Un Tramway nommé désir
Note moyenne
4,0
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175 critiques spectateurs

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Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2014
A l'extraordinaire densité du matériau littéraire et dramatique de la pièce de T. Williams, Kazan adosse une mise en scène éblouissante de rigueur et de limpidité ,ou la musique réminiscente et invasive figure la Folie qui vient.
En gage de fausse mauvaise idée Kazan fait le pari de conserver le corset théâtral et parvient ainsi à harmoniser et faire fusionner la prodigieuse prestation de son trio de comédiens, en un unique et somptueux chant funèbre d'ou surgit à peine voilé derrière les termes du conflit entre Blanche et Stanley et la lecture bien-pensante des honnêtes gens , le spectre encombrant et grimaçant de la Lutte des Classes...
Redzing

1 458 abonnés 4 964 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2010
Adapté d'une pièce de Tennessee Williams, "A streetcar named Desire" se veut ainsi très théâtral. On ne quitte pratiquement pas ce décors très réussi de vieille bicoque de Louisiane en décomposition, et ce pour s'intéresser aux personnages plus complexes qu'il n'y paraissent. Entre un Marlon Brando génial en macho animal et une Viven Leigh très dérangeante, la tension est à son comble. En résumé, un classique qui a peu vieilli.
Chaîne 42
Chaîne 42

224 abonnés 3 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2022
Sans trouver cela mauvais ce n'est pas ma tasse de thé, l'impression est que cela a été monté comme une sorte de légende mais au visionnage c'est surtout beaucoup d'excès. Un peu comme un certain cinéma français quelques années après ce type de sexe symbole me laisse pantois.
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2015
Ils sont rares, les acteurs qui me poussent à découvrir un film. D'habitude, je procède plutôt par réalisateur, ce qui me semble bien plus cohérent tant il est parfois important d'être imprégné de la filmographie de l'auteur pour comprendre au mieux son oeuvre. Voilà qui souligne à quel point le Marlon Brando des débuts était un acteur à part, lui qui m'a poussé à regarder Un Tramway nommé désir sans rien connaître du pourtant réputé Elia Kazan. C'est en effet ce rôle animal, taillé sur mesure pour son aura, qui aura valu à Brando d'être propulsé sur le devant de la scène comme un sex-symbol incontournable aussi bien qu'un acteur de premier plan. In fine, sa prestation très actor's studio, est sans doute la seule à ne pas paraître forcée, aux côtés de comédiens (Vivien Leigh, oscarisée, en tête de liste) qui emboîtent le pas de Kazan dans une adaptation trop littérale d'une pièce de Tennessee Williams. Le résultat, hyper théâtral, perd beaucoup trop en naturel pour que l'hystérie et l'angoisse au centre du long-métrage justifient totalement ces choix de jeu et d'écriture outranciers. Les dialogues et l'intérêt du récit qui confronte le désir brut (dont Brando est le vecteur idéal) à l'intellectualisation des sentiments, tiennent un moment le film sur ses fondations, mais l'édifice finit quand même par lasser quelque peu sur la fin. Un classique sans doute un poil usurpé, quoi que ses choix minimalistes en terme de mise en scène et d'artifices de réalisation lui fassent traverser le temps sans réellement en subir les outrages, et que son noir et blanc soit toujours très beau à regarder. Pour ce qui est de l'impact sur le spectateur, Un Tramway nommé désir demeure quand même sans doute moins universel. Par contre, reste Marlon Brando, toujours aussi saisissant.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

37 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juillet 2008
Une oeuvre sombre, troublante et intense mais dont le rythme souffre d'un script trop haché.
Roub E.

1 317 abonnés 5 405 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2014
C est toujours un peu curieux de découvrir ce qui est réputé pour être un grand classique, j en attend toujours quelque chose d exceptionnel et au final je suis soit déçu soit encore plus enthousiasmé. Pour un tramway nommé désir c est plutôt le premier sentiment qui domine. Adapté d une pièce de Tenesse Williams j ai effectivement trouvé le film trop théâtral et ce sont les scènes qui se passe juste devant l immeuble que je trouve les plus intéressantes comme si sortir de l appartement nous permettait de reprendre notre souffle et d échapper à son ambiance étouffante. Ensuite cela a déjà été dis et redis le film vaut en grande partie pour la présence d un magnifique Marlon Brando totalement animal dégageant à la fois une puissance et une force rare mais aussi un côté félin et chasseur. Rien que pour ça le film vaut d être vu car oui c est bien une légende que l'on voit à l écran.
maxime ...

