Un Tramway nommé désir
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4,0
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175 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 février 2014
Elia Kazan orchestre sa petite troupe de luxe de façon sobre et élégante respectant une dimension de tragédie sociale chère à Tennessee Williams. On plonge directement dans une Amérique sombre et profonde perdue dans un misérable quartier français de la Nouvelle-Orléans délabré et ravagé par l’alcool. L’entaille douloureuse qu’a laissée la guerre ne cicatrise pas. C’est dans cette ambiance d’angoisse lourde et corrosive que l’on va découvrir Blanche Dubois, professeur de littérature anglaise qui vient rendre visite à sa sœur Stella et découvrir son beau-frère, le bestiale Stanley Kowalski (Marlon Brando). Le personnage de Vivien Leigh reflète l’élégance et le raffinement français pour mieux caché un manque d’affection certain, une peur profonde de voir apparaitre des rides aux coins de ses yeux et un passé douloureux. Ce séjour, d’abord temporaire, s’éternise à mesure que l’on prend conscience des problèmes que Blanche cherche à fuir en se réfugiant dans un romantisme outré et luxueux qui ne tarde pas à agacer son nouveau beau-frère. Et c’est dans ce sens que le personnage de Blanche Dubois vient s’opposer directement à celui de Stanley Kowalski, leurs fréquents face à face dans le film donnent l’impression que Vivien Leigh (Blanche Dubois) se serait égaré dans la cage d’un fauve. Insensible à la poésie et à l’élégance de Blache, Kowalski réponds par son manque de délicatesse qui semble être en lui une seconde nature, et une violence sauvage. Hurlant à travers son taudis, Kowalski est un beauf à la démarche nonchalante, alcoolique et macho, pourtant si émouvant. C’est un personnage auquel on a envie de s’identifier car il faut le reconnaître que Stanley dégage une classe inexplicable. Vêtu d’un t-shirt baignant de sueur devenu célèbre, Marlon Brando réalise une performance qui mélange violence, vulgarité mais aussi sensualité et charisme difficilement critiquable bien accompagné par la musique d'Alex North, avec son blues brillant de toute la séduction frelatée. Le personnage de Stanley Kowalski fait désormais écho au nom de Marlon Brando de façon indélébile.
Vivien Leigh offre tout aussi une interprétation remarquable et fascinante. Son personnage de duchesse exigeante, terrifié à l’idée de ne plus pouvoir séduire aucun homme est tout à fait étonnant. Toujours motivée par le désir égoïste d’être admiré comme une star de cinéma, comme si elle voulait être un fantasme pour ceux qui la regarde. Une façon pour elle de la rassurer. Un jeu dans lequel Kowalski refuse catégoriquement de s’enfoncer. Le personnage de Blanche DuBois aura durablement affecté l’actrice qui souffrait, comme elle d’une certaine manière, de maniaco-dépression. La réalité de Vivien Leigh dépassant la fiction de Tennessee Williams. Ce n’est donc pas une simple performance d’actrice récompensée par un oscar, mais bien le lent naufrage d’une femme troublante et ambiguë, d’une humanité bouleversante, qu’Un tramway nommé Désir nous expose avec une acuité assez stupéfiante.
Même si on peut reprocher au film de ne pas être impeccablement rythmé, Un tramway nommé désir est néanmoins très proche du chef d’œuvre d’une part grâce à l’interprétation incroyable de ces comédiens mais aussi par la magie de ce décor merveilleusement photographié par Harry Stradling. Le film ressemble à un immense tableau, une immense fresque peinte avec la caméra d’Elia Kazan à la manière de Rembrandt, jouant avec un clair-obscur tout à fait métrisé. Une ombre dont le personnage de Blanche se sert pour tenter de dissimuler ses rides. Des rides, ce film lui n’en a pas pris une seule.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 décembre 2010
Le succès pour ce film a été énorme. Il a été nominé 12 fois aux oscars. et c'est ici que Marlon Bandon fut révélé. En effet cet acteur est tout simplement excellent dans ce rôle cynique. "Un tramway nommé désir" est considéré comme un vrai bijou du septième art. Il annonce les premières pulsions au cinéma et oppose le personnage viril et sensuel a une femme étrange qui va sombrer dans la folie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 juillet 2007
"Streetcar named desire" a fait de Brando une star, et à juste titre, car sa présence à l'écran, magnétique, bestiale, primitive, sensuelle ne pourra être égalée, mais celui-ci est pourtant devancé par la grande Vivien Leigh, tout simplement magistrale, habitée par le rôle de Blanche. Le film peut paraître quelque peu suranné, car les décors sont pauvres, la mise en scène très théatrale, mais il ne faut pas oublier que Streetcar est avant tout une pièce de théâtre, dans laquelle se joue une autre pièce : celle que Blanche a écrite. Blanche est névrosée, Blanche vit dans un rêve, refuse la lumière, la vérité, joue son propre rôle qui lui colle tant à la peau qu'elle y croit. Blanche est pure, comme l'indique son nom, fragile, mais la vie la blessée, la salie, tant et si bien qu'elle en est réduite à vivre dans des rêves de pacotille, où tout est beau mais faux, comme son diadème de faux diamants. Voilà pourquoi la mise en scène se doit d'être théâtrale, ce que respecte totalement Elia Kazan. Bien sûr il y a ce désir : Blanche prendra ce tramway qui l'a conduira jusqu'à cette brute irrésistible de Stanley, dans sa tanière, emprisonnée, le choc, prévisible entre ces deux contraires qui s'attirent sera fatal, pour tous deux. Stanley est perdu sans son étoile Stella, elle même perdue dans les affres du désir qu'il attise en elle est perdue sans lui et au final, tous nous semblent bien pitoyables, à la dérive totale. Telle est la destinée des hommes semble nous dire Tennesse Williams qui comme à son habitude concentre toutes les passions humaines dans un endroit clos jusqu'à ce que tout explose. Ici la tension atteindra son maximum lors de l'ultime confrontation où Brando, en contre-plongée, semble devenir une vraie bête féroce, le spectateur se retrouvant aussi impuissant que Blanche. Le viol, suggéré par ce miroir qui se brise, tout comme blanche, créature de verre qui part en morceau est simple et porteur d'une grande symbolique. Kazan immortalise l'oeuvre de Williams.
Angela Ki La
Angela Ki La

