Un Tramway nommé désir
Note moyenne
4,0
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175 critiques spectateurs

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oneosh89000
oneosh89000

55 abonnés 554 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2011
Le meilleur mélodrame que j'ai vu jusqu'à présent je dois dire. Si le film d'Elia Kazan est aussi connu et a été glorifié aux Oscars de 1950, c'est grâce au formidable duo d'acteurs principal. D'un côté Marlon Brando, élu jusqu'àlors plus bel homme du monde, impitoyable en personnalité masculine dure comme de l'acier , et de l'autre Vivien Leigh , d'une bouleversante instabilité. On assiste ici à une pièce de théâtre filmique , que certains reprocheront car elle relativise une mauvaise adaptation du roman de Tennesse Williams , lui aussi reconnu que le film par les critiques et le prix Pulitzer. Adaptée en huis clos , la direction d'Elia Kazan peint une somptueuse oeuvre de moeurs , en présentant la forme masculine comme machiste et violent et la forme féministe comme perturbée et soumise à son homme. Les seconds rôles ont été aussi bien choisi , Kim Hunter très bonne et Karl Malden une fois de plus prouve que c'est aussi un bon comédien. Harry Stradling à la photographie établit un sombre noir et blanc mythique intensifiant l'effet stylistique de pièce de théâtre tragique. Rajoutez à cela la musique jazzy omni-présente d'Alex North et vous obtiendrez un "A Streetcar Named Desire" hollywoodien légendaire.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 septembre 2011
Un Tramway nommé désir est l'adaptation sur grand écran de la pièce écrite par le dramaturge Tennessee Williams. Enorme succès populaire de l'année 1947 sur les planches de Broadway, elle révèle le comédien Marlon Brando parlant des difficulté lié à la violence, la sexualité, la solitude et surtout le mensonge.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 juin 2010
"Un tramway nommé désir" de Elia Kazan est une véritable merveille, un chef d'oeuvre de réalisation et d'interpretation. En noir et blanc, l'histoire de cette mysterieuse femme qui arrive chez sa soeur avec un passé secret et de lourds mensonges met en place une ambiance pesante et angoissante. Marlon Brando campe avec brio le mari alcoolique et violent, mais c'est Vivien Leigh qui marque les esprits pour son incroyable interpretation ( qui lui valut un oscar en 1951) d'une femme qui sombre progressivement dans ses propres mensonges et sa folie. Avec son regard envoutant, l'actrice nous prend à la gorge dans ses scènes de folies compulsives, où l'on mené sa mithomanie. Abordant donc le thème sensible de la maladie mentale (concept ensuite repris de nombreuses fois comme par exemple dans "Les autres" de Alejandro Amenabar"), le film retrace la lente progression vers le climax de la démence avec ardeur et talent.
kevinnic41
kevinnic41

20 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2010
Un film précurseur, où Marlon Brando annonce West Side Story et Vivien Leigh le personnage de Jane dans Qu'est il arrivé à Baby Jane. Un film à la fois basé sur le conflit du couple, du passé, de la folie... Une mise en scène édifiante, stupéfiante (bien que quelques scènes semblent loupées quand par exemple M. Brando s'y prend a plusieurs fois pour attraper un objet). Un final que l'on attend, devine sans trop y croire car on ne sait plus de qu'elle côté se placer. Stanley personnage qui a raison mais qui est brutal, Stella soeur attentionnée qui ne mérite pas un tel mari mais dont la présence de ce dernier semble lui convenir, Blanche jeune femme folle mais qui sait paraitre si douce par ses rêves impossibles.... Une torture des personnages et des spectateurs. Fabuleux Elia Kazan. Seuls reproches : les scènes "manqués" ennoncés si dessus et à mon sens quelques longueurs..
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 janvier 2025
D'une théâtralité typique de cette époque hollywoodienne, Un Tramway nommé désir, dans le fond, soulève des thématiques sociales cruciales : le changement d'emploi, la conjugalité et ses frasques, le départ à zéro, la remise en question de la parole féminine.

Brando campe l'ouvrier bas de plafond, violent, intraitable, manipulateur. En plus de son addiction aux jeux d'argent et à l'alcool, il intimide les deux femmes avec lesquelles il vit. Confrontations essentielles, mais lestées du manque de sobriété de Brando et d'un rythme souffreteux.

