Derniers Avis : Les Éternels (Ash is purest white) - Page 2
Les Éternels (Ash is purest white)
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Vincenzo M.
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3,5
Publiée le 8 mai 2020
Après un début bienvenu, culminant dans une scène de rue spectaculaire, je trouvais que cela tournait ensuite (sur fond de : et-je te-quitte-et-je-te-retrouve) à quelque chose de morne et de gris, comme si le réalisateur commençait à tourner un peu en rond dans son évocation d’une Chine où les changements en cours laissent chacun à sa solitude irrémédiable face aux épreuves du temps, ce dont on s’était plus qu’un peu douté depuis le début. Les longueurs qui auront précédé ce final poignant, mais surtout l’usage maladroit de certaines ellipses, font de Les Eternels un film dans lequel il est aisé de se perdre. Pourtant, l’intensité du jeu de Zhao Tao est telle que l’on se plaît à rester auprès d’elle pendant plus de deux heures, partageant pleinement les espoirs et les désillusions de son personnage.
Un polar doublé d’une romance contrariée avec en toile de fond 20 ans de changements d’un pays c’est ce que propose les éternels. Porté par la prestation de son actrice principal qui soutient cet amour envers et contre tout, c’est un film assez désabusé qui semble refuser le bonheur à quiconque. Un film qui fait de sa crédibilité un leitmotiv, du coup il manque un peu de générosité.
Le magnifique et délicat récit d'une passion contrariée de 2001 à nos jours dans une Chine en pleine mutation, porté par une belle mise en scène et l'interprétation majestueuse de Zhao Tao.
Beau film mais je regrette cependant que les scènes s'enchaînent trop vite, on passe d'une époque à une autre sans toujours comprendre ce qu'il s'est passé pour les personnages entre temps y compris les personnages secondaires. J'ai apprécié ce voyage dans une Chine en pleine expansionspoiler: (avec des chantiers titanesques, je n'ai pas bien compris celui avec la montée des eaux...) ; on voit de beaux paysages malheureusement défigurés par les constructions, le mal de notre époque qui dure depuis trop longtemps. Cependant l'histoire d'amour est belle,spoiler: malgré les obstacles, les choix et les parcours divers, ces deux êtres restent incontestablement liés dans la joie comme dans la peine.
Film symptomatique du cinéma chinois, long, lent, au propos dilué dans un océan de passivité et de comtemplation improductive, où l'hermétisme, notamment des personnages, règne en maître.
On comprend bien les préoccupations sociales du réalisateur et surtout son portrait de la Chine profonde d'aujourd'hui en toile de fond. Rien de très glorieux, on s'en doutait, et on a le droit de ne pas être franchement passionné par la question! Au premier plan, par contre, il y a une femme fascinante et la possibilité d'une histoire d'amour. On n'aura pas droit à l'envolée des sentiments, ni à la beauté des plans que nous laissaient espérer les scènes en pleine nature où cette lente montée des marches qui mène à l'hôtel... on s'attardera plutôt sur la misère sociale et affective, la laideur des villes et des gens... Reste Zhao Tao, muse et épouse du réalisateur, qui porte le film sur ses épaules et qui impressionne par son talent, contrairement à tous ses partenaires! On se surprend à se demander si ce n'est pas le vrai sujet du film: Zhao Tao à l'image de la Chine, une perle couverte d'immondices qu'on empêche de briller!
Un film trop peu connu du grand public et qui mérite d'être vu! Les acteurs sont fabuleusement bons, je me suis très vite attachée au personnage de Qiao notamment, à la fois attendrissante et forte, elle gère son personnage à la perfection. Quant à Bin, j'ai beaucoup aimé son côté détaché du début, mais je n'ai pu m'empêcher de ressentir une sorte de pitié par la suite. La mise en scène m'en a mis plein les yeux, les paysages chinois m'ont fais voyager. J'ai ressenti tout du long, une certaine légèreté, une simplicité comme on voit rarement. Les scènes d'altercations sont "joliment" filmées, tout en finesse, sans mettre l'accent sur la violence du moment. Les éternels est raconté telle une poésie, un conte mêlant romance, action et drame.