67 abonnés 586 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2012
Poursuivit par sa réputation et l’étiquette « chef-d’œuvre » que tout le monde répète à l’envie. C’est vrai qu’il y a du beau linge (Kazan, Leigh, Brando, et Tennesse Wiliams). Avec tout ça je m’attendais à atterrir dans les nuages…Je pense que le côté pièce de théâtre filmé prend le pas sur le film avec le temps, (unité de lieue, de temps, d’action, dialogues très riches, et très posés, comme sur scène, jeu d’acteurs très posé). Malgré le jeu de lumière en clair-obscur, très symétrique qui plonge tour à tour l’un et l’autre sous sa par d’ombre ou de lumière, cela reste du théâtre. Ressort d’autant plus la bluffante interprétation de Vivien Leigh, bouleversante par moments, et comme tout tourne autour d’elle, on a parfois l’impression qu’elle en fait des tonnes, mais son personnage excessif dans les sentiments et les conflits intérieurs le demande. J’aurais voulut voir plus « l’animal » Brando, objet sexuel et repoussoir en même temps, mais on ne le voit pas tant que ça. Et puis le côté puritanisme forcené qui suit tout le récit, je trouve cela un peu daté, un peu vieillot.
Gouchou
Gouchou

30 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2016
Un tramway nommé Désir est un des classiques du cinéma américain. Il s'agit selon moi de l'oeuvre majeure du réalisateur Elia Kazan. Ce film est une véritable réussite qui ne dénature en rien le chef d'oeuvre littéraire signé Tennessee Williams dont il adapté. Ce long métrage est une peinture de la classe ouvrière dans les Etats-Unis post seconde guerre mondiale. Il raconte l'histoire d'un ménage américain composé de Stanley, un fils d'immigré polonais qui travaille comme ouvrier et de Stella son épouse qui vient d'un milieu aisé mais qui a tout quitté par amour. Un tramway nommé Désir est un drame social qui se tient dans la Nouvelle-Orléans. Lieu de tous les fantasmes où chaque soir la ville est emporté dans un torrent de musique et de danse.

Le choix de la Nouvelle-Orléans n'est pas le fruit du hasard, ce lieu donne une dimension atypique à l'histoire. La chaleur étouffante de la ville liée à l'humidité très importante joue un rôle important dans les relations entre les personnages et permet de faire monter la tension encore plus rapidement. Le couple formé par Stella et Stanley est à première vue fusionnel, les deux protagonistes vivent une passion l'un pour l'autre. Seule ombre au tableau, l'alcoolisme de Stanley et sa violence. L'arrivée de Blanche la soeur de Stella va déclencher une série de confrontations entre Stella et son marri puis entre ce dernier et sa belle-soeur.

Un triangle dangereux se forme alors. Blanche est une jeune femme très fragile mentalement. Sa plus grande peur est de finir vieille fille et alors qu'elle arrive chez Stella, elle doit lui avouer qu'elle a perdu la propriété familiale, mais ne lui révèle pas toute la vérité. Entre Stanley et Blanche les relations sont conflictuelles. Elle est éduquée et revendique ses goûts raffinés quand Stanley est rustre et violent. Ces deux personnages aux antipodes s'affrontent durant tout le film.