À sa sortie, le film était une œuvre à part entière du cinéma. Aujourd'hui, maints autres l'ont dépassé dans le traitement du sujet. Il reste tout à fait visionnable.
Carlos Stins
Carlos Stins

89 abonnés 657 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2017
Adapter une pièce de théâtre au cinéma n'ait pas chose aisé et "Un Tramway nommé désir" en est le parfait exemple tant le film patauge et n'arrive jamais à sortir de son coté "théâtre filmé". Le film est lourd, certaines séquences s'éternisent et l’interprétation est caricatural. La performance calamiteuse Vivien Leigh en est le parfait exemple tant elle surjoue de manière insupportable. Le film propose néanmoins une très bonne mise en scène qui n'arrive pas à faire masquer la lourdeur du film. Le film est sauvé par la présence de Marlon Brando, qui livre une excellente performance bien que son personnage soit très mal écrit. Sa présence bestial correspond aux rares bons moments du film et l'on en vient à simplement attendre qu'il fasse une apparition à l'écran. Si on excepte la performance de Marlon Brando, "Un tramway nommé Désir" est un film bien mis en scène mais qui souffre de problèmes d'interprétation, d'écriture et de rythme qui plombent le métrage.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

213 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2010
Chef d'oeuvre de l'art dramatique, Elia Kazan a le sens de la dramaturgie dans sa mise en scène sublime et élégante. Marlon Brando excelle dans l'une de ses premières apparitions au grand écran, les personnages de Blanche et stella sont tout aussi biens mis en lumière. L'ambiance de la nouvelle-orléans par sa musique omniprésente et son côté vieux français toujours présent est aussi un point réussi du film en dégageant une atmosphère "envoutante". On ne peut que tomber sous le charme...
salm360
salm360

31 abonnés 340 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2010
Avec "Un Tramway nommé désir" Elia Kazan réussit le tour de force de réaliser à la fois un drame complexe, remettants plusieurs thèmes au travers de personnages brillamment interprétés et très réussi techniquement.Il suffit de faire le parallèle avec "Le parrain" ou "Sur les quais" pour se rendre compte à quel point Marlon Brando excelle dans tous types de rôles.Ici il joue à merveille l'être brut, bestial, primaire et reste toujours assez charmant, tout comme Vivien Leigh, excellente elle aussi.Nous n'irons pas jusqu'à parler de prestations fantasmagoriques mais on en est pas loin.Grâce à ces mêmes acteurs, le film peut d'ailleurs se vanter de jouir de certaines scènes rendues meilleures grâce à ce doux attrait charnel qui plane autour de l'oeuvre dans sa globalité.Sans atteindre non plus des sommets, le long-métrage de Kazan reste très réussi et singulier.Jubilatoire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 février 2014
Un tramway nommé Désir est culte. On comprend pourquoi quand on voit Brando. Je ne suis pas gay, mais avec de la bonne volonté, il aurait ptète réussi à me convaincre. Mais au-delà de la présence incroyable de Brando, il y a Vivien Leigh. J'ignore si je suis aussi misogyne que Stanley Kowalski, mais le personnage de Leigh m'énerve à un point où, moi aussi, j'aurais péter des trucs contre les murs tellement j'aurais eu envie de la frapper. Avec ce rôle elle détient la palme de l'actrice la plus insupportable que j'ai pu voir au cinéma, loin devant Scarlett Johansson et Brigitte Bardot. Grace à son personnage, le film dégage une atmosphère terriblement oppressante et glauque, soulignée par une musique jazz on ne peut plus dans le ton, où le mensonge plane avec lourdeur sur les épaules de Stanley qui ne supporte pas plus que moi les chichis mièvres de la soeur de sa femme.
L'ennui, c'est que je ne saurais dire si le fait que l'on n'éprouve absolument aucune pitié pour Blanche est recherché. Par ailleurs, sait-on si Stanley a vraiment violée Blanche ? J'éprouve plus de pitié pour Stella (Kim Hunter), incapable de quitter un connard misogyne impulsif et violent, que pour Blanche, dont des les manières de princesse et le mépris pour le vulgaire me hérissent le poil.
Enfin, mis à part la performance des acteurs, il n'y a vraiment rien d'exceptionnel du côté de la réalisation de Kazan, qui réalise un film finalement assez plan plan, c'est le cas le le dire. C'est à se demander si le film n'est pas culte uniquement pour ses acteurs et son scénario avec du cul dissimulé façon Code Hayes.
SpecOmega
SpecOmega

