Une famille s’apprête à passer leurs vacances dans une luxueuse villa, sauf que le propriétaire de cette dernière n’est rien d’autre qu’un voyeur pervers…
Après nous avoir bluffé avec son premier (et unique) long-métrage en tant que réalisateur, Victor Zarcoff cède sa place mais conserve celle de scénariste et confie les commandes au tandem Seth Fuller / Scott Hussion, dont c’est (pour eux aussi) leur premier long-métrage. La découverte du premier opus avait été une telle claque (certes, imparfaite, mais néanmoins saisissante), que l’on craignait la déconvenue à la découverte de cette suite.
C’est ainsi que l’on retrouve Gerald, le psychopathe au regard de bovin
(et Claire, qui était enceinte lorsqu’elle fut kidnappée),
toujours dans son délire voyeuriste d’espionner de jeunes demoiselles courtement vêtues (et cerise sur le gâteau, c’est la petite surprise de cette suite, Gerald ne se contente plus de baver devant les images provenant des caméras espions, cette fois-ci,
il en fait profiter le plus grand nombre en balançant les images en live-stream sur le darknet)
.
On se réjouit d’y retrouver Neville Archambault (qui, une fois de plus, porte littéralement le film sur ses épaules, bien qu’il n’ait qu’une, voire deux lignes de dialogues en tout et pour tout, sa présence n’en reste pas moins glaçante et répulsive). Côté scénario, c’est plus ou moins la même chose que dans le précédent opus
(pourquoi s’obstiner avec la brosse à dent, ça n’apporte strictement rien à l’intrigue), à part quelques évolutions ici et là (on n’y croit absolument pas au gosse de Claire qui aurait vécu 12/13 ans aux côtés de Gerald sans éveiller le moindre soupçon de la police ou du voisinage. Enfin, saluons cette idée suffisamment malsaine de la diffusion sur le darkweb, cela colle parfaitement avec le personnage)
.
Quand à la caractérisation des personnages, elle reste décidément le point faible de ce triptyque, on ne connaît toujours pas les motivations de Gerald
(il existe pourtant des solutions plus simple pour se palucher que de filmer / espionner / kidnapper ses locataires),
quand au reste de la petite famille partie en vacances, là aussi, ils ne servent qu’à meubler, tout en offrant une alternance avec les rares séquences avec Claire.
14 Cameras (2018) est une suite certes approximative mais néanmoins regardable sans déplaisir, bien que le premier opus pouvait se suffire à lui-même.
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