Si un Tramway nommé Désir lança la carrière de Marlon Brandon, c'est aussi selon le moi le film qui réhabilita Vivien Leigh. Celle qui restera dans l'inconscient collectif "Scarlett O'Hara" dans Autant en emporte le vent a retrouvé un nouveau souffle avec le film d'Elia Kazan. Elle a su montrer qu'elle pouvait jouer un personnage bien plus profond que la superficielle héroïne Scarlett. Dans un Tramway nommé Désir, Vivien Leigh est touchante, énervante, incompréhensible, mais surtout profondément tragique. L'actrice est métamorphosée et le succès du film repose sur la dynamique entre son personnage et celui de Stanley. Enfin, il faut citer Kim Hunter et Karl Malden, les deux seconds rôles qui apportent tant à ce chef d'oeuvre.

Un tramway nommé Désir est un drame social qui nous plonge au coeur de la société ouvrière et laborieuse américaine. C'est aussi le récit d'une histoire d'amour passionnelle qui est sur le point craqué. Ce long métrage est d'une richesse incroyable. Les personnages sont profonds, l'histoire est riche en rebondissements, le rythme du film est prenant, l'intrigue nous tient d'un bout à l'autre. Bref Un tramway nommé Désir est une leçon de cinéma.
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2014
Pour parler moderne, voilà un beau film de fous. Oui de fous, car entre la folie bestiale et explosive de Marlon Brando et la schizophrénie latente à tendance mythomane de la belle Vivien Leigh, cette adaptation de la célèbre pièce de Tennessee Williams par Elia Kazan génère une œuvre ne manquant pas de piment pour l'époque. Bardés de tensions sexuelles, notamment lors des confrontations entre le viril Brando, Apollon sanguin et fondamentalement grotesque, et la vaniteuse Vivien Leigh, sorte de princesse fanée à la beauté atypique, « Un tramway nommé Désir » est un film à l'atmosphère malsaine et parfois presque vénéneuse, marquant un tournant dans l'univers feutré et calibré du cinéma américain des années 40. Le carcan social crasseux et la violence des relations entre protagonistes retournent tous les codes préétablis des romances hollywoodiennes dîtes « classiques ». Marlon Brando explose littéralement et acquiert son statut de sex symbol, sa prestation lui ouvrant les portes des plus grands plateaux. Avec sa réalisation fiévreuse, ses quelques longueurs au démarrage et son casting très bien dirigé, ce film multi-oscarisé s'impose comme une référence solide du cinéma américain.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2012
Le cinéma d'Elia Kazan comporte souvent des longueurs qui font sans cesse régresser le récit, à chaque fois. Sans ça, il est clair que le résultat n'aurait pas été "que bien". Marlon Brando voit dans ce film un de ses très grands rôles de jeunesse même s'il est tout de même moins marquant que dans Sur les quais, autre collaboration avec Kazan. Un Tramway nommé désir est donc un bon moment mais ne laisse pas non plus de traces indélébiles derrière lui.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 février 2009
Chef-d'oeuvre l'histoire est très intéressante mention spéciale pour la grande tragédienne Vivian Leigh qui est sans doute pour moi la plus grande actrice britannique de tout les temps. Un tramway nommait désire(Streetcare named desire) ou VL joues à la perfection une femme désabusée,alcoolique et dépressive devant un Marlon Brando animal,viril,violent et brutal qui conduira luis même Blanche Dubois jusqu'à la folie, la version française n' est pas mal mais la version originale sous-titrés dans sa version française est largement mieux on comprend pourquoi l'actrice principale a eu un Oscar largement mérité en 1952 pour un grand film de 1951 ;Et je dis bravo,bravo à cette grande actrice qui malheureusement à disparue en 1967 et qui est rentrée dans la légende des grande stars d'hollywood
Ykarpathakis157

6 217 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2021
Tennessee Williams lui-même a écrit sur la performance de Vivien Leigh dans Un tramway nommé Désir. Il a dit elle a apporté tout ce que j'avais prévu pour le rôle et même beaucoup plus que ce dont j'avais osé rêver. Brando est merveilleux dans le rôle de Stanley Kowalski mais les nouveaux spectateurs du film semblent repartir avec la grandeur obsédante de Vivien Leigh dans ce qui est l'un des rôles les plus déchirants et les plus bouleversants jamais réalisés au cinéma. Si quelqu'un est intéressé par un grand jeu d'acteur regardez ce film pour la performance de Vivien Leigh qui a remporté un Oscar. Le casting de soutien est exceptionnel de Kim Hunter et Karl Maldentous tous deux ont reçu des Oscars pour le film. Tout cela avec Kazan son excellente réalisation et sa musique jazzy. C'est pourquoi je considère Un tramway nommé désir comme l'un des plus grands films jamais réalisés...
bidulle3
bidulle3