312 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2015
Marlon Brando, quel Apollon ! Le charisme du type est hallucinant, on ne voit que lui tellement il accapare l'écran. Elia Kazan m'avait déjà fait rêvé avec James Dean dans East of Eden, et y arrive presque avec Un Tramway nommé Désir mais le coté un peu trop théâtral à fini par m'agacer ... La pression monte de minute en minute, comme Vivian Leigh et la folie de son personnage qui nous saute au visage assez violemment ( le passé de cette dernière fait froid dans le dos ... ). Mais voila, ce film prend un sacrée coup de vieux avec les années !
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

273 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2009
Grand film de l’Actors Studio, «A streetcar named desire» (USA, 1951) d’Elia Kazan, pas moins que la trilogie du début des années 50 d’Antonioni, porte en son sein le trouble névrotique d’un monde endoloris, éclaté, reconstruit au lendemain de la seconde guerre mondiale. Tennessee Williams, écrivain de la pièce de théâtre originelle, est un grand auteur. La folie et le renfermement opaques que partagent ses personnages sont le fruit d’un monde ployé par la guerre mondiale. Le film de Kazan oppose deux grandes stars du cinéma américain : Marlon Brando et Vivien Leigh (dont l’interprétation insupportable de Scarlett O’Hara reste un douloureux souvenir). Autour de leur lutte, qui dresse violence physique contre faiblesse psychologique, Kim Hunter et Karl Malden apparaissent comme deux très grands acteurs. Films d’acteurs et de scénario, «A streetcar named desire» dispose d’une mise en scène qui, dans une grande efficacité, retranscrit parfaitement le déplacement des personnages, situe exactement les protagonistes dans l’espace pour accentuer leur impuissance à communiquer. La mise en scène d’Elia Kazan, comme souvent, est l’œuvre d’une grande rigueur. Pourtant, le dispositif scénique qui fonde la pièce de théâtre est rarement bouleversé. Hormis quelques fois où le personnage de Leigh rejoint celui d’Hunter au bowling, dans la scène du bal populaire et à l’usine, le tout se joue majoritairement dans la maison des Kowalski, conservant l’unité de lieu de la pièce de théâtre et, par ce biais, en accuse l’origine théâtrale. La musique d’Alex North et la photographie nébuleuse d’Henry Stradling Jr. participe à rehausser la valeur cinématographique de l’ensemble. L’acteur, pôle central et fascinant de l’œuvre, reste la grande réussite du film. Fruits de l’Actors Studio (à l’exception de Leigh), les comédiens réussissent à formuler, par leur geste et jusque dans la tonalité des voix, la nature viscérale des œuvres de Williams et de Kazan.
fabrice d.
fabrice d.

47 abonnés 1 927 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2018
Ce film est un classique. Tout le monde connait ce titre de film et pourtant, qui l'a vu?
L'acteur principal que tout le monde connait, Marlon Brando, impose sa stature dans ce film. C'est lui qui donne le rythme au film. Pourtant c'est son premier film ou presque, en tout cas il sera la révélation du film. C'est grâce à lui que le film n'est pas trop ennuyeux, car il y a de nombreux dialogues: c'est bien sur tiré d'une pièce de théâtre d'un non moins illustre Tennessee Williams.
Ce dernier en partenariat avec ce grand réalisateur qu'est Elia Kazan à réussi à transformer la pièce en un film, qui bien que théâtral, se regarde comme un film classique.
J'ai pu revoir Karl Malden en amoureux transi que je connaissais par Les rues de San Francisco.
A noter la présence de Vivien Leigh qui joue le rôle clé: elle est omniprésente, et remplit son rôle de manipulatrice pseudo-névrosée à la perfection.
Léo DESS
Léo DESS

38 abonnés 281 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2025
Adapter de la pièce de Tennessee Williams, ce film est tout bonnement magnifique, et bien interprété par des acteurs exceptionnel, Notamment Marlon Brando qui crève l'écran. Les scènes sont émouvantes et ont des tensions bien amené, par la musiques, et les décors.
Stephenballade

