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Un visiteur
5,0
Publiée le 3 février 2008
C'est le genre de film qui ne vieillit jamais, c'est nous qui vieillissons... c'est une photo, savant mélange de sociologie et de psychologie, c'est l'univers Tennessee Williams, et nous, on aime ça. Et Marlon brando, quel homme!
Les acteurs sont vraiment très bons je parle bien entendu de Vivien Leigh et de Marlon Brando. Un film sur la folie, sur le manque d’amour qui peut provoquer la folie. Des dialogues vraiment très bon bien que l’on regrette les quelques longueurs qui sont néanmoins en nombre très restreint. Un classique qu’il faut voir pour les performances d’acteurs mais également pour son sujet très fort.
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5,0
Publiée le 7 octobre 2014
Le slogan du film est sans appel : « Le chef d'oeuvre d'Elia Kazan comme vous ne l'avez jamais vu ! » La transposition à l'ècran des pièces de Tennessee Williams, avec leur climat lourd et ambigu, donne à Kazan de tourner habilement la censure au cours des annèes 50! Dans "A Streetcar Named Desire", le dos nu de Marlon Brando est restè cèlèbre, ainsi que la scène où il « viole » Vivien Leigh, sa belle soeur, rendue nymphomane par le suicide d'un mari aux tendances homosexuelles! Les nègociations entre Kazan et les reprèsentants de la Centrale catholique de censure furent âpres et difficiles en 1952, car une condamnation du film aurait sans nul doute ruinè la carrière du grand metteur en scène! Ce ne fut pas le cas fort heureusement [...] Sans compter que l'homosexualitè aurait du tenir un rôle important! Or, la censure obligea les auteurs à supprimer dans le scènario tout ce qui s'y rapportait! Côtè distribution, c'est de l'or en barre! Littèralement habitè par un personnage qui lui collera longtemps à la peau, Brando est sidèrant! Que dire de Vivien Leigh qui trouve en Blanche DuBois un rôle en bèton armè qui lui vaudra un second Oscar de la meilleure actrice! Non seulement, c'est sa meilleure performance au cinèma mais en plus c'est l'une des plus grandes prestations d'actrice de tous les temps! Ne ratez pas ce « tramway » , ce brûlot exceptionnel avec ses nèvroses et ses pulsions sexuelles qui ont faite date depuis dans l'histoire du cinèma...
1951. Après avoir triomphé à Broadway, la pièce de Tennesse Williams "Un tramway nommé désir" fait l'objet d'une adaptation cinématographique. Elia Kazan est aux commandes mais ce n'est pas le plus important. L'interprétation ahurissante du duo principal révèlera, outre l'immense talent de Vivien Leigh à s'être enfin débarassée de son image de Scarlett un monstre du septième art, LA référence pour tout interprète qui se respecte, j'ai nommé (tatsin, déballez le tapis rouge !) Marlon Brando. Eh oui, c'est bien le futur Don Corleone qui crève l'écran, que dis-je qui l'embrase ! Le film en soi est avant tout un mélo un tantinet larmoyant, cédant à quelques facilités d'intrigue, exposant des relations parfois superficielles mais (et c'est la grande nouveauté), il est teinté de ce qu'on pourrait nommer le "psychodrame", à savoir qu'il cherche vraiment à creuser très loin le caractère des protagonistes afin d'en faire ressortir le plus sincèrement possibles les émotions ressenties. Très moderne et audacieux pour l'époque, puissant aujourd'hui une bonne heure avant de virer à la démonstration un peu lourde (effets de réalisation malvenus). Vous l'aurez compris, "Un tramway nommé désir" est un grand classique appréciable tout en étant critiquable. Et à vrai dire, ce n'est pas ce qui m'a le plus intéressé. Non, j'en reviens à Marlon et repense à cette animalité stupéfiante, mêlée à une présence naturelle extraordinaire, cette démarche de chat aux aguets prêt à bondir et imploser à tout moment. Ses mimiques et regards l'ont à tout jamais fait entrer au panthéon du septième art, lui qui surpasse tout le reste de la distribution, donnant tout son relief et son intensité à chaque scène jouée : retenons le t-shirt mouillé ou ses cris déchirants après une beuverie aux conséquences malheureuses. "Un tramway nommé désir" n'est pas l'oeuvre d'Elia Kazan, à la mise en scène effacée : c'est LE film de Marlon Brando, à voir pour lui et lui seul.