87 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2010
on est a la fin de la seconde guerre mondial dans un quartier français, blanche dubois (vivien leigh) va rendre visite a sa soeurstella et son mari stanley.
stanley est un homme dur, viril, et parfois trop brutal quand ila bu, mais il aime sa femme qui porte son futur fils, le couple vie au mieux, mais le debarquement de blanche va tout changé, des le premier jour, stanley sent un truc louche sur elle ...
c'est alors qu'une guerre familiale se produit, et stella est bloqué entre son mari et sa soeur.
elia kazan, realisateur ô combien excellent dans les film tragique, nous emmene dans une famille qui va se detruire a petit feu, une soeur entre les deux personne qu'elle aime le plus, les mensonge et les delirevont faire de ce film un joyaux emmené par une vivien leigh magistral, sa prestation est enorme, a la fois tres touchante, et tres enrevante, ces monologue sont percutant nous touche directement, et que dire de marlon brando au sommet, son interpretation du mari viril est parfaite
un tramway nommé desir, nominé 12 fois au oscar et en remporté 4 est un chef d'oeuvre
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

81 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2014
Grosse attente et grosse déception. Considéré comme un chef d'oeuvre ... !? Kazan et Brando ont tourné "Sur les quais" sur une toute autre galaxie alors. Ce dernier est pour moi le chef d'oeuvre des deux hommes. Dans le tramway vous apprécierez la mise en scène et la beauté bestiale du jeu de Marlon Brando, c'est malheureusement tout ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 juin 2008
Un très bon film avec de très bons acteurs (mention spéciale à Vivien Leigh, très douée pour jouer les folles à lier). Des petites baisses de régime par moment, mais rien de grave. A voir.
(Je m'en arrête là, car je n'ai pas trop d'inspiration.)
Gody G.
Gody G.

23 abonnés 326 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2013
Excellent film. Les points fort de ce film sont: le casting, la mise en scène et la photographie. Vivien Leigh est magnifique ! j'adore son jeu! insaisissable, drôle et touchante. Elle est complètement tarée. Marlon Brando est crédible dans son rôle de brute de dé duo parfait ! A recommander !
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

258 abonnés 2 705 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2017
Un tramway nommé désir est un film franchement bon, très bien réalisé par Elia Kazan.
L'histoire est excellente, le mérite revient à Tennessee Williams. Néanmoins, le film retranscrit très bien l'atmosphère crasse du livre. Aucun personnage n'est vraiment pur (Brando est alcoolique et violent, spoiler: Leigh s'avère être folle
), tous sont salis par leurs passés ou bien par l'environnement dans lequel ils vivent. Et en cela, l'histoire est captivante.
Les acteurs sont très bons. Vivien Leigh et Marlon Brando délivrent une performance très solide. Kim Hunter et Karl Marden également. spoiler: J'ai trouvé la fin très bonne : que ce soit la découverte de la folie de Blanche DuBois ou bien la toute fin où au final, tout le monde est malheureux.

Ce n'est pas un film que je conseillerais pour se remonter le moral, mais c'est franchement très réussi.
ElAurens
ElAurens

93 abonnés 585 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2011
Si j'ai bien aimé ce film, c'est avant tout pour la performance inoubliable de Marlon Brando que pour l'histoire, que je trouve beaucoup moins intéressante que celle de La chatte sur un toit brûlant, également signée Tennessee Williams. Aucun acteur au monde n'aurait été capable de mieux jouer ce rôle que Brando, il représente parfaitement le personnage brute et sex-symbol de la pièce de par son charisme et son physique. Quand je constate qu'il n'a même pas gagné l'Oscar du meilleur acteur, en concurrence cette année là avec notamment Montgomery Clift et Humphrey Bogart (le lauréat), cela montre bien que cette époque du cinéma été bénie. N'oublions pas le reste du casting avec Vivien Leigh dans son plus grand rôle (enfin avec Autant en emporte le vent), la même chose pour Kim Hunter et un Karl Malden égal à lui-même, d'ailleurs les trois seront récompensés d'un Oscar. Après il y a d'autres qualités que le casting, comme l'ambiance très violente de ce huis clos, mais comme je l'ai déjà dit le scénario ne m'a pas passionné non plus, peut être parce que tous les thèmes de la pièce n'ont pu être montrés, bref si Kazan ne s'était pas entouré de tels acteurs, le film aurait sans doute été très moyen.
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