457 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2016
Une œuvre dont le nom a traversé plus d’un demi-siècle sans tomber dans l’oubli. Bien au contraire. Il faut dire qu’en ce début des années 50, la réalisation d'Elia Kazan est un film choc propulsé au rang des chefs-d’œuvre, alors qu’elle n’est ni plus ni moins qu’une adaptation cinématographique d’une pièce écrite par Tennessee Williams, alors gros succès sur les scènes de Broadway avec déjà Marlon Brando dans les rangs. Je ne savais pas à quel point ce dernier était si beau gosse, et il faut avouer que son air de bad boy lui allait à merveille. Pas étonnant qu’il ait fait chavirer les cœurs des dames, et pas étonnant non plus qu’il ait éclairé de son talent d’abord la pièce de théâtre, puis le film, tant et si bien qu’il a quasiment étouffé celui des autres comédiens, hormis Karl Malden qui tire largement son épingle du jeu avec ses délicieux petits cabotinages puérils. Par ailleurs, Kim Hunter et Vivien Leigh proposent une prestation plus qu’honorables, mais plus dans un style dramatique à la sauce grecque (sans doute un héritage laissé par la pièce originelle), en particulier pour Vivien Leigh qui interprète ici son deuxième rôle le plus marquant de sa carrière après "Anna Karenina". Pour autant, on comprend très vite que son personnage semble avoir un grain. Ironie du sort, le rôle de Blanche Dubois allait sonner le glas de sa carrière psychologiquement parlant, et je vous laisse le soin de découvrir comment et pourquoi à travers les anecdotes du tournage et sa filmographie sur notre site préféré. Aussi, le film d’Elia Kazan prend après-coup un air de film visionnaire, en plus d’un film choc qui a marqué toute une génération. Plusieurs thèmes y sont abordés, tout en présentant tout un panel de caractères fondamentalement différents, avec pour toile de fond une opposition de modes de vie spoiler: (maladie psychologique, matérialisme, vénalité, sexualité, machisme, violence conjugale, conditions de la femme…)
. C’est fait avec beaucoup de densité, et on se prend à craindre de tomber dans une ambiance malsaine. Et c’est si bien fait qu’on nous propose ici une réflexion sur nos différences, sur la nature humaine et tout ce qui la compose : son idéologie, ses besoins, ses envies, et même les pensées. Le pire est que les sujets sont encore aujourd’hui d’actualité. Heureusement, le personnage de Mitch (Karl Malden) amène un peu de fraîcheur et de légèreté, en complément des piques grinçantes de Stanley (Marlon Brando), si grinçantes qu’elles prêtent quelquefois à sourire, quand elles n’estomaquent pas le spectateur. C’est bien maîtrisé par Elia Kazan, et son art parle dès les premières images, avec ce mouvement glissé sur des personnes lambda avant de se fixer sur un écran de fumée d’où va sortir rapidement Blanche. Rien n’est laissé au hasard, les accessoires les plus anodins ont leur importance dans la psychologie des personnages, à l’image de la lanterne chinoise venue coiffer une ampoule nue. Une ampoule promue symbole de la lumière, avec laquelle l’équipe technique n’a cessé de faire joujou pour nous offrir cette ambiance teintée de clair-obscur, vitrine de la psychologie de Blanche. La tâche était compliquée, mais l’étroitesse des décors a facilité le travail des éclairagistes, et le résultat est des plus réussis, porté par un magnifique noir et blanc finement contrasté. Pour ceux qui se demandent pourquoi le titre de "Un tramway nommé Désir" (après tout, ce fameux tramway n’est qu’à peine vu en début de film), vous trouverez l’explication dans la version longue. En effet, une douzaine de coupes ont été faites par le monteur David Weisbat sans tenir le réalisateur au courant, à la demande expresse du studio Warner Bros, afin d’éviter une condamnation de la Ligue pour la vertu (Legion of Decency). En 1993, la Warner a ressorti le film dans son intégralité après avoir retrouvé et réintégré les séquences manquantes en 1989. L’inconvénient est que les morceaux manquants ne bénéficient pas des mêmes voix françaises pour le doublage. J’avoue que c’est un peu déstabilisant, d’autant plus que certaines scènes rajoutées n’apportent rien de plus. Quatre Oscars à la clé : Vivien Leigh pour la meilleure actrice (elle le mérite avec sa tuberculose déjà diagnostiquée depuis sept ans avant le tournage), Kim Hunter pour le meilleur rôle féminin, Karl Malden pour le second rôle masculin, et enfin… l’Oscar de la meilleure direction artistique. Rien pour Malon Brando, pourtant nominé pour l’Oscar du meilleur acteur. Alors si vous aimez aussi les films anciens, ne ratez pas la station qui voit "Un tramway nommé Désir" : il se fait tellement désirer sur nos écrans…
CH1218
CH1218