Blanche dubois rejoint sa soeur à la Nouvelle Orléans et découvre que celle-ci vit dans un taudis avec un mari brutal. Tennesse williams signa lui-meme le scénario de cette adptation de sa piece , déjà mise en scéne à broadway par Elia Kazan:dissection des ravages de l'alcoolisme, de la folie et de la violence conjugale, homosexualité sous-jacente, sentiments exacerbés jusqu'à l'hystérie, le film est un résumé de toutes les obsessions de son théâtre.c'est également l'oeuvre qui emblématisera à jamais le jeu "Actor's Studio",grâce à Marlon Brando époustouflant!
un film somptueux, des acteurs magnifiques! une atmosphère très lourde où règnent violence et haine dans un huis-clos à trois... mention spéciale à Marlon Brando, inoubliable dans le rôle du bestial Stanley Kowalski. définitivement un chef d'oeuvre!
Lorsque le producteur Charles FELDMAN demande à Elia KAZAN d’adapter sa pièce pour le cinéma celui-ci n’est pas très chaud. Par respect pour l’auteur de la pièce celui accepte. Il désire garder la distribution de la pièce, mais le producteur estime que BRANDO n’est pas une valeur au Box-office puisque « the men » n’a pas cartonné du tout. Evidemment KAZAN n’est pas de cet avis et Vivien LEIGH, la star de « Autant en emporte le vent » rejoint le casting par mesure de sécurité. Le tournage s’effectua dans une très bonne ambiance et contrairement à ce que l’on pourrait penser Vivien LEIGH est admirative de BRANDO très perfectionniste alors que pour elle, une prise suffit. Réticent à se montrer, il se laisse convaincre de se faire photographier de dos pour l’affiche, le marcel déchiré. Cette image en fera immédiatement le sex-symbol de l’époque et le fera entrer instantanément dans la légende du cinéma. Son interprétation incendiaire déclenche l’hystérie des américaines, la censure s’en mêle. La critique salue son interprétation hors du commun. Il ne faut pas oublier Vivien LEIGH, sans doute la meilleure actrice anglaise de tous les temps, qui elle aussi réalise une grande interprétation couronnée par l’Oscar de la meilleure actrice. Pour BRANDO celui-ci lui échappe, battu par Humphrey BOGART pour « African Queen » ( pas non plus n’importe qui). Sans doute la presse est-elle irritée par un acteur qui ne supporte pas les interviews et se fout carrément de la gueule des journalistes. De toutes façon, il s’en carre et d éclare que si il avait gagné l’Oscar il s’en serait servi pour caler sa porte d’entrée. De toute façon, il devient un acteur connu dans le monde entier et le sex-symbol planétaire. Aux Usa le film obtient un succès énorme et en France, cette fois-ci le décollage est parti au Box-Office surtout à Paris.
Il y a du bon dans le film, mais rien de très consistant et l'ennui l'emporte ici face au maigre intérêt que l'on porte à l'histoire, les personnages somme toute intéressants et un message inexistant.