14 abonnés 338 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2011
Une histoire hyperréaliste portée par des acteurs extraordinaires. L'adaptation de Tenessee Williams est plus que réussie, grâce à des acteurs venant du théâtre. L'animalité de Brando opposée à la sophistication de Leigh fait ressortir les différents contrastes de cette histoire qui se déroule presque exclusivement dans un 2 pièces. A noter également le rôle de Karl Malden, plus connu dans les "Rues de San Fransisco".
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 juin 2024
Entre le désir et la folie, la frontière est mince...
Des personnages troublants, chacuns d'eux est rongé par un "désir". Ils sont obnubilés, absorbés par l'être aimé, leur situation de famille ou bien tout simplement leur reflet. Dans ce tramway que l'on nomme désire, le terminus reste invariablement le même, un terminus fait de violence et de folie.
La violence d'un homme qui parce que les événements lui échappent, à recours aux menaces physiques et verbales pour asseoir sa domination. La folie d'une femme qui face à une vie sentimentale ruinée, préfère s'enfermer dans la psychose.

Vivien Leigh est crédible dans ce personnage de Blanche manipulatrice et prise de folie. Marlon Brando imprégné d'un charisme et d'une bestialité tonitruantes, campe un Stanley Kowalsky quasi animal. Il est dans ce film aux prémices de tout son talent. La réalisation de Kazan se révèle vraiment prenante, délicieusement triste et amer. Néanmoins, l'aspect trop théâtral de certains dialogues, nous donne un certain ennui, mais cela n’atténue en rien le propos du film qui nous questionne sur le pouvoir destructeur du désir.
stans007
stans007

41 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2021
Reprise à l’écran de la pièce de Tennessee Williams qui avait révélé Marlon Brando. Entre la solidité du scénario, la psychologie des personnages, les numéros d’acteurs, l’ambiance étouffante du (presque) huis clos et de la chaleur de la Nouvelle Orléans, il y a là nombre de composantes d’un authentique chef d’œuvre.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

192 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2012
Marlon Brando crêve l'écran comme jamais. Elia Kazan, l'un des plus grands directeurs d'acteurs du cinéma, parvient ici à libérer ses pulsions les plus animales et lui offre ainsi peut-être son plus grand rôle, en tout cas celui qui l'a révelé au monde entier. Tiré d'une pièce du grand Tennessee Williams, «Un Tramway Nommé Désir» rassemble un excellent quatuor d'acteur porté par l'opposition entre le jeu classique et maniéré de Vivien Leigh et celui instinctif et moderne de Marlon Brando. Kazan qualifiera même le film de « Brando show », surpris et décontenancé par l'aura imposante que dégageait l'acteur aux dépens de ses partenaires. L'atmosphère moite et oppressante de la Nouvelle-Orléans est brillament retranscrise à l'écran à travers les décors et la photographie soignée, la musique participant grandement à la sombre ambiance du long métrage. Intense et tragique, c'est un film où l'amour est passionnel et charnel, source de réconfort comme de tensions. Elia Kazan signe là un chef-d'oeuvre intemporel, et Marlon Brando entre pour toujours dans la légende. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
AdriBrody
AdriBrody

19 abonnés 789 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2024
Si Marlon Brando crève l'écran comme jamais, cela se ressent aussi lorsqu'il n'est pas dans une scène qui perd très vite en accroche et en intérêt. Même si le reste du casting n'est pas mauvais, ils sont tout de même tous deux crans en dessous du monstre qu'est Brando.
Concernant le scénario, rien à dire en particulier si ce n'est qu'il est intéressant et bon mais ça pêche évidemment aussi de la mise en scène, l'un des problèmes majeurs des films de cette époque où ils vieillissent assez mal sur ce point et c'est bien souvent difficile d'apprécier un style qui n'a pas su évoluer avec le temps.
Jeune Ras
Jeune Ras

14 abonnés 469 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2022
Classique. Magnifique d’interprétation, magnifiquement filmé. Une sociologie très intéressante et très juste.
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