284 abonnés 3 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2016
Du texte de la pièce écrite par Tennessee Williams à la mise en scène d’Elia Kazan, « Un Tramway nommé Désire », est envoûté par l’animalité explosive d’un flamboyant Marlon Brando qui "bouffe" littéralement l'écran. L'énigmatique Vivien Leigh, Kim Hunter et Karl Malden complètent cette distribution qui a fait la renommée de cette adaptation. Souffrant de plusieurs cassures de rythme et de certaines longueurs, il se dégage de ce film, au sous-entendu sexuel évident, une belle intensité dramatique.
Real C
Real C

125 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2014
Voici un film qu'on m'a recommandé très fortement. Oui on me dit toujours ça car mes goûts en matière de films ne sont pas terribles selon pas mal de gens (ceci dit je préfère un bon petit film de super héro qu'une comédie qui me face plus sourire qu'autre chose ces derniers temps !). Sauf que l'a on s'attaque à du lourd. Marlon Brando ! Le Parrain quoi ! Dans un film culte ! Rien que ça ! Et multi-récompensé ! Ouais !!! Et au final ! Ben...On va voir ça !

Le film raconte l'histoire de Blanche, une femme fraîchement séparée qui vient rejoindre sa sœur Stella , mariée avec Stanley, un mari bourrin, irrévérencieux et beauf. Son arrivé va progressivement semer la zizanie dans un ménage qui auparavant tournait à peu près bien. Cependant, Blanche est aussi une femme mystérieuse cachant un passé flou.

Alors diagnostique du film, et ben... j'ai eu du mal à le noter aussi haut. Non franchement. Ce qui m'a fait changé d'avis, c'est la contextualisation du film. Il s'agit d'un mélodrame novateur qui pour l'époque dénotait, car il n'y avait avant ça aucuns films avec une telle tension sexuel montrée et donc on peut lui accorder ce mérite. Mais l'histoire en elle-même, bien qu'efficace, a assez mal vieilli, ce qui fait qu'il est avec les yeux actuels assez plats. Néanmoins elle reste intéressante grâce à la confrontation Marlon Brando (Stanley) / Vivien Leigh (Blanche). Autre chose qui lui permet de sauver, c'est le ton du film. C'est vraiment théâtral, les confrontations sont justes épiques par moments et la tension va crescendo jusqu'au climax final. Ce qui est aussi un bon point.

Bref, ce film culte est quand même bien, seulement il est dommage que l'histoire en elle-même ne soit pas aussi passionnante, mais c'est peut-être un jugement subjectif de ma part. N'empêche c'est quand même bien de revoir des films de plus de 60 ans d'âge pour voir le chemin qu'a pris le cinéma pour en arriver jusqu'à maintenant. Je me demande s'il y a eu un remake de ce film ,car ça aurait pu être bien qu'il fasse une version réactualisée et moins soft de ce film.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

243 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2011
A la fois l'un des premiers rôles au cinéma de Marlon Brando et aussi sa première collaboration avec Elia Kazan, pour qui il jouera encore deux fois, et notamment pour le grand chef d'oeuvre "Sur Les Quais". "Un Tramway Nommé Désir" est une œuvre révolutionnaire, symbole de l'irruption des pulsions sexuelles dans le cinéma hollywoodien, superbement interprété par Marlon Brando (tenant deja le rôle dans la pièce de théâtre quelques années plus tôt) et Vivien Leigh.
Ghibliste
Ghibliste

96 abonnés 577 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 décembre 2014
Malgré l'énorme prestation virile de Marlon Brando, qui éclabousse cette pièce de théâtre (Tennessee Williams) filmée, aux dialogues réussis mais interminables, "Un Tramway nommé Désir" m'a trop souvent lassé, pour ne pas dire ennuyé... D'autant plus que Vivien Leigh à tendance à cabotiner par moments. Pourtant, le film d'Elia Kazan est très réussi d'un point de vue technique, mais cela ne fait pas tout... La dernière demie-heure du film - un peu plus folle^^ - est tout de même plus captivante. D'ailleurs, la dernière réplique de Blanche, qui conclut le film, est excellente : "Je ne vous connais pas, mais j'ai toujours eu confiance en les inconnus". Un tramway très mouais. :)
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