Le "Starbody Health Spa", une salle de fitness huppée de Los Angels devient le théâtre d’une série de morts mystérieuses.
Difficile de ne pas faire de lien avec Aerobic Killer (1987) de David A. Prior, sorti un an plus tôt et qui se déroulait lui-aussi dans une salle de gym. A la différence que le premier était un slasher avec un serial-killer armé d’une épingle (oui, vous avez bien lu), tandis que le second n’est rien d’autre qu’un thriller, du moins, en apparence. Car plus le film avance et plus il va prendre des libertés au point de virer vers le fantastique.
On ne va pas tergiverser bien longtemps, le scénario de Death Spa (1988) est particulièrement crétin et semble avoir été pondu en un temps record. On est face à une Série B horrifique tout ce qu’il y a de plus classique, avec des scènes topless purement gratuites. L’intrigue quant à elle se déroule dans un club de fitness high-tech, bardé de nouvelles technologies (les machines sont reliées à un superordinateur). Nul doute que si le script avait dû voir le jour à notre époque, ils auraient remplacé l’ordinateur par l’intelligence artificielle (d’ailleurs, il est amusant de constater qu’à aucun moment, les flics qui enquêtent sur la série de meurtres ne prennent jamais la peine de visionner les images de vidéosurveillances alors même que le Spa est sous-surveillance comme s’il s’agissait de Fort Knox).
Bref, ça aurait pu être cool, comme le suggère cette affiche (racoleuse), mais en fin de compte, on est loin du compte (les mises à mort sont toutes plus idiotes les unes que les autres) et le scénario finit même par partir en vrille (pêle-mêle, on y croise spoiler: un parapsychologue, un avocat véreux, un frère jumeau trans, ainsi qu’un poisson congelé carnivore).
Néanmoins, nul doute que le film devrait amuser les aficionados du genre.