui trouve toute sa force dans ses interprétations (et notamment la masculine). Près de deux heures de blablas incessants pour ne retenir au final que le charisme du playboy Marlon Brando, c'est frustrant. En effet, la mise en scène d'Elian Kazan ne trouvera pas spécialement de prouesse particulière (aussi simple et jolie soit-elle), les dialogues (pour certains redondants) deviendront lassants, et le fond de l'histoire n'aura finalement rien de transcendant. En résumé, on aura tendance à se dire "tout ça pour ça", et à remercier son acteur principal pour avoir permis à notre attention de rester présente jusqu'au bout.
Nyns
Nyns

249 abonnés 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2016
Sans Marlon Brando, un Tramway nommé désir n'aurait sûrement pas le même charme, (j'irais même jusqu'à dire sans Marlon Brando et sa traînée de sueur sur son marcel légendaire) et pourtant c'est bien la prestation de Vivien Leigh éblouissante dans le pathétique, qui est le plus remarquable ici. Leurs personnages, en totale opposition, s'affrontent tout au long de l'intrigue jusqu'à une confrontation tragique, intrigue se déroulant de façon théâtrale dans un décors quasi-unique. Une ambiance anxiogène et érotique, mêlant la violence de vivre sans compassion du personnage de Brando à sa délicate belle sœur dépressive et mythomane. Ça fait parti de ces films inoubliables qui marquent les esprits pour différentes raisons. Perso j'adore le "Hey Stella !!! " et la scène de soumission en bas de l'escalier. Cette relation quasi animale qui lie le couple est incompréhensible pour la sœur Vivien, perti dans ses conventions et bonnes mœurs qu'elle n'a fait que trahir à ses dépends. Les dialogues pèsent un peu trop lourd dans la balance, mais au final c'est bel et bien un face à face incontournable (chacun ayant réussi son coup malgré eux...).
Jérémie
Jérémie

180 abonnés 848 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 novembre 2017
Un chef d’œuvre que bon nombre de mes amis me conseille... j’y allais donc avec la prétention d’en prendre plein les yeux. Malheureusement, je suis déçu.
D’une part, c’est théâtral, trop théâtral. Les scènes sont surjouées, souvent longue et le jeu d’acteur de Blanche m’insupportait. L’exact opposé du jeu d’acteur de Brando, brillant. Cette confrontation, on la retrouve dans le film où d’un côté il y a une femme psychologiquement fragile vivant dans son monde fabriquée. De l’autre, un homme vivant dans le monde réel. Malheureusement, cette confrontation n’est, à mon sens, pas assez exploité et on se retrouve à regarder un drame longuet doté d’une histoire conventionnel.
A voir pour Marlon Brando en fait...
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2021
Blanche Dubois n'entre pas à la Nouvelle-Orléans comme d'autres small town girls sont arrivées dans certaines grandes villes américaines remplies de rêves. Fragilisée, c'est à contrecœur au contraire qu'elle s'adapte à la moiteur insalubre du quartier où vit sa sœur, qui a quant à elle fait le choix depuis longtemps de quitter la vie aisée de leur famille pour construire la sienne.

Le film ne s'attarde pas à dénouer les désillusions. Ni même sur les choix de vie incompatibles qui sont pourtant son implacable toile de fond. Les apparences ne sont pas si trompeuses quand la maladie mentale est de la partie, le vrai démon qui martyrise Blanche plus que le cercle d'amis d'un Marlon Brando hypermacho.

Ça fait du bien de savoir que lui et Vivien Leigh s'entendaient bien en réalité, car la douleur suffocante et récurrente qui les lie d'emblée, et anéantit le positivisme invétéré d'Hollywood, fait craindre de la partie de ce malheur qui ne fut pas fictive. Leigh a bien vécu un trouble bipolaire.

Un tramway nommé désir est le genre de perles multidisciplinaires dont la franchise d'avant-garde a demandé de faire face aux lourdes armées de la censure et de la bienpensance. Un acharnement dont on peut être reconnaissant car il nous rappelle ce que chaque époque du monde a eu en commun avec les autres : la guerre avec ses émotions.