"Streetcar named desire" a fait de Brando une star, et à juste titre, car sa présence à l'écran, magnétique, bestiale, primitive, sensuelle ne pourra être égalée, mais celui-ci est pourtant devancé par la grande Vivien Leigh, tout simplement magistrale, habitée par le rôle de Blanche. Le film peut paraître quelque peu suranné, car les décors sont pauvres, la mise en scène très théatrale, mais il ne faut pas oublier que Streetcar est avant tout une pièce de théâtre, dans laquelle se joue une autre pièce : celle que Blanche a écrite. Blanche est névrosée, Blanche vit dans un rêve, refuse la lumière, la vérité, joue son propre rôle qui lui colle tant à la peau qu'elle y croit. Blanche est pure, comme l'indique son nom, fragile, mais la vie la blessée, la salie, tant et si bien qu'elle en est réduite à vivre dans des rêves de pacotille, où tout est beau mais faux, comme son diadème de faux diamants. Voilà pourquoi la mise en scène se doit d'être théâtrale, ce que respecte totalement Elia Kazan. Bien sûr il y a ce désir : Blanche prendra ce tramway qui l'a conduira jusqu'à cette brute irrésistible de Stanley, dans sa tanière, emprisonnée, le choc, prévisible entre ces deux contraires qui s'attirent sera fatal, pour tous deux. Stanley est perdu sans son étoile Stella, elle même perdue dans les affres du désir qu'il attise en elle est perdue sans lui et au final, tous nous semblent bien pitoyables, à la dérive totale. Telle est la destinée des hommes semble nous dire Tennesse Williams qui comme à son habitude concentre toutes les passions humaines dans un endroit clos jusqu'à ce que tout explose. Ici la tension atteindra son maximum lors de l'ultime confrontation où Brando, en contre-plongée, semble devenir une vraie bête féroce, le spectateur se retrouvant aussi impuissant que Blanche. Le viol, suggéré par ce miroir qui se brise, tout comme blanche, créature de verre qui part en morceau est simple et porteur d'une grande symbolique. Kazan immortalise l'oeuvre de Williams.
A ma connaissance le meilleur film de Kazan, adapté de la meilleure piéce de Tennessee Williams. C'est vrai que l'ambiance est lourde et pesante mais l'histoire est passionnante et l'interprétation impeccable. Trois prix d'interprétations aux Oscars pour un même film, c'est pas mal ! Vivien Leigh, impressionnante en pleine folie, et Marlon Brando, sensuel et brutal, sont les têtes d'affiche de ce film mythique, qui a remis les marcels à la mode (jamais un marcel n'a été aussi malmené que celui de Brando)! La piéce de Williams est ici merveilleusement adaptée, rien à redire au scénario. Rien à redire au film tout court.
Derrière la sensualité toujours incarnée par Brando on est témoin de la déchéance d'une femme et de l'impuissance d'une autre, trop partagée entre son mari et sa soeur. Un grand film, pour diverses raisons parfois extérieurs à l'oeuvre...
Chef d'oeuvre de l'art dramatique, Elia Kazan a le sens de la dramaturgie dans sa mise en scène sublime et élégante. Marlon Brando excelle dans l'une de ses premières apparitions au grand écran, les personnages de Blanche et stella sont tout aussi biens mis en lumière. L'ambiance de la nouvelle-orléans par sa musique omniprésente et son côté vieux français toujours présent est aussi un point réussi du film en dégageant une atmosphère "envoutante". On ne peut que tomber sous le charme...
Certes, le jeu de Vivien Leigh et de Marlon Brando, bien que par trop théâtral, est excellent... Mais malheureusement, l'ensemble nous paraît bien désuet pour ne pas dire suranné... "Un tramway nommé désir" reste tout de même un film correct mais en aucun cas un chef d'oeuvre...
Adapté de la pièce de Tennesse Williams, on retrouve dans le film linfluence du théatre, dans le peu de décors comme dans la mise en scène qui se focalise sur les personnages. Des personnages retranscrit dans toute leur densité par une Vivien Leigh habitée et un Marlon Brando magnétique, des rôles dêtres complexes qui permettent autant daborder la peur de la mort que le manque damour, et qui font osciller constamment le film entre pathétique et tragique. Une vrai réussite qui sinscrit dans la lignée des chefs duvres de Elia Kazan.
4 étoiles juste pour l'interprétation ma-gis-tral de brando ... Il ne joue pas Stanley , il est Stanley ! Stanley Kowalsky : Un être sanguin , violent , misogyne , paranoiaque , animal , charmeur , etc ... Brando a le talent de passer par toutes les émotions , toutes les nuances . Il nous prend aux tripes à chaque fois ! quelle prestation !