L'histoire de Qiao et Bin est très touchante, un amour éternel malgré les difficultés de la vie.
Superbe fresque romanesque en trois actes. Grande histoire d’amour, histoire d’un transfert de pouvoirs, documentaire sur la Chien moderne, le film est bouleversant, captivant, impressionnant par sa force et sa pureté scénaristique. Interprétation grandiose de Zhao Tao qui a en permanence le ton juste et le regard de la situation. Un très grand film.
Dans "Ash is purest white", Jia Zhangke conte une histoire d'amour tortueuse sur plusieurs générations dans lequel se jouent en filigrane les mutations de son pays. On y retrouve notamment son intérêt pour le barrage des Trois Gorges, véritable jalon de la Chine contemporaine traité dans "Still life". "Ash is purest white" met surtout en valeur son actrice fétiche Zhao Tao qui livre une belle composition. Le duo qu'elle forme avec Liao Fan constitue le moteur du film. Pour le reste, le long-métrage alterne entre des situations inspirées et d'autres qui le sont moins, accumulant toutefois pas mal de longueurs. Les admirateurs de Jia Zhangke seront ravis.
Jia Zhangke fait partie de ces quelques cinéastes dont le style est assez marqué pour que l'on reconnaisse tout de suite une de ses oeuvres. "Les éternels" ne fait pas exception. On peut une nouvelle fois profiter de la qualité de la mise en scène et de la photographie du réalisateur chinois. Les plans y sont parfaitement étudiés et soignés. En dehors du point de vue formel, les sujets abordés restent grosso-modo similaires à ceux des précédents longs métrages de Zhangke. On y retrouve un regard aiguisé sur la Chine contemporaine et la dimension social est toujours aussi importante dans "Les éternels". Idem pour les relations entre les différents personnages qui sont au centre du cinéma de Zhangke et plus particulièrement dans ce film-ci. Ce dernier est bien maitrisé mais cela ne l'empêche pas de souffrir de quelques longueurs qui vont croissant au fur et à mesure du développement de l'intrigue. Un beau film tout de même.
Je n'ai pas accroché à cette histoire interminable. Un couple respecté de la pègre chinoise attire l'attention, elle est belle, lui charismatique mais à leur échelle car rien que la mise en bouche n'impressionne pas. Perdu dans la campagne chinoise , cette sois disant pègre (mafia chinoise) est faite d'amateurs et de paysans. Le film est lent, les scènes n'en finissent plus, entre silence et dialecte mou, on espère l’action qui démarrera l'histoire. Après un "règlement de compte", la fille prend tout sur elle et finie seule pour 5 de prison, à sa sortie elle part à la recherche de son chéri, de son chef. Il n' y a que le coté romantique de l'histoire qui prend un peu le dessus à condition d’être patient, peu de choses bougent, c'est long. Un film qui aurait pu être plus piquant et actifs vu qu'il s'agit de la prétendue pègre chinoise...
Une fresque noire et réaliste réalisée en trois parties sur une quinzaine d'années ( depuis le début des années 2000 ) dans une chine en proie à de grandes transformations . C'est aussi l' histoire d'amour difficile d'une femme ( Zhao Tao remarquable) avec les premières années de relative bonheur avec son amant et truand , des retrouvailles très décevantes après un sacrifice de sa part et pour finir un amour perdu définitivement . Magnifique mais un peu long par moments .
Après le très beau "A delà des montagnes", le cinéaste chinois Jia Zhangké livre une fresque romanesque sur fond de pègre. Après une première partie prenante, la deuxième partie semble s'émousser, balayant plusieurs années en quelques minutes et nous laissant finalement indifférent au devenir des deux protagonistes. Une fois n'est pas coutume, le film de plus de 2 heures est trop court et méritait un meilleur développement. Reste par contre la présence de la superbe Zhao Tao qui sait faire passer un maximum de sentiments avec un minimum d'effet.