→ https://septiemeartetdemi.com/
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2013
Pièce retransmise au cinéma avec brio grâce à un jeu d'acteurs tout simplement remarquable et une mise en scène perfectionniste (jeu d''ombre, musique subtile). La tension est palpable, la personnalité complexe de Blanche saisissante et sa relation avec Stan prenante. Malgré tout certaines longueurs plombent légèrement le film. Une belle oeuvre.
matt240490
matt240490

101 abonnés 1 071 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2013
Un Tramway Nommé Désir, de Elia Kazan, à qui l'on doit aussi A l'Est d'Eden, est l'adaptation cultissime de la pièce de théâtre du même nom, vainqueur de 4 Oscars. Pour incarner une héroïne forte dont l'issue sera terrible, Vivien Leigh (Autant en Emporte le Vent) use de mimiques mémorables, mais devra néanmoins s'effacer devant Marlon Brando, qui livre pour le coup une prestation incroyable, tant l'acteur y met du coeur. Se complétant l'un l'autre dans un duo du tonnerre, c'est entre les mains d'un réalisateur renommé que la recette prend goût. Palpitant, poignant et prenant, le drame américain sorti en 1952 attise curiosité et résulte satisfaction.
adicte
adicte

74 abonnés 700 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2012
Si vieux et tellement moderne. Une impression de huis-clos malgré le changement de décor. Une angoisse subtile sans pouvoir l'expliquer. Une Vivian Leigh agitée et délicate. Un Marlon Brando qui avait déjà tout compris, si jeune.
Le plus frappant c'est la tension sexuelle qui émane de ce film, du début à la fin, sans pourtant dévoiler un sein. L'alchimie fonctionne à merveille. Un classique quoi.
Jipis
Jipis

45 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2012
Répugnant et poisseux « Un Tramway nommé désir » répand en lieu clos toute la misère d’un microcosme dont l’environnement tranchant et sans âme ne fait qu’accentuer les sens bestiaux.

Le mari macho passe en côtoyant perpétuellement un entourage à la limite de la crasse de la domination brutale à l’imploration en se servant de la femme comme outil de défoulement ou d’apaisement.

L’ouvrier exténué par l’usine récupère le soir une énergie aux parties de cartes à la bouteille et aux colères subites pendant qu’une homosexualité féminine en puissance voit presque le jour suite à son abandon de sentiments masculins.

L’univers de Tennessee Williams révèle tout le nectar négatif d’une race humaine délabrée récupérée par la peur de vieillir, la débauche et l’instinct du fauve dans un climat d’expiation de la faute.

Tout ce temps passé à vociférer, à casser et à se rassurer n’offre qu’un spectacle lamentable, un jeu de séduction pervers à un troupeau parasité par le visuel de ses propres perceptions.

Foutaises et approximations intellectuelles se succèdent dans un contexte managé par des esprits devenus presque primaires suite à une exclusion imposée par leurs différences.

Les nerfs tendus à vif ne distribuent que des bourrades au milieu de tests de séductions rassurant un visage traqué par les premières rides.

« Un travail nommé désir » est une œuvre sociale, un cliché sordide d’une certaine catégorie d’individus parqués dans des appartements insalubres, exigus ne faisant qu’encourager tous les vices.

De la violence au racisme en passant par un bavardage autant copieux qu’inutile toute une bande de dégénérés s’exterminent intra muros, se dirigent lentement vers la folie en valorisant haut la main tous les attributs nécessaires à leurs auto-destructions.

Le film est fort mais un peu longuet.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2020
La découverte de Marlon Brando et sa manière de jouer si particulière et inédite pour les films de cette époque.
Vivien Leigh est parfaite en femme obsessionnelle, il semble que cela n'était pas un rôle de composition ;)
J'ai trouvé intéressant pour un film de cette époque de traiter les choses au niveau de la classe ouvrière ce qui était rare avant.
En tout cas c'est un classique qu'il faut avoir vu au moins une fois.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse